Catégorie : Transports urbains

L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

  • Un consortium conduit par Sacyr remporte un contrat de 490 millions d’euros au Brésil

    Le groupe de BTP espagnol Sacyr a annoncé le 7 octobre avoir remporté, avec deux autres entreprises, un contrat de 490 millions d’euros pour le métro de Sao Paulo au Brésil.
    Le consortium, formé par la filiale sur place de Sacyr et de deux sociétés brésiliennes, Galvâo Engenharia et SA Paulista, « réalisera la construction du premier lot de la portion de la ligne 2 » du métro, précise Sacyr dans un communiqué. Ce contrat comprend la construction d’un tunnel à double voie de 7,8 kilomètres de long, précise le groupe. Ceci porte à trois le nombre de contrats qu’a remportés Sacyr pour la construction de ce métro, les deux autres étant chacun de 55 millions d’euros.

  • Hong Kong : les trams pris dans la révolution des parapluies

    Hong Kong : les trams pris dans la révolution des parapluies

    Cette vue du quartier central de l’Admiralty ne montre pas comme on pourrait le croire une commémoration des 110 ans de loyaux services des tramways, mais une protestation contre les mesures restrictives prises par la Chine pour encadrer les candidatures aux prochaines élections de 2017 dans l’ancienne colonie britannique intégrée dans la République Populaire de Chine depuis 1997. Quelques minutes après, la police anti-émeute intervient avec des gaz lacrymogènes pour disperser la manifestation. Dès le lendemain les mouvements de défense de la démocratie occupaient plusieurs carrefours importants de la ville. Désorganisant les transports publics de surface et bloquant des sorties de métro.

    J.A. 

  • Les gares du futur métro de Doha dessinées par le néerlandais UNstudio

    Les gares du futur métro de Doha dessinées par le néerlandais UNstudio

    L’objectif du QIRP est de créer un service qui saura promouvoir l’utilisation des transports publics comme alternative valable aux moyens de transport privé pour la population de Doha. Le réseau de métro constitue l’élément essentiel du QIRP, dans lequel la phase 1 prévoit la construction d’environ 35 gares et la phase 2, la construction d’environ 60 gares, et servira de base fondamentale pour le système de transports publics dans la région métropolitaine de Doha (Greater Doha Area-GDA). L’ensemble du réseau devrait comprendre quatre lignes reliant la région métropolitaine de Doha ainsi que les communautés d’Al Khor et d’Al Wakrah-Mesaieed, situées respectivement au nord et au sud de Doha

  • Les études de la ligne 3 du métro de Lima confiées à un groupement mené par Ingérop

    L’agence d’investissement privé du Pérou, Proinversión, a confié au groupement international constitué d’Ingérop, mandataire, PricewaterhouseCoopers, Bustren, Alpha Consult et MetropolitanaMilanese, les études de la ligne 3 du métro de Lima, qui traversera la capitale du nord au sud sur 30 kilomètres. Le contrat porte sur 11 millions d’euros.
    « La prestation assurée par le groupement comporte une première phase d’études comparatives de variantes de tracés, complétée par une analyse de rentabilité socio-économique. Elle comprend une modélisation du trafic, un diagnostic de l’existant, ainsi qu’une série d’analyses comparatives sur plusieurs grands sujets techniques (modes d’excavation, systèmes, exploitation)« , explique Ingérop dans un communiqué du 23 septembre. « Dans une deuxième phase, et sur la base d’une large campagne géotechnique, des études de conception seront réalisées pour définir l’ensemble de l’infrastructure de cette ligne de métro automatique de grande capacité« .

    Le groupement sera enfin chargé de rédiger un cahier des charges en vue du lancement d’un appel d’offres international pour la concession de la ligne 3.

  • Lyon lance son enquête déplacements sur l’aire métropolitaine

     

    Les bassins de déplacements ne cessent de grossir, l’aire sur laquelle les enquêtes ménages déplacements (EMD) sont réalisées doit suivre. Ce sera le cas pour la métropole lyonnaise qui donne le coup d’envoi à son enquête le 7 octobre. La photographie réalisée donnera donc une vue de la mobilité des 2,3 millions d’habitants de 569 communes (contre 460 lors de la précédente EMD en 2006). La méthode de recueil des données évolue donc : les 27 000 personnes tirées au sort pour répondre à l’EMD auront un entretien en face à face à leur domicile pour les habitants de Lyon, Vienne et Bourgoin-Jallieu, les résidents du reste du territoire répondant par téléphone. Coût de l’enquête pour le Sytral : 2,5 millions d’euros HT. La phase de recueil doit durer six mois et les premiers résultats devraient être connus en fin 2015.

