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Catégorie : Transports urbains
L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.
Corée du Sud : le métro transformé en supermarché virtuel
Faire du temps d’attente un temps de shopping. C’était le but de la société britannique Tesco, à travers sa filiale sud-coréenne Home Plus, quand elle a proposé, il y a quelques semaines, aux usagers du métro de faire leurs courses depuis les quais. Le temps d’une campagne de communication, un supermarché virtuel a été rendu accessible à certaines stations. Des photos de produits étaient affichées sur les murs avec un résultat visuel semblable à des rayons de magasins classiques. Pour acheter, il suffisait de scanner les QR Code, ces codes-barres nouvelle génération déjà présents en France, à l’aide d’un smartphone. Le temps de payer en ligne puis de sauter dans sa rame et le client était livré à son arrivée à son domicile. La campagne a obtenu le grand prix Médias la semaine dernière, aux Lions de Cannes, les oscars de la publicité ; la vidéo de présentation a ensuite fait le buzz sur Internet. La firme y explique que ce système lui a permis de devenir numéro un du commerce en ligne. Si cette innovation est possible en Corée du Sud, c’est aussi que le taux d’équipement des habitants en smartphones y est très important. En France, la technologie du paiement sans contact, à l’aide de smartphones bien entendu, n’en est qu’à ses balbutiements. Mais cette campagne préfigurait peut-être les magasins du futur.
http://www.huffingtonpost.com/2011/06/27/south-korea-virtual-supermarket_n_885150.html
Début des travaux d’extension de la Ligne 1 du tram de Nice
Les travaux d’extension de la ligne 1 ont commencé fin juin, avec pour objectif de relier Nice à la Trinité, via le quartier Ariane. L’extension prévue est de 4,3 km et comprendra 9 stations. La première phase du chantier prévoit une extension de la ligne de 450 m, ce qui permettra de relier la station Pont-Michel (actuel terminus) à la future station Pasteur, via le pont René-Coty (un nouveau pont accolé à l’actuel accueillera le tramway). La mise en service de ce premier tronçon est prévue au printemps 2013. Le coût total de l’extension est prévu à 23,9 millions d’euros.
Nouvelle-Zélande : le projet de métro d’Auckland compromis par un mythe
Le projet de métro de la ville d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, est fortement compromis par un monstre maori : le Taniwha. Cette créature mythique vivrait sous la ville, et revêt une importance particulière pour ceux qui y croient ; ces derniers affirment ne pas avoir été consultés par la ville, lors de la conception du projet. Suite aux protestations des associations de défense culturelle de ce peuple, la mairie a arrêté les travaux. Et ce, malgré le milliard de dollars néo-zélandais (plus de 550 millions d’euros) déjà investis. Les Maoris ont bien prévenu : « Le monstre est là pour protéger la ville, mais si on le dérange, il peut mordre. »
Première soudure pour la ligne de tramway Villejuif – Athis-Mons
Fin juin doit avoir lieu la première soudure symbolique sur la ligne T7 du tramway francilien. Les travaux préliminaires de cet équipement, qui reliera en 2013 Villejuif à Athis-Mons, ont commencé voilà deux ans déjà. Avec un budget de 361,3 millions d’euros, ce tramway est censé transporter 9,7 millions de voyageurs par an, sur un parcours de 11,2 km, jalonné de 18 stations. Cette fréquentation importante s’explique par la densité de population dans le bassin sud-parisien et la proximité d’Orly et de Rungis. La RATP et le Stif mettent en avant le fait qu’il s’agit d’un tramway à roulement sur fer, à l’instar du T3 dans le nord de Paris. Censées être relativement silencieuses, les 19 rames du T7 ont également vocation à faire de cette région un « espace plus vert, et agrémenté de plus de repères visuels ».
Le marché du métro 4 de Milan attribué
Un consortium italien emmené par les constructeurs Impregilo et Astaldi a remporté un marché estimé à 1,7 milliard d’euros pour construire puis gérer la ligne 4 du métro de Milan. Cette nouvelle ligne, qui sera entièrement automatique et sans conducteur, s’étendra sur 15,2 km entre Linate (un des aéroports milanais) et Lorenteggio. Le projet prévoit la construction de deux galeries, une par sens de marche, ainsi que de 21 stations et d’un dépôt. Outre Impregilo et Astaldi, le consortium vainqueur comprend le gestionnaire du réseau de transports milanais ATM, le spécialiste des systèmes de signalisation ferroviaire Ansaldo STS et le constructeur AnsaldoBreda (deux filiales du groupe Finmeccanica) ainsi que le spécialiste des câbles Sirti.
Le tram de Besançon est déclaré d’utilité publique
Etape majeure pour le projet de tramway de Besançon : la déclaration d’utilité publique (DUP) a été signée par le préfet de Franche-Comté le 15 juin. Elle survient après un avis favorable sans réserves du commissaire-enquêteur et un vote quasi unanime par les délégués communautaires de la déclaration de projet. Pour le Grand Besançon, « l’obtention de cette DUP démontre la pertinence et l’efficience du projet, la qualité du dossier présenté, et le travail accompli par l’ensemble des partenaires ». L’agglo va pouvoir finaliser les procédures d’appels d’offres pour attribuer les marchés afin de démarrer les travaux de construction de voie dès la fin 2011. Le chantier doit durer jusqu’en décembre 2013. Prochains rendez-vous : le 13 septembre pour l’ouverture de la Maison du tram, espace d’information sur le projet, et le 24 la présentation à Micropolis (Salon rail miniatures) de la maquette échelle 1 du tramway.

