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  • Doublement de Paris – Lyon :  RFF approfondit deux scénarios

    Doublement de Paris – Lyon : RFF approfondit deux scénarios

    Réseau ferré de France a décidé de poursuivre les études sur deux des quatre scénarios envisagés pour le projet de ligne grande vitesse Paris – Orléans – Clermont – Lyon (POCL), soumis au débat public entre octobre et janvier. « Le débat public doit servir à discuter les fonctionnalités et les services rendus par le projet. Sur cette base, nous avons retenu les scénarios Ouest et Médian que nous allons approfondir », résume Thomas Allary, le directeur du projet à RFF.

    Selon lui, le scénario Ouest a été considéré par une majorité d’acteurs, particulièrement des élus, comme favorisant l’aménagement du territoire. Ce qui correspond à l’un des objectifs forts du projet : desservir des territoires (en l’occurrence le Centre) n’ayant pas accès à la grande vitesse. A contrario, le scénario Est a été repoussé lors du débat public car ne répondant pas à cet objectif de la ligne nouvelle. Le tracé Ouest-Sud a également été abandonné car nombre de ses partisans ont fini par se rallier au tracé Ouest, en se disant qu’en aménageant le projet (notamment en Auvergne), ils pourraient aussi trouver des avantages à ce tracé. Une façon en quelque sorte de s’unir contre le scénario Médian, qui a les faveurs de la SNCF et qui présente une meilleure rentabilité économique et sans doute moins d’impact environnemental. Le tracé Médian met Lyon à 1h45 de Paris (1h55 pour le tracé Ouest) et pourrait attirer entre 6 et 6,5 millions de voyageurs annuels (entre 5,3 et 5,7 millions de voyageurs annuels pour l’autre scénario). « Quel que soit le scénario retenu, la sensibilité environnementale est forte avec un tel tracé qui s’étend sur 500 km », rappelle Thomas Allary.

    Autre incertitude de poids, le financement de ce projet de près de 13 milliards est loin d’être assuré. Les études, qui vont durer un an environ, vont se pencher sur toutes ces questions. Elles seront menées par RFF sous l’égide d’un comité de pilotage qui regroupera notamment l’État et les cinq régions concernées. Rappelons que ce projet de ligne à grande vitesse vise notamment à doubler la ligne historique Paris – Lyon, menacée de saturation, tout en mettant Clermont à moins de deux heures de Paris. Il doit aussi relier Orléans au réseau des TGV et mieux desservir Bourges et les villes du grand Centre. Sa réalisation est envisagée à l’horizon 2025.

    Marie-Hélène Poingt

    Carte : © RFF

  • Île-de-France : gare aux travaux

    Île-de-France : gare aux travaux

    Lorsqu’on parle travaux ferroviaires en Île-de-France, l’usage du superlatif est vite de rigueur. Quelques chiffres suffisent à esquisser le tableau, à montrer « l’hyperconcentration » du réseau régional. Il accueille, sur 10 % du réseau national, 40 % des circulations, plus de 7 500 trains par jour. Soit trois millions de voyageurs au quotidien. Chaque jour, SNCF Transilien transporte ainsi les deux tiers des voyageurs empruntant les trains SNCF. Pas étonnant donc que ce réseau ait vieilli plus vite encore en Île-de-France qu’ailleurs, compte tenu de l’importance du trafic. D’où la nécessité de lancer, depuis quelques années, les grands travaux.  Ils sont menés à marche de plus en plus forcée par Réseau ferré de France pour tenter de rattraper le temps perdu et accélérer la modernisation du réseau : alors que les investissements de modernisation portaient sur 300 millions d’euros par an en moyenne jusqu’en 2008, puis 600 millions de 2008 à 2012, ils seront de 1,2 milliard toujours en moyenne et par an de 2013 à 2020, soit quatre fois plus élevés que pendant la décennie passée.
    Ces travaux doivent permettre de renouveler des installations anciennes – voies, signalisation, alimentation électrique, confortement d’ouvrages d’art… –, mais aussi de relever des quais pour les rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite et de créer de nouvelles infrastructures. Et c’est loin d’être négligeable pour le quotidien des Franciliens, lorsqu’on sait que, sur ce réseau saturé, un rail cassé peut impacter jusqu’à 300 trains…
    Les chantiers sont donc considérables et le choix a été fait de les concentrer sur la période estivale car cela limite l’impact sur les voyageurs, puisque la fréquentation diminue de 15 %, et même davantage, entre la mi-juillet et la mi-août. Les travaux peuvent alors être menés sur des plages horaires élargies, plusieurs jours d’affilée, afin d’optimiser le temps disponible sur le chantier. Ainsi, cet été, tous les RER seront concernés et plus de la moitié des dépenses engagées en Île-de-France se concentreront sur une dizaine de sites. Ces derniers « pèsent » quelque 100 millions d’euros d’investissements. Les régénérations de voies pratiquées permettront de renouveler
    plus de 70 km de rails, mettant en œuvre 156 000 tonnes de ballast, 30 000 traverses… Des moyens lourds seront déployés, en particulier les spectaculaires convois de « suites rapides » sur les chantiers du RER A et du RER D. Tout cela va entraîner évidemment changements d’horaires, de trains, interruptions de lignes, substitutions par bus…
    Dans ce contexte de mobilisation générale, les abords de la gare du Nord seront particulièrement concernés par le grand remue-ménage estival. Un exemple à grande échelle : les rails et aiguillages situés à 1 km des quais de la gare ont trente ans, ils sont empruntés au quotidien par 1 500 trains, transportant un million de personnes. Le traitement de ce plateau ferroviaire, qui comporte jusqu’à 12 voies contiguës et de nombreux aiguillages, impose un chantier avec de très importants moyens, un phasage très précis pour maintenir l’exploitation… Les travaux les plus importants auront lieu entre le 13 et le 19 août. Durant cette période, les horaires des trains changeront au rythme de l’avancement des travaux. Cela imposera, sur certaines périodes, de couper carrément les RER B et D, sans interconnexion à Paris-Nord. Des raisons qui expliquent qu’en gare de Paris-Nord vient d’ouvrir un espace « Info travaux », avec une large bulle d’accueil, où l’on peut obtenir des renseignements sur l’ensemble des chantiers. Des fiches horaires détaillées pour chaque ligne concernée sont disponibles. Un mini-site Internet, accessible depuis le site Transilien.com, a aussi été mis en place. Enfin, un dispositif d’affichage exceptionnel a été mis en place dans la gare, avec près de 200 panneaux modifiés et 30 bâches géantes.
    « Chaque matin, les conséquences sur le plan de transport peuvent être différentes et les horaires peuvent changer », résume Bénédicte Tilloy, directrice générale de SNCF Transilien. « C’est cette variabilité qui va être la plus pénalisante pour les voyageurs, d’où la nécessité d’informer au mieux pour éviter les mauvaises surprises. » Et de leur permettre d’anticiper. Ce dispositif d’information d’une ampleur toute particulière restera en place jusqu’au 2 septembre. Plus de 150 agents d’information supplémentaires sont mobilisés sur la seule partie nord du RER B et à la gare de Paris-Nord. Parallèlement, 5 000 bus sont mobilisés. Ils vont effectuer 25 000 rotations pendant les deux mois d’été.

