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  • Le train à grande vitesse Valence-Madrid s’arroge 74 % de parts de marché

    Cent jours après sa mise en service (le 19 décembre 2010), la ligne à grande vitesse (AVE) entre Madrid-Atocha et Valence a permis de multiplier par trois le nombre de voyageurs dans les trains entre les deux villes par rapport aux automotrices Alaris. Sur ces cent jours, les rames S 112 (Talgo) ont accueilli 510 000 voyageurs pour atteindre une moyenne de 5 800 passagers par jour en mars 2011. L’occupation moyenne des convois est de 70 %. Face à l’avion et à l’autocar, le fer capte 74 % des trajets effectués en utilisant les transports collectifs. L’AVE a ainsi renversé cette proportion en faveur du rail.

  • Nouveau design intérieur pour l’ICE 2

    Nouveau design intérieur pour l’ICE 2

    Après 15 ans de service, les 46 trains à grande vitesse ICE 2 de la DB entament, aux ateliers de Nuremberg, une cure de rajeunissement qui doit se terminer en 2013. Si le changement est modeste extérieurement (la peinture sera refaite et les suspensions secondaires pneumatiques remplacées), l’intérieur a été totalement repensé, en particulier pour les handicapés, et offrira 13 places de plus par rame. Pour un total de 100 millions d’euros, 46 voitures pilotes et 260 voitures intermédiaires recevront 17 000 nouveaux sièges à prise de courant individuelle et 1 600 nouvelles tables. Les voitures-restaurants seront modernisées, les toilettes améliorés et l’information voyageurs renouvelée. En revanche, les écrans vidéo individuels dans les dossiers des sièges de 1re classe seront supprimés.

  • Un nouveau gazon à l’épreuve du tramway de Bordeaux

    Le gazon des plates-formes de tramway est soumis à rude épreuve. A Bordeaux, la communauté urbaine teste actuellement plusieurs possibilités d’amélioration de sa résistance avec de nouvelles espèces et l’association de plusieurs végétaux, à la fois moins consommateurs d’eau et moins exigeants en entretien. Deux zones d’essais sur les lignes C et A couvrent quelques dizaines de mètres à Bordeaux et à Mérignac. Les différents mélanges de gazons et de plantes vivaces (une trentaine d’espèces) ont été sélectionnés par un comité technique spécifique pour leur plus grande résistance à la sécheresse, un moindre recours aux tontes, et une esthétique améliorée. L’expérience, menée en partenariat avec l’association Plante & Cité se déroulera jusqu’au printemps 2013 et permettra, si elle s’avère positive, de proposer un couvert végétal aux réseaux de tramway.

  • Les affaires sérieuses devraient commencer… après l’adjudication de la LGV

    C’est le 11 avril que devraient être remises les offres pour la ligne à grande vitesse brésilienne Rio de Janeiro – São Paulo – Campinas. Le constructeur Talgo, cependant, a demandé un nouveau report de la date limite, le temps de boucler ses négociations avec les entreprises du BTP. Peu de temps avant la date limite, seul semblait prêt le consortium dans lesquels ont pris place les Coréens de Rotem. Même si le 11 avril est maintenu et que l’ouverture des enveloppes contenant la proposition commerciale reste fixée au 29 avril, ces rendez-vous marquent plutôt le début de négociations que sa conclusion. On parle de scénario Belo-Monte, du nom de la centrale géante hydroélectrique d’Amazonie réalisée à la suite de recompositions par un groupement qui n’a plus rien à voir avec celui à qui le marché avait été confié.

    Dans ce contexte, selon nos informations, la SNCF en tant qu’exploitant et Alstom en tant que fournisseur pourraient tenter de vendre a posteriori leurs services au consortium qui sera désigné. Les deux groupes français n’ont pas très envie de monter en première ligne, sur un projet risqué, dont 80 % de l’investissement sera consenti par le BTP qui aura le droit de se retirer du projet au bout de cinq ans, l’exploitant, lui, devant assumer le risque commercial pendant 40 ans en n’ayant guère de pouvoir s’il se met en groupement. Les deux groupes français ne sont pas les seuls attentistes. Fin mars, les grands du BTP brésilien n’étaient pas encore sortis du bois. Les études qu’ils ont commandées montrent, dit-on, que, tout compris, le projet devrait coûter 20 à 25 % plus cher que les 33 milliards de reals (environ 14 milliards d’euros) estimés par le gouvernement. Cela sans tenir compte des risques inhérents aux incertitudes géologiques, qui pourraient amener à construire plus d’ouvrages d’art que prévu.

  • Skanska prolonge le métro léger de Los Angeles

    Le 4 avril, le groupe suédois de BTP Skanska a annoncé avoir remporté un contrat d’une valeur de 383 millions de dollars (270 millions d’euros) pour prolonger de 11,5 km la ligne de métro léger Expo Line, qui reliera Los Angeles à Santa Monica. Skanska « sera associé à l’américain Rados avec une part de 70 % » dans le contrat attribué par la Los Angeles county metropolitan transporation authority. Le chantier, qui débute au printemps et doit s’achever mi-2015, comprend cinq stations au niveau du sol et deux stations aériennes. Longue à terme de 25 km (à parcourir en 46 minutes), l’Expo Line sera réalisée en deux tronçons, le premier devant ouvrir fin 2011, pour un coût de 2,4 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros). De 1908 à 1953, un tramway interurbain avait déjà circulé sur son tracé.

