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  • Les habitants de Gradignan militent pour le prolongement du tramway au sud

    Les habitants de Gradignan militent pour le prolongement du tramway au sud

    Le schéma directeur de la communauté urbaine de Bordeaux étudie actuellement cinquante-huit itinéraires de prolongement possible du tramway. Parmi eux, quatre devraient être prioritaires. Et Michel Labardin, maire de la ville de Gradignan, dans le sud-ouest de l’agglomération, croit savoir que la desserte Talence – Gradignan sera parmi ces itinéraires prioritaires. En tout cas, ses administrés l’espèrent. 10 428 habitants ont en effet signé un vœu dans ce sens à l’initiative de l’association Prendre le tram à Gradignan. Cette association milite pour la réalisation d’une ligne Bordeaux-Pellegrin – Talence – Gradignan. Créée en janvier dernier, elle a déjà mené, avec ses 277 adhérents, plus de 25 opérations de recueil de signatures au cours desquelles elle a pu constater une demande très forte de la population pour une ligne de tramway arrivant à Gradignan.

    Sur les 10 428 signatures recueillies, 78 % proviennent d’habitants de communes de la communauté urbaine de Bordeaux (CUB) et 22 % de communes extérieures (Bègles : 2 %, Bordeaux : 7 %, Pessac : 11 %, Talence : 13 %, Villenave-d’Ornon : 5 %.). Quant aux Gradignanais, ils représentent 58 % des signataires.

  • RAlpin préféré à SNCF Geodis – Lohr pour la route roulante Freiburg – Novara

    RAlpin préféré à SNCF Geodis – Lohr pour la route roulante Freiburg – Novara

    La continuité. C’est le choix de la Confédération Helvétique, qui a annoncé le 12 novembre dernier qu’elle continuait à confier à la société RAlpin l’exploitation de la Rola (la route roulante) Freiburg – Novara pour la période 2012 – 2018. Le tandem SNCF Geodis et Lohr, qui avait aussi fait acte de candidature et s’appuyait sur la solution Modalohr, voit sa proposition repoussée : une liaison de Lahr (Allemagne) à Cortenuova (Italie), via le Gothard, capable de traiter l’équivalent de 80 000 camions par an (non accompagnés).

    La société RAlpin, filiale des chemins de fer suisses (CFF, 30 %), de l’opérateur combiné Hupac (30 %), de l’entreprise ferroviaire suisse BLS Cargo (30 %) et des chemins de fer italiens Trenitalia (10 %), va donc acheminer, via l’axe du Lötschberg – Simplon, des ensembles routiers de 4 m de hauteur d’angle en mode accompagné, avec wagons à petites roues.

    Pour améliorer son offre, elle va renforcer son concept de traction grâce à une collaboration plus étroite entre CFF Cargo et BLS Cargo. La société va aussi réaménager son terminal de Freiburg, ce qui permettra de supprimer les pénalisantes manœuvres de retournement à Bâle. De nouvelles voitures climatisées d’accompagnement (en fait, des voitures couchettes CFF réaménagées) devraient être introduites. Enfin, des rotations supplémentaires seront proposées de Freiburg à Domodossola où un terminal sera aménagé.

    RAlpin reprendra aussi à Hupac, dès 2011, l’exploitation de la route roulante Bâle – Lugano via le Gothard. Cette liaison pâtit de limitations au niveau gabarit. En effet, la ligne du Gothard (ligne d’accès et tunnel de faîte compris) n’accepte pas, avec les wagons à petites roues, des véhicules routiers de plus de 3,80 m de hauteur d’angle. La mise en service du tunnel de base du Gothard ne devrait pas changer la donne au niveau des accès, à moins de travaux supplémentaires ou d’un recours à la toute dernière évolution du wagon Modalohr.

    Une campagne de lobbying, centrée sur les contraintes de gabarit de l’axe du Gothard, vient d’être lancée par Hupac, avec le support de l’UTP, RAlpin et VAP-Cargo Rail. Cette campagne met en exergue ce qui apparaît comme une incongruité notoire et appelle à la réalisation d’adaptations permettant d’accueillir des chargements (containers et semi-remorques) plus volumineux.

    Cette campagne trahit sans doute aussi l’inquiétude suisse face à une solution étrangère, le wagon Modalohr au gabarit UIC, qui permet l’acheminement en non accompagné de semi-remorques préhensibles ou non, de 4 m de hauteur d’angle, avec un gabarit P384. Rassurant, l’Office fédéral des Transports (OFT) à Berne, évoque « des questions techniques et d’homologation en suspens » relatives au nouveau wagon Modalohr de gabarit UIC. La preuve de son homologation sur les réseaux parcourus sur Lahr – Cortenuova et sa capacité effective à transporter des semi-remorques de 4 m de hauteur d’angle sur l’axe du Saint-Gothard, n’ont pas été établies « à ce jour ».