    Pascal Grassart

    Photo : © SNCF Transilien MADfotos Annie Gozard

  • Fret : les syndicats poursuivent  leur droit d’alerte

    Fret : les syndicats poursuivent leur droit d’alerte

    À l’issue du débat organisé le 20 juin dans le cadre de la séance plénière du comité central d’entreprise (CCE) de la SNCF, les quatre organisations syndicales représentatives de cheminots (CGT, CFDT, SUD, Unsa) ont voté à l’unanimité la poursuite de la procédure du droit d’alerte économique sur la situation de Fret SNCF. Une procédure initiée le 22 mai pour répondre à leurs inquiétudes sur la pérennité de cette activité.

    Selon les élus, les réponses apportées par la direction aux questions posées notamment sur la dette, la stratégie commerciale, les conditions d’exploitation ou la situation sociale « ne font que conforter leurs inquiétudes ». Dans un communiqué daté du 21 juin, ils estiment que « depuis l’annonce du plan Véron en 2003, les dirigeants et les plans se sont succédé, accélérant la spirale du déclin. Cette fuite en avant a contribué à saborder les capacités productives de l’Epic SNCF et à dégrader les conditions sociales (suppression de triages, de gares, de locomotives, de wagons, d’emplois…) ». Conséquence, rappellent-ils, « en 2000, Fret SNCF transportait 55 milliards de tonnes-kilomètre, avec un déficit maîtrisé à 50 millions d’euros. En 2011 le volume transporté n’est plus que de 15 milliards de tonnes-kilomètre pour un déficit avoisinant les 450 millions d’euros ».

    « Pierre Blayau, (le patron de SNCF Geodis, ndlr), nous a affirmé qu’il allait continuer dans cette direction et qu’un jour ou l’autre cette stratégie paierait. Selon lui, elle commence à porter ses fruits car la diminution des pertes enregistrées est une première avancée », raconte un responsable de la CFDT-Cheminots. Selon lui, la SNCF compte pour l’avenir sur une harmonisation globale du cadre social concernant à la fois le transport ferroviaire régional de voyageurs (dans la perspective d’une ouverture à la concurrence) et le transport ferroviaire de fret (actuellement, il existe une convention collective applicable aux opérateurs privés de fret que la SNCF souhaite voir disparaître).

    « Les réponses de la SNCF sont angéliques, alors que la menace est réellement forte. Il y a urgence à mettre en place de vrais outils pour réguler les conditions de travail et les conditions de la concurrence. Sinon, on risque de mourir à petit feu », estime-t-on côté, Unsa-Cheminots. Les élus du CCE, qui souhaitent voir prises en compte leurs propositions, vont mandater une expertise avec mission de rédiger un rapport d’analyse, comportant des propositions alternatives. Dans le cadre du droit d’alerte économique, ce rapport devrait ensuite être présenté au conseil d’administration de la SNCF.

    M.-H. P.

    Photo : © RFF / CAPA / Laurent Rothan (TOMA)

  • Le guide 2012 des trains touristiques

    Le guide 2012 des trains touristiques

    Dans toute la France circulent, sur des voies étroites ou à écartement normal, des trains historiques, sauvegardés par des associations de bénévoles passionnés. En voici la liste. La carte de la page 23 permet de les repérer grâce à la numérotation qui renvoie au texte.

    Alsace

    1. Chemin de fer touristique du Rhin
    12 km (gare de Volgelsheim – embarcadère de Sans-Souci), voie normale, vapeur et diesel (circuit combiné train vapeur + promenade d’1 heure 20 en bateau sur le Rhin avant le retour).
    Départ gare de Volgelsheim à 1 km de Neuf-Brisach 68600.
    Tél. : 03 89 71 51 42 ou 03 89 72 55 97.
    www.ried-express.cftr.fr

    2. Train Thur Doller Alsace
    14 km (Cernay-Saint-André – Sentheim), voie normale, vapeur, autorail. Une loco Mallet (monument historique).
    Accessible aux PMR sur demande.
    Gare de Cernay-Saint-André
    68703 Cernay.
    Tél. : 06 04 46 48 60.
    www.train-doller.org

    Aquitaine

    3. Petit train de la Rhune
    4,2 km (gare du col de Saint-Ignace – sommet de la Rhune), voie métrique à crémaillère (système Strub), électrique.
    Gare du col de Saint-Ignace, 64310 Sare.
    Tél. : 05 59 54 20 26.
    www.rhune.com

    4. Petit train d’Artouste
    9,5 km (lac et village de Fabrèges – lac d’Artouste), voie étroite (0,50 m), diesel.
    Départ : en haut des télécabines de la Sagette 64000
    Tél. : 05 59 05 36 99.
    www.train.artouste.com

    5. Écomusée de la Grande Lande
    4 km (Sabres – Marquèze), voie normale, diesel.
    Gare, route de Solférino, 40630 Sabres.
    Tél. : 05 58 08 31 31.
    www.parc-landes-de-gascogne.fr

    6. Tramway du Cap-Ferret
    2 km (Cap-Ferret – l’Océan), voie étroite (0,60 m), diesel.
    Gare, avenue de l’Océan (jetée Bélisaire), 33970 Le Cap-Ferret.
    Tél. : 05 56 60 60 20.
    www.lege-capferret.com

    7. Train touristique Pointe de Grave-Le Verdon – Soulac
    7 km (Pointe de Grave-Le Verdon – Soulac), voie normale, diesel (draisine).
    Gare 33123 Le Verdon-sur-Mer.
    Tél. : 06 08 69 11 93.
    Office de tourisme du Verdon-sur-Mer : Tél. : 05 56 09 61 78.

    8. Train touristique de Guîtres à Marcenais
    14 km (Guîtres – Marcenais), voie normale, vapeur, diesel et autorail.
    33230 Guîtres. Tél. : 05 57 69 10 69.
    http://ttgm.guitres.free.fr

    9. Train touristique de l’Albret
    13 km (Nérac – Mézin), voie normale, rame réversible avec deux draisines et une voiture voyageurs. Trajet commenté en direct.
    12-ter, avenue du 19-Mars-1962.
    Gare de Nérac, 47600 Nérac.
    Tél. : 06 85 62 77 47.
    www.lafrancevuedurail.fr/ttalbret

    Auvergne

    10. Chemin de fer du Haut-Forez
    42 km (Estivareilles – La Chaise-Dieu), voie normale, autorails des années 50, train baladeur.
    Gare CFHF d’Estivareilles, 42380 Estivareilles.
    Tél. : 04 77 50 82 03.
    www.chemindeferhautforez.fr

    11. Chemin de fer de la Haute Auvergne (Gentiane Express)
    16 km (Riom-ès-Montagnes – Lugarde), voie normale, autorail.
    Billetterie à côté de la gare de Riom et Office de tourisme de Riom-ès-Montagnes.
    Tél. : 04 71 78 07 37.
    www.gentiane-express.com

    12. Train touristique du Livradois-Forez
    43 km (Ambert – La Chaise-Dieu), voie normale, vapeur, diesel et autorail
    Picasso, bleu d’Auvergne X 2856.
    Agrivap, La Gare, 63600 Ambert.
    Tél. : 04 73 82 43 88.
    www.agrivap.fr

    13. Velay Express chemin de fer historique
    37 km (Dunières – Saint-Agrève),
    voie métrique, autorails et loco-
    tracteurs. Traction vapeur entre Tence et Montfaucon.
    22, rue de la Croix, 43220 Dunières, Tél. : 04 71 59 71 56.
    www.velay-express.fr

    Bourgogne

    14. Chemin de fer de la vallée de l’Ouche
    7,3 km (Bligny-sur-Ouche – Pont- d’Ouche), voie étroite (0,60 m), vapeur et diesel.
    Ave. de la Gare, 21360 Bligny-sur-Ouche.
    Tél. : 03 80 20 17 92 et 06 30 01 48 29.
    http://chemindefervalleedelouche.blogspot.com

