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  • Alstom majoritaire dans  sa coentreprise kazakhe

    Alstom majoritaire dans sa coentreprise kazakhe

    Alstom a signé fin 2017 un accord avec la société ferroviaire nationale kazakhe (KTZ) pour l’acquisition de ses 25 % de parts dans la coentreprise. La société détiendra ainsi 75 % des parts de la coentreprise. Alstom a fait ses premiers pas sur le marché ferroviaire au Kazakhstan en juin 2010 aux côtés de son partenaire russe Transmashholding (TMH), à l’occasion de la pose de la première pierre du site EKZ, qui abrite la construction des locomotives pour le réseau kazakh. La coentreprise était détenue par Alstom (25 %), TMH (25 %) et Kazakh Railways (50 %). Alstom, EKZ, TMH et KTZ ont signé un contrat pour la fourniture de 200 locomotives Prima T 8 (KZ 8 A) et 95 Prima M 4 (KZ 4 A). L’usine a été inaugurée en 2012. En 2016, Alstom a acquis 25 % de parts supplémentaires dans la coentreprise. Les locomotives de fret sont maintenant entièrement assemblées chez EKZ et l’assemblage complet des locomotives passagers commence début 2018.

  • Des artistes pour  la rénovation d’Auber

    Des artistes pour la rénovation d’Auber

    La gare d’Auber du RER A, inaugurée en 1971, avait besoin d’une rénovation en profondeur. L’opération est engagée depuis plusieurs mois et une nouvelle phase de travaux commence, accompagnée par une démarche artistique. Ce sont 12 œuvres réalisées par six artistes qui vont se succéder durant neuf mois sur deux murs de la salle d’échanges. Les deux premières, en plus d’égayer des lieux assombris par les travaux, donnent aussi une direction aux voyageurs, orientant leur regard vers les tourniquets donnant accès aux trains. L’art accompagne ainsi le mouvement dans des espaces en mutation. La rénovation de la gare s’étalera jusqu’en 2022.

  • Réouverture de l’antenne Cannes – Grasse

    Réouverture de l’antenne Cannes – Grasse

    Curieux destin pour cette courte antenne azuréenne de 16,5 km partant de Cannes-la-Bocca, ouverte par le PLM en 1871, d’abord privée de trafic voyageurs en 1938 puis réexploitée partiellement de Cannes à Ranguin en navettes avec 12 AR d’autorails de mai 1978 à novembre 1995, sous l’égide d’un Syndicat intercommunal des transports publics. Sa seconde résurrection intervient le 26 mars 2005 grâce à son électrification en courant monophasé 25 kV avec block automatique de voie banalisée, date à la laquelle la région SNCF de Marseille l’exploite avec des rames automotrices Z 23500 effectuant le parcours Vintimille – Grasse selon une cadence horaire. Le niveau de desserte étant jugé insuffisant, la région Paca, désirant le renforcer, compte tenu de la croissance des localités traversées, dont Grasse, la cité des Parfums, qui compte aujourd’hui 50 000 habitants, a, avec le concours de SNCF Réseau, mis sur pied un projet d’aménagement estimé à 39 millions d’euros inscrit au CPER supporté par l’État (31 %), la région Paca (28 %), le département des Alpes-Maritimes (24 %), SNCF Réseau (16 %) et les collectivités Locales (Agglo de Mougins et de Grasse).
    Sa réalisation a nécessité la fermeture de la ligne, numérotée 944 au catalogue du RFN, durant un an à compter du 10 décembre 2016 pour effectuer divers travaux :
    – allongement des quais voyageurs des gares de Mouans-Sartoux et de Grasse ainsi que des haltes du Bosquet, La Frayère et Ranguin à 220 m ;
    – création d’une voie d’évitement supplémentaire au Bosquet ;
    – suppression des passages à niveau n° 5 de Mouans-Sartoux et 7 a (privé) à l’entrée de Grasse. Inaugurées le 21 décembre 2017, les nouvelles installations autorisent une desserte renforcée avec des éléments Z 26500 et 55500 sur la base d’une fréquence Grasse – Vintimille à la demi-heure pendant les périodes de pointe, à l’heure le reste du temps sauf un creux de 2 heures dans les deux sens en mi-journée.

  • Rennes – Nantes : des Z TER sur la LGV BPL

    Rennes – Nantes : des Z TER sur la LGV BPL

    Grâce à la « virgule » de Sablé, des TER peuvent emprunter désormais une partie de la LGV BPL pour relier les deux métropoles de l’Ouest, avec à la clé des gains de temps appréciables sur les parcours intermédiaires. Pour cette première hexagonale, huit Z TER ont été adaptées à la circulation sur LGV.

