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  • Archéologie du patrimoine ferroviaire minier

    Archéologie du patrimoine ferroviaire minier

    Des sauvetages de la casse
    Même pas le temps de dire « ouf », qu’une fois la porte franchie, on se retrouve nez à nez avec un locotrateur Berliet vert et rouge, rutilant.

    « Celui-ci, il est à moi, je l’ai racheté à un copain, avant qu’il ne finisse à la casse. On l’a retapé en un an. La série a eu 100 ans en 2023 ! », lance fièrement l’infatigable passionné. Collée à l’arrière le locotrateur, une masse orange se dessine : une locomotive diesel HBNPC 040 DE 45. « HBNPC pour Houillères du bassin du Nord et du Pas-de-Calais. Elle provient du groupe de Béthune. L’as- sociation l’a achetée pour 450 €, il y a quelques années. On l’a complètement retapée. Les houillères avaient acheté 109 locomotives comme celle-ci pour remplacer tous les engins à vapeur du bassin minier au début des années 1960. »

    En parlant de vapeur, collé à l’arrière de la 45, se trouve le trésor du CMCF : la Super Pacific 3.1280 – Nord. Au fond du hangar, sa masse sombre écrase tout. « Comment est-elle entrée ici ? » est la première question qui nous vient à l’esprit… « La SNCF nous l’a confiée en dépôt, elle est arrivée en 1994, tractée par une ancienne locomotive des houillères depuis la gare de Libercourt. Elle est classée monument historique, c’est une fierté de l’avoir restaurée ! », confie le retraité. Construite par la société Cail à Denain, près de Valenciennes, en 1931, cette locomotive est surtout connue pour avoir tracté le train spécial des souverains britanniques, le roi George VI et la reine Elizabeth, arrivés par Boulogne-sur-Mer pour une visite en France en 1938 dans le cadre de l’Entente cordiale entre les deux pays.

  • Sur les traces des utopies ferroviaires

    Sur les traces des utopies ferroviaires

    L’aérotrain

    Un long rail de béton surplombant la Beauce parallèlement à la voie ferrée de Paris à Orléans. Ce « monument » est l’ancienne piste d’essai de 18 kilomètres construite près de Saran pour tester les capacités de l’aérotrain. Inventé par l’ingénieur français Jean Bertin, l’aérotrain avait une ambition : devenir un système de transport léger et rapide pouvant concurrencer l’avion. Développé dans les années 1960 et 1970, le concept de base reposait sur un système de coussin d’air à soufflerie, permettant au véhicule de s’élever réduisant ainsi la friction et permettant des vitesses plus élevées que celles atteintes par les trains conventionnels. L’aérotrain de Bertin était alimenté par un moteur à réaction, ce qui lui permettait d’atteindre des vitesses élevées.

    Le prototype Aérotrain 02 a effectué ses premiers essais en 1969. En 1974, il a établi un record de vitesse en atteignant près de 430 km/h. Malgré ces succès, le projet se heurte à des questions financières et des préoccupations liées à la sécurité. Le décès en avril 1974 du président Pompidou, fervent défenseur de l’aérotrain, marque un tournant. Valérie Giscard d’Estaing, son successeur, décide de ne pas poursuivre l’aventure. Il préfère un projet de train à grande vitesse conventionnel : le TGV !

    En 1977, le gouvernement met fin au financement du projet. La piste d’essai est en grande partie démantelée. L’aérotrain de Bertin reste un projet inachevé. De cette utopie, reste l’imposant vestige de la Beauce et le sou- venir d’une aventure industrielle, symbole d’une époque où les ingénieurs convoquaient le futur. Ainsi, la revue Fiasco a érigé l’aérotrain en monument de l’échec pour son premier numéro publié en janvier 2023 : « Une ruine moderniste en pleine terre de Beauce. Une vanité contemporaine. Le ratage prophétique de cette matrice pour un programme de « pays utile » qui propulse le monorail vers l’objet de culte, mémorial et autel du ratage. »

