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  • Le marché du métro 4 de Milan attribué

    Un consortium italien emmené par les constructeurs Impregilo et Astaldi a remporté un marché estimé à 1,7 milliard d’euros pour construire puis gérer la ligne 4 du métro de Milan. Cette nouvelle ligne, qui sera entièrement automatique et sans conducteur, s’étendra sur 15,2 km entre Linate (un des aéroports milanais) et Lorenteggio. Le projet prévoit la construction de deux galeries, une par sens de marche, ainsi que de 21 stations et d’un dépôt. Outre Impregilo et Astaldi, le consortium vainqueur comprend le gestionnaire du réseau de transports milanais ATM, le spécialiste des systèmes de signalisation ferroviaire Ansaldo STS et le constructeur AnsaldoBreda (deux filiales du groupe Finmeccanica) ainsi que le spécialiste des câbles Sirti.

  • Le tram de Besançon est déclaré d’utilité publique

    Etape majeure pour le projet de tramway de Besançon : la déclaration d’utilité publique (DUP) a été signée par le préfet de Franche-Comté le 15 juin. Elle survient après un avis favorable sans réserves du commissaire-enquêteur et un vote quasi unanime par les délégués communautaires de la déclaration de projet. Pour le Grand Besançon, « l’obtention de cette DUP démontre la pertinence et l’efficience du projet, la qualité du dossier présenté, et le travail accompli par l’ensemble des partenaires ». L’agglo va pouvoir finaliser les procédures d’appels d’offres pour attribuer les marchés afin de démarrer les travaux de construction de voie dès la fin 2011. Le chantier doit durer jusqu’en décembre 2013. Prochains rendez-vous : le 13 septembre pour l’ouverture de la Maison du tram, espace d’information sur le projet, et le 24 la présentation à Micropolis (Salon rail miniatures) de la maquette échelle 1 du tramway.
     

  • Lyon – Turin : maintenant ou jamais ?

    Encore une fois, la LGV Lyon – Turin joue avec le feu. Malgré les menaces de l’Europe, le chantier de la galerie de reconnaissance de la Maddalena (7,5 km, 143 millions d’euros) n’avait toujours pas commencé à l’heure de notre bouclage. Début juin, Siim Kallas, le commissaire européen en charge des transports, a pourtant fait savoir qu’il donnait jusqu’à la fin du mois à la France et l’Italie pour honorer leurs engagements pris en mars. S’ils ne veulent pas perdre 9 millions d’euros de financements européens, les deux pays doivent signer l’avenant au traité fondateur de la partie transfrontalière, approuver le projet préliminaire de la portion italienne de la partie transfrontalière et lancer les premiers travaux dans la Botte, ceux de la galerie de reconnaissance de la Maddalena. Si ces engagements ne sont pas respectés, des fonds seront supprimés « et peut-être tout le projet », s’est alarmé le quotidien turinois La Stampa. Depuis plusieurs semaines, les manifestations d’opposants au projet se sont multipliées sur le site de la Maddalena. Cette mobilisation inquiète, alors qu’en 2005 des manifestations avaient conduit à l’annulation du chantier et à l’élaboration d’un nouveau tracé. A ce problème, s’ajoute le fait que – selon la presse italienne – la Botte réclame désormais une répartition des coûts 50-50 pour la partie transfrontalière (pour l’instant, elle devait être financée à 30 % par l’UE, le reste étant divisé ainsi : 63 % Italie, 37 % France). La signature de l’avenant au traité pourrait donc être retardée par des tractations.  
     

  • Les stations marseillaises sont-elles polluées ?

    Les stations marseillaises sont-elles polluées ?

    Selon les chiffres partiels révélés par le quotidien La Provence, une étude dans le métro de Marseille effectuée par Atmo Paca, organisme de surveillance de la qualité de l’air, a mis en évidence jusqu’à 285 microgrammes par m³ d’air (285 μg/m³) de particules en suspension inférieures à 10 ou 2,5 microns. Selon le décret du ministère de l’Ecologie du 21 octobre 2010, la valeur limite pour ces particules est de 50 μg/m³ « en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de trente-cinq fois par année civile ». Ce qui fait dire à Dominique Robin, directeur d’Atmo Paca, qu’il n’y aurait pas de concentration alarmante de ces particules et qu’elle serait, sur une année civile, inférieure aux normes.
    Des études similaires ont été menées dans les métros de Rennes, Lille, Toulouse, Lyon et Paris, où des « pointes » de pollution auraient été relevées. Le moins pollué serait celui de Rennes, Marseille étant deuxième. A Marseille, l’étude, qui sera prochainement publiée, a été réalisée dans les deux stations les plus fréquentées du métro, Castellane (sur les quais des lignes 1 et 2) et Saint-Charles, en deux phases, entre le 18 janvier et le 15 février 2010 et entre le 27 mai et le 7 juillet 2010. Elle a porté sur les particules dans l’air et sur les émissions de gaz.
        

    José SOTO
     

  • Saipem construira la LGV Treviglio – Brescia

    L’ingénieriste italien Saipem (filiale du géant pétrolier ENI) va construire une ligne ferroviaire à grande vitesse et à grande capacité entre Treviglio et Brescia, en Lombardie. Ce marché de plus de 700 millions d’euros a été attribué par le gestionnaire du réseau Rete Ferroviaria Italiana (groupe FS) au consortium Cepav Due, détenu par Saipem à 52 % et qui rassemble également les constructeurs italiens Pizzarotti, Condotte et Maltauro. Il prévoit la réalisation de 39 km de LGV et de 12 km d’interconnexion avec la ligne existante. Saipem, dont l’activité principale est l’exploration et l’ingénierie pétrolière, a déjà réalisé, à travers le consortium Cepav Uno, la LGV Milan – Bologne, en service depuis décembre 2008.

