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  • Lancement du Shinkansen E5 nouvelle génération

    Lancement du Shinkansen E5 nouvelle génération

    Plus luxueux et plus rapides que les séries antérieures, les trois premiers trains à grande vitesse Hayabusa (faucon pèlerin, en français) – Shinkansen de nouvelle génération, série E5 – ont été lancés le 5 mars sur la ligne Tohoku, entre Tokyo et Shin Aomori. Ils rouleront jusqu’à 300 km/h – voire 320 km/h à partir de 2013 – sur les parties les plus véloces du trajet, qui sera couvert en 3 heures 10 contre près de 4 heures actuellement. L’opérateur, JR East, a au total commandé 59 rames de 10 voitures à Hitachi et à Kawasaki.

  • La grande vitesse fait trembler le David de Michel-Ange

    La sculpture symbole de Florence, le David de Michel-Ange, pourrait être en péril selon le quotidien Il Corriere della Sera. En cause, le tunnel de la ligne à grande vitesse qui passerait à 600 m et les vibrations causées par les excavatrices. « Si on ne déplace pas la statue avant les travaux d’excavation, elle risque de s’écrouler sous l’effet des vibrations », y explique Fernando De Simone, un architecte de Padoue, expert en constructions souterraines. L’architecte fonde ses prévisions sur les microfissures qui minent déjà la stabilité au niveau des chevilles du David, réalisé au XVIe siècle. La conservatrice du pôle muséal de Florence, Cristina Acidini, souligne qu’une étude est en cours pour vérifier la résistance de la galerie de l’Académie – où est exposé le David depuis 1873 – en cas de séisme. « A l’avenir, nous pourrons alors, en meilleure connaissance de cause, évaluer les éventuels problèmes causés par le TGV », explique-t-elle.

  • Un débat public à l’automne pour la LGV Paris – Clermont – Lyon

    Dans six mois, les Auvergnats ainsi que les habitants des quatre régions traversées (Ile-de-France, Centre, Bourgogne et Rhône-Alpes) auront à se prononcer sur le projet de LGV Paris – Orléans – Clermont – Lyon (POCL). On s’en doutait un peu s’agissant d’une liaison dite d’aménagement du territoire visant à anticiper la saturation de l’actuelle LGV Paris – Lyon, mais l’annonce officielle a été faîte le 2 mars par la Commission nationale du débat public (CNDP). Le débat public devrait avoir lieu entre fin septembre et fin janvier 2012. Une commission particulière vient d’être désignée sous la présidence de Michel Gaillard, ancien cadre d’EDF qui a récemment présidé la commission particulière du débat public sur le projet francilien de prolongement d’Eole à l’ouest. Le coût du projet qui fait partie des LGV est dans la loi de programmation du Grenelle de l’environnement estimé entre 12,2 et 14 millions d’euros.

  • Vinci redémarre le chantier du métro du Caire

    Quelques jours avant la visite officielle en Egypte que devait effectuer le 6 mars Alain Juppé, chef de la diplomatie française, le groupe Vinci a annoncé le redémarrage du chantier du métro du Caire. Le groupe de BTP français, qui travaille sur la construction de la ligne 3 (33 km et 29 stations) avait préféré évacuer ses 180 expatriés début février, au plus fort de la révolution égyptienne. Lors de la présentation des résultats 2010, Xavier Huillard, le PDG du groupe a précisé que « des collaborateurs étaient repartis en Egypte pour des remises en route, et notamment pour faire redémarrer le tunnelier ».

  • Ineo participe à la construction de la 1e ligne du tramway du Havre

    Ineo, filiale de GDF-SUEZ, vient de remporter le contrat de réalisation des installations électriques, de la signalisation ferroviaire, du système d’aide à l’exploitation et à l’information des voyageurs et, en groupement avec Parkéon, la billettique de la 1e ligne de tramway du Havre. Le tram, qui reliera le centre du Havre aux parties hautes de la ville, doit être mis en service fin 2012, tandis que la billettique sera opérationnelle sur le réseau de bus dès le printemps 2012. Les prestations d’Ineo d’un montant de 15,2 millions d’euros portent sur l’ensemble de la ligne (13 km), les 23 stations du tramway, les bus et le centre de maintenance.