  • Au Cap Ferret, l’océan avance, le Petit Train recule

    Au Cap Ferret, l’océan avance, le Petit Train recule

    Au Cap Ferret (Gironde), le petit train qui débarque ses voyageurs au sommet de la dune de l’Horizon, à quelques mètres de l’océan, c’est fini !
    Les rails ont été démontés ces dernières semaines, depuis le terminus de l’Horizon jusqu’au rond-point de l’avenue de Bordeaux, sur près de 600 mètres de long. Les rails seront réinstallés dans le courant de l’année, mais le terminus sera désormais moins avancé.

    La courbe d’arrivée sur la plage de l’Horizon est définitivement supprimée, le petit train sera plus court de 67 mètres, avec terminus en haut de la dune, pas directement sur la plage. Cette opération spectaculaire est justifiée par l’avancée de l’océan.

    En effet, cette dune a perdu une quinzaine de mètres cet hiver : à marée haute, la plage est sous l’eau… « Lège- Cap-Ferret devient la première commune de Nouvelle-Aquitaine à reculer certains équipements du littoral de façon préventive, face à l’avancée de l’océan et au recul du recul du trait de côte », indique le Conservatoire du littoral.

  • Le nouvel atelier de maintenance d’Akiem inauguré à Ostricourt

    Le nouvel atelier de maintenance d’Akiem inauguré à Ostricourt

    Créé en 2008 pour mettre en location les machines excédentaires de la SNCF, Akiem, vendu en 2022 à la Caisse de dépôt et placement du Québec, est aujourd’hui le leader des Rolling Stock Companies (Rosco), avec une part de marché de 24 %. Comptant 400 collaborateurs, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 223 millions d’euros en 2023 auprès de 100 clients tels SNCF Réseau, SNCF Voyageurs, Lineas, Europorte, Captrain ou encore la DB. Présent dans 22 pays, Akiem détient 750 locomotives de séries différentes (entre autres des Prima, Traxx et Vectron). 46 rames voyageurs complètent le tableau, en l’occurrence, des Electrostar Class 379 ainsi que des GTW 2/6 et 2/8 Stadler opérées dans la province de Limbourg aux Pays-Bas. L’en- semble des matériels représente une valeur de deux milliards d’euros. En France, 60 machines ont Akiem comme entité en charge de l’entretien (ECE).

    Pour accroître son offre de maintenance interne, Akiem, via sa filiale Akiem Technik, a construit de toutes pièces un atelier de maintenance à Ostricourt, inauguré le 15 mai dernier. Embranché sur la ligne Ostricourt Lens, le bâtiment se situe à proximité immédiate de la plateforme de combiné Delta 3, origine et destination de nombreux trains de fret. S’étendant sur 65 000 m2, il comprend un bâtiment principal divisé en deux zones. La première comporte quatre postes de travail et se consacre à la maintenance opérationnelle des locomotives.

    La seconde zone est dédiée aux opérations mi-vie des locomotives. Cette zone va être occupée par la chaîne des 150 BB 27000 et BB 37000 d’Akiem qui ont commencé leur opération mi-vie. 70 collaborateurs vont composer les effectifs de l’atelier. Un tour en fosse complète les installations, il sera ouvert à tous les opérateurs ferroviaires ayant besoin de faire reprofiler leurs roues.

    Akiem se positionne sur l’ouverture à la concurrence en France, et pousse ses pions, notamment via TerriTrains en partenariat avec la Banque des territoires pour financer des acquisitions de matériel roulant.
    L’investissement réalisé dans ce tour en fosse est de 25 millions d’euros, payés par le loueur, avec une subvention de 500 000 euros de l’État. L’objectif premier de l’atelier est un doublement de la flotte de locomotives ayant comme ECE Akiem en France. D’une manière générale, la Rosco a mis en place une politique d’achats massifs de locomotives neuves. Ainsi, 200 machines sont attendues dans les cinq pro- chaines années. Parmi celles-ci, 65 Traxx MS 3 neuves aptes France (avec des options jusqu’à 100 uni- tés) dont le prototype BR 188.011 était présent lors de l’inauguration de l’atelier d’Ostricourt.

