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LGV Paca : une proposition pour débloquer le projet
Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, a proposé début décembre de débloquer la LGV Paca, en démarrant avec un tronçon entre l’aéroport de Nice et l’est du département du Var. Ce qui pourrait s’articuler avec un autre projet : la modernisation d’ici à 2020 de la liaison ferroviaire entre cet aéroport et la ville italienne de Vintimille.
Translohr ouvre son capital
La vente d’une partie du capital de Translohr, la division tramway, pourtant la plus rentable du groupe Lohr Industries, a été annoncée par Robert Lohr dans un article du Figaro. Après avoir vu son chiffre d’affaires divisé par quatre en quatre ans, il fallait à Robert Lohr, président-fondateur du groupe, 50 millions d’euros avant la fin du mois de décembre pour éviter la faillite. Le président assure qu’il « privilégiera des acquéreurs industriels garantissant le maintien des emplois en Alsace », où est basée l’entreprise. Il n’a pas communiqué son prix de vente, mais indique qu’il lui a fallu investir 120 millions d’euros dans la mise au point de sa division tramway. Le Translohr circule déjà à Clermont-Ferrand, Padoue, Mestre-Venise, et Shanghaï. Il équipera bientôt deux lignes de tramway de la RATP.
Colombie : l’Adif espagnole s’investit dans la gestion de lignes fret
L’Adif (le RFF espagnol) vient de ratifier un accord de coopération avec Fenoco, Ferrocarriles del Norte de Colombia. Avec son partenaire privé Assignia-Essentium déjà engagé en Turquie, au Mexique et à Bogota, l’Adif investit dans une ligne de fret du nord de la Colombie : sur Chiriguana – Santa Marta, il s’agit de la maintenance, du doublement partiel et de la gestion du trafic sur le tronçon de 230 km entre La Loma et le port de Santa Marta qui exporte ainsi 26 millions de tonnes de charbon par an.
Bisbilles interespagnoles sur le contrat en Arabie saoudite
Il a fallu l’intervention de José Blanco, ministre du Développement en exercice, pour amener l’opérateur Renfe et Adif à un compromis : aucun des deux groupes publics ne voulait céder et chacun revendiquait le leadership pour mener le projet ferroviaire remporté en Arabie saoudite. La LGV La Mecque – Médine représente un contrat total de 6,7 milliards d’euros, et, pour la construire et la gérer durant douze ans, un consortium, Al Shoula, est en cours de constitution : 88 % du capital est entre des mains ibériques, dont des sociétés privées comme Talgo, Dimetronic, Cobra ou Indra, mais la moitié du capital revient à des entités publiques (27,5 % pour Renfe et 21,3 % pour Adif, l’entreprise d’ingénierie Ineco ayant 1,5 %). Finalement, c’est Manuel Benegas, issu de cette dernière, qui présidera jusqu’en 2012 au moins la partie espagnole. Enfin, Adif et Renfe vont créer une entreprise commune où chacun détiendra 50 % du capital, afin d’avoir sur le terrain une représentation et une direction uniques des opérateurs publics espagnols.
Pour la Fnaut, une gare TGV n’a pas sa place à Allan
Une gare TGV à Allan, commune de la périphérie de Montélimar, est-il un projet viable ? Les maires de Montélimar, Allan et Malataverne ont posé la question à leurs administrés via une consultation publique, ouverte jusqu’au 23 février 2012. Si le projet est soutenu par FranckâReynier, maire de Montélimar et député, et Didier Guillaume, président du conseil général de la Drôme, pour la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, c’est une « fausse bonne idée et un caprice d’élus en mal de projet ». Pour la Fnaut, la gare ne s’insère dans aucune vision globale d’aménagement du territoire. Elle implique des travaux routiers importants et un gaspillage d’espace dans une zone à forte valeur agricole. La gare d’Allan n’accueillerait qu’un petit nombre de TGV et ne serait pas reliée aux transports locaux de manière efficace. Elle affecterait aussi les gares alentour, en réduisant leur trafic et donc leur importance.

