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Catégorie : Transports urbains
L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.
Contrat de maintenance « innovant » sur les trams de Linz pour Bombardier en Autriche
Le 27 octobre, Bombardier Transport a annoncé avoir conclu un marché avec les Linz AG Linien (filiale transport des services publics de la région de Linz) portant sur la maintenance de 23 tramways Flexity Outlook. D’une durée de 16 ans, ce contrat évalué à quelque 29 millions d’euros est « basé sur un concept de maintenance innovant », développé conjointement par Bombardier et les Linz AG Linien. Le savoir-faire technique pour l’optimisation de la maintenance sera fourni par Bombardier, qui a construit les tramways en question, alors que les tâches de maintenance proprement dites seront effectuées par les salariés des Linz AG Linien dans leur propre dépôt.Des prêts bonifiés pour les commerçants
Brest métropole océane, la chambre de commerce et d’industrie de Brest et la chambre de métiers et de l’artisanat du Finistère ont signé le 12 octobre une convention prévoyant un important dispositif financier d’accompagnement des travaux du tramway. Les partenaires proposent, à des conditions précises (baisse du chiffre d’affaires de plus de 10 % sur 3 mois, situation géographique, etc.) des mesures de bonification de prêts (prêt à taux zéro pour le bénéficiaire) qui s’applique aux prêts consentis par les banques aux entreprises, commerces et artisans rencontrant des difficultés de trésorerie liées aux travaux du tramway. Un fond de 300 000 euros est ainsi constitué par les trois partenaires pendant la durée des travaux (depuis le 6 juillet 2009) et jusqu’à un an après la mise en service du tramway, soit le 30 juin 2013. Oséo et les banques sont également partenaires du dispositif.La Turquie se couvre de tramways
Le tramway a la cote en Turquie. Toutes les grandes villes s’y mettent ! Avec des résultats plus que contrastés. Les agglomérations les plus importantes ont adopté le métro léger avec des gros trams circulant en site propre et en tunnel dans le centre-ville : c’est le cas à Ankara (1996, en plus d’un métro lourd calqué sur le modèle de Toronto), Izmir (2000), Bursa (2002) et Adana (mars 2009). Ankara et Izmir ont même opté pour l’alimentation par troisième rail. Avec un profil plus urbain, Konya a depuis 1992 une longue ligne très germanique où circulent de vieux trams Siemens venus de Cologne. Eskisehir a ouvert fin 2004 la voie du tramway moderne, « à la française », autour duquel a été réorganisée la ville. Ou plutôt « à l’autrichienne », le maire ayant d’après la petite histoire dit au cours d’une visite de Linz qu’il voulait la même chose chez lui – en l’occurrence, des Flexity Outlook de Bombardier. Deux réseaux supplémentaires devaient ouvrir avant les municipales du printemps mais ont été victimes de retards : à Kayseri (avec des Sirio d’AnsaldoBreda), l’inauguration a été reportée au 1er août ; à Antalya, la ligne nouvelle (qui doit accueillir des trams construits par CAF) a été construite trop vite, d’où de nombreuses malfaçons qui ont coûté son siège au maire de la ville. Elle sera peut-être prête avant la fin de l’année. Antalya a d’ailleurs déjà un tram depuis 1999 : trois vieilles rames venues de Nuremberg y assurent une navette essentiellement touristique. Pour compléter le tableau, d’autres tramways sont en projet ou en construction à Gaziantep, Samsun et Trabzon.
Belgique : un réseau à grande vitesse « achevé »
Géré par Infrabel, qui fait partie de SNCB Holding, le réseau belge à grande vitesse, actuellement considéré comme « achevé », comprend 206 km de LGV et 108 km de lignes aménagées, dont le coût total atteint environ 5,2 milliards d’euros. Après les lignes nouvelles L1 (frontière française – Hal, terminée en 1997) et L2 (Louvain – Liège, ouverte en 2002), des problèmes en grande partie liés aux différentes versions d’ERTMS ont retardé de deux ans les mises en service des lignes L3 entre Liège et la frontière allemande (36 km pour 830 millions d’euros) et L4 entre Anvers et la frontière néerlandaise (35 km pour 1,57 milliard d’euros, dont la moitié pour le tunnel nord – sud). Depuis juin 2009, la L3 est autorisée aux seuls ICE 3 MF équipés ERTMS, alors que sur la L3 des trains classiques font la navette en quinze minutes entre Anvers-Central et la gare belge de Noorderkempen, qui dessert une zone urbaine au nord d’Anvers. C’est le 12 décembre prochain que la ligne L4 sera ouverte au trafic international et à grande vitesse par les Thalys, qui seront également autorisées sur la L3. Bruxelles sera alors à 1 heure 22 de Paris (Thalys), 1 heure 56 de Londres (Eurostar), 1 heure 57 de Cologne (Thalys et ICE), 3 heures 4 de Francfort (ICE) et 1 heure 39 d’Amsterdam (Thalys, en attendant les trains Fyra de la SNCB et NS Hispeed en 2010).
