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  • Allemagne : le premier Tramlink pour Potsdam a été présenté

    Allemagne : le premier Tramlink pour Potsdam a été présenté

    La société de transport public Verkehrsbetrieb Potsdam GmbH (ViP), qui exploite des bus, des trams et des ferries à Potsdam et dans sa banlieue, a présenté le 24 mars le premier tram de type Tramlink, qu’elle a commandé en décembre 2021 au constructeur suisse Stadler Rail en 10 exemplaires. La commande comprenait également une option pour la fourniture de 15 Tramlink supplémentaires, et leur maintenance pendant 10 ans, prolongeable pour six années supplémentaires. Assuré de leur financement, ViP en a commandé par la suite dans le cadre de l’option trois supplémentaires.

    D’une longueur de 42 m, ces Tramlink, dont le coût unitaire est d’environ 4,76 millions d’euros, intégralement à plancher surbaissé, ont une capacité de 74 places assises et 172 debout, et disposent entre autres de la vidéosurveillance, de la climatisation, de ports USB, d’écrans d’information pour les passagers, et de huit portes par côté. Les premiers livrés devraient être mis en service à la fin du premier semestre 2025

  • Royaume-Uni : neuf automotrices trimodes d’Hitachi pour Grand Central

    Royaume-Uni : neuf automotrices trimodes d’Hitachi pour Grand Central

    Le groupe Arriva UK Trains a commandé début avril 2025 au constructeur japonais Hitachi Rail, pour un montant d’environ 360 millions d’euros, neuf automotrices hybrides trimodes électriques- diesels-batteries à cinq caisses. Elles sont destinées à remplacer les automotrices diesels Adelante Class 180 et les deux Super Voyager Class 221 utilisées par sa filiale à 100 % Grand Central qui exploite des trains en open access sur les relations Londres King’s Cross – Sunderland et Londres King’s Cross – Bradford Interchange. La commande, qui sera financée par la Rosco Angel Trains, comporte également leur maintenance pendant 10 ans.

    Construites sur le site britannique Hitachi Rail d’Aycliffe, ces automotrices, qui permettront de réduire de 30 % la consommation de carburant de Grand Central grâce à leur fonctionnement en mode électrique sous caténaire, auront 20 % de sièges en plus que les Class 180, disposeront d’espaces pour les bagages, d’un système de réservation électronique et d’une alimentation électrique à chaque siège. Par ailleurs le régulateur britannique du rail ORR (Office of Rail & Road) a prolongé de 11 ans jusqu’en 2038 l’autorisation d’exploiter des trains sur les deux relations qu’assure depuis décembre 2007 Grand Central, qui souhaite également augmenter le nombre de ses trains vers Bradford et lancer une nouvelle relation Londres – Cleethorpes

  • Suisse : les Orion de MGBahn bientôt équipés du système « v+ »

    Suisse : les Orion de MGBahn bientôt équipés du système « v+ »

    La Matterhorn-Gotthard Bahn (MGBahn), en collaboration avec Stadler, a développé un nouveau système de freinage en mode crémaillère dénommé « v+ » qui permettra à ses automotrices électriques Orion ABeh 8/12 de circuler en descente sur la ligne Andermatt – Göschenen (3,7 km), dont certaines sections sont équipées de crémaillère de type Abt et présentant une pente de 181 ‰, à 30 km/h au lieu de 21 km/h actuellement, et ce sans rallonger la distance de freinage.

    Le premier Orion équipé du système « v+ » a été présenté le 25 mars 2025. MGBahn a annoncé que les 25 Orion en cours de construction, dont la livraison devrait débuter en 2026, seraient équipés d’origine avec le système « v+ », ainsi que les 11 déjà en service. Ce système permet de gagner 4 min sur les 15 actuellement nécessaires à la descente rendant possible avec un seul Orion un cadencement à la demi-heure sur cette relation. La montée est effectuée en 10 ou 12 min selon les trains

  • Un train touristique au pays d’Arthur Rimbaud

    Un train touristique au pays d’Arthur Rimbaud

    L’historien français Jules Michelet ne disait-il pas « Les villages ardennais vivent cernés par le peuple tenace des arbres » ? Dans cette belle contrée, se « nichent » également des lignes ferroviaires intéressantes, ainsi qu’une association, l’ATVA, qui s’est donné comme objectif de rénover et de faire rouler du matériel ferroviaire réformé.

