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Catégorie : Transports urbains
L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.
Des études exploratoires pour rapprocher Brest et Quimper de Paris
La région Bretagne et Réseau ferré de France (RFF) ont réaffirmé le 8 février leur volonté de mettre Brest et Quimper à 3 heures de Paris, mais aucune date n’a été fixée. Les deux villes du Finistère, aujourd’hui à environ 4 heures de la capitale, seront à 3 heures 08, en 2016, après la réalisation de 182 km de ligne à grande vitesse (LGV) entre Le Mans et Rennes et l’amélioration des lignes existantes Rennes – Quimper et Rennes – Brest. Pour gagner de nouvelles minutes, il faudra construire des tronçons à grande vitesse supplémentaires, le président de région, Jean-Yves Le Drian (PS), les chiffrant à « environ 40 km » pour chacune des lignes Rennes – Quimper et Rennes – Brest. Des études exploratoires ont été lancées avec le souhait de pouvoir « organiser un débat public à l’horizon 2013 », ont annoncé RFF et la région.
Les deux niveaux en renfort sur la ligne A du RER parisien
Le 8 février, la RATP devait présenter sa première voiture MI 09 à Boissy-Saint-Léger. 60 voitures, qui formeront 30 rames, ont été commandées en 2009 à Alstom et à Bombardier. Les MI 09 remplaceront progressivement les MI 84, avec lesquelles elles pourront circuler en unité multiple. Elles offriront une capacité théorique de 2 500 voyageurs, soit 50 % de plus que les rames MI 84. Leurs larges portes doivent permettre une montée et une descente rapides. Ces nouvelles rames à deux niveaux vont arriver à partir de la fin de l’année en service commercial sur la ligne A du RER, qui achemine à grand-peine 1 million de voyageurs par jour.
Signature du contrat de prolongement de la ligne 5 du métro de Milan
Metro 5 SpA, la société de projet dont les principaux actionnaires sont Astaldi SpA (chef de file) Ansaldo STS et Ansaldo Breda (filales de Finmeccanica), ainsi que les transports municipaux de Milan (ATM) et Alstom, ont signé avec la Commune de Milan la convention de concession relative au prolongement de la ligne 5 du métro vers le Stade San Siro d’ici l’Expo 2015. La valeur totale de ce prolongement est de 872 millions d’euros. Dès la fin de la période de construction, qui devrait durer 57 mois, Metro 5 SpA sera gestionnaire du nouveau tronçon pendant 25 ans et 7 mois ; ses revenus devraient dépasser 1,3 milliard d’euros.
La ligne Rhin-Rhône inachevée
En soudant le dernier rail du premier tronçon de la ligne nouvelle, près d’Auxonne en Bourgogne, François Fillon a lancé à sa façon l’année du TGV Rhin Rhône qui sera mis en service le 11 décembre prochain. Cette ligne à grande vitesse va, pour la première fois, relier plusieurs régions françaises sans passer par Paris. Toutefois, conçue comme une étoile à trois branches, la LGV Rhin-Rhône garde tout son mystère quant à l’avenir de deux de ses branches, vers l’ouest et le sud, et des incertitudes quant à l’achèvement de sa première branche. Ce qui va être mis en service en décembre, ce sont « seulement » 140 km de cette branche Est qui vont permettre de relier l’est de Dijon au territoire de Belfort. Manquent pour l’achever une cinquantaine de km. Et la seule certitude, c’est que le chantier ne pourra pas être mené dans la continuité du précédent, ce qui était envisagé logiquement à l’origine.
Tramway des Maréchaux : c’est soudé Porte de la Villette
Petit clin d’œil “historique“ : le 27 janvier 2005, la première soudure du tramway des Maréchaux Sud était faite au Pont du Garigliano. Le 24 janvier 2011, c’est au tour du prolongement du T3 de la Porte d’Ivry à la porte de la Chapelle de poser son premier rail. Malgré la pluie et le blizzard, Bertrand Delanoë, Jean-Paul Huchon et Pierre Mongin étaient présents pour accompagner ce geste toujours symbolique sur un chantier de cette importance. Une première soudure aluminothermique, qui en précède 3499 autres sur ces 14,5 km et 26 stations dont la mise en service est prévue pour décembre 2012. « Le chantier avance conformément aux prévisions de planning », se sont réjouis les maîtres d’ouvrage. Le prolongement, en correspondance avec 11 lignes de métro et deux RER devrait transporter quotidiennement 170 000 personnes, portant à 280 000 le trafic total de la ligne qui part du Pont du Garigliano et devrait ensuite être encore prolongée jusqu’à la porte d’Asnières en 2016.
Le tram de Bordeaux revient sur le pont principal des écluses
Le 24 janvier, la CUB a annoncé que le tramway peut à nouveau emprunter le pont principal des écluses, autorisant une desserte normale entre le quartier de Bacalan et le reste de l’agglomération bordelaise. Ouvert à l’été 2009, ce pont mobile a aussitôt subi de fortes dilatations, puis une inondation l’hiver suivant, entraînant l’arrêt de son exploitation en septembre 2010, des défauts ayant été constatés dans l’alignement des rails, mesuré par capteur après chaque rotation. Pour autant, le tram n’a pas cessé de relier Bacalan au centre-ville, effectuant un petit détour vers le pont auxiliaire à voie unique, à une fréquence toutefois dégradée. Entre-temps, le meulage des rails et un accord pour l’autorisation de passage au coup par coup ont permis la réouverture du pont principal, au prix d’une intervention manuelle, en continu, sur le site. La CUB a complété cette solution provisoire par la mise en place d’une navette bus de substitution à l’heure de pointe et le prolongement d’une ligne de bus jusqu’aux bassins à flot.