  • Rome augmente la taxe de séjour pour soutenir ses transports urbains

    Depuis le 1er septembre, la municipalité de Rome a augmenté la taxe de séjour sur les hébergements en campings (2 euros) et dans les hôtels (7 euros par exemple pour les 5 étoiles) dévoile le quotidien Le Figaro du 3 septembre. En France, un projet de loi avait été discuté avant l’été, mais finalement rejeté par le Parlement. Parmi les détracteurs, les organisations professionnelles de l’hôtellerie, mais aussi le secrétariat d’Etat au tourisme et son ministère de tutelle les affaires étrangères, qui craignaient des effets négatifs sur la venue des touristes à Paris et France. 
    L’objectif du projet français était de financer les transports publics. C’est aussi le but à Rome, où la municipalité souhaiterait, explique Le Figaro, renflouer les caisses des transports urbains, largement déficitaires. Sur son site, la Ville explique que cette nouvelle taxe de séjour serait utilisée « en partie pour les dépenses pour le mobilier urbain, le décor et la promotion du tourisme ». 
  • Le premier tramway compact inauguré à Besançon

    Le premier tramway compact inauguré à Besançon

    La nouvelle ligne emprunte un tracé de 14,5 km pour relier 31 stations, du nord-est au sud-ouest de la ville, en passant par la gare et l’hôpital. Plus de 40 000 voyageurs par jour sont attendus à terme sur le réseau.
     
    La ville de Besançon a choisi CAF pour réaliser le premier tram compact adapté à sa taille. Les 19 rames mesurent 24 mètres de long, contre environ 34 mètres pour les rames des autres villes françaises. 
    Chacune rame a été baptisée du nom d’une personnalité de Franche-Comté, comme Victor Hugo, Louis Pasteur ou les frères Lumière.
     
    Le tramway bisontin a un coût de près de 17 millions d’euros au kilomètre, pour un budget global d’environ 254 millions d’euros. En France, environ 25 tramways sont en service et le coût d’une ligne était jusqu’à présent estimé entre 20 et 30 millions d’euros du kilomètre.
  • Ingérop va mettre en place la phase de pré-exploitation du métro de Grenade

    Le groupe français d’ingénierie spécialisé notamment dans les infrastructures de transport, Ingérop, vient de se voir attribuer la mise en place de la phase de pré-exploitation du métro léger de Grenade et sera ainsi chargé d’une intervention globale sur ce projet. 
    Le tramway, également appelé metropolitano, s’étendra sur 15 km dont 3 km en tunnel, 3 stations étant enterrées. Après plusieurs années difficiles liées à la conjoncture économique du pays, la consolidation du prêt de la Banque européenne d’investissement et un léger redémarrage de l’économie régionale vont permettre à la ville d’inaugurer sa ligne en 2015. 
    Avec ce contrat, Ingérop, l’une des seules ingénieries reconnues en Espagne, indépendante de tout exploitant, va mettre en place un système de tramway de la même manière qu’un exploitant classique. Le groupe va, par exemple, s’appuyer sur son propre personnel, des conducteurs formateurs, un chef de ligne expérimenté et des experts en exploitation, qui permettront de planifier et lancer la formation des équipes du métro léger de Grenade. 
    Pour Ingérop, cette mission intervient après la réalisation des projets d’infrastructures d’une partie de la ligne et du dépôt, des projets des systèmes dans leur intégralité et de la rédaction des cahiers des charges pour l’acquisition du matériel roulant. Une importante mission de coordination et de gestion des interfaces fait également l’objet d’un contrat, ce qui permet au groupe de conserver une vision globale et transversale sur l’ensemble des disciplines. 
  • Sao Paulo : Mitsubishi remporte le système automatique de la ligne 6 du métro

    Le groupe japonais d’industries lourdes Mitsubishi Heavy Industries (MHI) a annoncé le 18 août, avoir remporté un contrat pour construire le système automatique de la ligne 6 du métro de Sao Paulo, ce qui lui permet de mettre le pied sur le prometteur marché latino-américain.

    Quelque 633 000 voyageurs devraient emprunter chaque jour ces rames sans conducteur, destinées à relier au fil de 15 stations « le centre de la ville à la zone densément peuplée du nord-ouest, sur une distance d’environ 15 kilomètres ».

    La mise en service est prévue en 2020 dans le cadre d’un partenariat public-privé confié au consortium Move Säo Paulo », composé des entreprises Oderbrecht, Queiroz Galvao et UTC Participações, précise encore le conglomérat nippon.

    MHI sera chargé, en collaboration avec Mitsui & Co, de « la construction clés en mains et de la livraison du système totalement automatisé » de la ligne: signalisation, alimentation en énergie, portes palières, ventilation du tunnel… Le montant de la commande n’a pas été rendu public.

