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Suède : les X 40000, une série éphémère bonne pour le climat
Un voyage en avion entre Stockholm et Göteborg rejette autant de dioxyde de carbone que 40 000 trajets entre ces deux villes, distantes de 455 km, en X 2000, train à pendulation active apte à 200 km/h. Pour montrer la différence d’impact environnemental entre ces deux modes de transport et inciter les voyageurs à prendre le train plutôt que l’avion, les chemins de fer suédois, les SJ, ont provisoirement renommé, au premier trimestre 2020, X 40000 deux de leurs 43 rames X 2000. Les SJ utilisent en effet 100 % d’électricité verte produite par des centrales hydroélectriques. Depuis 2002, les transports en train en Suède sont labellisés « Bon choix environnemental », et les engins moteurs arborent l’écolabel « Bra Mijöval » symbolisé par un oiseau.

Mise en accessibilité de gares en Bourgogne-Franche-Comté
Trois d’entre elles se situent sur le territoire de la région SNCF : Dijon-Ville, Auxerre-Saint-Gervais et Dôle-Ville et la quatrième, Belfort, sur celle de Strasbourg. Les travaux entrepris visent la mise aux normes des quais pour les voyageurs à mobilité réduite et s’étendront durant de longues semaines avec des indisponibilités de voie. À Dijon gare la plus importante avec ses neuf voies à quai longues, qui voit défiler 16 000 voyageurs jour avec des TGV vers Paris, Strasbourg, Metz, Luxembourg, Lille, Mulhouse, Zurich, Lausanne, Lyon, Marseille, Nice, Montpellier et un mouvement de TER très conséquent, les chantiers d’un coût de 39,4 millions d’euros financés par l’État, la région Bourgogne-Franche-Comté et Dijon Métropole ont débuté le 17 février et dureront jusqu’en fin 2021. Ils porteront sur l’installation de quatre rampes de 46 m pour les personnes à mobilité réduite, quatre ascenseurs, le rehaussement du quai 3 à 0,55 m, le remplacement des abris parapluies des quais 2, 3, 4, 5, la révision de l’éclairage et de la signalétique avec des opérations coup de poing liées à des coupures provisoires de voie et la fermeture de l’accès Vincenot au passage souterrain depuis l’avenue Albert-Ier.

Suisse : des travaux en perspective pour le MVR à Vevey
Pour faire face à l’afflux constant de voyageurs tout en restant conforme à la loi sur l’égalité pour les handicapés (LHand), les Transports Montreux-Vevey-Riviera envisagent de rénover la gare de Vevey.
Le coût estimé à un montant d’environ 28 millions d’euros est soumis à une enquête. Ce projet prévoit un nouveau quai de 100 m de long, situé au nord des deux voies ferrées et tout proche du parking actuel.
Le passage souterrain existant sera prolongé pour y accéder. Le plan prévoit également l’élargissement et l’agrandissement du quai des voies 6 et 7 commun aux CFF et MVR. La marquise du début XXe siècle présente sur ce quai sera elle aussi restaurée. En sortie de gare, le passage à niveau de la rue des Deux-Gares sera équipé de feux et de barrières sécuritaires. Le pont sur la rue des Bosquets juste après sera complètement reconstruit, et les installations ferroviaires (voies, aiguillages, installations de sécurité, caténaire) allant vers le centre de maintenance seront renouvelées.
Pendant les travaux, entre les étés 2021 et 2023, la circulation devrait être maintenue excepté une interruption totale d’exploitation de la gare qui est prévue pour l’été 2022. Une gare provisoire pour les trains de Blonay et des Pléiades sera alors installée à côté de l’actuelle gare.
Barbara et Lucie-Aubrac, les nouvelles stations de la ligne 4 du métro parisien
Derniers travaux sur le prolongement de la ligne 4 vers Bagneux un an avant sa mise en service. Le gros œuvre est achevé, la voie posée et les équipements sont en cours d’installation.