  • Le métro de Londres équipé en WiFi pour les JO 2012

    A l’occasion des prochains Jeux Olympiques, le maire de la ville Boris Johnson, souhaite faire de Londres la ville de référence en matière de couverture WiFi. Transport for London (Tfl) a donc lancé le 30 mars un appel d’offres pour équiper 120 (des 270) stations de métro du WiFi avant 2012. Le service, qui s’inscrit aussi dans le cadre de sa politique de rénovation du métro, sera payant, mais pourrait devenir gratuit pour les clients de British Telecom possédant l’option « Openzone ». Un test est actuellement en cours à la station Charing Cross. Mais les Londoniens ne seraient pas particulièrement intéressés : selon un sondage du site MyVoucherCodes.co.uk, 55 % d’entre eux ne souhaiteraient pas surfer dans le Tube. Principales raisons invoquées : la crainte que les autres voyageurs ne voient leurs codes secrets (48 %) et le vol du portable (31 %).

  • LGV Nîmes – Montpellier : l’attributaire pressenti désigné d’ici la fin de l’année

    Le secrétaire d’Etat aux Transports Thierry Mariani a indiqué le 29 mars que son objectif est de désigner « l’attributaire pressenti » pour la ligne à grande vitesse (LGV) Nîmes – Montpellier « d’ici la fin de l’année 2011 ». Réseau ferré de France a engagé début février la phase de dialogue compétitif approfondi avec les trois candidats Bouygues, Eiffage et Vinci. Le groupe retenu se verra confier le financement, les études, la construction et la maintenance de la ligne nouvelle à grande vitesse mixte (voyageurs, fret) du contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier, en contrepartie de financements publics et de loyers versés par RFF. Cette nouvelle ligne, longue de 80 km (60 km de LGV et 20 km de raccordements), s’inscrit dans le prolongement de la LGV Méditerranée et de la concession franco-espagnole Perpignan – Figueras assurée par Eiffage.

  • Eurostar change sa signature

    Pour accompagner son changement de statut, et symboliser son ambition de dépasser les frontières de ses marchés actuels, Eurostar a décidé de changer son logo à partir du 5 avril. De coentreprise gérée par la SNCF, LCR et la SNCB, elle est, depuis 2010, entreprise ferroviaire à part entière ayant pour actionnaire majoritaire la SNCF (55 %). Cette nouvelle identité visuelle apparaîtra aussi dans les uniformes du personnel et dans la signalétique en gare.

  • Montpellier dévoile le design de sa 4e ligne de tram

    Montpellier dévoile le design de sa 4e ligne de tram

    Tout comme la ligne 3, la « circulade », 4e ligne de tram de l’agglomération montpelliéraine, qui fera le tour de la ville, sera lookée par le couturier Christian Lacroix. Le 29 mars, Montpellier Agglomération a dévoilé un design très baroque inspiré par l’or, le soleil et le feu. « Je souhaitais garder une parenté avec la robe de la ligne 3, son spectre de couleurs, son ornementation de gravures et de broderies. J’ai donc pensé tout d’abord à l’or, comme une rame de métal, reflétant le soleil languedocien, sur fond de lamé brodé rehaussé de rocailles et bijoux, comme la ligne 3 était rebrodée de motifs marins enluminés de pierreries », a expliqué Christian Lacroix. Le couturier a également pensé que le feu pouvait être le symbole des nouvelles rames, après que les oiseaux de la ligne 1 ont représenté l’air, les fleurs de la ligne 2, la terre, le thème marin de la ligne 3, l’eau. La ligne sera mise en service au printemps 2012, en même temps que la 3. Avec 17 stations, dont 10 en correspondance, et une rame toutes les 8 minutes, on y attend 14 000 voyageurs par jour.

  • La Renfe aimerait un Madrid – Barcelone plus rapide

    L’opérateur Renfe a publiquement demandé en mars au gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire Adif une augmentation des vitesses maximales possibles sur la ligne à grande vitesse Madrid – Barcelone. S’appuyant sur l’implantation en cours de la signalisation ERTMS 2, le président Teófilo Serrano souhaite 10 % de mieux quand la vitesse moyenne actuelle est de 235 km/h pour les trajets directs, et de 192,9 km/h quand il y a des arrêts intermédiaires. A l’appui, le dirigeant de la Renfe cite Madrid – Valence où les trains roulent depuis décembre 2010 à 238,8 km/h de moyenne. Aujourd’hui la distance Madrid – Barcelone est parcourue sans arrêt en 2 h 38 par les rames S 103 de Siemens. A terme, le seuil des 2 heures serait un atout commercial évident face au pont aérien.