Catégorie : Transports urbains

L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

  • Le tram pour requalifier le quartier de la gare de Tours

    Le tram pour requalifier le quartier de la gare de Tours

    Pour assurer l’entrée en gare, en septembre 2012, du tram et offrir une desserte quai à quai avec le train, Tours va devoir raser un ensemble de logements et de commerces. A la place, un ensemble immobilier avec 5 500 m2 de bureaux, ainsi qu’une tour haute de 54 m abritant commerces, résidence hôtelière et appartements. Bouygues Immobilier, associé à l’architecte tourangeau Alain Gourdon, a été retenu pour ce projet de 50 millions d’euros. Projet permettant de dégager une vaste esplanade devant la gare, qui deviendra une « vitrine de l’intermodalité » avec le train, la station tram, la gare routière et une station-vélos. L’entrée en gare par le tram se fera aussi par une porte dessinée par Daniel Buren.

  • Caen passe au tramway fer en 2018

    Caen passe au tramway fer en 2018

    C’est décidé. Fin 2018, Caen devrait avoir un tramway classique, fermement appuyé sur deux rails. Les élus caennais ne veulent plus entendre parler du TVR, ce tram sur pneus trop petit dont les pannes à répétition font fuir les passagers. Le syndicat mixte Viacités, autorité organisatrice de l’agglomération, a largement voté, le 14 décembre, le principe de son remplacement par « un système plus fiable, plus performant et de capacité supérieure ». Autrement dit par un tramway classique, « sur fer ». Qui, contrairement à ce qu’on a pu dire autrefois, sait monter les quelques côtes du parcours. La transformation, qui exigerait dix-huit mois de travaux, ne semble plus insurmontable : elle est désormais estimée à 170 millions d’euros, un tiers de moins que ce qu’avait calculé Viacités l’an dernier. Il faudra reprendre la plateforme, allonger les stations, revoir la ligne aérienne de contact et construire un nouveau dépôt. « Et ce alors que le TVR a déjà coûté 215 millions », soupire le président du syndicat mixte, le socialiste Eric Vève (une somme en euros de 2002, à laquelle il faudrait rajouter des investissements annexes, le coût des services de substitution lors des nombreuses défaillances de l’engin ou le bitumage régulier des ornières).
    Autrefois présenté comme éminemment innovant, le TVR n’a jamais fait ses preuves. Ce véhicule hybride était a priori une bonne idée : il ressemble à un tramway sur les 15,7 km de son parcours commercial, mais peut se transformer en bus diesel, s’affranchissant de son rail de guidage et de ses caténaires pour franchir un obstacle ou rentrer au dépôt. Mais, tout juste neuf ans après sa mise en service, il souffre encore de trois « pannes rouges » (qui se traduisent par une interruption du trafic de plus de trois minutes ou exigent un retour au dépôt) par jour, 32 fois plus que l’objectif contractuel. Et il exige une maintenance très importante, contrairement aux promesses du constructeur. Son faible taux de disponibilité et le fait qu’il ne peut être allongé au-delà de ses 24,50 m de long actuels, car il est considéré comme un véhicule routier, font qu’il est complètement débordé. Or Bombardier n’en fabrique plus, et la facture présentée pour une relance des chaînes est dissuasive… de même qu’il serait très coûteux de faire construire par quelqu’un d’autre quelques véhicules compatibles, quand bien même Viacités voudrait agrandir la flotte.
    « Le TVR tire le réseau de transports en commun caennais vers le bas au lieu d’être un élément porteur. Fait unique en France, on compte à Caen plus d’usagers satisfaits par les bus que par le tram », se désole Eric Vève. Sa fréquentation a même baissé de 10 % ces deux dernières années (plafonnant à 40 000 passagers par jour), alors que la restructuration des bus a permis de faire progresser la fréquentation de l’ensemble du réseau. Pour répondre à la demande sur l’axe nord – sud desservi par le tram dont le potentiel est estimé à 60 000 voyageurs quotidiens à la fin de la décennie, Viacités a dû rajouter des bus. Car s’il estime que le choix du TVR a été une erreur, l’élu note que le tracé de sa ligne « a indéniablement été bien pensé ». Reste que pour troquer son TVR contre des tramways classiques longs de 32 m, le syndicat mixte devra résilier le contrat de trente ans qui le lie à la société concessionnaire STVR, qui associe Bombardier et Spie. « Le chantier juridique s’annonce pittoresque », a joliment noté Ouest-France. Viacités n’a pas l’intention de verser d’indemnités pour sortir de ce partenariat public-privé, jugeant que le produit fourni ne correspond pas aux attentes : « Nous allons saisir le tribunal administratif de Caen d’une demande d’expertise judiciaire pour déterminer les dysfonctionnements du système et établir le niveau de responsabilité de la STVR », indique M. Vève, qui, ça tombe bien, est avocat. Il faudra aussi résilier le contrat de concession passé avec Keolis Caen. Viacités décidera donc à la mi-2012 s’il convient de créer une régie pour exploiter le réseau ou s’il faut lancer un appel d’offres pour une nouvelle délégation de service public.
        

