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RATP. Twitter descend dans le métro
Pour permettre au voyageur de suivre en temps réel l’état du trafic et l’actualité de sa ligne, tels les travaux en cours et les événements impactant les déplacements, la RATP joue la carte Twitter. Cette expérimentation pilote, sur trois mois, concerne les lignes 1 et 13, extrêmement fréquentées, et les lignes 4 et 12 où les prolongements prévus, avec les travaux, risquent de provoquer certaines perturbations. Actifs tous les jours de 6h à 21h, ce qui permet de concerner 95 % des clients, ces comptes Twitter spécifiques doivent ainsi proposer une information personnalisée, au plus près des attentes de chaque voyageur. Ils sont animés par des agents de la RATP qui travaillent au sein de la Permanence générale des réseaux, sorte de tour de contrôle, et disposent donc en temps réel de la supervision du trafic et des informations sur les perturbations significatives affectant les réseaux. Cette première phase permettra de voir si cet outil répond aux attentes des clients avant son déploiement à l’ensemble des lignes de métro, tramway, RER.

RATP. Voyageurs aux fournaux
Depuis le 27 août et jusqu’au 23 septembre, la RATP lance un grand concours de cuisine sur son site www.ratp.fr. Chacun pourra proposer sa recette qui devra intégrer les ingrédients suivants : poulet ou poule, pomme de terre, poireau, écrevisse, cresson, noix, pomme et raisin. Les participants peuvent déposer leurs recettes à l’adresse : www.ratp.fr/lagrandecuisinepourtous
À la clé : le droit de la cuisiner aux côtés d’un grand chef, profitant alors de ses conseils avisés, lors de la 4e édition des Grands Chefs dans le métro. Elle se tiendra du 13 au 15 novembre à la station Miromesnil.

Les chemins de fer russes envisagent d’acheter 75 % de Gefco
La compagnie russe de chemins de fer RZD envisage de racheter 75 % du français Gefco, la filiale de transports de voitures de PSA Peugeot Citroën, pour un milliard d’euros, selon le quotidien Kommersant du 30 août. Le groupe automobile s’est refusé à commenter cette information, se bornant à indiquer que « le processus d’ouverture du capital suit son cours ». Rappelons que PSA Peugeot Citroën a annoncé en février qu’il allait vendre une partie de Gefco, avec l’objectif de lever 500 millions d’euros.
© Christophe Recoura/Photorail

LGV. Avis positif pour Lyon – Turin
La commission chargée d’une enquête publique sur le projet contesté de LGV Lyon – Turin a rendu un avis positif, mais avec des réserves, soulignant notamment son impact « important » sur l’agriculture ». L’enquête publique menée l’hiver dernier par 13 commissaires enquêteurs sur le tronçon français entre Lyon et Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), avait été initiée en novembre 2011 à la demande du ministère de l’Écologie. Les opposants au projet ont critiqué cet avis de la commission d’enquête en le qualifiant de « partial ». Selon la coordination contre le projet Lyon – Turin Fret Voyageurs, les prévisions de trafic sont irréalistes et le coût largement sous-évalué. La coordination continue de réclamer la modernisation des lignes existantes.
© Michel Barberon/Photorail
Le Wifi en cours de déploiement dans le métro de New York
D’ici à la fin de l’année, 36 stations du métro new-yorkais seront équipées de hotspots Wifi. Elles seront 270 dans cinq ans. Une évidence pour la ville la plus hype de la planète, mais une initiative qui a un coût : quelque 200 millions de dollars. Pour les voyageurs, le service est gratuit jusqu’au 7 septembre grâce à l’alliance entre Boingo, spécialiste américain du Wifi payant, et Google, qui sponsorise le service. Passé cette date, il en coûtera 8 € par mois pour un usage illimité sur un appareil (10 € pour deux appareils). Boingo espère trouver régulièrement d’autres sponsors afin d’offrir ponctuellement le Wifi aux habitants de la Grosse Pomme.