  • Enquête publique en 2012 pour la ligne B du métro à Rennes

    Enquête publique en 2012 pour la ligne B du métro à Rennes

    L’installation le 6 juin du groupement de maîtrise d’œuvre pour la ligne B du métro dans ces nouveaux locaux à Rennes a été qualifiée de « moment fort » par Daniel Delaveau, président de Rennes métropole « car la ligne B est attendue avec impatience ». En effet, « Rennes a le taux de croissance le plus fort des aires urbaines françaises, après Toulouse, et prévoit d’accueillir 200 000 habitants de plus dans les trente ans à venir ; c’est un véritable défi à relever tant pour le logement que pour les transports ».
    Le groupement constitué d’Egis Rail, d’Arcadis ESG, d’Iosis Centre-Ouest et du cabinet L’Heudé et L’Heudé a été choisi par les élus fin 2010. Il est chargé de la maîtrise d’œuvre déléguée pour le génie civil et l’équipement du métro pour le compte de la société d’économie mixte Semtcar. Il va piloter le chantier, dont les premières études ont démarré il y a déjà dix ans. « L’effectif sur ce projet est de quarante personnes, dont douze basées à Rennes », précise Jean-Marc Dufer, chef de projet d’Egis. La phase d’avant-projet a débuté en janvier dernier et s’achèvera en mars 2012. Le premier avant-projet concernant le tracé exact de la ligne a été présenté le 5 mai au maître d’ouvrage. « L’implantation des stations ne change pas, mais le tracé prend en compte les contraintes de réseaux et de sols. Le plan fonctionnel des stations (circulation des piétons, etc.) a également été communiqué. » Suite au concours lancé pour répondre à l’appel d’offres, sept équipes d’architectes travaillent sur les stations depuis début 2011 en interface avec le groupement. Une première version de l’avant-projet partiel sera livrée début septembre. L’enquête publique est prévue pour 2012.
    Pour mémoire, le matériel roulant (Cityval de Siemens) a été choisi fin 2010 et côté financement, l’Etat prévoit d’attribuer une subvention de 90,6 millions d’euros sur un coût global d’un peu plus d’un milliard. D’une longueur de 14 km, la ligne B doit être mise en service vers 2018. 
     

  • Début de la concertation pour le tramway d’Avignon

    Du 10 juin au 8 juillet, le Grand Avignon – 26 communes et 255 000 habitants – organise une 2e étape de concertation qui vise à préciser le tracé des deux lignes du futur tramway. L’investissement est de 250 millions d’euros (dont 50 millions de subventions de l’Etat dans le cadre du Grenelle), pour construire les 14,7 km de ligne et les 22 stations desservant 34 % de la population. Sur la base des avis recueillis, l’AO orientera le cahier des charges des études détaillées, qui préciseront les tracés définitifs. L’enquête publique est prévue pour 2012, pour une mise en service à la fin de 2016. La première phase de concertation, en juin 2010, a selon l’AO suscité une forte mobilisation et l’adhésion générale à la construction d’un tramway sur fer de petite dimension (18-24 m, soit 150 places), adapté à la taille de l’agglomération.

  • LGV Basque : nouvelle étude

    Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’Écologie, a annoncé le 6 juin un prochain rapport sur l’opportunité du projet de LGV traversant le Pays Basque. Fin avril, des élus des communes concernées par cette traversée avaient réaffirmé leur hostilité à ce projet « dévastateur ».

  • Le chantier du tramway de Toulouse suspendu

    Le prolongement de la ligne 1 du tram de Toulouse a été remis en cause par le tribunal administratif le 1er juin. Saisi en avril par l’Apat (Association Pour un Autre Tracé), le juge des référés a interdit au chantier du tram de démarrer, mais permis aux travaux de déviation de réseaux de se poursuivre. Le jugement du tribunal administratif est sévère. « Aucun élément du dossier ne démontre que la création de cette ligne satisfait suffisamment les besoins des automobilistes empruntant actuellement les voies concernées pour les conduire à renoncer à l’usage de leur véhicule », estime-t-il, exprimant « un doute sérieux sur l’utilité de cette ligne [qui] double l’offre de transport par le métro » et « couvre une distance modeste de 3,8 km dont la desserte locale peut être assurée par le réseau autobus », alors que « le coût d’investissement est estimé à près de 120 millions d’euros ». Le président de Tisséo, Pierre Cohen, a déposé un recours devant le conseil d’Etat. Si celui-ci infirme la décision d’ici un mois, le début des travaux programmé pour septembre ne sera pas retardé. S’il la confirme, le projet devra être profondément remanié.    

     

    C. S.-S.

  • Fret : des pistes pour développer le ferroviaire

    Objectif : 25 % de parts de marché pour les transports de marchandises alternatifs à la route à l’horizon 2022, contre 14 % en 2009. Cet objectif, fixé par le Grenelle de l’environnement, a été réexaminé le 31 mai dernier lors d’une table ronde. Les pouvoirs publics ont demandé à RFF de confier une mission à Armand Toubol. L’ancien directeur de l’activité fret de la SNCF, doit « établir un diagnostic partagé sur les causes de la perturbation des sillons fret et d’identifier les pistes d’améliorations ». Le Conseil général de l’environnement et du développement durable est de son côté chargé d’étudier la possibilité de mettre en place un service minimum pour la circulation des trains de fret. Autre axe de développement, la mise en circulation de trains plus longs, de 850 m est attendue le 1er janvier 2012 sur les axes Valenton – Marseille et l’autoroute ferroviaire Le Boulou – Bettembourg. Une nouvelle table ronde est programmée en décembre 2011.