    15. Train touristique des Lavières
    1,4 km (Is-sur-Tille), voie étroite (0,50 m), diesel.
    Rue des Pins, 21120 Is-sur-Tille.
    Tél. : 03 80 95 36 36.
    www.is-sur-tille.fr

    16. Le p’tit train de l’Yonne
    2,5 km (Massangis – Rochefort), voie étroite (0,60 m), diesel (à visiter : le wagon musée).
    89440 Massangis.
    Tél. : 03 86 33 93 33.
    www.massangis.com

    17. Chemin de fer des Combes
    10,5 km, voie étroite (0,60 m), vapeur et locotracteurs.
    Gare, rue des Pyrénées,
    71200 Le Creusot
    Tél. : 03 85 55 26 23.
    www.parcdescombes.com

    18. Train touristique du pays de Puisaye-Forterre
    30 km (Villiers – Toucy – Moutiers-La Bâtisse), voie normale, autorails et RGP.
    Avenue de la Gare, 89130 Toucy.
    Tél. : 03 86 44 05 58.
    Office de tourisme : 03 86 44 15 66.
    www.train-de-puisaye.com

    19. Le petit train de Champignelles
    1 km (Champignelles), voie étroite (0,40 m), matériel moteur thermique (locotracteur de type BB).
    Route de Champcevrais, 89350 Champignelles.
    Tél. : 03 86 45 11 40.

    Bretagne

    20. Association des chemins de fer des Côtes-du-Nord
    0,8 km (voie métrique) et 0,8 km (0,40 m), diesel et autorails.
    Parc de Boutdeville, 1, promenade Harel-de-la-Noë,
    22360 Langueux.
    Tél. : 02 96 79 05 22.
    http://chemin-fer-baie-saint-brieuc.fr

    21. Vapeur du Trieux
    17 km (Paimpol – Pontrieux),voie normale, vapeur.
    Gare SNCF, ave. du Général-de-Gaulle, 22500 Paimpol.
    Tél. : 08 92 39 14 27.
    www.vapeurdutrieux.com


    Centre

    22. Chemin de fer touristique
    de Pithiviers
    4,5 km (Pithiviers – Bellébat), voie étroite (0,60 m), vapeur et diesel.
    Rue Carnot, 45300 Pithiviers.
    Office de tourisme :
    02 38 30 50 02.
    www.lafrancevuedurail.fr/pithiviers

    23. Chemin de fer touristique du Bas-Berry
    27,5 km (Luçay-le-Mâle – Argy), voie métrique (rénovation d’un ancien tronçon du Blanc – Argent), traction thermique (locotracteurs, autorails, draisine) et matériel remorqué, vapeur.
    Gare d’Écueillé 36240.
    Tél. : 02 54 40 43 31.
    http://traintouristiquedubasberry.com

    24. Train historique du lac de Rillé
    2,5 km (Rillé), voie étroite (0,60 m), vapeur et diesel. 37330 Marcilly-sur-Maulne.
    Tél. : 02 47 96 42 91.
    www.aecfm.fr

    25. Train touristique de la vallée du Loir
    18 km (Thoré-la-Rochette – Trôo), voie normale, autorail. TTVL, 41100 Vendôme.
    Office de tourisme de Vendôme  :
    02 54 77 05 07.
    Mairie de Thoré-la-Rochette :
    02 54 72 80 82.
    www.ttvl.fr

    Champagne-Ardenne

    26. Chemin de fer touristique de la Traconne
    4,5 km en cyclo-draisines au départ d’Esternay et 9 km au départ de Joiselle.
    Ancienne gare, 51310 Esternay.
    Syndicat d’initiative : 03 26 80 27 07 ou 06 10 94 07 99.

    27. Chemin de fer touristique de Blaise-et-Der
    38 km (Wassy – Saint-Dizier et Doulevant-le-Château), voie normale, diesel. Bel ensemble ferroviaire du XIXe siècle.
    Gare de Wassy, 52130 Wassy.
    Tél. : 06 07 50 55 72.

    28. Chemin de fer touristique du sud des Ardennes
    10 km (Attigny – Amagne-Lucquy) et 30 km (Attigny – Challerange), autorails Picasso et EAD 4719.
    Cour de la Gare, 08130 Attigny.
    Tél. : 03 24 71 47 60 ou 03 24 38 58 41.
    http://cftsa.free.fr

    Franche-Comté

    29. Coni’Fer
    7,5 km (Les Hôpitaux-Neufs – Fontaine-Ronde), voie normale, vapeur et diesel.
    Gare des Hôpitaux-Neufs
    25370 Les Hôpitaux-Neufs.
    Tél. : 03 81 49 10 10.
    www.coni-fer.org


    île-de-france

    30. Chemin de fer des Chanteraines
    5 km (Parc des Chanteraines, Villeneuve-la-Garenne – Gennevilliers), voie étroite (0,60 m), vapeur et diesel.
    46, avenue Georges-Pompidou, 92390 Villeneuve-la-Garenne.
    Tél. : 01 40 85 86 20.
    http://cf-chanteraines.pagesperso-orange.fr

    31. Petit train du Port-aux-cerises
    3 km (Draveil), voie étroite (0,60 m), diesel. Une baladeuse est accessible aux personnes handicapées.
    Base régionale de plein air et de loisirs, rue du Port-aux-Cerises, 91210 Draveil.
    Tél. : 01 69 83 46 00.
    www.portauxcerises.ucpa.com

    32. Tacot des lacs
    2,5 km (départ entre Grez-sur-Loing et Moncourt), voie étroite (0,60 m), diesel.
    1, route des Chapelottes
    77880 Grez-sur-Loing.
    Tél. : 01 64 28 67 67.
    www.tacot-des-lacs.com

    33. Musée des tramways à vapeur et des chemins de fer secondaires français
    800 m voie métrique, va­peur.
    Musée.
    Parking gare SNCF
    95430 Valmondois-Butry.
    Tél. : 01 34 73 04 40.
    www.trains-fr.org/mtvs


    Languedoc-Roussillon

    34. Train touristique du pays Cathare et du Fenouillèdes
    62 km (Rivesaltes – Axat), voie normale, autorails et diesel, voitures découvertes.
    Gare de Rivesaltes ou gare d’Axat, 66000.
    Tél. : 04 68 20 04 00. www.tpcf.fr

    35. Train à vapeur des Cévennes
    13 km (Anduze – Saint-Jean-du-Gard), voie normale, vapeur et diesel.
    36, place de la Gare,
    30140 Anduze.
    Tél. : 04 66 60 59 00.
    www.trainavapeur.com


    Lorraine

    36. Chemin de fer de la vallée de la Canner
    12 km (Vigy – Hombourg-Budange), voie normale, diesel et autorail.
    1, rue de la Gare, 57640 Vigy.
    Tél. : 03 87 77 97 50.
    www.alemftrain.fr

    37. Chemin de fer du Val de Passey
    1 km (Val-de-Passey via Choloy-Ménillot), voie étroite (0,60 m), vapeur.
    Départ : Choloy-Ménillot, 54000
    Tél. : 03 83 29 21 22.
    Maison du tourisme de Toul et du Toulois : 03 83 64 90 60.
    http://cfvp.monsite-orange.fr

    38. Petit train de l’ouvrage de Fermont
    1,2 km (en voie souterraine dans la ligne Maginot), voie étroite (0,60 m), locotracteur électrique.
    AAOFLM, 9, rue Albert-Lebrun, 54260 Longuyon.
    Tél. : 03 82 39 35 34.
    www.ligne-maginot-fort-de-fermont.asso.fr

    39. Petit train de l’ouvrage du Hackenberg
    4 km (Veckring), en voie souterraine dans la ligne Maginot (voie de 0,60 m), locotracteur électrique.
    Amifort, 61-bis, Grand-Rue, 57920 Veckring.
    Tél. : 03 82 82 30 08.
    http://maginot-hackenberg.com

    40. Association du chemin de fer forestier d’Abreschviller
    6 km (Abreschviller – Grand-Soldat), voie de 0,70 m, vapeur et diesel.
    2, place Norbert-Prévot, 57560 Abreschviller.
    Tél. : 03 87 03 71 45.
    Office de tourisme :
    03 87 03 77 26.
    http://train-abreschviller.fr

    Midi-Pyrénées

    41. Chemin de fer des lacs de Monclar
    1,7 km (Monclar), voie étroite (0,60 m), diesel.
    Base de loisirs
    82230 Monclar-de-Quercy.
    Tél. : 05 63 30 34 37.
     
