Catégorie : Transports urbains

L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

  • Sarajevo va moderniser ses transports urbains

    Sarajevo va moderniser ses transports urbains

    Le gouvernement du canton de Sarajevo a débloqué le 17 octobre 2019 une enveloppe de 69,5 millions d’euros pour moderniser ses transports urbains. La ligne principale va être prolongée sur 6,4 km vers l’ouest, d’Ilidza, son terminus actuel, vers Hrasnica. Le coût de ces travaux est estimé à 23,5 millions d’euros. L’habitat le long de cette ligne, qui comportera 11 arrêts intermédiaires, va être densifié avec la création de nouveaux logements pouvant accueillir 20 000 habitants. Le parc de tramway va être modernisé avec l’acquisition de 20 nouvelles rames pour un montant de 41 millions d’euros. Cinq millions d’euros seront également consacrés à la reconstruction de la caténaire et des sous-stations électriques de la ligne de trolleybus, qui reliait avant la guerre de Bosnie la gare ferroviaire de Sarajevo et la ville de Vogosca située dans le canton de Sarajevo. Par ailleurs les études concernant la construction d’un transport par câble entre Hrasnica et la montagne de Bjelasnica avaient été lancées en avril 2019. Exploité par JKP GRAS (JKP Gradski saobracaj Sarajevo), le réseau de trams de Sarajevo, d’une longueur de 22 km, comporte six lignes commerciales et est exploité avec 69 rames de tramway, dont entre autres des Tatra K 2 d’origine tchécoslovaque et des Duewag GT 8 données par la ville d’Amsterdam après la guerre de Bosnie.

  • Un tunnelier vertical pour le Grand Paris Express

    Un tunnelier vertical pour le Grand Paris Express

    Le Grand Paris Express nous a habitués à ses tunneliers déployés en nombre sur la ligne 15 Sud en construction. Mais il ne faut pas oublier les très nombreux ouvrages techniques, ventilation et accès de secours, qu’il faut également établir tous les 800 m d’une ligne de 33 km. À Bagneux à proximité de la fu­ture gare de correspondance entre le métro 4 et le métro 15, la Société du Grand Paris réalise un de ces ouvrages. Là encore, c’est le constructeur allemand Herrenknecht qui a fourni la machine, un tunnelier vertical qui creuse à près de 50 m de fond. Les voussoirs sont ainsi assemblés par l’extérieur, posés sur l’ouvrage déjà construit à mesure de son enfoncement dans le sol.

  • La ligne 2 du tram de Nice en service

    La ligne 2 du tram de Nice en service

    Suite au succès de la ligne 1 ouverte en 2007 à Nice, la ville a décidé la création de deux autres lignes. La ligne 2 avec 20 stations dont quatre en souterrain est ainsi entièrement opérationnelle depuis le 2 septembre 2019. Quant à la ligne 3 elle circulera d’ici la fin de l’année.

    C’est en 2003 que le maire de Nice, Jacques Peyrat, décida de lancer l’idée d’une première ligne de tramway dans sa ville. La ligne 1 devait relier Nice nord (Las Planas) à Pont-Michel (Saint-Roch) en passant par la place Masséna. Mais les travaux s’annonçaient laborieux car il était nécessaire d’en profiter pour renouveler tous les réseaux d’eau, de gaz et d’électricité. Ils furent particulièrement pénibles dans les avenues descendantes (Gorbella, Borriglione, Malausséna et Jean-Médecin) car ces avenues furent jadis établies sur d’anciens ruisseaux qui avaient été recouverts. Or l’occasion se présentait de les convertir en conduites d’évacuation des eaux de pluie de grande dimension. Ces travaux durèrent plus d’un an et le mécontentement de la population fut grand, ils furent aussi contestés par les inconditionnels habituels de la voiture qui craignaient que ce moyen de transport d’un autre temps et coûteux ne les prive de circulation et de stationnement. En outre, des rumeurs de pots-de-vin et de favoritisme dans l’attribution des marchés discréditaient le maire et son projet. On doutait que le tram devienne un jour une réalité.
    Or, la ligne ouvrit le 25 novembre 2007. Le succès immédiat fut si éclatant que plus personne ne pourrait s’en passer aujourd’hui, le temps de parcours pour gagner le centre étant devenu imbattable. La réorganisation des lignes d’autobus rabattues sur les stations profite même aux habitants des collines qui peuvent aussi utiliser les parcs-relais (Parcazur) au terminus de Las Planas (rebaptisé Henri-Sappia) et en d’autres points. Mais ce succès a une raison originale : la ligne étant isolée et exclusivement établie en site propre, elle est exploitée comme une ligne de métro. Les rames vont d’un terminus à l’autre, bénéficient aux carrefours de la signalisation qui leur accorde, naturellement sauf incident, la priorité. La vitesse autorisée s’élève à 50 km/h en certains points (Gorbella, Saint-Roch), ce qui n’est pas toujours évident pour un tram.
    Bien qu’il ne soit pas spécialement amateur de voies ferrées, Christian Estrosi (le maire actuel, célèbre pour sa passion des motos) s’est lancé dans l’aventure de la ligne 2 (et 3 simultanément) que Jacques Peyrat avait dû abandonner au profit de bus en site propre. Et il s’y est investi avec passion ! Ici les travaux préparatoires ont été bien moins contraignants et, coup de théâtre, il lança l’idée de tracer la ligne en tunnel du quartier Grosso (Magnan) au port Lympia où le terminus était prévu sur le quai au niveau des bateaux. Bien sûr, le projet fut immédiatement l’objet de polémiques. Ce tunnel pharaonique et dispendieux allait ruiner la ville déjà lourdement endettée, les immeubles allaient s’écrouler, le sol gorgé d’eau n’est pas sûr, le centre-ville sera mal desservi et qu’arrivera-t-il en cas de tsunamis ? Patrick Allemand, conseiller municipal dans l’opposition, déplorait que l’absence de raccordement physique avec la ligne 1 aurait nécessité la construction d’un deuxième centre de maintenance des rames à Saint-Augustin, ce qui était une remarque très judicieuse, seulement, comment agrandir le premier ?

