Nexus, l’autorité organisatrice des transports publics de la région de Tyne and Wear (Newcastle), a émis plusieurs appels d’offres relatifs aux travaux de la phase 2 de son plan de modernisation des installations du métro, dit ARP (Asset Renewal Plan). Ces travaux comprennent des rénovations de stations, la mise à niveau de la signalisation et des télécommunications, ainsi que le renouvellement de voies et de lignes aériennes de contact. La durée des contrats est de trois ans, avec possibilité de prorogation sur deux ans, le budget de l’ARP étant de 100 millions de livres (117 millions d’euros) pour les trois premières années. A son tour, l’ARP fait partie du programme de relance du métro, dont la phase 2 (2010-2019) est chiffrée à 300 millions de livres (350 millions d’euros).
Catégorie : Transports urbains
L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.
-
Rames chinoises pour le métro de La Mecque
Si China Railway Construction Group, qui construit le métro de La Mecque sur la base d’un contrat clés en main, a confié à Thales le système de télécommunications et de contrôle du projet, il a choisi CNR Changchun Railway Vehicles pour fournir les 204 voitures, composant 17 rames, qui rouleront sur la future ligne du pèlerinage. Le constructeur chinois s’est engagé à les livrer entre avril et décembre 2010.
-
New York vend les noms de ses stations de métro
La Metropolitan Transportation Authority (MTA) de New York a trouvé un moyen de renflouer ses caisses : vendre les droits sur les noms de ses stations de métro. Selon The New York Times, un accord a été conclu le 24 juin avec Barclays pour un montant de 4 millions de dollars (2,8 millions d’euros). La banque britannique verra donc son nom s’ajouter à celui de la station Atlantic Avenue-Pacific Street, deuxième station la plus fréquentée de Brooklyn, à partir de 2012. La MTA avait offert la possibilité d’acheter le nom de ses stations il y a cinq ans, s ans grand succès jusqu’alors. Rappelons que le métro de Dubaï a décidé de faire de même.
-
Le dépôt du tram d’Angers sera alimenté par des éoliennes
Dans la famille écolo, Angers Loire Métropole veut se placer tout en haut. Pour alimenter les besoins en électricité du centre de maintenance commun aux bus et aux deux futures lignes de tramway (inauguration de la ligne 1 prévue en 2011), la communauté d’agglomération prévoit un large recours aux énergies renouvelables. Pour ce centre de 7 ha situé sur l’ancien site d’un aérodrome au nord-est d’Angers, dans une zone très peu urbanisée, seront plantées deux éoliennes de 4 kW. L’hiver, le centre de maintenance sera chauffé grâce à une chaudière au bois, et le PCC par une pompe à chaleur de 200 kW. Ce bâtiment sera isolé par 300 m2 de toiture végétalisée. 500 m2 de panneaux photovoltaïques (350 sur le PCC et au niveau de la sous-station électrique) viendront compléter le dispositif. Par ailleurs, la couverture du parking des bus par 6 000 m2 de panneaux photovoltaïques est à l’étude. Cette opération serait déléguée à un partenaire qui apporterait les fonds et prendrait ensuite en charge l’exploitation.
-
Tours révolutionne son réseau avant l’arrivée du tram
Nouvelles lignes, cadencement, dessertes renforcées, vitesse améliorée : le réseau de Tours va vivre une véritable révolution le 31 août prochain. « Il fallait anticiper l’arrivée du tram en 2013, explique Jean Germain président de l’agglomération et du Sitcat (Syndicat intercommunal des transports en commun de l’agglomération tourangelle), mais aussi faciliter les futurs travaux de ce tram et construire un réseau plus équilibré. » Le nouveau réseau veut d’abord renforcer la desserte des zones denses et des pôles générateurs de déplacements avec des horaires de passage renforcés aux heures pleines. Fil Bleu, l’exploitant, va notamment proposer un cadencement avec des bus toutes les 7 minutes dans l’hypercentre. Les liaisons entre quartiers et les villes de la première couronne seront également améliorées avec le centre de Tours. Des travaux chiffrés à 7,5 millions d’euros viennent d’être engagés pour aménager des axes, des points d’arrêts, des voies en site propre avec en particulier la création d’une voie BHNS (bus à haut niveau de service) qui reliera les lycées Grandmont et Laloux à l’hôpital Trousseau. Cette nouvelle ligne préfigurera en particulier la seconde ligne de tram. Grâce à des contresens, des sites propres et des priorités aux feux la vitesse commerciale devrait être améliorée. Fil Bleu va aussi investir dans de nouveaux bus et des systèmes d’information embarquée : tous ces investissements devraient engendrer une augmentation de la fréquentation de 10 %.
