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RP273 : Entre Paris et Dreux – En cabine d’une BB 27300 et d’une VB 2 (5e partie)
La conduite d’un train ne nécessite pas seulement des compétences techniques, une parfaite connaissance de la réglementation, des procédures, et de la manière de les appliquer. Elle requiert aussi un « savoir être », ou plus précisément la capacité de savoir développer, en toutes circonstances, le comportement de sécurité adapté à la situation rencontrée.
Cette dimension fondamentale du métier, que maîtrisent nos conducteurs d’aujourd’hui, Antoine et Pierre, nous allons plus particulièrement l’observer en compagnie de Florent, cadre Transport Traction, aux trains 165815 et 165842, entre Paris et Dreux. Les deux trains sont assurés par une rame réversible VB 2N attelée à une locomotive BB 27300. Voilà en tout cas un film qui met en lumière, s’il était encore nécessaire, le professionnalisme extrêmement pointu des métiers de la conduite.Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé.
Conception : Pascal Riffaud.
Durée : 23 min.
Livraison de 10 Elf 2 à Koleje Wielkopolskie en Pologne
L’opérateur régional de la voïvodie de Grande-Pologne Koleje Wielkopolskie (KW) avait commandé en août 2017, pour un montant d’environ 45 millions d’euros, au constructeur polonais Pesa 10 automotrices électriques Elf 2 à cinq caisses. Pesa, le moins cher, avait remporté l’appel d’offres face aux constructeurs Newag et Stadler Polska. Pesa a livré mi-mars 2020 avec un an de retard le dernier Elf 2 de la commande à KW. De type Bo’2’2’2’Bo’, les Elf 2 désignés 48 WE ont une puissance de 2000 kW, une vitesse maximale de 160 km/h et une capacité de 286 places assises et 290 debout. Ils sont équipés de l’ETCS niveau 3.4.0 et du système de sécurité polonais SHP. Homologués le 12 septembre 2019 pour circuler en Pologne, les Elf 2 de KW sont engagés sur les relations Kutno – Poznan Glowny – Zbaszynek, Poznan Glowny – Jarocin – Krotoszyn, Gniezno – Poznan Glowny – Zbaszynek et Pila Glowna – Poznan Glowny – Ostrow Wielkopolski – Kepno. Mi-février 2019, la voïvodie de Grande-Pologne avait également commandé au consortium Pesa-ZNTK Minsk Mazowiecki, pour un montant d’environ 29 millions d’euros, cinq autres Elf 2, qui devraient être livrés à Koleje Wielkopolskie pour décembre 2020. KW utilise déjà depuis août 2012, 22 Elf type 22 WEe désignés EN 76 à quatre caisses.

Maintien de l’activité chez Viia
Viia s’adapte à la pandémie et est parvenu à produire, durant la semaine 14, 27 trains Lorry Rail sur Bettembourg – Le Boulou, 10 trains Viia Calais – Mâcon – Le Boulou et 24 trains AFA Aiton – Orbassano. Le taux de remplissage était de 92 % sur Lorry Rail, 65 % sur Calais – Le Boulou et 79 % sur l’AFA tandis que le nombre total de passages (semi-remorques et autres unités de transport intermodales – UTI) a été d’environ 2 000. Durant la semaine 15, SNCF Réseau a autorisé l’opérateur, qui maintient son activité hebdomadaire à hauteur de 80 %, à faire circuler à nouveau des trains longs (850 m contre 750 m depuis la mise en place du dispositif de crise). Parallèlement, Viia explique avoir arrêté Calais – Orbassano mais aussi travailler, sans plus de précisions, à sa relance et à son renforcement. En revanche, consécutivement aux dernières grandes grèves, il n’y a plus de service de Sète à Bettembourg. Le flux a été reporté massivement sur la route. Il s’agit là d’un précédent qui hypothèque potentiellement le lancement de toute nouvelle relation comme celle devant relier Sète à Calais… Viia considère que la mise en place de nouvelles liaisons concurrentes nord – sud constitue un signal positif vis-à-vis des chalands et qu’elle contribuera à agrandir la part du transport combiné. Mais l’opérateur estime aussi que certaines spécificités (acceptation d’un très large panel de semi-remorques et d’UTI, production très dédiée, etc.) génèrent une réelle plus-value quant à son offre, ce qui n’échapperait pas à ses clients transporteurs.