Besançon attribue la deuxième partie du tracé de son tramway
Sept kilomètres, dix-huit stations et 50 % du tracé du tramway, pour 53 millions d’euros. C’est le groupement d’entreprises Eurovia (mandataire), Bonnefoy, Eurovia Travaux ferroviaires (ETF), Campenon Bernard, Coteb Codiel qui a remporté ce marché, attribué par la communauté d’agglomération Grand Besançon. Il s’agit de la deuxième partie du projet, la première moitié du tracé ayant été confiée il y a deux semaines à STD, Sacer, Roger Martin, Colas rail et Alstom dont les travaux commenceront en février 2012. Les travaux de la seconde partie devraient commencer quasi simultanément, dès mai 2012. La communauté d’agglomération a toutefois encore plusieurs marchés à attribuer d’ici la fin de l’année. Ils concernent notamment les lignes aériennes de contact, l’énergie de traction, les carrefours à feux et les espaces verts.
Julien Sartre
Les Lyria vont emprunter la LGV Rhin – Rhône
Pour les liaisons entre Paris d’un côté, Bâle et Zurich de l’autre, la mise en service de la LGV Rhin – Rhône, le 11 décembre, vaut le détour. Elle sera en effet empruntée par les TGV Lyria à la place de la LGV Est-européenne. Conséquence directe : les départs et arrivées des trains vers Bâle et Zurich, qui se faisaient gare de l’Est à Paris, s’effectueront gare de Lyon. A la clé : un gain de temps de trajet d’une trentaine de minutes, avec six allers-retours quotidiens mettant Paris à 3 heures de Bâle et à 4 heures de Zurich. Ce gain peut s’avérer décisif en termes de parts de marché, comme le souligne Franck Bernard, président de Lyria : « Sur Bâle, le chiffre d’affaire peut basculer… Et l’on mise sur 60 % de parts de marché face à l’avion, contre 40 %. » Parallèlement, sur Zurich, un gain de dix points de parts de marché est attendu, à 40 %. Avec 18 % de voyageurs en plus. Déjà, en 2011, la ligne Paris – Bâle/Zurich a poursuivi sa croissance avec un trafic international en hausse de 11 % par rapport à 2010.
Une nouvelle gare pour les trains à grande vitesse à Rome
Le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, a inauguré le 28 novembre à Rome une nouvelle gare à l’est de la capitale. La gare de la Tiburtina doit devenir le premier « hub » international pour les trains à grande vitesse. Ses capacités s’ajoutent à celles de la station Termini, la principale gare ferroviaire du centre-ville. La nouvelle gare, reliée par le métro et des bus au centre de la ville et à l’aéroport de Fiumicio, s’inscrit aussi dans un projet urbanistique avec un pont de verre qui relie deux quartiers populaires de la capitale, Nomentano et Pietralata, jusqu’ici séparés par les rails. D’un coût d’environ 170 millions d’euros, elle sera complètement opérationnelle dans un délai d’un an et pourra accueillir chaque jour près de 470 trains et 140 000 passagers.
Communications radio Thales pour le métro de Montréal
Le 30 novembre, Thales a annoncé avoir signé avec la Société de transport de Montréal (STM) un contrat portant sur un système de communications par réseau radio à large bande. La solution proposée par Thales comprend, outre un système de gestion et de supervision des équipements, plus de 250 radios (sur les voies et embarquées), des antennes installées le long des tunnels et sur les rames, des équipements de sécurité, ainsi que des caméras de vidéosurveillance pour contrôler les mouvements de voyageurs sur les quais de toutes les stations. Le système, qui assurera une couverture radio haut débit sur les 69 km des quatre lignes du métro, sera opérationnel en 2013. Une capacité de bande passante supplémentaire est incluse et disponible pour des usages à venir.
La grande vitesse arrive en Galice
Le 10 décembre prochain, les convois de Renfe relieront à une vitesse maximale de 250 km/h Ourense à Santiago (Saint-Jacques-de-Compostelle) et à La Corogne (A Coruña). Un investissement de 3,3 milliards d’euros. Première en Espagne, entre Ourense et Santiago (88 km), cette ligne à grande vitesse entièrement nouvelle, à double voie et électrifiée en courant alternatif, est à écartement ibérique (1,668 m), contrairement à toutes les autres lignes à grande vitesse du pays. Le deuxième tronçon entre Santiago et A Coruña (62 km) est l’amorce de « l’axe Atlantique » prévu dans le plan d’investissement (Peit) 2004-2020. Les travaux se poursuivent en direction d’Olmedo (Madrid) qui devrait être atteinte en 2015 à la vitesse de 350 km/h. Enfin, décembre 2012 est toujours la date mise en avant pour la LGV entre Barcelone et Figuerès (et la France).
M. Garicoïx