20 millions de passagers pour le métro de Lausanne
C’est le cap que vient de franchir le M2, métro automatique de Lausanne, qui a transporté en un peu moins d’un an 20 millions de passagers, annoncent les Transports publics (TL). Les débuts commerciaux du métro remontent au 27 octobre 2008.
Le nez du tram de Tours en consultation
Le Sitcat (Syndicat intercommunal des transports en commun de l’agglomération de Tours), maître d’ouvrage de la première ligne de tram, vient d’ouvrir une consultation par Internet jusqu’au 31 octobre, permettant d’« afficher ses préférences » sur le design du nez des futures rames. L’agence RCP Design global (en association avec les artistes Daniel Buren, Roger Tallon ou Louis Dandrel), retenue pour concevoir le design de l’ensemble de la ligne, a réalisé trois esquisses de rames possibles : la première, « Belvédère mobile », s’inspire d’anciens tramways ; la seconde, « Curseur », s’affiche plus ronde et plus conviviale ; la troisième, « Facette », propose une image plus contemporaine, inspirée d’une sculpture de Xavier Veilhan. Le choix final appartiendra cependant au Sitcat, qui lancera en novembre les appels d’offres pour le matériel roulant dont le lauréat sera choisi en novembre 2010.
Istanbul multiplie les modes de transport
Après de longues années d’attentisme et de chantiers aussi improbables qu’interminables, la capitale économique turque investit enfin dans un réseau de transports en commun digne de ce nom. Certes, de nombreux usagers considèrent que ces réalisations sont bien insuffisantes au regard des besoins de cette mégalopole qui s’étend désormais sur plus de 100 km de long. Mais l’effort est réel – 55 % du budget municipal ! –, et l’agglomération, couverte de chantiers. Jusqu’à la fin des années 1980, Istanbul avait surtout misé sur la voiture. Autoroutes et voies rapides ont été construites un peu partout, tandis que des quartiers entiers étaient éventrés par la construction de toboggans et d’échangeurs et que les piétons étaient priés de traverser les grandes avenues par des passages souterrains. Les tramways, puis les trolleybus ont été abandonnés, l’essentiel des transports en commun étant assurés par des bus et dolmus (taxis collectifs sur des itinéraires fixes) vieillissants, souvent englués dans la circulation. Et bien sûr par les nombreux bateaux, les « vapur », qui traversent le Bosphore. Quant au train, son rôle est resté limité à deux lignes de banlieue datant des années 1870, l’une en Europe jusqu’à la gare de Sirkeci, l’autre en Asie jusqu’à Haydarpasa. Istanbul s’est enfin lancée dans la construction d’une première ligne de métro au début des années 1990. Irriguant pour l’instant les quartiers « occidentaux » de la partie européenne – le centre des affaires –, son premier morceau a été ouvert en 2000, et elle a été prolongée en janvier dernier, atteignant une longueur de 14,5 km. Ce qui est très peu par rapport à la taille de la ville ! En fait, c’est surtout le tramway qui se taille la part du lion dans le nouveau paysage des transports urbains stambouliotes. Un tram qui vire au métro léger (ou hafif metro) sur certaines lignes. Les investissements récents se caractérisent d’ailleurs par un éclectisme certain. Petit point sur le réseau :
– Le métro lourd : récemment rebaptisé M2, il irrigue les quartiers d’affaires. L’unique ligne doit être prochainement prolongée au sud à travers la vieille ville, jusqu’à la gare de Yenikapi où elle rencontrera la ligne M1 prolongée et surtout la ligne du RER Marmaray.
– Le métro léger : une ligne de tramway rapide en site propre intégral partiellement souterraine a été ouverte par étapes entre 1989 et 2002 entre le centre-ville et l’aéroport Atatürk. Elle est maintenant considérée comme un métro à part entière et a été rebaptisée M1. Plus récemment, une autre ligne a été construite vers le nord-ouest, qui alterne sections en souterrain, viaducs et sites propres en surface. Elle est officiellement un tramway et est de ce fait devenue T4.