    42. Chemin de fer touristique du Tarn
    7 km (Saint-Lieux-lès-Lavaur – Parc floral des Martels), voie étroite (0,50 m), vapeur et locotracteurs.
    Gare de Saint-Lieux-lès-Lavaur
    81261.
    Tél. : 05 61 47 44 52 ou 05 61 70 33 63.
    www.cftt.org

    43. Chemin de fer touristique du Haut-Quercy
    7 km (Saint-Denis-près-Martel – Martel), voie normale, vapeur, diesel.
    La gare, 46600 Martel.
    Tél. : 05 65 37 35 81.
    www.trainduhautquercy.info

    Nord-Pas-de-Calais

    44. Centre de la Mine et du Chemin de fer
    Matériel roulant statique (voie normale), vapeur vive en double écartement de 5 et 71/4 pouces et réseaux miniatures en Z, N, TT, H0, 0, I, IIm LGB.
    Centre historique Denis-Papin, rue Émile-Zola, 62590 Oignies.
    Tél. : 03 21 69 42 04.
    www.cmcf-oignies.com

    45. Train touristique de la vallée de la Scarpe
    2,5 km (canal de la Scarpe), voie étroite (0,60 m), vapeur et diesel.
    Chemin des Hamaïdes
    59230 Saint-Amand-les-Eaux.
    Tél. : 03 27 48 39 65.

    46. Tramway de la vallée de la Deûle
    3 km (Marquette-lez-Lille – Wambrechies), voie métrique, tramway électrique.
    Départ des trains rue du Vent-de-Bise à Wambrechies ou rue de la Deûle à 59520 Marquette-lez-Lille.
    Office de tourisme : 03 28 38 84 21.
    www.amitram.asso.fr

    47. Chemin de fer touristique de la vallée de l’Aa
    15 km (Arques – Lumbres), voie normale, diesel (autorails Picasso).
    Gare d’Arques, rue de l’Europe, 62510 Arques ou départ gare de Lumbres, rue François-Cousin, 62380 Lumbres.
    Office de tourisme de Lumbres : 03 21 93 45 46 ou 03 21 12 19 19.
    www.cftva62.com

    Normandie

    48. Train touristique du Cotentin
    10 km (Carteret – Portbail), ligne à voie normale, diesel et locotracteur.
    Départ gare de Carteret (50270) ou de Portbail.
    Tél. : 06 30 35 15 71 ou 02 33 04 70 08.
    http://ttcotentin.monsite.orange.fr

    49. Chemin de fer  de la vallée de l’Eure
    8 km (Pacy – Breuilpont) et 8 km (Pacy – Cocherel), voie normale, diesel.
    Gare, 27120 Pacy-sur-Eure.
    Tél. : 02 32 36 04 63.
    www.cfve.org

    50. Train touristique Étretat – Pays de Caux
    5,2 km (Les Loges – Étretat), voie normale, autorail, vélorail.
    Gare des Loges, 76790 Les Loges.
    Tél. : 02 35 29 49 61.
    www.lafrancevuedurail.fr/ttepac

    Pays de la Loire

    51. Chemin de fer touristique de la Sarthe
    17,5 km (Connerré-Beillé – Bonnétable), voie normale, vapeur, autorail, diesel.
    Gare Transvap en face de la gare SNCF de Connerré, 72160 Beillé.
    Tél. : 02 43 89 00 37.
    www.transvap.fr

    52. Chemin de fer de la Vendée
    22 km (Mortagne – Les Herbiers), voie normale, vapeur et diesel.
    Gare de Mortagne-sur-Sèvre, 85290
    Tél. : 02 51 63 02 01.
    www.vendee-vapeur.fr

    53. Chemin de fer de Semur-en-Vallon
    3 km (Semur-en-Vallon), voie étroite (0,60 m), diesel, avec visite du Musée du train.
    Gare, 72390 Semur-en-Vallon.
    Tél. : 06 30 84 41 33 ou 02 43 93 67 86.
    http://ccfsv.free.fr

    Picardie

    54. P’tit train de la Haute-Somme
    7 km (Froissy – Dompierre), voie étroite (0,60 m), vapeur et diesel.
    Hameau de Froissy, 80340 Laneville-les-Bray. Tél. : 03 22 83 11 89.
    www.appeva.org

    55. Chemin de fer de la baie de Somme
    27 km (Le Crotoy – Noyelles – Saint-Valery – Cayeux), voie métrique, vapeur.
    Gare de Saint-Valery-sur-Somme, 80230.
    Tél. : 03 22 26 96 96.
    www.cfbs.eu

    56. Chemin de fer touristique du Vermandois
    22 km (Saint-Quentin – Origny-Sainte-Benoîte), voie normale, traction vapeur ou diesel, wagon-restaurant.
    Gare de Saint-Quentin, 02104 Saint-Quentin.
    Tél. : 03 23 64 88 38.
    www.cftv.fr


    Poitou-Charentes

    57. P’tit train de Saint-Trojan
    6 km (Saint-Trojan – Maumusson, sur l’île d’Oléron), voie étroite (0,60 m), locotracteurs diesel.
    Gare, rue Camille Samson
    17370 Saint-Trojan-les-Bains.
    Tél. : 05 46 76 01 26.
    www.le-ptit-train.com

    58. Train des Mouettes
    20 km (La Tremblade – Saujon), voie normale, diesel et vapeur.
    Gare du train touristique, Chemin vert, 17600 Saujon.
    Tél. : 05 46 05 37 64.
    Gare de La Tremblade :Tél. : 05 46 85 98 82.
    www.traindesmouettes.fr

    Provence-Alpes-Côte d’Azur

    59. Chemin de fer de Provence
    151 km (Nice – Digne-les-Bains), voie métrique, autorails diesel.
    Gare des chemins de fer de  Provence, 4-bis, rue Alfred-Binet, 06000 Nice. Tél. : 04 97 03 80 80.
    Gare des chemins de fer de Provence, espace Pierre-Ferrié, près de la gare SNCF, 04000 Digne-les-Bains.
    Tél. : 04 92 31 01 58.
    www.trainprovence.com

    60. Petit Train du domaine Paul-Ricard-Méjanes
    3,5 km (domaine Paul-Ricard-Méjanes), voie 0,60 m, diesel.
    Domaine Paul-Ricard, 13200 Arles.
    Tél. : 04 90 97 10 10.
    www.mejanes.camargue.fr

    61. Train touristique du Centre-Var
    22 km (Carnoules – Brignoles), voie normale, autorail et une caravelle.
    Gare Carnoules-les-Platanes, DP 3 au passage à niveau, 83660 Carnoules.
    Tél. : 06 07 98 03 09.
    www.attcv.fr