Allemagne : DB Regio reconduit en Lusace
L e 17 décembre 2019 DB Regio Nordost a remporté l’appel d’offres européen pour l’exploitation du réseau Lausitz (Lusace), lancé en mars 2019 par le VBB (Verkehrsverbund Berlin-Brandenburg), agissant pour le compte du ministère des Infrastructures de l’État du Brandebourg et de l’autorité organisatrice de transports de Leipzig (ZVNL). Le nouveau contrat, d’une durée de 13 ans à compter de décembre 2022, couvre l’exploitation des relations régionales RE 10 Francfort-sur-l’Oder – Cottbus Hbf – Leipzig Hbf, RE 13 Cottbus Hbf – Senftenberg – Elsterwerda, RB 11 Francfort-sur-l’Oder – Cottbus Hbf – Falkenberg (Elster) et RB 49 Cottbus Hbf – Senftenberg – Falkenberg (Elster), représentant un volume annuel de 4,3 millions de km-trains. Pour cela, le 13 février 2020, DB Regio Nordost a commandé 18 automotrices électriques Mireo à Siemens Mobility, qui arboreront la livrée classique rouge de DB Regio. Elles seront livrées entre octobre 2021 et novembre 2022. À trois caisses, ces Mireo auront une capacité de 180 places assises et pourront transporter 15 vélos. Accessibles aux personnes à mobilité réduite, elles seront entre autres équipées de la climatisation, du wifi, de prises électriques et de ports USB, de bornes de recharge de portable par induction et de tableaux d’informations en temps réel.

Détournement des trains par la Gäubahn suite à un accident
Causé par l’effondrement d’un pont sur la voie au passage d’un train de ferroutage transalpin, un accident s’est produit le 2 avril à Auggen en Allemagne entraînant la fermeture durant six jours de la Rheintalbahn qui relie Mannheim à Bâle. Un service minimum a cependant pu être mis en place en un temps record pour le transport des marchandises et des voyageurs dans le contexte de la crise sanitaire.
Un effroyable accident a eu lieu à Auggen dans le Lander de Bade-Wurtemberg (Allemagne), le 2 avril dernier, lorsqu’un pont en cours de destruction s’est écrasé sur les voies lors du passage d’un train de ferroutage transalpin (Rola Fribourg-en-Brisgau [D] - Novara [I]). Le tragique accident a fait trois morts dont le conducteur du train et 10 blessés.
Cet accident a entraîné la fermeture de la ligne ferroviaire du Rhin (Rheintalbahn : Mannheim - Bâle CFF) et interrompu brusquement la circulation de tous les trains entre Müllheim (D) et Schliengen (D) du 2 avril à 19 h jusqu’au 8 avril à 20 h. Cet événement a chamboulé toutes les circulations durant cette période, des plans de substitution ont tout de suite été mis en œuvre afin de maintenir un service minimum pour les trains voyageurs et marchandises.Trains voyageurs
Trains internationaux
Le trafic des trains était déjà limité par la fermeture des frontières en Europe et tout particulièrement en Allemagne suite à la pandémie du Covid-19. Aucune nouvelle mesure n’a été prise pour les Eurocity ni pour les trains de nuit, puisqu’ils ont été supprimés à la mi-mars 2020.
Trains grandes lignes
Les Intercités (IC) et les Intercités Express (ICE) en provenance du nord de l’Allemagne avaient pour terminus Fribourg-en-Brisgau. Plus aucun de ces trains ne partait ou arrivait de la gare badoise de Bâle.
Pour se rendre en Suisse par le rail, il fallait emprunter un train régional (S-Bahn).Trains régionaux (S-Bahn)
Les S-Bahn en provenance de Fribourg-en-Brisgau assuraient les liaisons jusqu’à Müllheim (Baden). Un bus de substitution a été mis en place entre les gares de Müllheim et de Schliengen. D’autres S-Bahn reliaient Schliengen à la gare badoise de Bâle, rallongeant le trajet entre Fribourg-en-Brisgau et la gare badoise de Bâle de 40 minutes environ.
Trains marchandises
Les entreprises de transport ferroviaire (ETF) ont immédiatement pris des mesures pour assurer les prestations de service et acheminer les précieuses cargaisons chez leurs clients respectifs. Très vite, deux solutions ont été retenues, sur les trois. La première option était de détourner les trains marchandises par la France en passant par la ligne 3 (Bâle - Strasbourg - Luxembourg) et la seconde de détourner les trains par l’Allemagne via la Gäubahn (Stuttgart-Singen) et entrer en Suisse par Schaffhouse (non loin du lac de Constance). La troisième solution qui consistait à annuler des trains et interrompre le trafic a été immédiatement écartée, à l’exception des trains ferroutage transalpin (Rola) de RAlpin AG reliant Fribourg-en-Brisgau à Novara.
France
BLS Cargo SA et Captrain dont SNCF Logistics a des titres de propriété via ses filiales Transport et Logistique Partenaires SA et Transport Ferroviaire Holding SAS ont eu le privilège, dans la mesure du possible (personnel et matériel roulant), de détourner certains de leurs trains par la France.