RFF. Le mandat d’Hubert du Mesnil prolongé provisoirement
Le ministère des Transports a confirmé à La Vie du Rail l’information de la Tribune.fr du 23 août selon laquelle Hubert du Mesnil allait rester à la tête de Réseau ferré de France jusqu’à la fin septembre « au plus tard » alors que son mandat devait s’achever le 5 septembre. Il y « gérera les affaires courantes », a expliqué le ministère, le temps que le gouvernement finalise la réforme du secteur ferroviaire. Rarement la succession à la tête de l’établissement public gérant les infrastructures aura suscité tant d’intérêt. Outre Hubert du Mesnil, candidat à sa propre succession, plusieurs candidatures ont été déposées au ministère des Transports, Bercy et même Matignon. Citons parmi eux, au sein du ministère des Transports, Daniel Bursaux, directeur général à la direction générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer.
Russie : pas de TGV à Moscou en 2018
La Russie a enterré son projet de construire des lignes de chemin de fer à grande vitesse en vue du Mondial 2018 de football, en raison de contraintes budgétaires, a révélé le quotidien Vedomosti. Le programme d’extension des liaisons ferroviaires n’est pas inclus dans le projet de budget 2013-2015, ont indiqué plusieurs fonctionnaires au journal. La construction de ces lignes à grande vitesse entre Moscou et plusieurs villes qui doivent accueillir des matches du Mondial, un projet grandiose du président Vladimir Poutine qui devait permettre de revitaliser certaines régions russes, aurait pourtant dû débuter dans un an. Un porte-parole du vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch a toutefois indiqué à l’agence RIA Novosti qu’un groupe de travail interministériel étudierait la question du financement de ce projet à l’automne.
Lyon – Turin : avis positif sous réserve de la commission d’enquête
La commission chargée d’une enquête publique sur le projet contesté de LGV Lyon – Turin a rendu un avis positif, mais avec des réserves, soulignant notamment son impact « important » sur l’agriculture. « Les avantages apportés par le projet l’emportent largement sur les inconvénients (…) », conclut la commission d’enquête dans son rapport du 2 juillet, rendu public par RFF début août. L’enquête publique menée l’hiver dernier par treize commissaires-enquêteurs sur le tronçon français entre Lyon et Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) avait été initiée en novembre 2011 à la demande du ministère de l’Ecologie.
Dans son avis, la commission d’enquête se dit « convaincue de la nécessité de développer le fret ferroviaire aux échelles nationales et européennes (…). Il offrira un outil majeur de la politique de report du transport de marchandises de la route vers le fer, permettant ainsi une amélioration de la sécurité routière et une réduction sensible de la pollution atmosphérique dans les vallées alpines ». Les commissaires-enquêteurs demandent cependant à RFF de travailler en « concertation étroite avec le monde agricole », afin de « garantir la pérennité des exploitations et de contribuer à la protection des ressources naturelles et de l’environnement ». Une autre réserve concerne les sites de dépôts de remblais impropres et demande au maître d’ouvrage de réétudier la question, en réduisant de 25 % le volume des remblais.

La halle de Bordeaux-Saint-Jean sera rénovée dans les règles de l’art
Cathédrale d’acier et de verre datant de 1898, la halle voyageurs de Saint-Jean accuse son grand âge. Classée, elle sera rénovée par RFF pour l’arrivée de la nouvelle LGV.
Cette fois c’est sûr, la rénovation de la grande halle voyageurs de la gare de Bordeaux-Saint-Jean est décidée. Aucune intervention n’avait été programmée depuis le milieu des années soixante-dix. RFF, devenu le propriétaire de l’ensemble des infrastructures, a lancé un programme de remise en état de ces halles. Sur Aquitaine et Poitou-Charentes, après celles de La Rochelle et Pau, c’est au tour de Bayonne et de Hendaye d’être actuellement traitées. Celle de Bordeaux, cathédrale d’acier et de verre, est un ouvrage d’art d’une tout autre dimension. Terminée en 1898, longtemps la plus vaste d’Europe, son aspect aujourd’hui peut être résumé par ces qualificatifs : majestueuse, mais dégradée. « La structure est solide mais vieillissante, remarque Jean- Dominique Lameyre, chef de projet à RFF. Ceci en raison de son âge, des intempéries, sans oublier les défauts d’entretien. » Le diagnostic établi fait état de désordres sur poteaux, fermes, appuis et pannes. De nombreuses zones sont corrodées, des pans de verre sont cassés ou manquants, la peinture fortement altérée assombrit les quais. Voici quelques années, une mise en sécurité avec pose de filets a été effectuée avec le concours d’alpinistes.
La mise en place d’un tel chantier représente « un sujet important, qui fait l’objet de nombreuses réunions avec la SNCF et les services de sécurité ». L’installation d’un échafaudage géant et d’un plancher dans une gare en exploitation, où le trafic et l’affluence ont fortement augmenté, est délicate. « Le montage s’effectuera la nuit et les ouvriers opéreront le jour, dans un espace protégeant les voyageurs. » Le verre et le polycarbonate pourraient alterner au niveau de la couverture. Un choix qui est soumis à la décision de l’architecte des bâtiments de France. Tout comme la peinture. Rien n’est arrêté à ce jour. En 114 ans, les lambris ont été peints 15 fois. Un document d’origine indique « bleu pour les fers, blanc pour les bois ». Peut-être bientôt les mêmes couleurs ? Le projet détaillé sera connu en 2013. Le devis se monte à plus de 30 millions d’euros, financés à 100 % par RFF, le maître d’ouvrage, qui a délégué un mandataire, Systra, la main-d’œuvre étant confiée à Setec-TPI. Le début des travaux est programmé pour 2014. Vingt-quatre mois seront nécessaires. Pour l’arrivée du TGV par la ligne nouvelle, la halle aura retrouvé une luminosité qu’elle n’a pas eue depuis bien longtemps.François-Xavier Point
La halle en chiffres
Construite dans le style de la galerie des machines de l’Exposition universelle de Paris en 1878, la halle voyageurs de Bordeaux-Saint-Jean est longue de 299,70 mètres et large de 57,80. Elle possède 33 fermes de 57 mètres d’ouverture. La hauteur au-dessus des voies à l’aplomb du faîtage est de 26 mètres. 1 450 tonnes de métaux ferreux ont été utilisées. La surface couverte – zinc et verre coulé – est de 17 310 m2. Elle fut construite avec l’aide d’échafaudages roulants supportant deux planchers superposés et d’une grue positionnée à 19 mètres du sol. Un exploit pour l’époque, à l’image de l’ingéniosité de ses constructeurs, les « ateliers de Creil, Dayde et Pille ». Elle est inscrite à l’Inventaire des monuments historiques depuis le 28 décembre 1984.(F.-X. P.)