  • L’Euro 2024 en train

    L’Euro 2024 en train

    Comme tous les quatre ans, l’Euro de football retiendra toutes l’attention des (très nombreux) amateurs de ballon rond du vieux continent. L’Allemagne, triple vainqueur de la compétition accueille la 17e édition du championnat d’Europe de l’UEFA en 2024. Les rencontres de l’événement se dérouleront dans dix villes hôtes : Berlin, Cologne, Munich, Francfort, Hambourg, Dortmund, Leip- zig, Gelsenkirchen, Stuttgart et Düsseldorf.

    Pour sa préparation, l’équipe de France a posé ses valises dans l’est du Land de Rhénanie-du-Nord Westphalie, dans la petite ville de Paderborn. Pour suivre l’équipe de France de football, vous devrez vous rendre à Düsseldorf, Leipzig puis Dortmund. Et peut-être à Munich ou Gelsenkirchen, voir même jusqu’à Berlin et son stade olympique si les Bleus parviennent à se qualifier pour la suite de la compétition et participer à la finale de la compétition.

    Pour chaque tonne d’émission de CO2 produite dans le cadre du tournoi, 25 euros seront reversés à un « fonds climatique ». Sur la base des projections préalables au tournoi, environ 7 millions d’euros seront ainsi mis à disposition pour des projets de protection du climat. Les clubs peuvent choisir parmi une liste prédéfinie de projets dans les domaines de l’énergie, de l’eau, de la gestion des déchets et de la mobilité intelligente.

     

  • Présentation du premier Servicejet de Stadler pour les ÖBB

    Présentation du premier Servicejet de Stadler pour les ÖBB

    Le gestionnaire d’infrastructure autrichien ÖBB Infrastruktur a dévoilé le 17 mai le premier des 18 trains de sauvetage trimodes Servicejet commandés en janvier 2021, pour 230 millions d’euros, à Stadler. Dérivées des Flirt 3, les automotrices Servicejet à trois caisses série X122 (EVN 9173) ont une puissance de 2980 kW sous 15 kV 16,7 Hz, et de 790 kW en mode diesel, sont équipées de batteries d’une capacité de 280 kWh, ont une vitesse maximale de 160 km/h, disposent de 18 places assises pour l’équipage, peuvent transporter jusqu’à 300 passagers en intervention de secours, et peuvent déplacer vers un lieu sûr un train de 2000 t. Destinés également à la lutte contre les incendies, ces Servicejet disposent de deux systèmes différents d’extinction d’incendie, l’un fonctionnant à une pression de 100 bars pour pulvériser un fin brouillard, l’autre fonctionnant à une pression de 10 bars pour lutter contre des incendies classiques. Les Servicejet peuvent transporter jusqu’à 1200 l d’émulseur et 40000 l d’eau. Autorisés à circuler sur le réseau allemand, les Servicejet seront positionnés aux abords de certains tunnels et engagés pour aider les pompiers partout sur le réseau autrichien.

  • 83 rames AGC rénovées mi-vie pour l’Occitanie

    83 rames AGC rénovées mi-vie pour l’Occitanie

    Le 17 mai dernier au technicentre de Nîmes, sur la région Occitanie, a été présenté à la presse un AGC rénové à mi-vie. Il s’agit de la rame électrique ZGC n° 27531/32 quadricaisse. Les 83 rames AGC TER Occitanie (56 ZGC et 27 BGC) livrées entre 2004 et 2010 seront toutes révisées et rénovées dans le cadre du programme opTER pour un montant provisionnel de 399 millions d’euros financés par la région. Les travaux ont débuté en octobre 2022 et à ce jour six rames ont été traitées et quatre sont en cours. Les réaménagements des espaces intérieurs permettent d’augmenter le nombre de places assises (380 places en plus sur l’ensemble du parc).

