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Blog
La Bulgarie lance la privatisation du fret ferroviaire
Le
gouvernement bulgare a lancé le 12 juin un appel d’offres pour l’achat
de l’unité de transport de marchandises de la Compagnie des chemins de
fer (BDJ). La privatisation doit permettre notamment d’assurer le
financement de l’unité de transport de passagers et de rénover les
trains en exploitation.
LGV Tours – Bordeaux. Des agriculteurs dénoncent les retards d’indemnisation
Une cinquantaine d’agriculteurs d’Indre-et-Loire ont bloqué le 18 juin une base administrative du maître d’œuvre de la construction de la ligne LGV Tours – Bordeaux, pour protester notamment contre les retards dans le paiement des indemnisations. À l’appel des syndicats agricoles du département, UDSEA et Jeunes agriculteurs, les manifestants ont paralysé avec leurs tracteurs la base de Cosea (filiale du groupe Vinci) de Draché (Indre-et-Loire), au sud de Sainte-Maure-de-Touraine, pendant plusieurs heures. En Indre-et-Loire, environ 400 exploitations sont concernées par les expropriations ou les remembrements liés à la future ligne à grande vitesse Tours – Bordeaux, qui doit être mise en service en 2017, selon l’UDSEA. L’un des responsables du groupe d’entreprises Cosea en Indre-et-Loire a assuré qu’il ferait tout son possible « pour résorber les retards d’ici fin juin ».

Alstom livrera 46 rames de plus au RER de Stockholm
L’autorité organisatrice des transports du Grand Stockholm, SL, a commandé à Alstom 46 rames automotrices X60 de six caisses pour le Pendeltåg (RER) de la capitale suédoise. Chiffrée à 440 millions d’euros, cette tranche, qui fait partie du contrat-cadre signé en 2002 par Alstom et SL, portera à 129 le nombre de rames du type Coradia Nordic en service dans le Grand Stockholm. Livrables à partir de 2016, ces 46 rames seront affectées au renouvellement partiel du parc du Pendeltåg, ainsi qu’à l’extension de son réseau. Alstom précise que sur la nouvelle tranche destinée à SL, l’équipement ERTMS sera « le plus récent », de même que les normes d’interopérabilité qui seront satisfaites. Construites par l’usine allemande de Salzgitter (Basse-Saxe), les automotrices Coradia Nordic, version « nordique » du train régional Alstom, ont été vendues à 239 unités en Suède depuis 2002.
© C.Sasso/ALSTOM Transport/TOMA