    La date du 1er juillet 2017 a été principalement retenue car deux nouvelles lignes à grande vitesse sont entrées en service commercial en même temps, les LGV SEA et BPL, une première en France. Mais en Pays de la Loire, on a aussi fêté dignement un événement unique en desserte TER : l’emprunt pour la première fois en France de LGV par du matériel TER pour une desserte TER !
    Dès 1999, lorsque le projet de la ligne nouvelle bretonne sort des cartons, la Fnaut émet l’idée d’un raccordement spécifique supplémentaire au niveau de Sablé-sur-Sarthe pour relier la ligne classique Nantes – Le Mans à la LGV vers Rennes. La « virgule » de Sablé était née. Cependant, la déclaration d’utilité publique de la LGV BPL (Bretagne-Pays de la Loire) du 26 octobre 2007 ne comprend pas ce raccordement. Il en est de même de la convention de financement de juillet 2011, qui ne reprend que la LGV et ses propres raccordements au réseau classique. Idem pour le PPP (partenariat public-privé) confié à Eiffage à la même époque. Cependant, un accord est signé pour cette virgule entre Angers, Rennes et la région des Pays de la Loire en juillet 2010. Il aboutit le 12 mai 2011 à la DUP de la virgule. Pour 3,6 km, le coût est de 36,3 millions d’euros financés par l’État à 23 %, RFF (SNCF Réseau) à 22 % et les collectivités à 55 % : régions Bretagne (3,6 millions) et Pays de la Loire (9,1 millions), agglomérations d’Angers (3,6 millions) et de Laval (1,8 million), département de la Mayenne (1,8 million). Pour les régions qui ont aussi participé à la construction de la LGV (655 millions pour Bretagne et 87 millions pour Pays de la Loire), ces 3,6 km sont d’un coût raisonnable pour tirer le meilleur profit du grand investissement de la LGV au bénéfice des voyageurs TER.
    Construite intégralement sur la commune d’Auvers-le-Hamon, en voie unique banalisée empruntable à 160 km/h, la virgule se détache du raccordement de Sablé depuis la voie 2 peu après la base de maintenance. À l’autre extrémité, elle se raccorde à la voie 1 de la LGV. Des communications sur LGV et sur le raccordement permettent aux TER de passer de la voie 2 à la voie 1. C’est une particularité de cette virgule liée à une desserte modeste : tous les autres raccordements de la LGV se font avec des sauts-de-mouton pour éviter tout cisaillement à niveau. La virgule est électrifiée en caténaire 25 kV 50 Hz et équipée de la TVM 300.

  • La fin des X 2200

    La fin des X 2200

    Avec la radiation de quatre engins (X 2208, 2247, 2251 et 2255) en décembre 2017, la courte série des autorails X 2200 est totalement décimée. Construite à 60 exemplaires entre 1985 et 1988, cette série aura permis, avec les X 2100 sortis quelques années auparavant, d’éradiquer les séries anciennes type X 2400 et 3800. Pour l’essentiel, les X 2200 auront circulé en Limousin, Périgord, Poitou-Charentes et Aquitaine et à l’occasion en Haute-Normandie, Languedoc-Roussillon, Paca et en région lyonnaise. Depuis 2015, les 33 engins encore en service étaient regroupés à Limoges et Bordeaux. L’arrivée massive des AGC bimode puis des Régiolis entraînera leur radiation massive à partir de 2014.
    Malgré une vie d’une trentaine d’années, leur kilométrage moyen, autour de 2-2,5 millions de km, ne les fera pas entrer dans les annales.

  • RP245 : Bâle – Trams sans frontières (2de partie) Full HD

    RP245 : Bâle – Trams sans frontières (2de partie) Full HD

    Le réseau des tramways de Bâle présente une particularité unique au monde : celle de s’étendre sur trois pays. Outre le territoire suisse, ses voies desservent, depuis décembre 2014, la localité allemande de Weil am Rhein et, depuis décembre 2017, la gare française de Saint-Louis. Autre particularité, l’exploitant des transports urbains bâlois BVB (Basler Verkehrs-Betriebe) dégage des bénéfices, et il ne cesse d’investir. Que ce soit dans le renouvellement du matériel roulant, avec 61 rames Flexity en cours de livraison, ou dans la rénovation de l’infrastructure, avec un programme de travaux qui court jusqu’en 2020, et sur lequel déjà 38 millions d’euros ont été dépensés pour la seule année 2017. Enfin, les habitants cultivent un véritable lien affectif avec leurs tramways urbains, dont la livrée, uniformément verte, est devenue légendaire.
    Durée : 28 min
    Définition : Full HD 1080p
    Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé.
    Conception : Pascal Riffaud.
    Ce film est exclusivement destiné à l’usage privé. Toute autre utilisation, notamment reproduction, prêt, échange, diffusion en public, télédiffusion, sans autorisation, est strictement interdite sous peine de poursuites judiciaires.

  • Mouvements du matériel moteur SNCF en septembre et octobre 2017

    Mouvements du matériel moteur SNCF en septembre et octobre 2017

    SEPTEMBRE 2017 (et mois antérieurs)

    Matériel électrique
    Mutations :
    Z 7305-7307, 7310, 7314, 7317, 7321, 7324, 7327, 7330, 7333, 7340, 7343, 97381, 97382 SMP-SOC ; Z 7357, 7365-7372, 97383, 97384 SLR-SOC, Z 7504, 7508, 7514 SLR-SOC ; Z 54901/54902-54909/54910 SMP-SOC.
    Mises en service matériel neuf :
    Z 50423/50424 SLJ (8/2017) ; Z 55501/02 SPI ; Z 55725/26 SNP ; Z 55747/48 SNP (8/2017) ; Z 56349/56350 SOC.
    Transformations :
    TGV 29767/29768 -29771/29772 (734-736) = 29845/29846-29849/29850 (773-775) STG.
    Amortissements :
    TGV 24081/24082 (341) SGA ; TGV 24147/24040 (374) SGA ; TGV 24187/24188 (394) SGA.