Allemagne
L’essentiel du trafic marchandises a été détourné en Allemagne. Il y a deux itinéraires dans le pays pour rejoindre le nœud ferroviaire de Singen (gare frontalière avec la Suisse) :

La SNCF signe pour l’Espagne
Lors de l’appel à mise en concurrence sur les liaisons à grande vitesse espagnoles fin 2019, parmi six candidats, la SNCF avait remporté l’un des lots. Après validation par l’autorité de concurrence, la SNCF va réaliser 15 allers-retours quotidiens : cinq sur Madrid – Catalogne, cinq sur Madrid – Valence et cinq sur Madrid – Andalousie.
L’accord a été officiellement signé le 13 avril 2020. Une filiale, Rielsfera, a été montée spécialement (100 % SNCF). La SNCF sera donc en décembre 2020 le premier exploitant alternatif en Espagne. Mais c’est un calendrier bâti avant la pandémie du Covid-19 ; il risque donc d’évoluer. Établi pour une durée de 10 ans, ce contrat se base sur une desserte low cost type Ouigo. La nature du matériel reste à préciser. Actuellement, la desserte commune SNCF – Renfe entre Paris et Barcelone, qui subsistera après, est assurée par les rames dites 3 UH 801 à 810. La desserte low cost nécessiterait entre neuf et 14 rames. Quelques équipements spécifiques sont à prévoir comme l’ERTMS 2, l’AFSA et une climatisation renforcée.
Les deux autres lots ont été acquis d’une part par Trenitalia associé à Air Nostrum et d’autre part à la Renfe. De son côté, la Renfe devait démarrer son offre low cost le 6 avril entre Madrid et Barcelone : démarrage remis à une date ultérieure.
Ukraine : à bord du train de Donetsk
Donetsk est au cœur du conflit encore non résolu qui a secoué l’Ukraine il y a plus de cinq ans. La gare, touchée par les combats, en porte encore les marques. L’imposant bâtiment historique ne voit plus partir qu’un seul train par jour depuis la relance de l’activité courant 2019. Nous montons à bord pour rejoindre Olenovka, son terminus proche de la ligne de front. Durant ce trajet qui dure à peine plus d’une heure, nous avons pu recueillir des témoignages riches d’enseignements d’agents des chemins de fer et de voyageurs…
Dans l’immense salle des pas perdus de la gare centrale de Donetsk, l’écran d’information n’affiche qu’un seul départ : le train de 7 h 50, direction Olenovka. Trois personnes viennent de prendre des billets au guichet, le seul ouvert. Le majestueux bâtiment au style architectural soviétique semble abandonné mais affiche une propreté glaciale qui contraste avec le chahut de l’extérieur où défilent les autobus, sur la place. « Avant la guerre, il y avait 53 trains chaque jour ici, explique en soupirant l’une des employées, le dernier train à partir a été celui qui reliait Donetsk à Sébastopol, en septembre 2014. Il a été touché par l’artillerie et à partir de là le trafic s’est arrêté ». Avec une certaine tristesse, la vieille femme se remémore les tragiques événements qui ont secoué l’Ukraine il y a plus de cinq ans.
Contesté par une grande partie de la population et acculé par une série de révoltes de grande ampleur dans la capitale, le président Viktor Ianoukovitch, proche de Moscou, est renversé durant le mois de février 2014 et remplacé par un nouveau gouvernement aligné sur la politique de l’Union européenne. Fer de lance de la mobilisation, les nationalistes ukrainiens rentrent au nouveau gouvernement et provoquent la réaction hostile des populations russophones (majoritairement installées à l’est du pays), défavorables aux nouveaux dirigeants. La situation s’envenime rapidement au cours du printemps. Les régions de Donetsk et de Lougansk proclament leur indépendance respective face au gouvernement intérimaire qui répond par l’envoi de l’armée. La partie orientale du pays bascule alors dans une guerre dans laquelle se cristallisent les enjeux disputés par les puissances internationales (principalement l’UE et la Russie). Non résolu à cette date, le conflit donna naissance à deux États non reconnus par la communauté internationale : les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk.
« La gare avait également été touchée par les combats, vous pouvez encore observer des impacts d’obus sur les colonnes extérieures », nous explique un usager, son billet à la main. Face à nous, plusieurs quais se distinguent les uns derrière les autres. Tous vides. Les passerelles aériennes en verre et les couloirs souterrains pour y accéder semblent interminables. La majorité des accès ont été fermés faute de monde. Une atmosphère de gare fantôme imprègne le lieu. Depuis le 19 août 2019, la compagnie de chemin de fer de Donetsk (anciennement ukrainienne) a relancé l’activité ferroviaire, modestement. Un seul trajet aller-retour est possible entre la ville devenue capitale et Olenovka, située à quelques kilomètres au sud, avant la ligne de front.