  • Le tram T 6 lyonnais en service

    Le tram T 6 lyonnais en service

    Depuis le 22 novembre, la métropole lyonnaise compte un nouveau tramway, le T 6. De Debourg à Hôpitaux-Est, la ligne de 6,7 km comporte 14 stations. Elle est en correspondance avec le métro B, le T 1 et le bus C 22 à Debourg, le T 4 à Beauvisage, le métro D à Mermoz-Pinel, les T 2 et T 5 à Desgenettes et les bus C 8 et C 9 à Hôpitaux-Est. En seconde phase, le T 6 doit être prolongé au nord vers La Doua en croisant le métro A et le T 3 avant d’arriver à la rencontre des T 1 et T 4. Et ce n’est pas fini pour le réseau de tramway puisque fin 2020, c’est le T 2 qui devrait être prolongé vers Confluences.

  • 2019 année des anniversaires en Île-de-France

    2019 année des anniversaires en Île-de-France

    2019 est une année anniversaire pour trois lignes de RER (A, C et E) et pour Transilien. Voici l’occasion de faire le point sur les projets d’un réseau francilien en profonde mutation qui doit prendre en compte une affluence toujours croissante.

    De juillet à décembre, l’année 2019 nous a permis de fêter plusieurs anniversaires liés à des opérations majeures réalisées en Île-de-France… depuis 50 ans ! Oui, car en décembre, nous avons fêté les 50 ans de la ligne A du RER. Après des décennies de réflexion, après la publication du premier schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de la région Île-de-France, naissent les villes nouvelles (au nombre de huit ramené à cinq), des autoroutes urbaines et le Réseau express régional (RER).
    En 1963, démarrent les travaux de création d’une liaison entre Boissy-Saint-Léger au sud-est de Paris et Nation en récupérant partiellement la ligne de la Bastille ex-SNCF. La nouvelle exploitation démarre le 14 décembre 1969. La RATP est à la manœuvre. Pour assurer un service de qualité digne du RER, le matériel roulant est neuf, spécialement construit pour l’occasion : le MS 61, tricaisse, avec une belle livrée gris et bleu.
    Jusqu’en 1977, des travaux gigantesques se déroulent sous Paris pour relier Nation à Nanterre. À l’ouest, comme précédemment au sud-est, la SNCF cède la ligne de Saint-Germain-en-Laye à la RATP pour faire naître la première liaison est – ouest. L’ouverture du tronçon central Nation – Auber le 8 décembre 1977 marque officiellement la création du RER. Cette ligne du RER A reste un modèle du genre : matériel neuf, vitesse élevée, grand gabarit, commande centralisée, modernisation intégrale des sections de ligne existantes au sud-est comme à l’ouest (électrification, signalisation, plan de voies des gares, suppression des passages à niveau), des gares nouvelles intra-muros modernes (salles d’échan­ges, escaliers mécaniques, quais larges, commerces, contrôles d’accès). Jugées parfois démesurées lors de l’inauguration, elles apparaissent aujourd’hui tout juste dimensionnées pour absorber le flux des voyageurs et les correspondances. Les chiffres du RER A donnent le tournis : 1,4 million de voyageurs quotidiens, 20 % de croissance en 10 ans, notamment au fil des extensions et de l’habitat qui s’est développé le long de cet axe : vers Cergy et Poissy au nord-ouest et vers Chessy à l’est. En 1988, en reliant Cergy au cœur de Paris par le nouveau raccordement de Nanterre, l’exploitation est d’ailleurs devenue mixte (SNCF et RATP) avec comme particularité, un changement de conducteur en gare de Nanterre-Préfecture ; un schéma qui reproduit celui du RER B à Gare-du-Nord depuis 1983.
    Alors, il faut innover. L’intégration de la ligne SNCF de Cergy nécessite l’acquisition de rames neuves bicourant type MI 84, dérivées des MI 79 construites pour le RER B. Pour gagner en régularité, la RATP installe l’automatisation avec Sacem en 1989. Cela ne suffit pas. En 1997, les trains gagnent un étage avec les rames MI 2N. Malgré leur rénovation de grande qualité, les MS 61 quittent la scène ferroviaire en 2016 après l’arrivée massive d’un nouveau matériel, le MI 09, depuis 2011. Avec le retrait du MI 84, la ligne est entièrement équipée de rames à deux niveaux. Le pilotage automatique est déployé à partir de 2017. En 2019, la SNCF intègre le poste de commandement de Vincennes et les installations de signalisation de Cergy y sont même reprises en télécommande. Dans le tronçon central, aux heures de pointe, l’intervalle entre deux trains est de 2 min 20.