– Le tramway : épine dorsale du vieux Stamboul (avant de se prolonger assez loin dans la périphérie), la ligne T1 transporte plus de 200 000 passagers par jour. C’est un tram moderne assez classique, en site propre et désormais à plancher bas, mis en service entre 1992 et 2006, et qui est maintenant exploité avec des Flexity Swift de Bombardier. Trente Citadis fabriqués par Alstom doivent venir en compléter la flotte. Cette ligne T1 a été prolongée à l’ouest par une assez courte ligne T2, qui elle est parcourue par du matériel Düwag à plancher haut.
– Le « nostaljik tramvay » : un vieux tram restauré parcourt depuis 1990 l’avenue Istiklal, dans le centre commerçant. Et depuis 2003, des Gotha circulent sur une ligne circulaire (officiellement baptisée T3) à Kadiköy, côté asiatique.
– Le funiculaire : deux possibilités pour escalader sous terre la colline de Beyoglu (qui peut être considérée comme l’hypercentre de l’agglomération), le vénérable Tünel (1875) au sud, et le moderne funiküler (2006) au nord. Ce dernier permet de relier rapidement le tram T1 à la place centrale de Taksim, où passe le métro M2.
– Le metrobüs : dernier né du mécano des transports publics stambouliotes, cet impressionnant axe de bus en site propre de 40,5 km a été tracé au centre de l’autoroute périphérique. Il relie désormais Europe et Asie – ses voies réservées s’interrompent d’ailleurs sur le pont du Bosphore – et transporte quelque 700 000 personnes par jour ! Les bus articulés Mercedes se succèdent à une fréquence très élevée, roulant à gauche pour pouvoir accoster sur des quais centraux aux arrêts. Depuis quelques mois, des Phileas néerlandais – comme le futur « tram » de Douai – ont été mis en service sur cet axe. Istanbul en a commandé cinquante. Mais le véhicule biarticulé a peu apprécié le poids des trop nombreux passagers, surtout dans les pentes. Les autorités locales ont donc décidé de ne pas en acheter davantage et d’oublier le guidage magnétique.
Les chantiers du moment comprennent, outre Marmaray et le prolongement des lignes M1 et M2 à Yenikapi, la construction de nouveaux métros plus ou moins légers du côté asiatique. Les projets sont tout aussi variés. Métros et trams sont toujours au programme – avec même la mise au point d’un modèle de tramway maison, le RTE –, mais aussi une ligne de rocade de métro à moteur linéaire au nord, d’autres couloirs de bus, et même des monorails !François ENVER
CBTC Thales sur la nouvelle Canada Line de Vancouver
Thales indique que la Canada Line de Vancouver, ligne de métro sans conducteur inaugurée le 17 août 2009, présente une « disponibilité de 99 %, grâce notamment à la solution CBTC (Communications-Based Train Control) SelTrac ». Portant sur la conception, la construction, le financement partiel, l’entretien et l’exploitation de la ligne, le contrat sur la Canada Line a été remporté fin juillet 2005 par InTransitBC, joint-venture détenue partiellement par SNC-Lavalin, qui a sélectionné Thales et sa solution CBTC SelTrac, déjà opérationnelle au Canada pour le métro classique et le métro léger de Scarborough (Toronto). Hors Canada, la technologie CBTC de Thales est également présente sur les réseaux ferrés urbains de Chine, de Corée, des Emirats arabes unis, des Etats-Unis, de Malaisie, du Royaume-Uni et de Turquie.
Une seconde ligne de métro à Lausanne à létude
Une année à peine après la mise en service du M2, le métro automatique à Lausanne, les autorités songent sérieusement à construire un deuxième métro qui relierait la gare principale au nouveau quartier de la Pontaise au nord-ouest de la ville, en passant par la place du Flon et le quartier Saint-Roch. A l’origine, sur ce tronçon de 4 km, il était prévu un tramway, mais la largeur des rues et les pentes de la ville rendent le projet très compliqué. Plusieurs obstacles restent à surmonter, notamment financiers, le soutien de la Confédération n’étant pas acquis. L’investissement est évalué à quelque 400 millions de francs suisses, soit 263,7 millions d’euros. Cependant, le M2 est déjà régulièrement saturé et la ville estime qu’elle gagnera 70 000 habitants supplémentaires d’ici à 2020.
Une nouvelle gare pour le RER E à Paris
Le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) a approuvé le 7 octobre le dossier d’enquête publique pour une nouvelle gare du RER E : le pôle Eole-Evangile. Située dans le XIXe arrondissement de Paris, la nouvelle gare devrait favoriser la desserte du quartier de la porte d’Aubervilliers. L’objectif est un engagement des travaux fin 2011 pour une mise en service fin 2015. Le projet est estimé à 130 millions d’euros hors matériel roulant.