    L’espace pour les personnes à mobilité réduite est repensé. De nouveaux sièges sont installés avec prises de courant individuelles. L’éclairage est assuré par des leds. Un système de vidéo- protection est en place ainsi qu’un comptage automatique des voyageurs. Une climatisation à cycle à air est montée. La livrée rouge liO est appliquée. La rénovation s’étend sur huit ans. Dans les 83 rames, 25 avaient bénéficié d’une rénovation à Albi par l’entreprise Safra en 2021-2022 ; elles seront aussi traitées mais en fin de programme (2027-2030).

  • Des gares aux couleurs des JO

    Des gares aux couleurs des JO

    Des millions de visiteurs sont attendus cet été à Paris durant les deux phases des Jeux olympiques dont près de 500 000 voyageurs supplémentaires chaque jour en Île-de-France. Les transports vont donc servir de mode de déplacement privilégié et de nombreuses gares vont être à proximité des 25 sites de compétition.
    Une signalétique appropriée vient d’être déployée dans 34 gares de Transilien, trois gares souterraines et 60 stations de métro. L’objectif est de guider les spectateurs vers les lignes concernées, d’identifier les gares desservant des sites et les aménagements spécifiques. Imaginée par le Comité d’organisation des Jeux de Paris 2024, une signature graphique spécifique associée à la couleur unique rose fait son apparition en complément de la signalétique existante. Les inscriptions en français sont complétées par l’anglais et l’espagnol. Il y aura une centaine de stickers par gare. Rosa-Parks a été la première gare équipée mi-mars.

    L’investissement est de 10 millions d’euros financés par Île-de-France Mobilités (6,5 pour la SNCF et 3,5 pour la RATP). Notons que des gares de régions, environ 25, reçoivent aussi cette signalétique. Les Jeux sont également présents à bord des trains. Les plans de ligne intègrent par la couleur rose les gares donnant accès aux sites olympiques. L’information sonore et visuelle, en trois langues, reprend également le repérage des sites. Rappelons que l’offre de transport des lignes « olympiques » sera augmentée de 15 à 25 % au moment des épreuves par rapport à un jour normal d’été.

  • Trains historiques et le RegioPanter en République tchèque

    Trains historiques et le RegioPanter en République tchèque

    Le 19 avril 2024, une séance photo de trois trains électriques circulant sur les chemins de fer tchèques dans les années 60 et 70, ainsi que du nouveau Regio- Panter tchèque, a été organisée sur les voies de la gare de marchandises tchèque d’Olomouc à l’occasion de la fin de l’exploitation de ces trains. 

    Sur les voies du dépôt ont été placés des trains de la série 451, surnommée « Cra- paud », et des séries 460 et 560, surnommées « Tornado » ou « Pantograf ». 

    L’exploitation des trains de la série 451 a commencé en Tchécoslovaquie en 1964 et s’est terminée en 2018, celle de la série 560 « Tornado » est apparue en 1966 et a fonctionné en République tchèque jusqu’en 2022. Apparus en 1974, les trains de la série 460 circulent encore aujourd’hui.



