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Thalys poursuit son chemin jusqu’à l’aéroport de Bruxelles
A partir du 30 octobre, les passagers au départ de Paris pourront facilement aller prendre l’avion à l’aéroport de Bruxelles. Un aller-retour quotidien en Thalys va être mis en place, permettant de relier Paris à l’aéroport belge, à Zaventem. La société qui relie à grande vitesse Bruxelles, mais aussi Cologne ou Amsterdam, a noué un partenariat avec deux compagnies aériennes, Jet Airways et Brussels Airlines, pour acheminer par train jusqu’à l’aéroport belge leurs passagers aériens venant de Paris. Le voyageur aura en poche un seul billet combiné air-fer et pourra procéder à son préenregistrement dans les gares. Le système informatique mis au point permet à la compagnie aérienne d’aller directement « piocher » le billet de train dans le système de réservation de Thalys. Les prévisions tablent sur une centaine de voyageurs concernés chaque jour.
LGV SEA : Tata Steel fournira les rails
Tata Steel (anciennement Corus) a remporté la commande de fourniture de 84 000 t de rails destinés à la future LGV Sud Europe Atlantique (Tours – Bordeaux, 302 km). L’acier sera produit sur le site de Scunthorpe (Royaume-Uni), avant d’être laminé à l’usine Tata Steel Rail France de Hayange (Lorraine) sous forme de rails de 108 m livrables dès 2014. L’entreprise fournira également les aiguillages et passages à niveau au consortium de construction Cosea, pour un contrat d’un montant d’environ 80 millions d’euros.
La ligne verte du métro de Dubaï inaugurée
Dubaï a inauguré le vendredi 9 septembre la ligne verte de son métro. Le cheikh Mohamed Ben Rached Al-Maktoum, vice-président et Premier ministre des Emirats arabes unis, a donné le coup d’envoi de la nouvelle ligne, longue de 23 km 16 des 18 stations sont opérationnelles. L ‘ouverture, prévue en août 2010, a été retardée, en raison des difficultés financières de l’émirat dans la foulée de la crise mondiale de 2008. La première ligne, ou ligne Rouge, longue de 52 km, avait été inaugurée le 9 septembre 2009. « Depuis cette date et jusqu’au mois d’août 2011, le métro a transporté 84,2 millions de personnes », a déclaré selon l’AFP Mattar al-Tayyer, PDG de l’Autorité du transport et des routes (RTA), ajoutant que la nouvelle ligne devrait servir en moyenne quelque 100 000 passagers par jour d’ici la fin de l’année. Le réseau a été construit par un consortium conduit par Mitsubishi Heavy Industries. Le coût initial du métro, dont le chantier a été lancé en 2005, était de 4,4 milliards de dollars, mais il a explosé, passant à 7,6 milliards de dollars.
Ansaldo Breda remporte le tramway de Miskolc
Le fabricant de trains italien Ansaldo Breda, filiale de la société Finmeccanica, a été choisi pour la construction de tramways destinés à la Hongrie, a-t-on appris auprès du groupe. « Nous ferons une annonce officielle et détaillée seulement quand les recours ne seront plus possibles et que la signature du contrat sera définitive », précise un porte-parole. L’italien devra confectionner 31 tramways d’ici 2013, qui serviront au développement du système de transports de la ville de Miskolc, située au nord-est du pays. Ce marché est estimé à 70 millions d’euros et fait partie d’une série de plans de mobilité urbaine approuvés et financés par l’Union européenne.
E. K.
CAF remporte le tramway de Debrecen
La mairie de la ville de Debrecen (est de la Hongrie) vient d’adjuger définitivement à CAF la commande de 18 tramways pour une valeur de 37,9 millions d’euros. Cette décision met un terme à un concours ouvert début 2010 auquel ont pris part l’italien Ansaldo Breda et CAF, l’un et l’autre attaquant successivement en justice les choix de la cité magyare. Résultat, une baisse sensible du marché qui, en 18 mois, est passé de 44 à un peu moins de 38 millions d’euros.
M. G.

Le tram de Saint-Etienne a 130 ans
Le tramway le plus ancien de France, puisqu’il fonctionne sans interruption depuis sa création en 1881, fêtera ses 130 ans le 17 septembre. La ville de Saint-Etienne présente à cette occasion une exposition, Saint-Etienne, berceau du rail, qui revient sur l’histoire des chemins de fer stéphanois. Quant au tram, avec 70 000 voyageurs quotidiens, il assure 49 % des voyages en transports en commun dans l’agglo.
Inde : Bombardier remporte un contrat de 84 millions d’euros
Bombardier Transport a annoncé le 5 septembre avoir obtenu une nouvelle commande de la Delhi Metro Rail Corporation Ltd (DMRC) pour la fabrication de 76 voitures de métro supplémentaires. Le contrat s’élève à environ 84 millions d’euros et s’ajoute à la commande de 114 voitures annoncée au milieu de l’année 2010. Les livraisons doivent débuter au troisième trimestre 2012 et devraient se terminer au début de 2013. Avec cette nouvelle commande, la DMRC exploitera un parc de 614 voitures de métro Bombardier Movia, soit l’un des plus importants au monde.