    François Enver

  • Belgique : la Stib veut des tramways plus longs

    La Stib (Société des transports intercommunaux de Bruxelles) a décidé de convertir sa commande à Bombardier de 15 trams T3000, longs de 32 m, en 15 trams T4000, longs de 43 m, afin de transporter « confortablement » une clientèle « en constante augmentation » sur l’axe nord-sud et le long de la grande ceinture. Ces trams T4000 seront livrés à l’automne 2013. Outre cette conversion, conforme au contrat-cadre signé en 2003 avec Bombardier, la Stib confirme la totalité de sa dernière commande de 152 tramways, passée en 2008. Lorsque le dernier de ces trams sera livré, d’ici 2015, la Stib disposera d’un parc de 220 nouveaux véhicules (166 T3000 et 54 T4000).

  • Italie : le difficile train-train quotidien des usagers du rail

    Train-boulot-dodo ou métro-boulot-dodo : 2,83 millions d’Italiens connaissent cette formule par cœur, selon le dernier rapport de l’association écologiste Legambiente, consacré aux pendulaires. Depuis 2009, leur nombre a augmenté de 7,8 %. Mais le service n’a pas forcément suivi : avec 595,7 km de lignes de trains périurbains (contre 2 033 km en Allemagne) et seulement 176 km de métro (contre plus de 618 en Allemagne), le service ferroviaire italien, un des plus faibles d’Europe, est montré du doigt par les écologistes, qui s’inquiètent à l’heure où des coupes dans les budgets des collectivités locales, suite à plusieurs plans d’austérité, risquent encore d’aggraver la situation. Ces dix dernières années, 72,1 % des investissements pour les transports ont été consacrés aux autoroutes, regrette Legambiente. L’Italie est par ailleurs la plus mauvaise élève d’Europe en ce qui concerne la vitesse de ses trains régionaux qui roulent à seulement 35,5 km/h en moyenne contre 51,4 km/h en Espagne ou 46,6 km/h en France.

  • Premier contrat CBTC Thales au Brésil

    Le 15 décembre, Thales a annoncé avoir remporté son premier contrat de signalisation CBTC au Brésil, pour la ligne 17 du métro de São Paulo. La signalisation CBTC (Communications-Based Train Control) qui équipera cette ligne de monorail sans conducteur sera de type SelTrac. La première phase de déploiement devra être terminée avant le début de la Coupe du monde de football 2014, l’achèvement complet étant prévu en août suivant, soit une livraison en seulement 27 mois. Longue de 18 km, la nouvelle ligne aérienne sera construite par un consortium piloté par CR Almeida avec Scomi et MPE Group. Elle devrait, selon les estimations, transporter 252 000 voyageurs par jour. Rappelons que la solution SelTrac de Thales fait l’objet de 54 programmes de déploiement, dans 31 villes du monde.
     