    Matériel thermique
    Mutations :

    BB 67305, 67382 SRA-SXX ; X 72517/72518, 72537/72538, 72539/72540, 72575/72576, 72583/72584, 72587/72588, 72653/72654, 72657/72658 SMP-SOC ; B 83517/83518-83545/83446 SMP-SOC ; B 85001/85002, 85005/85006, 85009/85010- 85039/85040 SVI-SGE.
    Mises en service matériel neuf :
    B 85049/50, 85051/52 SVI.
    Amortissements :
    BB 64056 SLA ; BB 67386 SRA ; BB 67408 SPI ; BB 67496 SAQ ; BB 67555, 67601 SAU ; BB 69219 SLT (8/2017) ; BB 69246 SLT ; CC 72158 SCA.

    OCTOBRE 2017

    Matériel électrique
    Mises en service matériel neuf :
    Z 50425/50426 SLJ ; Z 50443/50444, 50445/50446 SPN ; Z 51579/51580, 51581/51582 SBF ; Z 55587/55588 SPI ; Z 56351/56352 SOC.
    Amortissements :
    BB 7416, 7417 SLE ; Z 9602, 9628 SCT ; TGV 24031/24032 (316) SGA ; TGV 24063/24064 (332) SGA.

    Matériel thermique
    Mises en service matériel neuf :
    B 85053/85054-85057/85058 SVI.
    Amortissements :
    CC 72130, 72140, 72189 SCA ; BB 67436 SAQ.

  • Un EAD picard  en Normandie

    Un EAD picard en Normandie

    L’X 4719, autorail ex-Picardie sauvegardé par le Chemin de fer touristique du sud des Ardennes, a effectué le 16 décembre 2017, à l’initiative du Pacific vapeur club, un AR entre Sotteville-lès-Rouen et Dives-Cabourg. Une belle occasion de revoir un EAD sur la région, un an après la disparition des derniers exemplaires à l’effectif de la SNCF.

  • États-Unis. Sacré musée à Sacramento

    États-Unis. Sacré musée à Sacramento

    Sacramento doit à la ruée vers l’or et au chemin de fer (avec notamment le Transcontinental achevé en 1869) de s’être développée au XIXe siècle.
    Cette ville californienne abrite aujourd’hui l’un des plus beaux musées ferroviaires des États-Unis. Situé dans les vieux quartiers, le Railroad Museum met en scène de fantastiques collections : du matériel roulant (dont de nombreuses locomotives), mais pas seulement ! Des attractions, directement à l’extérieur du musée et à certaines périodes en ligne, sont aussi possibles.

    Plus : http//www.californiarailroad.museum

  • Écosse : la ligne Glasgow Queen Street –  Édimbourg Waverley électrifiée

    Écosse : la ligne Glasgow Queen Street – Édimbourg Waverley électrifiée

    Lancé en 2006, le projet de modernisation de la ligne reliant les deux plus grandes villes d’Écosse Glasgow et Édimbourg, dénommé Édimbourg – Glasgow Improvement Programme (Egip), comprenait, entre autres, l’électrification en 25 kV 50 Hz par caténaire de la ligne Glasgow Queen Street High LevelÉdimbourg Waverley via Falkirk High, la rénovation de la gare de Glasgow Queen Street High Level, la mise au gabarit électrique des deux tunnels de la ligne, l’un situé à la sortie de la gare de Glasgow Queen Street et l’autre à Falkirk, ainsi que l’allongement des quais dans certaines gares pour permettre de recevoir des rames de huit voitures. Depuis le 10 décembre 2017, date de la mise en service commercial en traction électrique de la ligne, des automotrices électriques Desiro UK Class 380, de l’opérateur Abellio ScotRail assurent quelques liaisons entre les deux villes en com­plément de celles encore assurées avec des automotrices diesel Turbostar Class 170 et Express Sprinter Class 158, en attendant la mise en service des nouvelles automotrices électriques Class 385 construites par Hitachi. ScotRail avait en effet commandé à cet effet 24 automotrices électriques à quatre caisses et 46 à trois caisses.
    La ligne Glasgow Queen Street – Haymarket a été ouverte en 1842. À double voie, d’une longueur de 74 km, elle a une vitesse maximale de 160 km/h. À l’horizon 2019, le cadencement de la ligne sera d’un train toutes les 10 min dans chaque sens avec un temps de parcours réduit à 42 min. Par ailleurs le tronçon Holytown JctMid Calder Jct (37 km) de la ligne Édimbourg WaverleyShottsGlasgow Central devrait être électrifié courant 2019.