Nicolas Sarkozy : « Le TGV, c’est la France »
« Le TGV, c’est la France », a lancé le président de la République en inaugurant la première phase de la LGV Rhin-Rhône, dans la gare nouvelle de Belfort-Montbéliard, le 8 septembre. Et comme cette inauguration a eu lieu, à quelques jours près, trente ans après celle du premier TGV, Nicolas Sarkozy a rappelé l’importance historique du programme TGV, et confirmé la deuxième phase de la branche Est tout juste achevée. Rappelant qu’en 2009 il avait demandé que près de 70 millions soient débloqués pour achever les études et engager les acquisitions foncières inhérentes à la construction de cette 2e phase, il a annoncé, comme le souhaitaient les élus régionaux, « le commencement des travaux au plus tard en 2014 ». Par ailleurs, nouvelle qui intéresse particulièrement la Suisse, la réouverture de la ligne Belfort – Delle est promise à l’horizon de 2015. Au-delà de la LGV Rhin-Rhône, ce sont quatre lignes, a rappelé le chef de l’Etat, qui sont dès aujourd’hui lancées, dont trois sont en travaux (SEA, BPL et 2e phase du TGV Est), tandis que le chantier du contournement de Nîmes et Montpellier devra commencer début 2012.
Le président de la République a aussi rappelé l’effort de renouvellement de voies en cours, qui se traduit par un doublement, avec 1 000 km par an, au lieu des 500 km qui ont été la règle entre 1994 et 2005. Effort indispensable, faute de quoi, si l’on en était resté au rythme précédent, « les experts prédisaient qu’il faudrait fermer à la circulation les deux tiers du réseau français d’ici à 2025 », a-t-il affirmé.
Concernant l’industrie ferroviaire, Nicolas Sarkozy veut aider à l’indispensable restructuration de la filière, afin qu’elle puisse conquérir des parts de marché. 150 millions seront apportés à l’Ademe, dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt sur le train à grande vitesse du futur. Si le mécanisme précis de cet apport n’est pas connu, on ne cache pas, chez Alstom, qu’il s’agit d’une excellente nouvelle. Récusant toute tentation protectionniste, Nicolas Sarkozy a insisté sur la nécessité d’une concurrence loyale, et déclaré : « J’entends demeurer extrêmement vigilant pour que l’ouverture de notre marché national s’accompagne aussi d’une ouverture réciproque sur les marchés intérieurs de nos principaux concurrents. » De plus, rappelant que le TGV français avait transporté 2 milliards de voyageurs en trente ans sans aucun accident sérieux, il a souligné, pensant évidemment à la Chine, que certains de nos amis n’ont pas eu cette chance, et martelé : « La sécurité fait partie de la loyauté de la concurrence. » Mais une large partie du discours s’adressait directement aux cheminots. Le président de la République a rappelé qu’à ses yeux la réforme de leur régime de retraite s’imposait, ainsi que la mise en œuvre d’un service minimum en cas de grève. Tout à fait conscient que ce discours ne plairait pas à ceux à qui il l’adressait, il a enfoncé le clou, en se plaçant dans la même logique que celle de la réforme générale des retraites ou que le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Autant de dispositions selon lui nécessaires pour limiter les dépenses passives, afin de se consacrer à l’investissement. Nicolas Sarkozy a de fait lancé les assises du ferroviaire, dont la séance plénière d’ouverture va se tenir le 15 septembre. Dans ce cadre, il lui paraît « fondamental que l’Etat puisse indiquer aussi bien à la SNCF qu’à RFF ce que sera la trajectoire de leurs coûts et de leurs recettes au-delà de 2013 et de manière pluriannuelle ». Dans un avenir plus immédiat, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué de souligner que la période actuelle de développement et de renouvellement du réseau allait se traduire par une gêne auprès des usagers. Discours que tiennent déjà le gouvernement, la SNCF, RFF, et qui a été répercuté au plus haut niveau de l’Etat.F. D.

Brest accueille la première rame de son tramway
Le convoi exceptionnel qui transportait la rame du tramway est arrivé le 7 septembre sur le territoire de Brest Métropole océane par le pont de l’Iroise. La première des 20 rames commandées à Alstom a ensuite rejoint son centre d’exploitation et de maintenance. Les premiers tests techniques vont pouvoir bientôt commencer, avec une mise en service commerciale prévue le 23 juin 2012.
Toulouse : bus contre tram, le chauffeur du bus responsable
Plusieurs accidents ont eu lieu à Toulouse entre des automobilistes et le tramway mis en service en décembre dernier, notamment à cause du non-respect des feux rouges clignotants impliquant un arrêt absolu. L’accident du 5 août dernier est plus étonnant car c’est un bus de Tisséo qui a percuté un tram au niveau de la station d’Ancely, jusqu’à le faire dérailler. Le chauffeur du bus a affirmé que ses freins avaient lâché. Le wattman a été suspendu pour deux jours pour raisons administratives, puis réintégré. L’enquête de Tisséo rendue publique le 31 août a conclu à la responsabilité du chauffeur de bus, qui a grillé le feu rouge clignotant. Le contrat de cet employé, en CDD depuis quelques mois à Tisséo, n’a pas été renouvelé. Reconnaissant « l’erreur professionnelle », le représentant de SUD Transports Frank Delpérier a réitéré dans La Dépêche du midi la demande de son syndicat de « remplacer les feux rouges clignotants R24, auxquels les gens ne sont pas habitués, par des feux tricolores habituels ». En janvier 2011, un automobiliste avait été blessé près de la station d’Ancely après avoir grillé un de ces mêmes feux.
Catherine Sanson-Stern