    La ligne qui nous intéresse aujourd’hui est la ligne 6 (voir encadré page 74), sur laquelle des trains roulaient au-delà de Voncq, hélas aujourd’hui, pour des raisons de réfection de la voie, seulement jusqu’à Attigny. Depuis le transfert de propriété de la section de ligne d’Amagne- Lucquy à Voncq à l’euro symbolique de l’ensemble des installations, exploitées ou non, au bénéfice de la « Comcom les Crêtes préardennaises et de la Comcom du Pays rethélois » (adopté en séance du 11 septembre 2019), des bénévoles passionnés par le rail y font circuler des trains. Ils s’investissent dans la remarquable association, les Amis de la traction vapeur des Ardennes (ATVA), dont le siège est situé dans l’ancienne gare d’Attigny. Dorénavant, le Chemin de fer touristique du sud des Ardennes 08 (CFTSA 08) fait rouler ces trains, c’est une « marque » déposée, propriété de l’ATVA.

  • Allemagne : une nouvelle relation transfrontalière avec les Pays-Bas dès décembre 2026

    Allemagne : une nouvelle relation transfrontalière avec les Pays-Bas dès décembre 2026

    L’opérateur allemand Bentheimer Eisenbahn (BE), l’État et l’autorité organisatrice de transport de Basse-Saxe, la commune de Bentheim, le ministère néerlandais de l’Infrastructure, la province de Drenthe et ProRail, se sont accordés fin mars 2025 pour acter l’ouverture au trafic voyageurs de la ligne transfrontalière Allemagne – Pays-Bas Neuenhaus – Coevorden (29,4 km) actuellement empruntée par des trains de fret.

    Des appels d’offres ont été lancés en avril 2025, qui concernent la rénovation de l’infrastructure pour porter à 80 km/h la vitesse maximale de la ligne qui va être dotée du système allemand de contrôle des trains PZB y compris pour certaines voies de la gare de Coevorden où un quai sera construit. D’autres constructions sont prévues : un évitement d’une longueur de 740 m à Frensweg et trois nouvelles gares. Les travaux sont estimés à 74 millions d’euros, 20 côté néerlandais et 54 côté allemand. Le BE qui possède cinq Lint 41 en a acquis six supplémentaires pour exploiter cette nouvelle relation transfrontalière Bad- Bentheim – Neuenhaus – Coevorden dès fin 2026.

  • Toujours plus de TER en Occitanie

    Toujours plus de TER en Occitanie

    Au service annuel 2025, la région Occitanie a augmenté son offre de 230 trains TER par semaine. L’envie de trains est en constante augmentation avec une fréquentation accrue de 44 % entre 2019 et 2023. Voici un tour d’horizon des nouveautés et le point sur les nombreux projets de cette grande région.

    Fruit de la fusion des anciennes régions de Midi-Pyrénées et du Languedoc-Roussillon, la région Occitanie gère 30 lignes de TER reprenant 2 636 km de voies sur lesquelles circulent aujourd’hui près de 550 trains chaque jour transportant 82 000 voyageurs quotidiens répartis dans 281 gares ou haltes.

    L’augmentation de fréquentation nécessite des aménagements : + 20 % entre 2023 et 2022. D’où cette vague conséquente le 15 décembre dernier avec une offre supplémentaire de 12 000 places par semaine.

    Tout d’abord sur Toulouse – Carcassonne – Narbonne, l’axe le plus fréquenté avec une augmentation de 100 % entre 2019 et 2023. L’ajout porte sur 17 trains par jour en semaine et 12 le week-end. Soit une offre doublée en nombre de places.

    L’axe nord-est toulousain comprend un tronc commun entre Toulouse et Saint-Sulpice puis se sépare en trois lignes vers Albi – Carmaux – Rodez, Castres – Mazamet et Figeac. L’ajout porte sur deux trains par jour le week-end entre Toulouse et Rodez et Toulouse et Castres.