Avec quatre prolongements en cours, le métro parisien n’a jamais connu un tel essor depuis les années 30. Les lignes 4, 11, 12 et 14 au nord et au sud, seront prochainement dotées de nouvelles stations. Le parc sera renouvelé sur les 4, 11, et 14 avec les premiers tours de roues du MP 14 sur la ligne 14 dès cette année. L’extension vers Mairie-de-Saint-Ouen attendue de longue date entrera en service à la rentrée de septembre. Sur la ligne 4 vers Bagneux, les travaux avancent à grand pas et les deux nouvelles stations, Barbara et Lucie-Aubrac seront bientôt achevées. C’est le dernier épisode d’un long feuilleton commencé en 1928 avec un projet de prolongement de la ligne 4 vers Montrouge. Après une première extension en mars 2013 à Mairie-de-Montrouge, les travaux se poursuivent pour arriver au cœur de Bagneux. Pas de tunnelier comme sur les autres prolongements mais la méthode traditionnelle des terrassements, plus adaptée à ce type de chantier. Les travaux restent tout de même délicats puisqu’il faut traverser d’anciennes carrières très présentes dans le Sud parisien.
Au-delà de la station Mairie-de-Montrouge, le tunnel se prolonge sur 700 m à travers le territoire de la commune. En plus des voies de retournement des trains, un atelier permet les petites interventions sur le matériel roulant. Il disparaîtra lors du prolongement. C’est au niveau de la place du 8-Mai 1945 que s’achève cette première partie de l’extension. Au-delà commence la nouvelle section qui s’étend sur 2,7 km. Engagés depuis 2015, les travaux portent sur la construction des deux stations, d’un tunnel de garage des trains et d’un atelier de petit entretien.
À partir de l’avenue de Verdun, la galerie se prolonge pour arriver à la station Barbara à la limite avec Bagneux. Deux accès permettront de rejoindre les quais. L’entrée principale est située devant une place qui devrait prendre le nom de Barbara. Un nouvel édicule sort de terre qui s’intègre à la géographie du lieu. Il servira d’assise à un immeuble construit au dessus. Les voyageurs se présenteront devant les lignes de contrôle installées au niveau de la chaussée, avant de descendre dans un vaste puits plongeant jusqu’à 25 m à l’aide d’ascenseurs et d’escaliers, fixes et mécaniques. Depuis le niveau intermédiaire, un petit couloir voûté débouchera sur une mezzanine au-dessus de la station. Là, des escaliers desserviront les deux directions. Au niveau des quais, on découvre une station à nu dont le gros œuvre est achevé. Ces travaux réalisés à grande profondeur ont été assez complexes, demandant trois années, une année de plus que pour la station Lucie-Aubrac.
Les Giruno homologués en Italie
Les CFF avaient commandé en 2014 au constructeur suisse Stadler 29 automotrices électriques Smile EC 250 « Giruno », immatriculées dans la série RABe 501, pour le trafic international entre la Suisse et l’Italie via le tunnel de base du Saint-Gothard. Cette commande comportait également une option pour la fourniture de 92 rames supplémentaires. À 11 caisses, de type 2’Bo’Bo’2’2’2’2’Bo’Bo’2’2’2’, les Giruno, tricourant 3000V-15 kV 16,7 Hz-25 kV 50 Hz, ont une puissance de 6 000 kW, une vitesse maximale de 250 km/h et une capacité de 117 places en 1re classe et 286 en 2de classe. Après une série d’essais en ligne en Suisse, les Giruno ont été homologués pour circuler sur le réseau suisse en US (unité simple) en avril 2019, et en UM (unité multiple) en mai 2019, et engagés par la suite en service commercial, entre autres entre Bâle et Zurich. Depuis le 15 décembre 2019, ils assurent en service commercial régulier des trains IC sur les relations de Zurich ou Bâle vers le Tessin, via le tunnel de base du Gothard. Après une campagne d’essais en Italie, les Giruno ont également été homologués début mars 2020 par l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer, l’ERA, pour pouvoir circuler à 200 km/h sur le réseau italien en US ou en UM. Les Giruno devraient également être homologués pour pouvoir circuler en Allemagne mi-2020 et en Autriche fin 2020.