Les stations marseillaises sont-elles polluées ?
Selon les chiffres partiels révélés par le quotidien La Provence, une étude dans le métro de Marseille effectuée par Atmo Paca, organisme de surveillance de la qualité de l’air, a mis en évidence jusqu’à 285 microgrammes par m³ d’air (285 μg/m³) de particules en suspension inférieures à 10 ou 2,5 microns. Selon le décret du ministère de l’Ecologie du 21 octobre 2010, la valeur limite pour ces particules est de 50 μg/m³ « en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de trente-cinq fois par année civile ». Ce qui fait dire à Dominique Robin, directeur d’Atmo Paca, qu’il n’y aurait pas de concentration alarmante de ces particules et qu’elle serait, sur une année civile, inférieure aux normes.
Des études similaires ont été menées dans les métros de Rennes, Lille, Toulouse, Lyon et Paris, où des « pointes » de pollution auraient été relevées. Le moins pollué serait celui de Rennes, Marseille étant deuxième. A Marseille, l’étude, qui sera prochainement publiée, a été réalisée dans les deux stations les plus fréquentées du métro, Castellane (sur les quais des lignes 1 et 2) et Saint-Charles, en deux phases, entre le 18 janvier et le 15 février 2010 et entre le 27 mai et le 7 juillet 2010. Elle a porté sur les particules dans l’air et sur les émissions de gaz.
José SOTO

Enquête publique en 2012 pour la ligne B du métro à Rennes
L’installation le 6 juin du groupement de maîtrise d’œuvre pour la ligne B du métro dans ces nouveaux locaux à Rennes a été qualifiée de « moment fort » par Daniel Delaveau, président de Rennes métropole « car la ligne B est attendue avec impatience ». En effet, « Rennes a le taux de croissance le plus fort des aires urbaines françaises, après Toulouse, et prévoit d’accueillir 200 000 habitants de plus dans les trente ans à venir ; c’est un véritable défi à relever tant pour le logement que pour les transports ».
Le groupement constitué d’Egis Rail, d’Arcadis ESG, d’Iosis Centre-Ouest et du cabinet L’Heudé et L’Heudé a été choisi par les élus fin 2010. Il est chargé de la maîtrise d’œuvre déléguée pour le génie civil et l’équipement du métro pour le compte de la société d’économie mixte Semtcar. Il va piloter le chantier, dont les premières études ont démarré il y a déjà dix ans. « L’effectif sur ce projet est de quarante personnes, dont douze basées à Rennes », précise Jean-Marc Dufer, chef de projet d’Egis. La phase d’avant-projet a débuté en janvier dernier et s’achèvera en mars 2012. Le premier avant-projet concernant le tracé exact de la ligne a été présenté le 5 mai au maître d’ouvrage. « L’implantation des stations ne change pas, mais le tracé prend en compte les contraintes de réseaux et de sols. Le plan fonctionnel des stations (circulation des piétons, etc.) a également été communiqué. » Suite au concours lancé pour répondre à l’appel d’offres, sept équipes d’architectes travaillent sur les stations depuis début 2011 en interface avec le groupement. Une première version de l’avant-projet partiel sera livrée début septembre. L’enquête publique est prévue pour 2012.
Pour mémoire, le matériel roulant (Cityval de Siemens) a été choisi fin 2010 et côté financement, l’Etat prévoit d’attribuer une subvention de 90,6 millions d’euros sur un coût global d’un peu plus d’un milliard. D’une longueur de 14 km, la ligne B doit être mise en service vers 2018.
Début de la concertation pour le tramway d’Avignon
Du 10 juin au 8 juillet, le Grand Avignon – 26 communes et 255 000 habitants – organise une 2e étape de concertation qui vise à préciser le tracé des deux lignes du futur tramway. L’investissement est de 250 millions d’euros (dont 50 millions de subventions de l’Etat dans le cadre du Grenelle), pour construire les 14,7 km de ligne et les 22 stations desservant 34 % de la population. Sur la base des avis recueillis, l’AO orientera le cahier des charges des études détaillées, qui préciseront les tracés définitifs. L’enquête publique est prévue pour 2012, pour une mise en service à la fin de 2016. La première phase de concertation, en juin 2010, a selon l’AO suscité une forte mobilisation et l’adhésion générale à la construction d’un tramway sur fer de petite dimension (18-24 m, soit 150 places), adapté à la taille de l’agglomération.
Le chantier du tramway de Toulouse suspendu
Le prolongement de la ligne 1 du tram de Toulouse a été remis en cause par le tribunal administratif le 1er juin. Saisi en avril par l’Apat (Association Pour un Autre Tracé), le juge des référés a interdit au chantier du tram de démarrer, mais permis aux travaux de déviation de réseaux de se poursuivre. Le jugement du tribunal administratif est sévère. « Aucun élément du dossier ne démontre que la création de cette ligne satisfait suffisamment les besoins des automobilistes empruntant actuellement les voies concernées pour les conduire à renoncer à l’usage de leur véhicule », estime-t-il, exprimant « un doute sérieux sur l’utilité de cette ligne [qui] double l’offre de transport par le métro » et « couvre une distance modeste de 3,8 km dont la desserte locale peut être assurée par le réseau autobus », alors que « le coût d’investissement est estimé à près de 120 millions d’euros ». Le président de Tisséo, Pierre Cohen, a déposé un recours devant le conseil d’Etat. Si celui-ci infirme la décision d’ici un mois, le début des travaux programmé pour septembre ne sera pas retardé. S’il la confirme, le projet devra être profondément remanié.
C. S.-S.