  • Espagne : le projet de métro de Saint-Sébastien remis en cause

    L’exécutif du Gipuzkoa (la province basque de Saint-Sébastien) a refusé le 20 décembre de participer à la construction du métro de Saint-Sébastien (Donostia) : ce n’est pas de notre compétence et il y a des dépenses plus urgentes, selon Larraitz Ugarte, porte-parole de la coalition indépendantiste qui gouverne ce territoire. S’étalant de Hendaye à Lasarte sur 24 km, ce projet misait sur le dédoublement de l’actuelle ligne à voie métrique d’Euskotren avec une nouvelle boucle souterraine de 4 km en centre-ville. Un investissement de 700 millions d’euros partagé entre le gouvernement basque et le Gipuzkoa.     

    M. G.
     

  • Equateur : Cuenca confie la construction de son tramway au basque ETS

    Eusko Trenbide Sarea (ETS, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires au Pays Basque espagnol), a été choisi par la municipalité de Cuenca pour mettre en route le tramway de cette ville de 90 000 habitants située dans la cordillère des Andes. Soit un contrat de 2,8 millions d’euros pour la mission d’étude initiale. L’actuelle douzaine de réseaux de tramways ibériques et leurs entreprises d’ingénierie cherchent de plus en plus à exporter le savoir-faire acquis et, pour le seul Equateur, Guayaquil comme Quito ont été également approchées.   

    M. G.
     

  • L’Oramip observe l’impact du tram sur l’air de Toulouse

    L’Observatoire régional de l’air en Midi-Pyrénées (Oramip), qui mesure depuis plusieurs années la qualité de l’air dans le métro toulousain, a lancé plusieurs études concernant le tramway, dans le cadre d’une convention avec Tisséo. Depuis novembre, l’Observatoire mène une étude afin d’estimer l’impact sur la qualité de l’air de la ligne T1, inaugurée en décembre 2010, à proximité de son tracé. L’Oramip travaille également avec Tisséo sur ses deux futurs prolongements, l’un vers la zone aéroportuaire, la ligne Envol, et l’autre vers le centre-ville, appelé ligne Garonne. Il s’agit de faire un état des lieux de la qualité de l’air et de prévoir l’impact de leur mise en service à proximité de leur tracé.    

    C. S.-S.
     

  • Translohr ouvre son capital

    La vente d’une partie du capital de Translohr, la division tramway, pourtant la plus rentable du groupe Lohr Industries, a été annoncée par Robert Lohr dans un article du Figaro. Après avoir vu son chiffre d’affaires divisé par quatre en quatre ans, il fallait à Robert Lohr, président-fondateur du groupe, 50 millions d’euros avant la fin du mois de décembre pour éviter la faillite. Le président assure qu’il « privilégiera des acquéreurs industriels garantissant le maintien des emplois en Alsace », où est basée l’entreprise. Il n’a pas communiqué son prix de vente, mais indique qu’il lui a fallu investir 120 millions d’euros dans la mise au point de sa division tramway. Le Translohr circule déjà à Clermont-Ferrand, Padoue, Mestre-Venise, et Shanghaï. Il équipera bientôt deux lignes de tramway de la RATP.
     

  • Besançon attribue la deuxième partie du tracé de son tramway

    Besançon attribue la deuxième partie du tracé de son tramway

    Sept kilomètres, dix-huit stations et 50 % du tracé du tramway, pour 53 millions d’euros. C’est le groupement d’entreprises Eurovia (mandataire), Bonnefoy, Eurovia Travaux ferroviaires (ETF), Campenon Bernard, Coteb Codiel qui a remporté ce marché, attribué par la communauté d’agglomération Grand Besançon. Il s’agit de la deuxième partie du projet, la première moitié du tracé ayant été confiée il y a deux semaines à STD, Sacer, Roger Martin, Colas rail et Alstom dont les travaux commenceront en février 2012. Les travaux de la seconde partie devraient commencer quasi simultanément, dès mai 2012. La communauté d’agglomération a toutefois encore plusieurs marchés à attribuer d’ici la fin de l’année. Ils concernent notamment les lignes aériennes de contact, l’énergie de traction, les carrefours à feux et les espaces verts.

    Julien Sartre