  • Allemagne : du nouveau dans la Ruhr

    Allemagne : du nouveau dans la Ruhr

    Les contrats d’Abellio attribués provisoirement 

    Abellio Rail NRW, qui exploitait plusieurs contrats dans la Ruhr pour le compte des autorités organisatrices de transports de la région Rhin-Ruhr (VRR), de West- phalie-Lippe (NWL), de Hesse du Nord (NVV), de la région Ruhr- Lippe (ZRL) et de Westphalie du Sud (ZWS) a été déclaré en faillite en décembre 2021. Dès le 14 décembre 2021, ces autorités ont décidé d’attribuer des contrats provisoires pour la période du 1er février 2022 au 9 décembre 2023 à trois opérateurs DB Regio NRW, National Express et Vias Rail GmbH, pour assurer les relations exploitées par Abellio Rail NRW. DB Regio s’est vu attribuer les relations du S-Bahn Rhin-Ruhr S2 Dortmund Hbf – Herne – ghausen Hbf/Essen Hbf, S 3 Oberhausen Hbf – Hattingen, et S 9 Hagen Hbf – Wuppertal Hbf – recklinghausen Hbf/Haltern am See, ainsi que les relations Ruhr-Sieg RE 16 Essen Hbf – Bochum Hbf – Hagen Hbf – Letmathe – Iserlohn/ Siegen Hbf, RB 46 Bochum Hbf – Wanne-Eickel Hbf – Gelsenkirchen Hbf et RB 91 Hagen Hbf – Letmathe – Iserlohn/Siegen Hbf.

    National Express a repris les relations Rhein-Ruhr-Express (RRX) RE 1 Aix-la-Chapelle Hbf – CologneHbf-EssenHbf-Hamm (Westphalie) Hbf et la relation RE 11 Düsseldorf Hbf – Essen Hbf – Dortmund Hbf – Hamm (West- phalie) Hbf – Cassel-Wilhelm- shöhe.

    Vias Rail a obtenu les relations Niederrhein-Netz RE 19 Rhein- Ijssel-Express Düsseldorf Hbf – Emmerich – Arnhem CS, RE 19a (ex-RB32) Bocholt – Wesel, et RB 35 Mönchengladbach Hbf – Wesel, ainsi que la relation S 7 Solingen Hbf – Wuppertal Hbf. Durant cette période transitoire des nouveaux appels d’offres ont été lancés, induisant pour certaines relations à nouveau des changements d’opérateurs au 10 décembre 2023.

    VIAS Rail GmbH étend son réseau

    Vias GmbH, basé à Francfort-sur- le-Main et détenu à 50 % par le groupe R.A.T.H. et à 50 % par Rurtalbahn GmbH, et Vias Rail GmbH basé à Düren et détenu à 100 % par le groupe R.A.T.H. exploitent des trains régionaux en Allemagne sous la marque Vias. Ruhrtalbahn GmbH est détenu à 74,9 % par la Holding R.A.T.H. et à 25,1 % la Beiteiligungsgesell- schaft Kreis Düren (ex-Dürener Kreisbahn). Sous la marque Vias sont exploitées:

    • depuis le 11 décembre 2005 et jusqu’au 11 décembre 2027 les relations Odenwaldbahn RE 85 Francfort-sur-le-Main Hbf – Hanau Hbf – Erbach (Odenwald), RB 86 Hanau Hbf – Groß-Umstadt Wiebelsbach, RE 80 Darms- tadt Hbf – Erbach (Odenwald), RB 81 Darmstadt Hbf – Eberbach et RB 82 Francfort-sur-le-Main Hbf – Darmstadt Nord – Erbach (Oden- wald) et ce avec 35 automotrices diesels à deux caisses, dont 26 Itino VT100 (série 615), quatre Lint 54 H VT200 (série 622.2), et cinq Lint 54H VT220 (série 622.3) 
    •  depuis le 12 décembre 2010 la relation Rheingau Linie et ce jusqu’au 11 décembre 2038 RB 10 Francfort-sur-le-Main – Lorch – Coblence Hbf – Neuwied, et jusqu’au 11 décembre 2027 la relation Pfungstadtbahn RB 66 Darmstadt Hbf – Pfungstadt. Vias GmbH utilise sur la RB 10 19 automotrices électriques Flirt, dont cinq à trois caisses ET300 (série 427.1) et 14 à quatre caisses (série 428.1), et Vias Rail GmbH sur la RB 66 des Itino et des Lint 54H engagés également sur les relations Odenwaldbahn.