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Catégorie : Transports urbains
L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.
Russie : appel d’offres pour le matériel roulant du métro
Selon Les Echos, la mairie de Moscou organisera en août un appel d’offres pour le renouvellement du matériel roulant du métro à partir de 2015, ainsi que la maintenance de ce parc de près de 3 500 voitures sur trente ans. Pour la première fois, un tel marché, évalué à quelque cinq milliards d’euros, serait ouvert à des soumissionnaires étrangers, tels Bombardier, Siemens, Stadler ou Alstom. Le fait que ce dernier soit candidat en partenariat avec le constructeur russe TMH (dont il est actionnaire à 25 %) n’est pas pour autant une garantie de remporter une commande à Moscou, comme l’ont montré les récentes attributions des navettes aéroportuaires à Stadler et des tramways à Bombardier.
Grand Paris : le projet de CDT des Grandes Ardoines est validé
Jean Daubigny, préfet de la région Ile-de-France, Daniel Davisse, maire de Choisy-le-Roi et président de la communauté d’agglomération Seine-Amont, Alain Audoubert, maire de Vitry-sur-Seine, Luc Carvounas, maire d’Alfortville, et les représentants des communautés d’agglomération Plaine centrale du Val-de-Marne et Seine-Amont ont validé le mercredi 22 mai le projet de contrat de développement territorial Les Grandes Ardoines. Le CDT sera mis en enquête publique en septembre 2013. Le territoire sera traversé par la ligne 15 et accueillera trois gares du Grand Paris Express : Vitry-Centre, Les Ardoines et Le Vert-de-Maisons (Alfortville), ces deux dernières en interconnexion avec les RER C et D. Ce CDT, qui a pour objectif la construction d’une ville complète, prévoit l’aménagement de la zone des Ardoines à Vitry, du Lugo à Choisy et du sud d’Alfortville.
Amiens : le projet de tracé du tramway dévoilé
Alors qu’Amiens Métropole a lancé le 6 mai la concertation publique sur le projet de tramway qui devrait circuler dans la capitale picarde à l’horizon 2019-2020, les Amiénois ont découvert le futur trajet déjà arrêté et, aux deux extrémités de la ligne, les différentes options sur lesquelles ils devront se prononcer. Quatre réunions publiques sont prévues, ainsi que quatre expositions permanentes et une exposition itinérante qui détaillent les enjeux du projet. Un site Internet a également été créé (http://www.amstram-amiens.fr/). Le futur tramway desservira les quartiers Nord, la Citadelle, le centre-ville, les deux gares, le futur quartier Intercampus, l’hôpital et le pôle universitaire. La concertation s’achèvera le 26 juin prochain.
Brésil : RATP Dev remporte le contrat du tram de Rio
Dans la perspective des JO de 2016, Rio de Janeiro entend développer un réseau de tramway dont la ville vient de confier la construction et l’exploitation au consortium formé de RATP Dev et des brésiliens CCR, OTP, et Invepar. Ce projet consiste à desservir le quartier de « Porto Maravilha », le village de presse Rio 2016, le centre d’affaires, la gare centrale, le terminal maritime et l’aéroport Santos Dumont. Au total, le projet comprend 42 stations pour 28 km de lignes – mise en service du premier tronçon de 14 km prévue fin 2015 – le tout 100 % sans caténaire. Le consortium a retenu Alstom pour la fourniture du matériel roulant et des systèmes. Déjà associée à CCR (Companhia de Concessões Rodoviárias) pour l’exploitation de la ligne 4 du métro de São Paulo depuis mai 2010, la filiale de la RATP estime franchir « une première étape en vue d’une participation aux futurs principaux projets de PPP au Brésil », a déclaré François-Xavier Perin, président du directoire de RATP Dev.