    62. Train des Pignes
    16 km (Puget-Théniers – Touët-sur-Var – Villars-sur-Var), voie métrique, vapeur.
    Dépôt des locomotives, 06260 Puget-Théniers.
    Tél. : 04 93 05 05 05.
    www.gecp.asso.fr

    63. Train des Alpilles
    10 km (Arles – Fontvieille), voie normale, locotracteur diesel électrique.
    17-bis, avenue de Hongrie,
    13200 Arles.
    Tél. : 04 90 18 81 31.
    www.letraindesalpilles.fr


    Rhône-Alpes

    64. Train touristique des monts du Lyonnais
    19 km (L’Arbresle – Sainte-Foy- l’Argentière), ligne à voie normale, diesel.
    Gare SNCF de L’Arbresle, 69210 L’Arbresle
    Maison du tourisme de Chamousset-en-Lyonnais : 04 74 70 90 64.
    Office de tourisme de l’Arbresle : 04 74 01 48 87.
    http://cftb.free.fr

    65. Tramway du Mont-Blanc
    Le Fayet – Mont-Lachat, voie métrique à crémaillère (système Strub), électrique.
    Gare de Saint-Gervais – Le Fayet, à côté de la gare SNCF
    Compagnie du Mont-Blanc, 80, avenue de la gare, 74190 Le Fayet.
    Tél. : 04 50 53 22 75.
    www.compagniedumontblanc.fr

    66. Train touristique de l’Ardèche méridionale
    14 km (Vogüé – Saint-Jean-le-Centenier), voie normale, autorail.
    Viaduc 07, BP 23, 07203 Aubenas Cedex.
    Tél. : 04 75 37 03 52.
    www.viaduc07.fr

    67. Chemin de fer touristique du Haut-Rhône
    4,5 km (Montalieu – Sault-Brenaz), voie étroite (0,60 m), vapeur.
    Base de loisirs Vallée bleue,
    Gare de Montalieu-Vercieu
    38247 Montalieu-Vercieu.
    Tél. : 04 78 81 84 30.
    www.cft-hr.com

    68. Train du Montenvers-Mer de Glace
    5,4 km (Chamonix – Montenvers), voie métrique à crémaillère (système Strub), électrique et diesel.
    35, place de la Mer-de-Glace, 74400 Chamonix.
    Tél. : 04 50 53 22 75.
    www.compagniedumontblanc.fr

    69. Chemin de fer d’Anse
    3,5 km (Anse – plage du Colombier), voie étroite (0,38 m), diesel.
    560, route de Saint-Bernard, 69480 Anse.
    Tél. : 04 74 09 91 71.
    Office de tourisme du Beaujolais.
    Tél. : 04 74 60 26 16.
    http://cftanse.free.fr

    70. Train touristique des Belvédères
    3,5 km sur la commune de Commelle-Vernay, voie étroite (0,60 m), diesel.
    Barrage, 42120 Commelle-Vernay. 
    Office du tourisme du Grand Roanne
    Tél. : 04 77 71 51 77.
    www.train-des-belvederes.com

    71. Vélorail des Gorges du Doux
    10 km (Boucieu-le-Roi – Troye)
    en vélorail, retour en autorail.
    La gare, 07270 Boucieu-le-Roi. 
    Tél. : 04 75 08 20 30
    www.velorailardeche.com

    Photo : © C. Besnard-Photorail-SNCF/Reproduction interdite-DR

  • Les événements de l’été 2012

    Les événements de l’été 2012

    Tous les chemins de fer touristiques émaillent leur saison de nombreuses animations. En voici quelques-unes à ne pas manquer cette année.

    Une nouvelle loco vapeur sur Le Velay-Express

    Le Velay-Express chemin de fer historique fête, du 26 au 28 mai, le retour de la Mallet n° 101 qui a été entièrement remise à neuf dans les ateliers de la Compagnie du chemin de fer des Cévennes. Cette locomotive à vapeur assurera donc les circulations du dimanche aux côtés de la Corpet 040 n° 22 qu’elle secondera entre Tence et Montfaucon, sur une dizaine de kilomètres.


    Hommage à Vincenot à Thoret-sur-Ouche

    Le Chemin de fer de la vallée de l’Ouche, qui a acquis deux nouveaux locotracteurs diesels, rend hommage le 9 août à l’écrivain Henri Vincenot, gastronome. Il organise, le 23 août, à l’occasion du centenaire de sa naissance, une circulation de Bligny-sur-Ouche à Thoret-sur-Ouche. Là, aura lieu une dégustation de produits
    régionaux en l’honneur de l’écrivain, chantre de la Bourgogne et auteur de recettes régionales. Inscriptions à l’office de tourisme de Bligny-sur-Ouche.
    Tél. : 03 80 20 16 51.

    Une plaque tournante à Bonnétable

    Le Chemin de fer touristique de la Sarthe s’est lancé dans la construction d’une plaque tournante à Bonnétable. D’un diamètre de 17 m, construite par des entreprises et financée par le conseil général, elle devrait être terminée en août. Elle permettra aux locomotives à vapeur de repartir vers Beillé… cheminée en avant.

    Baptême de conduite de locomotive à vapeur

    Le Train historique du lac de Rillé propose, à la demande, des stages découverte des locomotives à
    vapeur. Au programme : le matin, aperçu sur le fonctionnement de la machine. L’après-midi, le stagiaire met la main à la pâte, participe à la mise en chauffe, à l’approvisionnement en charbon et prend les commandes.
    À partir de 12 ans (avec autorisation des parents).

    Le Gentiane Express sous les étoiles

    Le Gentiane Express innove. Ce train du Cantal propose, le 18 juillet et le 1er août, des circulations nocturnes avec observation du ciel commentée par un astronome amateur qui prêtera ses instruments. Les 26 juillet et 9 août, des repas gastronomiques avec produits du terroir seront proposés à Lugarde.

    La féerie nocturne du Train touristique des Lavières

    Le Train touristique des Lavières, en Côte-d’Or, organise le 25 août à 20h une « féerie nocturne ». Ce rendez-vous très attendu attire chaque année un millier de voyageurs. Au programme, éclairage dans les arbres, tunnel de lumières et animations.


    Les feux de la Saint-Jean dans l’Yonne

    Le Petit train de Champignelles dans l’Yonne organise le 23 août une grande fête champêtre au cours de laquelle sera allumé le plus grand feu de la Saint-Jean de la région. À cette occasion, le train roulera toute la nuit.

    Festival vapeur en Haute-Somme

    Le P’tit train de la Haute-Somme à Froissy organise un festival vapeur, le 27 mai et le 30 septembre, de 10 à 19h. Le public découvrira trois locomotives mises simultanément en chauffe, il pourra s’amuser sur un circuit à vapeur vive et plus sérieusement visiter le magnifique musée du chemin de fer à voie étroite.

    Dossier réalisé par Christine CARTIER

    Photo : © Gentiane Express

  • Train des Mouettes : une souscription pour sauver la Henschel 11128

    Train des Mouettes : une souscription pour sauver la Henschel 11128

    Une Japy devrait bientôt seconder la Schneider du train des Mouettes, de Saujon à La Tremblade en Charente-Maritime. Une souscription est lancée par la Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes pour poursuivre la restauration de la Henschel 11128 de l’association Trains et Traction.