République tchèque. Une nouvelle étape dans l’ouverture à la concurrence
Au service annuel 2020, deux opérateurs, jusqu’alors en open access, Leo Express et RegioJet, exploitent des relations subventionnées, tout comme Arriva vlaky et Die Länderbahn. Une ligne a aussi été rouverte au service voyageurs en Bohême.
Au service annuel 2020, 11 opérateurs voyageurs exploitent des relations ferroviaires en République tchèque, à savoir Arriva vlaky, AZD, l’opérateur historique Ceske Drahy (CD), Die Länderbahn, GW Train Regio, JHMD, KZC, Leo Express, MBM Rail, Railway Capital et RegioJet. Toutefois seulement 5 % du trafic voyageurs échappent à l’opérateur historique.
Arriva vlaky s.r.o.
Arriva Ceska republika s.r.o a pris la succession le 11 janvier 2007 de la compagnie Erisipela s.r.o. créée le 20 novembre 2006, qui exploitait des bus en République tchèque. Ayant racheté cinq autres compagnies de bus, Arriva Ceska republika s.r.o disposait d’un parc d’environ 2 000 autobus, lors de son rachat en 2010 par les chemins de fer allemands, la DB. La filiale ferroviaire d’Arriva Transport Ceska republika s.r.o, Arriva vlaky s.r.o. a été créée le 2 septembre 2009. Après plusieurs tentatives, Arriva vlaky lança sa première relation ferroviaire Prague Masarykovo nad – Kralupy nad Vlatvou le 23 septembre 2013 mais dut l’interrompre le 13 décembre 2013 par manque de financement.
Au service annuel 2020, Arriva vlaky exploite :
– depuis le 11 décembre 2016 un AR en fin de semaine Prague hl. nad. – Trencin – Nitra (aller les vendredis et samedis, retour les samedis et dimanches) et depuis le 8 avril 2017 en plus un AR quotidien. Ces trains sont désignés AEx ;
– depuis le 9 décembre 2018 pour une durée de trois ans, sous contrat avec l’autorité organisatrice de transports de Prague, la PID (Prazka integrovana doprava), la relation S49 Prague Hostivar – Prague Holesovice – Roztoky u Prahy ;
– depuis le 15 décembre 2019 sous contrat avec le ministère tchèque des Transports et ce jusqu’au 10 décembre 2022 les relations R21 Prague hl. nad. – Turnov – Tanwald, R22 Kolin – Novy Bor, R24 Prague-Bubny Vltavska – Rakovnik et R26 Prague hl. nad. – Pisek – Ceské Budejovice ;
– depuis le 15 décembre 2019 et ce jusqu’au 8 décembre 2029 sous contrat avec la région de Liberec, les relations L3/L5 Liberec – Turnov – Zelezny Brod – Stara Paka – Lomnice nad Popelkou, qui sera prolongée vers Lomnice en 2021 voire vers Hradrec Kralové si d’ici là un accord est trouvé avec la région de Hradrec Kralové et L18 Tanvald – Zelezny Brod mais que jusqu’en 2026, représentant un volume annuel de 0,74 million de km-trains ;
– depuis le 15 décembre 2019, sous contrat avec la région de Zlin, les relations Roznov pod Radhostem – Vstetin – Bylnice, Vsetin – Velké Karlovice, Staré Mesto u Uherského Hradiste – Uhersky Brod – Bylnice et Uherske Brod – Ujezdec – Luhacovice, représentant un volume annuel de 1,87 million de km-trains.
Nouvelle commande de Regio 2N en Île-de-France
Alors que les lignes D et R ont déjà reçu les 61 rames des deux premières commandes (42 et 19) et que Montrouge a réceptionné le 17 janvier sa première des 73 rames (rame 062 R), Île-de-France Mobilités vient de financer l’acquisition de huit rames complémentaires pour l’exploitation des lignes D et R. Le parc francilien sera donc composé d’ici à fin 2022 de 142 rames.