A Lille, carte unique et post-paiement en juin
«Il s’agit d’une révolution, le système est unique en France, 30 ans après le VAL, nous pouvons nous réjouir d’être encore à la pointe en matière de service aux usagers. » Martine Aubry n’a pas boudé son plaisir en annonçant le lancement tant attendu de la billettique sans contact pour les transports en commun lillois. A partir du 25 juin, l’ensemble des voyageurs, qu’ils soient abonnés, usagers occasionnels ou touristes de passage, pourront voyager avec une seule carte. Pass Pass sera valable pour l’ensemble des modes de transports : le métro, le bus, le tramway, le TER, les cars Arc en Ciel, les V’Lille et les réseaux d’autopartage. A la différence du pass Navigo parisien, pas aussi multimodal. La bascule est par ailleurs totale, les tickets de métro disparaîtront dès la fin juin. Le service offre une certaine souplesse. Les usagers réguliers et les abonnés disposeront de leur carte personnelle. Une carte non personnalisée a aussi été imaginée, notamment pour les familles ou des gens accueillant des non lillois en déplacement. Pour plus de facilité, les abonnements pourront désormais être glissants, et démarrer n’importe quel jour du mois. La formule « Liberté » permettra à des utilisateurs occasionnels de payer leurs déplacements le mois suivant, le système appliquant la tarification la moins chère. Exemple : au bout de 10 trajets uniques, le tarif du carnet sera appliqué. La carte sera disponible et rechargeable dans le métro, les bus et sur Internet. « Ce sera très simple pour l’utilisateur, mais la complexité technologique est inouïe », a ajouté Eric Quiquet, vice-président aux transports de Lille Métropole. 120 000 personnes se seraient déjà inscrites pour obtenir leur carte. Et pour cause, le service était initialement prévu pour septembre 2012. Un retard expliqué par la difficulté d’intégrer l’ensemble des systèmes informatiques concernés, qui coûtera à Parkeon, le prestataire, 320 000 euros de pénalités. Porté en intégralité par Lille Métropole Communauté urbaine, l’investissement, à l’origine estimé à 27 millions d’euros, a été ramené à 21 millions d’euros.
M. R.
Inde : Thales fournira le service d’information-voyageurs du nouveau métro de Jaipur
Thales a annoncé le 23 mars avoir signé un contrat avec Delhi Metro Rail Corporation, l’entreprise qui construit actuellement le métro de Jaipur (Rajasthan), pour la fourniture d’un système d’information-voyageurs sur les quais, dans les voitures et aux correspondances. Un système de messages sonores sera également mis en place. Ce service a déjà été déployé par le groupe français dans le métro de Delhi. La première ligne de métro de la « Ville rose » sera longue de 12 km et reliera Mansarovar, une localité du sud-ouest de la ville, à Badi Chaupar, dans les murs du Jaipur historique, et desservira 11 stations, dont 8 aériennes et 3 souterraines. La mise en service est prévue cette année.
TCSP : Douai demande à APTS de rembourser trois millions d’euros
Trop c’est trop, la guerre est déclarée. Lassé de l’incapacité du constructeur APTS à proposer une technique de radioguidage de son tramway Eveole, le SMTD lui avait laissé jusqu’au 30 mars pour trouver l’origine des pannes, réparer les rames et proposer une solution fiable. Après avoir constaté l’absence d’approbation de la procédure par l’expert sécurité Certifer, le syndicat mixte demande désormais à APTS de lui rembourser la somme de trois millions d’euros, qui était subordonnée à cette étape pour poursuivre les recherches. En parallèle, il a officiellement mis en demeure le constructeur de remplir ses obligations contractuelles, avant d’engager des poursuites.
Tramway : à Nice, la ligne 2 sera conforme au projet
Las des recours de tous bords, des opposants qui parlent de référendum ou de BHNS, le 12 mars, le maire (UMP) de Nice a mis les choses au point. Christian Estrosi confirme que la ligne est – ouest de tramway, reliant l’aéroport au centre administratif et au centre-ville, puis au port en phase 2, soit 11,3 km et 650 millions d’euros, se fera conformément à la DUP. Il réaffirme aussi l’intérêt des deux stations souterraines, permettant un gain de temps de 15 minutes et un moindre « péril pour le tissu économique local qui se remet à peine de cinq années de travaux ». Le maire assure enfin que ce projet, qui doit transporter 80 000 voyageurs dès 2017, est financé (150 millions d’euros de subventions, 500 millions d’euros de prêts).

L’Underground fête ses 150 ans
Le plus vieux métro du monde, celui de Londres, a eu 150 ans en janvier. Et toute l’année 2013 sera consacrée à fêter dignement ce sesquicentenaire qui n’arrête jamais de se renouveler. En commençant par un parcours à vapeur en souterrain, le 13 janvier.