    Sur la ligne des Cévennes, c’est deux trains supplémentaires par jour en semaine entre Nîmes et Alès. À noter que la desserte était suspendue entre Génolhac et Langogne jusqu’au 25 avril 2025 après le déraillement d’un TER suite aux intempéries le 25 octobre 2024.

    Sur Nîmes – Le Grau-du-Roi où la fréquentation a augmenté de 110 % depuis 2019, l’une des lignes phares en période estivale, un renforcement de desserte dès cet été 2025 est encore à l’étude.

    Entre Montréjeau et Luchon, la ligne est fermée depuis 2014. La région est devenue propriétaire de cette ligne de 36 km à voie unique et devenue non électrifiée. Des travaux de régénération de l’infrastructure sont en cours avec suppression de 11 passages à niveau et rénovation de plusieurs ouvrages d’art. La réouverture du service commercial voyageurs en TER est prévue pour le 22 juin. La desserte sera composée de six AR pouvant circuler jusqu’à 90 km/h. Dès qu’elles seront disponibles et opérationnelles, les rames Régiolis à hydrogène y régneront.

  • Les Chemins de fer du Jura : c’est fini sur Porrentruy – Bonfol

    Les Chemins de fer du Jura : c’est fini sur Porrentruy – Bonfol

    La ligne Regio 238 Porrentruy – Bonfol exploitée par les trains rouges des Chemins de fer du Jura (CJ) verra à partir du SA 2026 passer des rames des CFF (Chemins de fer fédéraux).

    Cette ligne de 10,89 km ouverte en 1901 qui était prolongée en France de 1910 à 1970 voit passer chaque heure, voire chaque demiheure en heure de pointe, des rames RBDe 567 rachetées aux TPF en 2022 afin de remplacer les RBDe 566 pour répondre aux normes d’accessibilité LHand. Les gares et la voie ont été rénovées en plusieurs phases de travaux. Pour permettre d’augmenter la rentabilité de la ligne et d’obtenir une aide fédérale, les trains régionaux devront être assurés par des rames des CFF. L’organisation sera alors revue : les trains venant de Delémont arriveront désormais en unité multiple (UM). À Porrentruy, les deux rames seront coupées : celle de tête poursuivra sa route vers Boncourt, celle de queue rebroussera pour s’engager sur la ligne de Bonfol. Toutefois, l’infrastructure de la ligne restera aux mains des CJ. La ligne est télécommandée depuis le centre de gestion du trafic (CGT) des CJ implanté à Tramelan.

    Les deux rames RBDe 567 181 et 182 et celle de réserve 171, actuellement exploitées par les CJ, seront retirées du service, ce qui symbolise la fin de la série des RBDe 567 en Suisse. En effet, les CJ exploitent les deux dernières représentantes de la série depuis que le BLS s’est séparé de ses rames similaires en 2024.

  • République tchèque : AŽD fait circuler un train autonome avec des passagers

    République tchèque : AŽD fait circuler un train autonome avec des passagers

    Le constructeur tchèque de systèmes de signalisation et de communication et également opérateur ferroviaire AŽD Praha a fait circuler le 4 avril 2025, en collaboration avec le gestionnaire de l’infrastructure tchèque Správa železnic (SŽ), un train autonome en milieu ouvert, pour la première fois avec des passagers, sur la ligne Kopidlno – Dolní Bousov (24 km), qui était supervisée par un agent circulation SŽ de la gare Kopidlno.

    Le train autonome comportait l’automotrice diesel EDITA 811.111, véhicule ferroviaire expérimental pour les technologies innovantes d’AŽD issu de la modernisation du RegioMouse 810.111 racheté en 2022 aux ČD, remorquant une voiture rénovée à essieux de la série (BDtax), dans laquelle se trouvaient les passagers. L’EDITA est entre autres équipé de caméras et de capteurs lidar, qui en continu scannent en détail l’environnement, mesurent les distances et cartographient le terrain.