Stadler remporte le contrat du métro de Berlin
Le BVG (Berliner Verkehrsbetriebe), l’autorité, qui gère les transports publics à Berlin, a signé avec Stadler un contrat-cadre d’un montant de trois milliards d’euros pour la fourniture de 1 500 véhicules de métro. La cour d’appel a débouté le 20 mars 2020 Alstom, autre concourant à l’appel d’offres, qui avait contesté l’attribution de ce marché par le BVG à Stadler. La commande minimale est fixée à 606 véhicules. La première tranche comprend la fourniture de 376 véhicules livrés à partir de 2022 en rames de deux et quatre éléments réparties dans les deux gabarits requis selon les lignes d’utilisation. Une deuxième tranche de 230 véhicules livrée ultérieurement a également été commandée par le BVG. Le contrat prévoit la fourniture des pièces détachées et comporte une option pour 894 véhicules supplémentaires. Stadler va investir pour la fabrication de ces nouvelles rames de métro type J/JK 70 millions d’euros pour adapter son site de production de Pankow. Six séries à petit gabarit et trois séries à grand gabarit circulent actuellement sur les 10 lignes que comprend le réseau de métro de Berlin.

Investissements sur la ligne historique de Paris à Mulhouse
Au-delà de Culmont-Chalindrey, en direction de Belfort, cette artère à double voie gérée par les régions SNCF de Metz-Nancy et Dijon portant le n° 001 au Catalogue du RFN, traverse les départements de la Haute-Marne et de la Haute-Saône dans un territoire peu peuplé. Son trafic voyageurs à longue distance vers Mulhouse et la Suisse a subi une érosion notable avec l’ouverture de la LGV Rhin-Rhône tracée plus au sud et ouverte en 2011. Jusqu’à Lure sur 103 km elle n’est plus parcourue actuellement que par cinq courses de TER Grand Est
ex-Intercités Paris – Belfort – Mulhouse avec éléments B 85000 et sept TER Bourgogne-Franche-Comté Vesoul – Belfort, les mouvements fret étant devenus épisodiques. Cantonnée au moyen du BAL jusqu’à Jussey et de Vaivre à Vesoul, par du block manuel unifié ailleurs, elle comporte les deux tunnels de Torcenay et Genevreuille, longs de 1 115 m et 621 m.
La région de Dijon a programmé en 2020 des travaux d’amélioration de la voie entre Port-d’Atelier-Amance et l’aval de Crevenay-Saulx ainsi que dans la zone de Genevreuille, avec coupure totale des circulations ferroviaires du 20 juillet au 30 août. Par ailleurs de Chalindrey à Lure les lignes téléphoniques aériennes seront mises en câbles enterrés pour les soustraire aux agents atmosphériques, pour un montant de 9,9 millions d’euros.
Le Luxembourg devient gratuit
Depuis le 1er mars tous les transports publics du Luxembourg, trains, trams et bus sont gratuits. La mesure concerne autant les résidents que les voyageurs de passage. Sont concernés les transports urbains mais aussi les lignes du réseau ferré des CFL en 2de classe. En complément les suppléments pour accéder à la 1re sont supprimés. Le Luxembourg prend donc une décision courageuse (et coûteuse) pour promouvoir le transport public. Reste à savoir si les nouveaux voyageurs auront opéré un vrai report modal de la voiture vers le train, le bus ou le tram. Le danger de la gratuité est de susciter un effet d’aubaine avec des voyages qui n’auraient pas eu lieu autrement. On risque alors de créer de l’affluence au détriment des voyageurs qui payaient leurs billets. Les investissements pour des infrastructures nouvelles sont également fragilisés. Reste que le Luxembourg est un petit pays riche qui peut se permettre la mise en œuvre d’une telle mesure.