C’est le 9 janvier 1863 que le premier tronçon de chemin de fer souterrain – « Underground » en anglais – a ouvert à Londres, entre Paddington et Farringdon. Cent cinquante ans et quatre jours (pour que ça tombe un dimanche) plus tard, un train spécial remorqué par la locomotive à vapeur n° 1 du Metropolitan Railway a parcouru à nouveau ce premier tronçon. Car oui, le métro de Londres était à vapeur à ses tout débuts ! Et à cette époque, il était même à double écartement : voie normale et voie large « de Brunel », alors en vigueur entre la gare londonienne de Paddington et l’ouest de l’Angleterre.
Sub-Surface
En effet, avant de devenir le premier tronçon du plus ancien réseau de métro au monde, ce chemin de fer souterrain avait été construit pour prolonger vers le cœur de Londres les différents réseaux ferrés au nord du centre-ville, qui butaient sur les gares en cul-de-sac. C’est pourquoi cette première ligne « métropolitaine » a été construite au gabarit « chemin de fer ».
C’est ainsi qu’est né un premier réseau de lignes souterraines à grand gabarit, construites selon des normes proches de celles des chemins de fer britanniques, à ceci près que leur alimentation électrique, installée au début du XXe siècle, est assurée par deux rails : l’un latéral et l’autre entre les rails de roulement. Le gabarit y est par conséquent assez généreux (du moins pour un métro européen) ; de plus, leurs plateformes à deux voies sont établies à quelques mètres sous le niveau de la rue, assez souvent à l’air libre (par exemple au passage des cours entre immeubles). Ce dernier point était très utile du temps de la vapeur ! Ces lignes (Metropolitan, District, Circle, Hammersmith & City) sont aujourd’hui désignées Sub-Surface, c’est-à-dire « sous surface ».
TubeUne autre catégorie de chemin de fer souterrain est apparue à Londres en 1890 : le Tube qui, à la différence des lignes Sub-Surface, a toujours été électrique, ce qui a permis son forage à grande profondeur, dans des couches d’argile stables, sous forme de deux tunnels à voie unique de section circulaire. Le diamètre de ces tunnels (3,66 m) est plutôt étriqué, mais il était encore moindre sur la première ligne souterraine à grande profondeur, aujourd’hui un des itinéraires de la Northern Line, à tel point que les tunnels de 1890 ont été reconstruits en 1924 au même gabarit que pour les autres lignes de Tube réalisées entre-temps. Reste que le gabarit du matériel roulant sur ces lignes est inférieur à celui des rames Sub-Surface, surtout en hauteur. Mais les deux types de matériel partagent le même type d’électrification à troisième et quatrième rail, ce qui a permis de mettre en service des rames de Tube sur les prolongements en banlieue à grand gabarit. Stricto sensu, les lignes de Tube sont Northern, Waterloo & City (qui a longtemps appartenu aux Chemins de fer), Central, Bakerloo, Piccadilly, Victoria et Jubilee. Mais on a pris l’habitude de surnommer « Tube » toutes les lignes du métro de Londres, dont l’appellation correcte reste « Underground ». D’où l’appellation « Deep Tube » parfois utilisée pour distinguer les lignes forées en profondeur.
… et les autres
Ces dernières décennies, Londres s’est enrichi de deux nouvelles catégories de « métros », qui ne font toutefois pas partie du réseau « Underground ».
La première est le métro automatique des Docklands (Docklands Light Railway, DLR), dont les premiers tronçons ont été inaugurés en 1987, et l’Overground (« aérien »), lancé en novembre 2006 et qui fait le tour de Londres depuis décembre dernier. L’infrastructure d’une ancienne ligne de métro, l’East London Line, a été réutilisée par l’Overground pour traverser l’est de Londres et passer sous la Tamise, infrastructure qui était à l’origine un chemin de fer empruntant un ancien tunnel piétonnier. La frontière entre métro et « grand » chemin de fer reste mouvante à Londres !Patrick LAVAL
Tunisie : le projet de tramway à Sfax prend tournure
« Une première ébauche de l’étude de faisabilité sur le tramway de Sfax, financée par la Banque européenne d’investissement, a été diffusée aux acteurs publics, au gouvernorat et à la municipalité il y a une quinzaine de jours », assure un opérateur économique de cette ville située à 270 kilomètres au sud-est de Tunis, dans un article du Moci. La première phase – un tronçon de 25 kilomètres entre la localité de Sidi Salah et l’aéroport – serait achevée pour une inauguration en 2019. La deuxième phase, d’une longueur équivalente à partir de la localité de Sidi Mansour, serait, quant à elle, terminée pour une ouverture prévue en 2028.
F. P.