    Le public est de plus en plus souvent invité à contribuer financièrement à la sauvegarde du patrimoine, aux côtés de l’État, des collectivités locales ou encore des entreprises mécènes. L’exemple le plus célèbre est le parrainage par les citoyens des statues du parc de Versailles. Moins connue est la souscription lancée en Auvergne auprès de donateurs pour la remise en peinture du tablier du viaduc des Fades, ou celle lancée dans la Meuse, pour la reconstruction de la ligne ferroviaire qui desservait Verdun en 1916. Les donateurs financent des portions de rail plus ou moins longues et célébreront en 2014, grâce à cette reconstruction, le centenaire du début de la Grande Guerre. La Fondation du patrimoine est souvent la cheville ouvrière de ces opérations dont elle garantit la transparence. « Nous sommes sollicités par des communes, des associations ou des propriétaires, précise-t-on à la Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes. On peut organiser une souscription publique pour soutenir financièrement leurs projets. Celles-ci connaissent un succès grandissant, car la Fondation du patrimoine est de plus en plus connue et jouit aujourd’hui d’une certaine aura. » Ainsi l’association Trains et Traction, qui exploite le train des Mouettes en Charente-Maritime, va faire appel pour la 2e fois à cette fondation. Une première fois, il s’agissait d’une opération peu coûteuse. La Schneider, qui tracte en été le train des Mouettes, classée monument historique et célèbre pour être la plus ancienne locomotive à vapeur conservée en état de marche en France, ne disposait plus de sa plaque d’identification. Un appel aux donateurs a permis à l’association de faire fabriquer sur mesure une plaque identique à celle d’origine et de la sceller sur la locomotive, comme jadis. Un coup d’essai pour Trains et Traction, qui s’attaque aujourd’hui à un projet beaucoup plus lourd. Il s’agit de remettre en état de marche la Henschel 11128 de 1912. « L’objectif est de la remettre en service sur la ligne de Saujon à La Tremblade afin de soulager la Schneider et d’augmenter la capacité de transport de voyageurs », précise Olivier Jaubert, président de Trains et Traction. Le budget total s’élèvera à environ 200 000 euros. Pour réunir ces fonds, Olivier Jaubert s’est tourné vers des mécènes, en particulier l’entreprise Motul. Cette société, spécialiste du graissage des engins lourds, s’est déjà engagée à hauteur de 50 000 euros. C’est encore loin du compte et Olivier Jaubert place beaucoup d’espoir dans le soutien de la Fondation du patrimoine. Le principe est simple. Une souscription est lancée auprès du public. Les donateurs adressent leur chèque à la Fondation du patrimoine en précisant à quel projet ils le destinent. Grâce à ce geste, ils bénéficient d’une déduction fiscale. La Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes s’intéresse beaucoup à ce projet. « Nous avons l’habitude d’intervenir sur le patrimoine bâti, explique Patricia Molines qui reconnaît être un peu dépaysée devant le sujet. Mais nous sommes contents de soutenir des projets comme celui-là. Je m’efforce d’entrer dans la logique d’une telle restauration. » Une autre souscription pourrait être lancée par la Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes. Le projet soutenu par la communauté de communes de Thouars, dans les Deux-Sèvres, porterait sur la restauration d’une 140 C.

    C. C.

    Comment faire un don

    Les travaux de restauration de la Henschel 11128 ont commencé en janvier 2011. Pour les poursuivre, l’association Trains et Traction compte sur les dons effectués par les entreprises et les particuliers à la Fondation du patrimoine. Celle-ci leur délivrera une attestation qui leur permettra de bénéficier d’une déduction fiscale. Les chèques à l’ordre de la Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes doivent être adressés à cette fondation : 1-bis, rue Lebascle, 86000 Poitiers. Tél. : 05 49 41 45 54.

    Photo : © DR

  • SNCF : des trains ordinaires exceptionnels

    SNCF : des trains ordinaires exceptionnels

    La SNCF invite aussi les voyageurs à découvrir des paysages d’exception depuis les fenêtres de trains réguliers mais aussi touristiques. Ils traversent les plus belles régions de France, dans des endroits parfois inaccessibles en voiture.

    La SNCF a décerné aux trains qui roulent sur les plus belles lignes du pays le titre de trains touristiques. Ce sont des trains réguliers, des TER, dont les circulations s’intensifient en été, des trains dont le matériel peut être historique comme celui du train Jaune dans les Pyrénées-Orientales. Mais ce sont surtout des lignes qui traversent des paysages d’exception et dont la construction a été un  exploit comme celle de la ligne des Merveilles, de Nice à Tende. En voici quelques-unes à faire ou à refaire cet été.


    Le train Jaune, la Cerdagne en couleur

    Il roule de Villefranche-Vernet-les-Bains à Latour-de-Carol sur une voie métrique. Il a contribué, au début du siècle dernier, à désenclaver la Cerdagne et permet aujourd’hui aux voyageurs, en franchissant d’extraordinaires ouvrages d’art (pont Gisclard), d’apprécier le magnifique paysage du parc régional naturel des Pyrénées catalanes.

    Transpyrénéen, un train à l’état sauvage

    Entre Toulouse et Latour-de-Carol, cette ligne traverse des zones de haute montagne sauvages et spectaculaires. Elle permet la correspondance avec Le train Jaune à Latour-de-Carol.


    Le Tire-bouchon, train avec vue sur la mer

    Comme son nom l’indique, ce train permet aux voyageurs qui se rendent en été d’Auray à Quiberon, dans le Morbihan, d’éviter les embouteillages tout en profitant depuis leur place de la vue sur l’océan et la Côte sauvage.

    La ligne des Hirondelles, à tire-d’aile dans le Jura

    Sa construction de Dole à Saint-Claude fut une prouesse. Le voyageur passe sur les fameux viaducs de Morez et traverse les paysages verdoyants du Jura.

    En suivant les lignes du Piémont vosgien : train + art de vivre

    De Colmar à Metzeral et de Mulhouse à Kuhn, c’est toute la sérénité de la campagne alsacienne avec ses vignobles et ses villages typiques. Aux escales, les voyageurs sont invités à partir en randonnée sur les crêtes vosgiennes où les attendent d’accueillantes auberges.


    Sur la Côte bleue au fil des calanques

    De Marseille à Istres et Miramas, cette ligne offre une vue exceptionnelle sur les calanques et la Méditerranée, qu’elle semble « survoler ».

    Les lignes du Massif central : l’eau et le feu

    De Clermont-Ferrand au Mont-Dore et de Clermont-Ferrand à Aurillac, elles traversent de vastes paysages de moyenne montagne et donnent accès aux stations thermales du mont Dore et de La Bourboule aux portes de la chaîne des Puys.

    Le train qui réussit à se faufiler dans les gorges de l’Allier

    De Langeac à Langogne, sur la ligne des Cévennes, le train traverse des lieux parfois inaccessibles en voiture. En partenariat avec le syndicat mixte d’aménagement du tourisme du Haut-Allier, des trains supplémentaires accueillent en été curieux et randonneurs.

    La ligne qui fait des Merveilles

    De Nice à Tende, les prouesses réalisées pour construire cette ligne de montagne sont restées inégalées. Des fenêtres du train, on admire autant les ouvrages d’art exceptionnels que le paysage alpin, cadre de belles randonnées.

    Le Mont-Blanc express, un must

    De Saint-Gervais à Chamonix, Vallorcine et Martigny en Haute-Savoie c’est, au pied du mont Blanc, la ligne des sportifs qui embarquent avec leur sac à dos pour la randonnée, leurs skis ou leur vélo, mais aussi celle des amateurs d’art, qui veulent découvrir à Martigny, en Suisse, les œuvres contemporaines de la riche Fondation Gianadda.