Ile-de-France : 600 millions de la BEI pour les trains
Ce 20 janvier, Jean-Paul Huchon en tant que patron du Stif a signé à Paris un accord d’emprunt de 600 millions d’euros sur trente ans avec Philippe de Fontaine Vive Curtaz, vice-président de la Banque européenne d’investissement. Sa finalité : le renouvellement et la modernisation des trains sur le réseau de l’Ile-de-France, avec en ligne de mire les Franciliens en cours de livraison. L’ensemble du programme estimé à plus de deux milliards d’euros, financé pour moitié par le Stif et pour moitié par la SNCF, doit permettre ainsi de financer l’acquisition de 172 Franciliens et de 24 AGC et la rénovation des trains à deux niveaux des RER C et D. C’est le premier emprunt du Stif destiné à financer ses investissements.
Au Pérou, le futur tramway d’Ayacucho va bénéficier de l’expérience basque
Ville de 140 000 habitants sur le plateau péruvien, Ayacucho prépare l’installation d’un réseau de tramways. Au terme d’un premier appel d’offres, l’étude détaillée en a été confiée à un consortium qui associe Idom (groupement d’ingénierie dont le siège social est à Bilbao), le métro de Medellin (Colombie), et qui s’appuie sur ETS (Euskal Tren Sarea, le RFF basque). Le transfert de technologie pour ce « train léger » portera notamment sur la régénération d’énergie, la maintenance et l’exploitation. ETS bénéficie des expériences du métro de Bilbao depuis 1995 et des réseaux de tramways, plus récents, de cette même ville ainsi que de Vitoria-Gasteiz. Idom et ETS préparent des initiatives communes afin de proposer leurs services à des villes moyennes d’Amérique latine qui pensent à des systèmes simples de transport urbain.

Hénin/Lens/Liévin : le réseau de bus se transforme pour accueillir le tramway
Il s’agit de la première des trois étapes de transformation qui précède l’arrivée du TCSP. « Nous sommes actuellement en phase d’échanges avec les communes de son territoire sur la refonte du réseau », explique-t-on au syndicat.
De son nom de code Réseau N, ce projet correspond à la restructuration du réseau Tadao actuel, en particulier sur les territoires de la communauté d’agglomération de Béthune-Bruay (Artois Comm.) et de la communauté de communes de Nœux-et-Environs (CCNE). Mis en service à la rentrée scolaire de septembre 2011, il perdurera jusqu’à la mise en service du tramway. Il aura pour objectif d’harmoniser les tarifs, au sein du PTU (115 communes), entre le réseau TER et le réseau Tadao. Ainsi, les titres Tadao seront valables sur les lignes TER internes au PTU et ce à partir des 27 gares du territoire. Le réseau sera hiérarchisé, à coût constant, selon trois niveaux de lignes de bus préconisés dans le PDU. Les lignes de niveau 1 et 2 devront être cadencées au moins aux 30 minutes et ne pas posséder d’antennes.
L’offre de transport devra être proposée du lundi au samedi et de septembre à juin, mais sera allégée le dimanche et en juillet-août. Elle intégrera les services Allobus et Proxibus. Pendant la période des travaux du tramway qui devait débuter en janvier, mais dont le calendrier a été repoussé, une nouvelle version du réseau, appelée Réseau N’ sera présentée. Elle intégrera les déviations d’itinéraires dues aux réfections de chaussée et autres travaux liés à l’arrivée du tramway. Enfin, la dernière modification du réseau s’adaptera au lancement du tramway, initialement prévu pour 2014.

Les habitants de Gradignan militent pour le prolongement du tramway au sud
Le schéma directeur de la communauté urbaine de Bordeaux étudie actuellement cinquante-huit itinéraires de prolongement possible du tramway. Parmi eux, quatre devraient être prioritaires. Et Michel Labardin, maire de la ville de Gradignan, dans le sud-ouest de l’agglomération, croit savoir que la desserte Talence – Gradignan sera parmi ces itinéraires prioritaires. En tout cas, ses administrés l’espèrent. 10 428 habitants ont en effet signé un vœu dans ce sens à l’initiative de l’association Prendre le tram à Gradignan. Cette association milite pour la réalisation d’une ligne Bordeaux-Pellegrin – Talence – Gradignan. Créée en janvier dernier, elle a déjà mené, avec ses 277 adhérents, plus de 25 opérations de recueil de signatures au cours desquelles elle a pu constater une demande très forte de la population pour une ligne de tramway arrivant à Gradignan.
Sur les 10 428 signatures recueillies, 78 % proviennent d’habitants de communes de la communauté urbaine de Bordeaux (CUB) et 22 % de communes extérieures (Bègles : 2 %, Bordeaux : 7 %, Pessac : 11 %, Talence : 13 %, Villenave-d’Ornon : 5 %.). Quant aux Gradignanais, ils représentent 58 % des signataires.