  • L’ancien ministre des Chemins de fer chinois aurait détourné 88 millions d’euros

    Liu Zhijun, 58 ans, le ministre des Chemins de fer chinois, révoqué dernièrement aurait détourné plus de 800 millions de yuans (88 millions d’euros), selon la presse officielle. Liu Zhijun, qui supervisait l’énorme programme de développement du réseau, aurait détourné 4 % du montant des contrats qu’il a signés, a indiqué le journal Global Times. Le quotidien ajoute que Liu Zhijun avait au moins dix maîtresses. Selon l’AFP, Liu Zhijun est le plus haut responsable du régime visé par une enquête depuis le limogeage en 2006 du chef du parti communiste de Shanghai, Chen Liangyu, condamné par la suite pour corruption. Le site Radio 86 rapporte que Liu Zhijun avait été « blâmé » par le Conseil d’Etat en 1988 après un accident ferroviaire qui avait fait 72 morts, tandis que son frère Liu Zhixiang, fonctionnaire dans les transports, avait été condamné à mort avec sursis en 2006 pour avoir commandité un assassinat. Selon ce site, la mise à l’écart de Liu Zhijun pourrait résulter des luttes de pouvoir internes.

  • Les Japonais sur les rangs pour la LGV Californienne

    Selon le Nikkei, East Japan Railway va s’associer avec d’autres entreprises japonaises, dont Kawasaki Heavy Industries, Sumitomo, Nippon Sharyo, Hitachi et Mitsubishi Heavy Industries pour soumissionner au projet de ligne à grande vitesse californien. Le consortium informera officiellement l’Etat de Californie de sa décision le 16 mars. Le projet californien prévoyant la coexistence de lignes classiques et de lignes à grande vitesse, JR East proposerait son train dit « mini-bullet », qui circule sur ligne nouvelle comme sur la ligne classique de Yamagata.

  • Début imminent des travaux du troisième tronçon de la Downtown Line à Singapour

    Les deux premiers contrats de génie civil venant d’être octroyés par la Land Transport Authority de Singapour (LTA) aux Japonais Sato Kogyo et Nishimatsu, la construction du troisième tronçon de la Downtown Line du métro de Singapour, 21 km et 16 stations, commencera en avril 2011, pour s’achever en 2017. Les travaux des deux premiers tronçons, 4,3 et 16,6 km, ont déjà démarré, en vue d’une mise en service en 2013 et 2015. La Downtown Line, d’un coût total annoncé de 12 milliards de dollars singapourien (environ 6,8 milliards d’euros) comportera au total 42 km et 33 stations, et courra des quartiers nord-est et est de la cité-Etat, jusqu’au quartier d’affaires du centre-ville et au front de mer de Marina Bay. La LTA estime à 500 000 voyageurs par jour son trafic en pleine puissance. Siemens, en 2010, a obtenu le contrat pour fournir le système électrique de la ligne. L’opérateur n’a pas encore été désigné. Il existe trois autres projets d’extension ou de lignes nouvelles du métro de Singapour : l’extension de la ligne nord-sud (ouverture prévue en 2014), la Thomson Line, 27 km et 18 stations (ouverture en 2018) et l’Eastern Region Line, 21 km et 12 stations (ouverture en 2020.)

  • Des sénateurs de Floride veulent sauver la grande vitesse

    Des sénateurs républicains et démocrates de la Floride partisans de la grande vitesse tentent de conserver les 2,4 milliards de dollars que doit apporter l’Union au projet, et qui risquent de s’évanouir si le gouverneur Rick Scott maintient son veto. La somme couvrirait l’essentiel du premier tronçon, Orlando – Tampa. Resterait cependant à financer le plus coûteux, qui donne tout son sens au projet : le prolongement d’Orlando à Miami. Les sénateurs comptent sur l’appui de John Mica, l’influent président de la commission Transport du Congrès, élu de Floride et favorable au projet. La mouvance tea-party pousse les gouverneurs républicains à couper dans les grands programmes d’infrastructure. Chris Christie, le gouverneur du New Jersey, a annulé un projet de tunnel ferroviaire sous l’Hudson de 7 milliards de dollars, tandis que le Wisconsin et l’Ohio ont renoncé aux projets de renouveau du réseau ferroviaire.

  • La campagne de sensibilisation sur le fret ferroviaire fait polémique

    « Tous les jours, on tue le fret ferroviaire. » C’est ce qu’on pouvait lire sur 1 939 affiches apposées dans le cadre d’une campagne nationale lancée pour une semaine par le Comité central d’entreprise de la SNCF, associé au comité d’établissement du Fret. La direction de la SNCF n’a pas apprécié : elle a assigné en référé le CCE et le CE Fret pour atteinte à l’image. Une audience devait se tenir le 25 février devant le tribunal de grande instance de Paris.
    Certains syndicats sont également furieux. Selon eux, la CGT Cheminots qui domine le CCE serait la grande bénéficiaire de cette campagne de communication, alors que se profilent les élections professionnelles fin mars. Le Figaro du 23 février n’y va pas avec des pincettes. Il affirme que « la CGT s’offre une campagne de pub aux frais du CCE ». La CGT a vivement réagi le jour même. Dans un communiqué, le syndicat indique qu’il se réserve le droit « d’ester en justice le journal Le Figaro pour diffamation ».