    Renseignements :
    http://www.ter-sncf.com

    Photo : © SNCF Proximités

  • Auvergne : un train à crémaillère rend le puy de Dôme à la nature

    Auvergne : un train à crémaillère rend le puy de Dôme à la nature

    Tous les amateurs de nature et de train se réjouissent de la création du Panoramique des Dômes, un train à crémaillère dont la voie a été construite sur la plateforme de l’ancienne route. Un bon moyen pour le plus célèbre des volcans d’Auvergne de reconquérir son environnement naturel.

    Depuis quelques mois, les quatre rames gris clair du train à crémaillère se livraient à des essais en ligne. Et tout marchait bien si un orage d’une violence exceptionnelle n’avait obligé TC Dôme son exploitant à retarder quelque peu la mise en service commerciale du Panoramique des Dômes. La voie s’élève lentement à flanc de coteau, le long de la courbe du volcan jusqu’au sommet du puy de Dôme, à 1 465 m d’altitude.
    L’événement ferroviaire passionne les amateurs de trains. Il y a un siècle que la France n’a pas construit de chemin de fer à crémaillère. Celui-ci, dû à Stadler, une entreprise suisse, renoue donc avec ce système de rail denté qui permet de gravir les pentes les plus raides. Un retour à la tradition qui s’accompagne des avancées technologiques les plus récentes. Côté confort aussi, tout est fait pour que les voyageurs se sentent à l’aise et profitent tous, grâce à une disposition astucieuse des sièges, de la vue sur la vallée.
    Mais l’événement va beaucoup plus loin. Ce train, qui devient le symbole même du retour à la nature du site du puy de Dôme, s’intègre dans un vaste plan de réaménagement lancé il y a quelques années par le conseil général du Puy-de-Dôme. Ce projet, qui a coûté 88 millions d’euros, a bénéficié des financements de l’Europe, de l’État, du conseil régional d’Auvergne, de la communauté d’agglomération de Clermont-Ferrand et de l’exploitant, TC Dôme. Car le puy de Dôme, malgré sa célébrité, souffrait de négligence. Son sommet était défiguré par la présence d’un grand parking et d’équipements vétustes.
    Au lieu de cela, désormais, l’heure est à la défense de l’environnement. La voie est construite sur la plateforme de l’ancienne route qu’elle remplace aujourd’hui. Hormis les véhicules d’urgence, les voitures n’accèdent plus au sommet. L’ancien parking a été supprimé et ses espaces ont été rendus à la végétation. Des sentiers ont été bien tracés pour les centaines de milliers de visiteurs attendus. Les plus courageux peuvent toujours monter à pied par le sentier des Muletiers, tandis que le train dépose au sommet, en toute saison et après un voyage de 15 minutes, ceux qui découvrent l’ancien temple gallo-romain mis en valeur dans le cadre d’un musée et l’observatoire météo construit sur ce site idéal pour l’observation du temps. Et puis surtout, ils admirent depuis le plus haut sommet du département cette vue unique sur la chaîne des Puys, témoin d’une histoire géologique exceptionnelle. Un patrimoine naturel remarquable dont les Auvergnats sont en train de prendre conscience. Depuis la naissance du Parc naturel des volcans d’Auvergne, celle, il y a dix ans, de Vulcania, sorte de « Cité des sciences de la volcanologie », et depuis l’ouverture au public des anciennes carrières du volcan de Lemptégy, ils tentent de donner aux visiteurs les clés scientifiques de ces bouleversements terrestres dans un environnement à l’authenticité retrouvée. Tout cela vaut au puy de Dôme le label de Grand site de France. Les élus de la région ambitionnent aussi que « la Faille de Limagne et la chaîne des Puys » soient classées au patrimoine mondial de l’Unesco.
    Du côté du train, tout va dans le sens de l’intégration dans le paysage. La gare de départ qui est aussi maison de site, vaste et accueillante mais discrète, est en pierre sombre de Volvic, tandis que le centre de maintenance associe le bois et le verre. Des sentiers bordés de végétation canalisent les voyageurs jusqu’aux quais de départ. La livrée du train, elle aussi discrète, se fond dans le paysage. Même modestie pour les lieux d’accueil au sommet : un restaurant gastronomique offrant une vue imprenable et des possibilités de restauration rapide, et puis le point de départ des parapentes qui ondulent avec bonheur au gré de tous les vents qui soufflent là. C’est le regard sur l’Auvergne et sur la chaîne des Puys qui est invité à se renouveler.

    C. C.

    Photo : © TC Dôme

  • Vélorail : pédalez sur la ligne du Vivarais

    Vélorail : pédalez sur la ligne du Vivarais

    Le Chemin de fer du Vivarais est en pleine rénovation. Il lui faudra encore un an au moins pour que reprennent les circulations vapeur. En attendant, les amateurs sont invités à découvrir la portion de ligne Boucieu-le-Roi – Troye à la force du mollet en vélorails. Une autre manière de découvrir le parcours au ras du ballast, le nez au vent en pleine nature ardéchoise.

    C’est un vélorail élégant qui circule sur 10 km, le long des gorges du Doux, en Ardèche. De Boucieu à Troye, 24 engins bien carrossés accueillent les amateurs. Certains ont quatre places, d’autres cinq pour mieux véhiculer les familles avec enfants. Confortablement installés, les voyageurs entament un parcours tout en descente qui sinue le long de la rivière ou en sous-bois, et franchit tunnels et viaducs. Tout le plaisir du voyage réside dans le souffle de l’air frais et dans cette façon de glisser sur les rails, rapidement mais sans à-coup et sans effort, à travers un beau paysage. Pas de difficulté non plus pour le retour, qui exige de remonter la côte jusqu’à Boucieu. À Troye, les voyageurs abandonnent le vélorail et sont invités à emprunter l’autorail historique qui les attend. Celui-ci les embarquera tandis que les vélorails, solidement arrimés derrière, seront tractés à vide jusqu’à Boucieu où ils reprendront du service. Ces vélorails innovent à plus d’un titre. Nous sommes ici sur une portion de voies du célèbre chemin de fer du Vivarais. Mais pour le moment, les trains ne circulent pas. D’importants chantiers sont en cours : RVB, restauration de machines, construction d’une gare et d’un atelier de maintenance. La reprise des circulations marquera le renouveau de ce chemin de fer, connu sous le nom de Mastrou. L’exploitant a voulu que le public continue à profiter de cette ligne sous la forme d’un vélorail. Et le succès est tel que son exploitation perdurera. 18 000 passagers en 2011, et certains ont dû renoncer au parcours, faute de place… Kléber Rossillon, qui exploite désormais ce réseau, a bien fait les choses. « Nous avons voulu faire du nouveau. Nous avons constaté, en particulier, que les vélorails sont mal adaptés aux lignes en descente. Nous nous sommes adressés au Vélorail du Larzac, qui nous a fourni les renseignements techniques, explique Kléber Rossillon, cogérant de la SNC Chemin de fer du Vivarais. Pour perfectionner cet engin, nous nous sommes tournés vers une entreprise de la région, les Carrosseries Vincent, implantées dans la Drôme. » Cette dernière jouit d’une longue expérience dans divers domaines automobiles, construction et carrosserie industrielle, hydraulique, réparation et tôlerie. Ainsi est né ce véhicule qui renouvelle complètement l’allure du vélorail. Au lieu d’un engin lourd, fait de tubes avec un pédalier apparent, on a ici une sorte de petite voiture joliment carrossée, avec capot et garde-boue, bien campée sur les rails. Les constructeurs l’ont dotée d’un frein hydraulique, une nouveauté particulièrement bienvenue sur les pentes accentuées de l’Ardèche. Autre amélioration pour l’utilisateur, celui-ci est en position de pédalage allongée, une position connue pour éviter de fatiguer la colonne vertébrale. Toutes les conditions sont réunies pour profiter, de façon originale et malgré les travaux, de ce joli paysage de l’Ardèche.