-
Etudes tous azimuts pour la phase 3 du tram de Bordeaux
La troisième phase de construction du réseau de tramway bordelais a été actée en 2007. Elle concerne, pour un peu plus de 400 millions d’euros, la construction de 24 km de voies nouvelles d’ici 2014, dont le tram périurbain du Médoc, qui sera une branche à voie unique de la ligne C conduisant vers Blanquefort. Elle comprend aussi une très modeste amorce de la ligne D, sur 1,8 km, entre Les Quinconces et la Barrière du Médoc, sur la ligne des Boulevards – un terminus provisoire qui ne satisfait personne. Si l’option tram est confirmée sur la branche nord, il en coûterait, selon une étude présentée lors de la concertation, quelque 180 millions d’euros jusqu’à Eysines (et la moitié pour un BHNS). Une variante a été récemment évoquée, qui passerait par la ligne de ceinture pour relier Eysines en évitant les « points durs » de la sortie de Bordeaux et du Bouscat. Mais elle semble écartée, car c’est là qu’est le gros du trafic à capter. Et la capacité de la voie ferrée serait trop entamée. Pour le corridor sud, un BHNS est estimé à une centaine de millions du centre de Bordeaux à Saint-Médard-en-Jalles. Enfin, la troisième phase pourrait être complétée au sud par un prolongement de la ligne C à Bègles, pour une trentaine de millions.
Pour la suite, la CUB s’intéresse à de nouvelles liaisons. La construction d’une branche de la ligne A du tramway à l’aéroport (4,5 km) coûterait une centaine de millions d’euros pour… 3 000 passagers par jours. Un bus serait bien moins cher ! Au sud, une nouvelle liaison longue d’une douzaine de kilomètres entre l’hôpital Pellegrin et Gradignan via le campus concernerait environ 20 000 personnes par jour, et coûterait selon les variantes de 210 à 330 millions pour un tram (mais de 80 à 180 millions pour un BHNS). Au nord, une étude préconise une desserte de la presqu’île d’Ambès à partir des Aubiers (ligne C) par un BHNS qui emprunterait le pont d’Aquitaine et ferait correspondance à La Gardette avec la ligne A (soit 13,5 km pour un peu plus de 100 millions d’euros et 16 500 passagers par jour attendus). Enfin, vers la rive droite, la ligne de tram appelée de ses vœux par le maire de Bordeaux Alain Juppé coûterait de 150 à 200 millions d’euros pour une version longue de 7,5 km qui accueillerait 16 500 voyageurs par jour, et une petite centaine de millions dans sa version courte jusqu’à la gare de Cenon (4 km, moins de 9 000 passagers par jour). Sachant que les quartiers traversés sont en pleine transformation.
François ENVER
-
Mulhouse prolonge son tram
Le 4 juillet prochain, Mulhouse inaugurera 3 nouvelles stations, qui compléteront le nord de la ligne 1 du tramway. Bourtzwiller, quartier le plus peuplé de Mulhouse, sera ainsi raccordé au réseau de tram avec ce 1,8 km de ligne supplémentaire qui a coûté 25 millions d’euros.
-
Le métro de Varsovie prépare un appel d’offres majeur
Le métro de Varsovie est en train de préparer un appel d’offres portant sur 35 trains. Un contrat évalué à 240 ou 250 millions de livres (280 à 300 millions d’euros). Pour exploiter la majeure partie de la ligne 2, vingt rames sont suffisantes, mais la Société du métro de Varsovie envisage d’en acheter davantage car elle prévoit une forte hausse de fréquentation sur la ligne 1 au moment du lancement de la seconde ligne. Actuellement, les trains qui circulent dans le métro de Varsovie ont été achetés à Alstom et au Russe Vagonmash.
-
Re-nationalisation du rail en Tasmanie
Le gouvernement de Tasmanie reprendra le 30 novembre prochain le réseau ferré de cette île au sud de l’Australie, soit 726 km de voie de 1 067 mm acquis en 2004 par l’entreprise australienne de fret ferroviaire Pacific National.?Faute d’accord, l’exploitant aurait cessé de d’assurer des trains de fret sur l’île, où les trains de voyageurs avaient déjà disparu en 1978.?La perspective d’une disparition des trains avait mobilisé les entreprises locales, qui jugent le rail indispensable au transport de leurs productions. Mais Pacific National, entreprise intégrée qui gère à la fois le réseau insulaire et ses trains de fret, jugeait que l’état de ses infrastructures était trop mauvais pour les maintenir en service. Le principal axe de ce réseau, la ligne Nord – Sud, est d’ailleurs fermé depuis un déraillement mai dernier.
-
L’agglomération de Bordeaux prépare ses nouveaux TCSP
Une vaste phase de concertation s’achève à Bordeaux. On a beaucoup discuté ces derniers mois des prolongements, d’ici à 2014, du tramway – la « phase 3 » du programme de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) –, mais aussi des évolutions futures du réseau. Si les extensions prévues des lignes A, B et C ne posent pas de problème particulier, il n’en est pas de même de la future ligne D qui doit mener vers le Nord-Ouest de l’agglomération. Avec des difficultés d’insertion dans Bordeaux pour sa branche sud et des oppositions de commerçants pour sa branche nord. Le projet a cependant ses partisans, et ils sont nombreux ! Une étude légitime le tram au Nord et préconise un BHNS au Sud. Il sera d’ailleurs sans doute beaucoup question de BHNS ces prochaines années au bord de la Garonne, au vu des différentes études qu’a commandées la CUB, dont les premiers résultats viennent d’être publiés. Car construire des tramways partout coûterait bien cher au regard des fréquentations attendues…