À côté du bâtiment historique de la gare, construit dans les années 50, s’étale une immense façade de verre dans laquelle se reflète le ciel bleu d’hiver. Un imposant bâtiment de construction moderne qui se détache du reste du paysage urbain. Au-dessus des portes d’entrée, comme un vestige de ce qui se trouvait là auparavant, on peut lire « Rail Center, centre commercial ». « C’était la nouvelle gare, nous explique un habitant, une extension afin d’accueillir les visiteurs pour la Coupe d’Europe de football en 2012, dont certains matchs se sont déroulés à Donetsk. Aujourd’hui elle est abandonnée ».
7 h 40. Une poignée de personnes montent dans le train qui stationne déjà sur la voie. Celui-ci se compose d’une locomotive et d’une seule voiture ! « 22 m de long pour 53 t, c’est un modèle de fabrication soviétique qui date de 1981 », nous informe Vladimir, le contrôleur. Vêtu d’une veste bleu marine et d’une simple chemise blanche malgré le froid glacial de ce mois de novembre, le jeune homme s’efforce de donner une image d’élégance.
Un bilan 2019 positif pour BLS Cargo
Alors que l’impact de la crise sanitaire liée au Covid-19 devrait signifier une baisse de 30 % de son activité au premier semestre 2020, BLS Cargo (350 collaborateurs dans quatre pays) a accru son chiffre d’affaires, pour l’année 2019, de 24,7 % (278 millions d’euros contre 223 millions d’euros). L’opérateur souligne que cet accroissement découle de la reprise de Crossrail et explique être désormais le seul à assurer l’interface commerciale, Crossrail se concentrant sur la seule production des trains en Belgique et en Allemagne. Les gains enregistrés en 2019 (5,3 millions d’euros) sont restés au même niveau que ceux en 2018. En revanche, le volume de trains produits s’est accru : 22 265 contre 17 051.

Pologne : Polregio veut exploiter des trains grandes ligne
Polregio est le nouveau nom depuis novembre 2016 de l’opérateur PKP Przewozy Regionalne, qui avait repris en 2001 l’exploitation des trains régionaux des PKP. Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire voyageurs en Pologne, assuré quasi exclusivement par l’opérateur historique PKP IC, Polregio a déposé début avril 2020 auprès du régulateur du rail polonais, l’UTK, une demande pour obtenir dès le 14 juin 2020 des sillons sur les relations Bialystok – Zielona Gora Glowna, Gdynia Glowna – Wroclaw Glowny, Gdynia Glowna – Poznan Glowny, Gdansk Glowny – Kolobrzeg, Olsztyn Glowny – Kolobrzeg, Wroclaw Glowny – Kolobrzeg et Wroclaw Glowny – Swinoujscie. L’UTK avait déjà donné son accord fin 2019 à l’opérateur tchèque Leo Express pour l’exploitation de trains en open access sur les relations (Prague) – Frontière – Katowice – Varsovie – Terespol et (Prague) – Frontière – Cracovie – Przemysl – Medyka, gare située à la frontière avec l’Ukraine. La crise sanitaire liée au Covid-19 entraînant la fermeture des frontières en République tchèque et en Pologne a repoussé les projets immédiats de Leo Express d’exploitation de trains sur la relation Varsovie – Cracovie. Regiojet prévoit également d’exploiter des trains en open access sur la relation Prague – Cracovie – Przemysl – Mostyka (Ukraine), ainsi qu’Arriva Polska, du groupe Deutsche Bahn, sur les relations Wroclaw – Szczecin, Lodz – Szczecin, Olsztyn – Szczecin et Katowice – Wejherowo.

FlixTrain renonce à la France
FlixMobility Gmbh a annoncé le 15 avril 2020, qu’il renonçait à exploiter des trains en open access en France en raison du coût trop important des péages surtout dans le contexte actuel de la crise sanitaire liée au Covid-19, qui fragilise tout particulièrement les opérateurs privés. Si dans le futur les prix des péages en France, parmi les plus chers d’Europe, venaient à baisser, FlixMobility se dit prêt à réexaminer sa position. FlixTrain souhaitait exploiter avec des rames tractées quotidiennement sept allers-retours Paris-Nord – Bruxelles Nord, deux allers-retours Paris-Austerlitz – Bordeaux-Saint-Jean, cinq allers-retours Paris-Lyon – Dijon-Ville – Lyon-Perrache, deux allers-retours Paris-Austerlitz – Limoges-Bénédictins – Toulouse-Matabiau et un aller-retour de nuit Paris-Bercy – Nice-Ville. FlixTrain devait lancer en janvier 2021 ses premiers trains entre Paris-Nord et Bruxelles Nord.