    Christine CARTIER


    Renseignements :

    www.velorailardeche.com

    Photo : © Vélorail de l’Ardèche/Jean-Jacques Dard

  • Escapades : en voiture pour le Haut-Jura !

    Escapades : en voiture pour le Haut-Jura !

    Accessibles en train depuis les gares de Bellegarde-sur-Valserine, Bourg-en-Bresse ou Dole, voici quelques idées pour prendre un bol d’air et un peu de hauteur dans ce sud du Jura qui jouxte la Suisse.


    Par Marie Arnoult



    Depuis la gare de Bellegarde-sur-Valserine

    – Cabane ou roulotte : dormir dans les arbres

    Passés Bourg-en-Bresse, puis Oyonnax, aux fenêtres du TGV qui roule vers Genève, surgissent les croupes chahutées des montagnes du Jura. Le calcaire affleure en plissés spectaculaires, les fameux « chapeaux de gendarme » évoquent ici la maréchaussée à l’ancienne. Partout du vert, des résineux des hêtres. Au bas des falaises, on devine des eaux vives accueillantes pour les truites. Ce sont les beaux paysages sauvages du parc
    naturel régional du Haut-Jura. 18h55 : terminus Bellegarde dans l’Ain. Notre destination : La Pesse à 40 km de là, dans le Jura frontalier, par des routes sinueuses entre les hautes futaies et les combes, typiques dépressions en cuvettes ondulées à perte de vue. Les fermes sont massives avec de petites fenêtres pour résister à l’hiver qui dure six à sept mois. Nous sommes fin mai, il a neigé la semaine passée. Mais à Coinchet sur le Crêt, notre point de chute à 1 160 mètres d’altitude, on se soucie peu du temps. Martine et Gilles ont installé là des hébergements insolites (voir notre carnet pratique) destinés aux amoureux de la nature : des cabanes de trappeurs construites à l’orée de la forêt ou dans les houppiers des hêtres. Douillettes, confortables et en bois bien sûr. Il y a aussi des roulottes avec un aménagement pimpant à la tzigane. Ici, pas de vaches, mais des lamas très curieux des nouveaux arrivants. Cet épatant bout du monde  au pied du Crêt de Chalam, est un point de départ pour rayonner à pied ou à VTT. Mais comment arriver là  sans voiture, direz-vous ? Des minibus sur réservation font l’aller et retour entre la gare  de Bellegarde-sur-Valserine, que ce soit les week-ends ou en semaine.

    – Symphonie pastorale dans les estives

    Topo-guide, Le Jura – Les Sentiers des patrimoines, en poche, nous voici prêts pour la randonnée n° 25, « Combes, prairies et pâturages », dédiée au lait. Elle démarre par une leçon de choses à la Maison des fromages de Moussières, 5,4 kilomètres de La Pesse, au cœur des Hautes-Combes. Là sont élaborés le bleu de Gex à pâte persillée,  le morbier traversé d’une ligne grise est une fine couche de charbon et le comté à pâte pressée, tous AOC. On suit toutes les étapes de l’emprésurage à l’affinage. La coopérative fruitière regroupe 27 agriculteurs. Gilbert, qui était l’un d’eux, est accompagnateur de visites depuis sa retraite. Il raconte avec émotion ce métier rude dont il a bien du mal à décrocher. La jeune génération prend pourtant le relais.
    Dans une vidéo, Stéphane parle de ses 50 laitières montbéliardes, une race rustique bien adaptée au froid. Laurence, une autre agricultrice, travaille l’hiver à l’école de ski, un second emploi évident : « la neige, on l’a sous nos pieds, alors autant en profiter et quand il n’y en a plus, au printemps, il faut remonter les clôtures ». Puis, comme un rituel bien rodé, c’est le départ dans les pâturages où les vaches restent jusqu’à mi-octobre. Stéphane attache à leur cou ces cloches aux sons différents qui permettent de les reconnaître à l’oreille. « L’estivage à deux fonctions, explique-t-il, nourrir les bêtes  et maintenir les paysages ouverts pour lutter contre l’embroussaillement ». « Lorsque la pression agricole diminue, la forêt reprend ses droits », explique Gilles. Avant de partir notre guide du parc naturel régional du Haut-Jura recommande « de ne pas marcher dans l’assiette des vaches », en clair, les prairies de fauche. Nous suivons les balisages jaunes, le long des pelouses étoilées de fleurs de pissenlit et de boutons-d’or avant de monter aux « prés-bois », des pâturages gagnés sur les épicéas dont on a coupé les branches basses. Soudain, à flanc de Combe, apparaît un groupe juvénile de « cani-randonneurs », en classe verte. Chaque enfant est tiré par un chien de traîneau. Fabien dirige la troupe. Musher diplômé d’état, il fut un des premiers à utiliser les chiens d’attelage en été. On arrive en haut de Bellecombe. Chemin faisant, Gilles commente la flore, les premières orchidées, les alchémilles perlées de rosée qui donnent du goût au bleu de Gex. Les murets de pierre calcaire délimitent les prairies, le paysage est ouvert et, au milieu de nulle part, à un petit carrefour, se dresse soudain une mairie-école. Il faut dire que les fermes alentour sont dispersées sur trois ou quatre kilomètres. « Autrefois, on venait à pied ou à ski. Je me suis marié là, sourit Gilles. Depuis, le secrétariat de mairie a été transféré en bas, dans le village ». L’air est pur comme du cristal, l’ambiance pastorale et les sons étonnamment intenses, amplifiés par le calcaire qui multiplie l’écho du battement d’aile d’un rapace ou du tintement des clarines. D’ailleurs, le parc naturel régional à Lajoux (voir notre carnet pratique) a répertorié ces « paysages sonores » où l’écoute est exceptionnelle et en a fait le thème de certaines randonnées accompagnées.

    CARNET PRATIQUE

    – Comité départemental du tourisme du Jura, Lons-le-Saunier.
    www.jura-tourism.com

    – Parc naturel régional du Haut-Jura. Lajoux
    www.parc-haut-jura.fr

    Pour y aller en train au départ de Paris
    Paris-Lyon – Bellegarde-sur-Valserine avec le TGV Lyria. Départ à 16h11 et arrivée à 18h55. Au retour, départ à 8h10 et arrivée à 10h52.

    Où dormir ?
    • Les loges du Coinchet cabanes et gîte. La Pesse
    www.la-loge.info
    • Le gîte des Daines au Petit Châtel près de Saint-Claude. Cervidés dans les prés et grands duplex en bois. www.legitedesdaines.com

    Où se restaurer ?
    • Au Pré Fillet sur la commune sans village des Molunes, à 2 km des Moussières.
    www.hotel-leprefillet.com
    • Le P’tit Mâchon à Saint-Claude.
    www.leptitmachon.fr

    Que rapporter ?
    Des fromages et des vins du Jura.
    • Magasin de la Fromagerie du Haut-Jura, Les Moussières. Outre la visite guidée, la coopérative vend bleu de Gex, comté, morbier de sa production et des vins du Jura, dont le savagnin, parfait avec ces fromages. Vente par correspondance également.
    www.fromagerie-haut-jura.fr

    À lire
    • Topo-guide, Le Jura – Les Sentiers des patrimoines (FFRandonnée).