  • Mobilité : 14 tendances pour 2014

    Mobilité : 14 tendances pour 2014

     

    1. Le passager devient informateur
    A l’image de Tranquilien, l’application pour smartphone qui renseigne le voyageur sur la cohue ou non dans telle ou telle voiture d’un Transilien, c’est désormais le crowdsourcing – littéralement « approvisionnement par la foule » – qui est l’avenir de l’information voyageurs sur mobile. Même s’il y a encore beaucoup à dire sur les applis officielles des réseaux (lire aussi notre dossier « 80 applis pour mieux voyager » VR&T n° 561, mars 2014), place à l’ère du collaboratif !
    Tranquilien, par exemple, combine un modèle prédictif issu des bases de données SNCF et les informations envoyées directement par les usagers, qui sont ensuite vérifiées grâce à la géolocalisation, représentant en quelque sorte la deuxième « arme » des développeurs de l’avenir.
    La géolocalisation – active ou passive –, possible grâce au GPS du smartphone ou au signal GSM, permet d’offrir des services sophistiqués comme Wayz-Up, du covoiturage en entreprise pour les trajets domicile – travail. Un service souple et sans inscription préalable puisque l’appli fait le boulot pour vous : il suffit de garder le smartphone dans la poche, de réaliser son trajet et à l’arrivée Wayz-Up vous liste des covoitureurs qui ont rempli une demande le long du parcours. Magique ! A Stockholm, IBM a aussi expérimenté un système de gestion du trafic qui s’appuie sur les données anonymisées des téléphones cellulaires des automobilistes.
    En matière de transports en commun, le produit emblématique n’est autre que Moovit, une appli communautaire, reposant sur le partage d’informations en direct entre utilisateurs, amalgamées aux données officielles des transporteurs. Inspirée de Waze, l’appli de navigation pour automobilistes, elle fournit un itinéraire de remplacement si nécessaire. Waze qui couvre plus de 100 villes totalise plus de 3,5 millions de requêtes quotidiennes de par le monde. Reste un point crucial : pour une meilleure efficacité du crowdsourcing, il faudra que les réseaux de transports souterrains soient équipés en 3G ou 4G… 
    Cécile NANGERONI
     
    2. Le voyage s’affiche en temps réel
    Totalement dépassé l’indicateur horaire ? Désormais, le voyageur veut savoir combien de temps il mettra pour arriver à destination. Pour lui faciliter la vie, place donc à l’information « intelligente » en temps réel. « Prochain bus dans 4 minutes », « Arrivée Place de la République dans 11 minutes », « Il reste 2 vélos en libre service à la station Avenue-du-Général-de-Gaulle »…
    Pour que toutes ces informations s’affichent sur les écrans installés aux arrêts des transports publics ou embarqués à bord des véhicules, bus, trams, métros ou trains, il faut un puissant système d’information du voyageur (SIV) couplé à un système aide à l’exploitation (SAE). Ce sont les SAEIV, parfois appelés transports intelligents. Ces systèmes collectent automatiquement la position de chaque véhicule d’un réseau afin d’aider à la régulation du trafic. Il gère aussi les situations perturbées, recalculant instantanément un itinéraire, annonçant l’information à chaque conducteur sur son pupitre, à chaque arrêt concerné, et jusque sur le smartphone des voyageurs qui en ont fait la demande.
    Les SAEIV peuvent aussi collecter les informations de la billettique embarquée, ou rassembler des données propres à chaque véhicule comme la consommation de carburant, ou l’usure de pièces en vue de la maintenance préventive. Les SAE permettent également de gérer les services, par exemple les heures de prise de conduite, puisque les conducteurs s’identifient lorsqu’ils prennent le volant.
    Tout est théoriquement possible, dès lors que les véhicules sont équipés de capteurs pour enregistrer les informations et les transmettre. Pour aller plus loin, il faudra lever un obstacle : faire dialoguer « les systèmes informatiques des différents réseaux tous modes confondus qui ne parlent pas la même « langue » », explique-t-on chez Ineo Systrans, leader dans les SAEIV des réseaux urbain qui équipe 110 réseaux en France dont celui de Rennes, Dijon, Grenoble, ou dans le monde à Dubaï, Edimbourg ou Québec. A terme, et en rêvant un peu, on peu imaginer une automatisation toujours plus grande, pourquoi pas pilotée par les SAE ?
    Yann GOUBIN
     