  • Lille présente son futur métro

    Lille présente son futur métro

    Le 14 novembre 2019, à l’occasion des 3es Assises des mobilités, la MEL (Métropole européenne de Lille) et Alstom ont présenté, dans les ateliers de maintenance de Villeneuve-d’Ascq, le futur métro qui équipera la cité nordiste. Basées sur les solutions de métro sur pneus d’Alstom, les nouvelles rames de 52 m seront mises en service en 2023. Dépourvues de cloison entre leurs quatre voitures et dotées d’intercirculations larges, elles pourront accueillir chacune 405 passagers. Elles seront équipées en première mondiale du système de pilotage automatique Urbalis Fluence.

  • Mise en service du T 3 à Saint-Étienne

    Mise en service du T 3 à Saint-Étienne

    C’est une révolution qu’a connue le réseau de tramway de Saint-Étienne le 16 novembre dernier. À la faveur de la mise en service de la nouvelle ligne T 3, les trois lignes ont été réorganisées pour plus de cohérence. Le nouveau T 3 de Bellevue à Terrasse via la gare de Châteaucreux, avec 4,3 km et huit nouvelles stations, assure la desserte du quartier de Soleil, du technopôle Christian-Cabal ou encore du stade Geoffroy-Guichard. La ligne permet également de soulager l’axe central historique du T 1 entre les stations Peuple-Foy et Roger-Rocher. Ce prolongement confirme l’engagement fort de l’agglomération pour le tramway, en service dans cette ville depuis 1881. Après le matériel roulant qui a vu l’arrivée de 16 rames CAF Urbos 3, c’est le réseau qui continue à se moderniser.

  • Des rails pour la ligne 15

    Des rails pour la ligne 15

    À Noisy-Champs au coeur d’un pôle de correspondance entre les lignes 15, 16 et du RER A, les travaux avancent. La pose des rails commencée en janvier est sur le point de s’achever dans l’arrière-gare de la ligne 15. Dans un vaste ouvrage de 450 m, quatre voies sont en place, supportées par des traverses noyées dans un radier de béton. Deux des voies seront directement affectées à l’exploitation, servant au retournement des trains grâce à une double communication croisée. En parallèle deux autres voies serviront au garage des rames. Cet ouvrage sera relié grâce à des « voies ascenseurs » au profil de 3 % à la ligne 16 construite en contrebas. Ce raccordement purement technique sans voyageurs permettra les échanges de matériels d’une ligne à l’autre. Ce chantier a été attribué au consortium Coral qui réunit Colas Rail et Alstom. En plus des voies (soudées électriquement, sauf pour les appareils de voie à aluminothermie), le consortium est chargé de la pose de tous les équipements du tunnel, caténaire rigide en 1 500 V, colonne sèche, passerelle piéton, câble, etc. L’achèvement de ce premier lot de second oeuvre est de bon augure pour tenir l’échéance de mise en service attendue en 2025.

  • Le tram d’Avignon en service

    Le tram d’Avignon en service

    Depuis le 19 octobre, un nouveau réseau de tramways est en service à Avignon. Après Caen, la cité des Papes est la seconde métropole à se doter d’un tram cette année. Longue de 5 km, cette première ligne devrait être complétée à terme d’une seconde permettant la mise en place d’un véritable réseau connecté à des bus à « hautes fréquences » vers la périphérie. À la suite de Besançon et Aubagne, Avignon est la troisième agglomération moyenne à choisir le tramway dans une version courte. 14 rames Citadis Compact de 24 m composent le parc, dont l’un des trams a été baptisé par Mireille Mathieu, marraine de l’événement.

  • Le tramway T 1 à Asnières-Quatre-Routes

    Le tramway T 1 à Asnières-Quatre-Routes

    Deux mois d’avance ou huit mois de retard, on peut estimer de deux façons la mise en service du prolongement de 900 m du T 1 ouvert le 12 octobre. Attendue pour février ou mars 2019, l’ouverture de ce nouveau tronçon a été reportée à décembre avant qu’il soit finalement mis en service en octobre. Ce retard est dû à des difficultés de voiries bloquant un temps la poursuite des travaux.
    Avec 220 000 voyageurs par jour, le T 1 est l’une des lignes les plus chargées d’Île-de-France. Le renouvellement des 32 rames TFS (type Grenoble) est en cours, l’appel d’offres lancé par IdFM devant se conclure l’an prochain avec la signature du contrat. Ce court prolongement d’une station jusqu’à Asnières-Quatre-Routes n’est que l’amorce d’une extension vers Colombes promise par les officiels avant les Jeux de 2024.