Faiveley : carnet de commandes bien rempli
Après un exercice financier 2011-2012 en demi-teinte, Faiveley Transport regarde les années à venir avec sérénité.
Si le chiffre d’affaires (CA) de Faiveley Transport, leader mondial des équipements ferroviaires, stagne autour de 900 millions d’euros depuis trois ans, le carnet de commandes ne désemplit pas, jusqu’à atteindre 1,69 milliard d’euros à la fin de l’exercice 2011-2012, soit une croissance de 16,3 % sur l’année. Cela représente 30 mois de CA en carnet pour l’activité « première monte », et sept mois de CA pour l’activité « services ». Globalement, le groupe français assure qu’il va bénéficier de la croissance mondiale du marché de l’équipement ferroviaire à moyen terme, grâce à l’urbanisation continue de nos villes, la montée des préoccupations environnementales, le rôle des transports ferroviaires dans le développement d’une mobilité durable et, enfin, le renouvellement nécessaire des flottes vieillissantes dans les pays occidentaux. Les éléments les plus marquants de l’année 2011-2012 sont certainement l’acquisition majeure de l’entreprise Graham White, lui permettant de s’installer durablement sur un marché nord-américain dynamique, la percée qualifiée d’« historique » sur le marché allemand et les conséquences lourdes des erreurs commises en Chine sur des projets de portes palières. Pour ce qui est de la stagnation du CA, le groupe l’explique principalement par la fin de différents programmes en Europe, la baisse significative des commandes en Espagne et l’incident chinois. Au sujet du marché européen, Thierry Barel, président du directoire et directeur général de la société, semble confiant et ne croit pas à un ralentissement des commandes : « Rien qu’en France, la RATP a investi massivement l’année dernière et prévoit 1,6 milliard d’euros d’investissements à venir. Différents projets d’extension et de rénovation offrent de nouvelles opportunités, et malgré la baisse sur le marché espagnol, on constate une forte croissance en Italie et dans les pays de l’Est. » Il faut noter également la commande allemande pour les trains à grande vitesse ICx, comprenant système de freinage, portes d’accès et climatisation, pour un montant record dans l’histoire du groupe, de 210 millions d’euros. Contrat pouvant être appelé à passer de 130 à 300 trains ICx pour un CA potentiel supérieur à 500 millions d’euros à l’horizon 2025, sans compter la maintenance – captive – qui en découle.
Le problème des portes palières en Chine semble avoir coûté cher à l’entreprise. Thierry Barel précise à ce sujet que « cette activité, qui est la seule à ne pas toucher à du matériel embarqué sur le train, implique des travaux de type chantier de génie civil. Nous n’avions pas l’habitude », reconnaît le dirigeant de Faiveley, ce qui a entraîné une mauvaise gestion du projet ainsi qu’une sous-évaluation des coûts et des risques. Plus généralement, les dirigeants du groupe indiquent que le fléchissement du marché chinois parfois évoqué est très relatif, puisque « 130 milliards d’investissements sont prévus par le gouvernement dans les années à venir, et 90 lignes de métro sont déjà approuvées ». Les limogeages qui ont eu lieu récemment semblent annoncer une plus grande ouverture à la concurrence sur les différents marchés intéressant Faiveley et ouvrent de nouvelles perspectives au groupe. Le marché américain, lui, connaît une forte croissance grâce au succès du partenariat avec Amsted, le fort rebond du marché du fret et l’acquisition de Graham White, numéro 3 des composants de freins et services sur le marché nord-américain. Enfin, c’est aussi vers la Russie que Faiveley se tourne pour préparer les années à venir. Ce pays, « plus grand réseau ferroviaire mondial », comme le rappelle Thierry Barel, continue de s’équiper et présente un fort potentiel en termes de renouvellement des flottes. Les trains régionaux, les projets de métros et les 800 tramways de la ville de Moscou en seront les principales bases.Tom DUBOIS© DBAGGeodis va distribuer les jouets Mattel en Europe du Sud
Geodis a annoncé le 18 juin avoir décroché un contrat pour la logistique et la distribution en Europe du Sud des jouets du fabricant américain Mattel, numéro un mondial du secteur. Ce contrat de six ans porte sur la réception de 3 000 conteneurs maritimes par an en provenance d’Asie, les opérations de dédouanement, la palettisation, le stockage et la gestion des 1 800 références de marchandises pour leur distribution en France, en Espagne et au Portugal. Pour assurer cette prestation, Geodis, branche Fret et Logistique de la SNCF, a créé un site de 42 000 mètres carrés sur la zone Distriport de Marseille, opérationnel depuis le mois de mars, et recruté 120 personnes. D’ici 2013, la surface totale du site sera portée à 60 000 mètres carrés et la plateforme emploiera 200 salariés, ce qui va amener cette filiale de la SNCF à créer 200 emplois à Marseille d’ici fin 2013, selon un communiqué publié le 18 juin. Depuis 2007, Geodis assure également la gestion de la plateforme de distribution de Mattel en Europe du Nord, située à Venlo (Pays-Bas), ainsi que celle de deux plateformes en Malaisie.
M.-H. P.
Ferovergne démarre avec le port du Havre
Janvier 2002, Louis Gallois, alors président de la SNCF, prédit : « Pour alimenter Port 2000, la part modale du fer au Havre passera dans 10 ans de 11 à 25 % ». L’an dernier, elle est tombée sous les 5 %. Pour autant, certains y croient encore. Dont Ferovergne, opérateur ferroviaire de proximité (OFP) appuyé sur le puissant groupe de transport auvergnat Combronde qui, après deux ans d’existence, n’était pas parvenu à faire circuler le moindre train régional. Le 9 juillet, une navette bihebdomadaire de 27 wagons tractés par Fret SNCF (après mise en concurrence) reliera l’ex-terminal CNC de Gerzat, près de Clermont-Ferrand, aux terminaux portuaires havrais. Ferovergne table sur une capacité initiale de 600 EVP/mois qui retirerait 9 000 camions des routes sur cet axe dès la première année. Dans un rayon de 120 km autour de Clermont, les clients-chargeurs potentiels ne manquent pas. Ils seraient déjà une quarantaine, dont des poids lourds tels Danone (Volvic), Michelin, Eramet et Adisseo (ex-branche nourriture animale de Rhône-Poulenc) à l’export, ou Babou à l’import. Face à cette initiative, la communauté portuaire havraise est partagée. Président du conseil de développement du Grand port maritime du Havre (GPMH) et du puissant Syndicat des transitaires havrais (STH), Jean-Louis Le Yondre s’enthousiame d’abord : « C’est le genre de services dont notre port a besoin pour l’alimenter à partir du centre de la France ». Puis module : « les conteneurs maritimes nécessitent une fiabilité totale que le mode ferroviaire nous a rarement apportée par le passé. Pas question pour une boîte de louper l’escale d’un bateau ». PDG du groupe éponyme, François Combronde se veut rassurant : « si des mouvements sociaux perturbaient le service, nous disposons de suffisamment de tracteurs routiers pour garantir sa ponctualité ».
Richard Goasguen© Christophe Recoura – Photorail – SNCFLa ligne ferroviaire du Gothard fermée jusqu’au 20 juillet
Un mois après un éboulement, la ligne ferroviaire du Gothard, principal axe nord – sud de la Suisse, restera encore fermée pendant un mois. Un éboulement de 2 000 à 3 000 m3 est survenu le 5 juin à Gurtnellen, dans le canton d’Uri (centre de la Suisse), où un ouvrier est mort après avoir été enseveli.
Ferrovie dello Stato multiplie son bénéfice par plus de deux
Ferrovie dello Stato a multiplié son bénéfice par plus de deux en 2011, à 285 millions d’euros. Le groupe public ferroviaire italien l’explique par les performances du fret et de l’international. Le plan stratégique présenté en 2011 prévoit une croissance du chiffre d’affaires à 10 milliards d’euros en 2015 et une modernisation de la flotte.

Les CFF ferment 128 gares marchandises
Les CFF suisses vont fermer 128 gares de marchandises et supprimer 200 postes d’ici la fin de l’année, en raison des difficultés de CFF Cargo. Cette filiale, qui compte 500 gares de fret, devait en fermer 155, mais a revu ce chiffre à la baisse. L’an dernier, elle a ramené sa perte à 38,2 millions d’euros, contre 53,3 millions en 2010.