    3. Les titres s’affranchissent des bornes
    Les titres de transport en papier cartonné sont en voie de disparition. Les voyageurs occasionnels, derniers utilisateurs de ces modèles, sont de plus en plus poussés vers les modèles sans contact, identiques, dans leur format et leur fonctionnement, aux cartes que les abonnés utilisent depuis de nombreuses années.
    Pourquoi les convertir ? Parce les non-abonnés représentent les deux tiers des usagers d’un réseau, partagés entre environ 40 % de voyageurs empruntant les transports une à deux fois par semaine, et 20 % d’utilisateurs très exceptionnels. Or, ces clients font parfois perdre du temps aux chauffeurs de bus chargés de la vente à bord. C’est justement cet inconvénient qui avait poussé le réseau de Belfort à supprimer ce type de vente, puis à passer au sans contact en 2008.
    De son côté, pour convaincre ses « occasionnels », Nantes associe à sa carte LibertTan, comme beaucoup de réseaux, le post-paiement qui permet à l’usager de ne payer les trajets qu’à la fin du mois suivant en fonction des voyages effectués. Quatre mois après son lancement, cette carte a été délivrée à 13 000 clients, soit, en extrapolant, près de 39 000 sur un an. Bien au-delà des prévisions de la Semitan qui, en octobre 2013, espérait fidéliser 20 % des 100 000 usagers qui utilisent en moyenne l’équivalent de deux carnets de dix tickets par mois. L’étape suivante, c’est de faire de ces cartes… des multicarte. Comme Nantes qui veut y intégrer le paiement des véhicules en libre service ou en autopartage, et même le stationnement payant. La carte multimodale existe déjà à Belfort, où le pass Optymo, permet de payer vélos et voitures en libre service, également en post-paiement.
    Parallèlement au développement des cartes sans contact, le paiement par téléphone peine à se développer, faute d’un parc de téléphones NFC suffisant et du partage du pouvoir entre opérateurs de transports et de téléphonie. Quant à la carte bancaire, permettant de payer le tramway, lancée en 2011, par la BPCE à Reims, elle pourrait être élargie, à la fin de l’année, à l’ensemble des nouvelles cartes bancaires accordées dans l’agglomération rémoise, pour les clients qui en ferait la demande.

     

    4. Les Led éclairent « à la carte »
    Dans une gare, une station de métro, un arrêt de bus, comme à l’intérieur des véhicules, la lumière ne s’éteint jamais. Et cela finit par coûter cher. A la RATP, par exemple, l’éclairage représente 12 % de la consommation électrique totale de l’entreprise. Comment faire baisser la facture ? En choisissant la technologie Led qui permet de moins consommer d’électricité tout en conservant une puissance lumineuse égale. Pour un watt consommé, le Led produit 110 lumens, l’unité internationale de puissance lumineuse. En comparaison, une ampoule à filament produit seulement 12 lumens par watt consommé. Le tube fluorescent faisait un peu mieux, avec 150 lm/W, mais avec l’inconvénient de diffuser à 360° donc de perdre une partie de cette puissance puisqu’elle est réfléchie par un support. Ainsi, à la RATP, « on a estimé à 64 % l’économie d’énergie avec un niveau d’éclairement identique », dit Gilles Riemenschneider, chef de projet Relamping éclairage Led du réseau RER et Métro à la RATP.
    Non seulement la technologie Led est moins gourmande, mais elle est plus « durable ». « Avec la technologie Led, on passera à un échange de toutes nos sources lumineuses tous les cinq ans contre un renouvellement tous les deux ans », poursuit Gilles Riemenschneider. Par ailleurs, sa petite taille – plus ou moins celle de la pointe rouge d’une allumette – la rend plus modulable. Fonctionnant par multiple pour atteindre la puissance souhaitée, il suffit de les assembler selon ses besoins : en ligne, en carré, en disque. Elle ne nécessite pas de tensions élevées. Il faut même réduire les classiques tensions 220 V ou 380 V, pour qu’elle fonctionne. En se contentant de 48 V, 12 V ou même 9 V, des tensions plus facilement fournies dans le matériel roulant et les véhicules de transports publics, la Led y trouve là toute sa pertinence. Elle permet de surcroît une lumière dynamique, qui peut changer selon l’heure ou l’usage. Alstom travaillerait par exemple à des plafonds de voitures qui pourraient changer de couleur à l’approche d’une gare pour annoncer le prochain arrêt. Et dans les couloirs du métro, on pourrait imaginer des Led, dont l’intensité lumineuse, serait renforcée au passage des voyageurs. Les Led permettent aussi de changer la couleur émise, pour mettre en scène le bâtiment, comme à Bruxelles, où l’entrée de la gare centrale sur la Grand-Place a été dotée d’un éclairage de couleur en décembre 2013. Et elles éclairent aussi la gare de Turin-Porta-Susa, depuis sa construction en 2008.
    Y. G.
     
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