    Ce train autonome, dans lequel se trouvera toutefois un conducteur, circulera pendant six week-ends avec des passagers sur la ligne Kopidlno – Dolní Bousov, qui est située en Bohême- Centrale.

  • Début des grandes manœuvres pour les Z 2N

    Début des grandes manœuvres pour les Z 2N

    L’arrivée tant attendue des rames du RER NG sur la ligne D du RER va entraîner pendant 10 ans une vaste redistribution des affectations des rames à deux niveaux type Z 2N.

    Depuis le 16 décembre 2024, le RER NG Z 58500 circule en heures creuses sur la ligne D, axe Corbeil – Creil. La montée en puissance va se faire progressivement au fil des aménagements d’infrastructure et des livraisons.

    Fin 2025, 32 rames devraient être opérationnelles. Avec la dernière commande passée début avril de 96 rames venant compléter la commande initiale de 36 rames, la ligne D sera couverte par 132 rames RER NG courant 2029. L’objectif est le remplacement des actuelles rames Z 2N type 20500. La ligne D en utilise 134 dont 114 ont été rénovées Waouh récemment et 20 sont encore en livrée bleue à berlingots avec les aménagements correspondants. Ces rames sont toutes en composition à cinq caisses.

    Les 114 rames vont être réparties sur trois lignes d’Île-de-France. Au préalable, elles transitent toutes par le technicentre de Saint- Pierre-des-Corps pour notamment passer en composition à quatre caisses, composition maximale autorisée sur ces trois lignes. En 2025, 18 rames iront au RER C. Quatre rames sont d’ores et déjà traitées : il s’agit des 77 D, 78 D, 79 D et 80 D devenues 77 A, 78 A, 79 A et 80 A. En 2026, le transfert ne concernera que quatre rames vers la ligne C car Alstom donnera priorité aux rames RER NG du RER E pour l’ouverture vers Mantes. Dès 2027, la modification de composition se fera au technicentre d’Achères, Saint-Pierre se consacrant à l’opération mi-vie du Francilien.

    11 rames iront au RER C et 18 à la ligne U. En 2028, trois rames à la ligne U, trois à la ligne P et 39 au RER C. Enfin, en 2029, 13 rames au RER C et cinq à la ligne P. Notons que les rames en direction de la ligne U seront issues des rames Z 20500 avec remorques courtes, au nombre de 21, un impératif pour la longueur des quais des gares de cette ligne. La remorque retirée est expédiée à Romilly mais avant sa radiation,

  • Les rames de la ligne 14 peuvent désormais se succéder toutes les 85 secondes

    Les rames de la ligne 14 peuvent désormais se succéder toutes les 85 secondes

    Un nouveau cap est franchi sur la ligne 14 du métro parisien : les rames se succèdent désormais, depuis le 1er avril, toutes les 85 secondes pendant les heures de pointe. Une performance rendue possible par l’arrivée des 72 rames MP 14, en nombre suffisant pour tenir ce rythme. Les deux dernières rames ont été livrées fin mars et seront mises en service d’ici la fin du mois d’avril lorsque la RATP se sera assurée qu’elles sont conformes et s’adaptent à la ligne.

    Autre évolution, il n’y a plus de fermetures anticipées à 22 h 00 les lundis et mardis soir. Seules celles des mercredis sont maintenues. « Les tests que nous avons déjà effectués pour installer les nouvelles fonctionnalités du système de commande des navettes, comme la possibilité de les faire reculer jusqu’à la station précédente en cas d’incident sur une autre navette, sont suffisamment avancés pour ne conserver que la fermeture du mercredi », explique Emmanuel Sologny, directeur de la ligne 14. En revanche une interruption totale est toujours prévue cet été, du 4 au 8 août, pour installer la nouvelle version du système de commande.

    La fréquentation de la ligne 14 dépasse les 800 000 voyageurs par jour depuis l’ouverture des prolongements nord et sud, l’été dernier, contre 650 000 auparavant. Avec, souligne Jean Castex, le PDG de la RATP, « un taux de ponctualité de 100 % et ce, dès le lendemain de la mise en service des prolongements » de la ligne en juin dernier