    De plus, la solution proposée par la SNCF Geodis – Lohr, plus chère, n’est « pas compatible avec les contraintes budgétaires actuelles de la Suisse ». L’OFT précise toutefois que l’offre de SNCF Geodis – Lohr pourrait présenter un grand intérêt lors d’une étape ultérieure, après l’ouverture complète du Gothard (2017) et du Monte Ceneri (2019-20) de base. L’OFT a d’ailleurs suggéré aux promoteurs de l’option Modalohr d’entamer toutes les démarches nécessaires pour une exploitation à terme via la Suisse, ce qui est en train d’être fait. Parallèlement, le tandem SNCF Geodis – Lohr travaille à reconfigurer son offre afin de soumettre rapidement une nouvelle proposition financièrement plus attractive. Le camp français voudrait convaincre la Confédération de ne pas attendre l’ouverture du tunnel de base du Gothard. Il sera très intéressant de suivre l’évolution du dossier des accès du Gothard et d’étudier son impact éventuel sur l’utilisation du wagon Modalohr au gabarit UIC en Suisse.

  • Un billet unique pour les deux métros de Bangkok

    Les usagers des métros souterrains, Mass Rapid Transit (MRT), et aérien, Bangkok Mass Transit System (BTS), de Bangkok pourront bientôt voyager sur les deux réseaux avec le même billet. Bangkok Smart Card, une coentreprise réunissant BTS et BMCL, la compagnie qui dirige le MRT, avait été créée il y a deux ans pour gérer cette nouvelle offre, en partenariat avec la Bangkok Bank. BTS a précisé le 3 janvier le calendrier de l’opération : 10 000 passagers serviront de groupe témoin pour réaliser des tests en avril et mai 2011 avant une ouverture au grand public espérée au mois de septembre suivant.

  • Deux rames de TGV à destination de Rennes et Nantes inversées

    La SNCF a commis une nouvelle bévue le 2 janvier en inversant les destinations de deux rames en gare de Massy Palaiseau (Essonne) : le double TGV en provenance de Lyon a été séparé en deux et la rame qui devait se rendre à Rennes est partie en direction de Saint-Pierre-des-Corps pour aller ensuite vers Nantes, tandis que celle prévue pour Nantes a roulé jusqu’au Mans en direction de Rennes. Les passagers qui voulaient se rendre à Rennes, environ 200 personnes, ont été pris en charge par des taxis gratuits pour les ramener chez eux. Les passagers de l’autre rame ont emprunté un TER au Mans pour rejoindre leur destination. La SNCF explique cette inversion par « un changement d’horaire spécifique ce week-end là » mal répercuté. Un incident rarissime selon elle, qui a pourtant vécu une situation similaire en août dernier quand un train de nuit double en provenance de Barcelone en Espagne a vu sa composition inversée lors de sa séparation à Lyon.

  • Les études pour prolonger le métro de Bruxelles se précisent

    Le conseil d’administration de la Stib, l’exploitant bruxellois, a décidé fin décembre de signer le contrat d’étude de l’extension du réseau de métro bruxellois vers le nord de la ville avec SM BMN (TVH Grontmij – SM Metro TPFE – Bagon – Amberg Engineering – SM Van Campenhout – Arep), consortium qui avait été désigné mi-décembre par le gouvernement fédéral dans le cadre de l’accord de coopération Beliris. Beliris a engagé les 10 premiers millions d’euros pour lancer l’étude qui portera sur un tracé partant de la gare du Nord pour rejoindre les abords de la gare de Bordet. La Stib estime le coût global de cette ligne souterraine d’environ 4 km comprenant 7 nouvelles stations, dont la localisation est à préciser à 643 millions d’euros.

  • Feu vert du gouvernement russe au prolongement du métro moscovite

    Le gouvernement russe soutient le projet de la mairie de Moscou de prolonger le métro jusque dans la région de la capitale, a déclaré le vice-premier ministre Sergueï Ivanov lors d’une réunion de la commission gouvernementale pour les transports et les télécommunications. « Les projets de l’administration moscovite visant à développer ce mode de transport en prolongeant les lignes existantes jusqu’aux environs de Moscou, notamment par la construction de lignes du métro aérien, de tramways rapides et autres seront pleinement soutenus au niveau fédéral », a-t-il précisé. Le métro de la capitale russe transporte plus de trois milliards de personnes par an.

  • Ouverture de la LGV Beijing – Shanghai en juin

    La LGV Beijing – Shanghai sera ouverte à la mi-juin, a annoncé le ministre des Chemins de fer, Liu Zhijun, mardi 4 janvier. La construction de la ligne de 1 318 km avait démarré en avril 2008, pour un coût de 220 milliards de yuans (25 milliards d’euros). Le trajet entre les deux métropoles prendra moins de cinq heures, contre dix aujourd’hui. Dans le nord est, fin 2011, sera ouverte la LGV de 904 km reliant Harbin, la capitale du Heilongjiang, et Dalian, port du Liaoning. Cette ligne, autorisée à 350 km/h, a coûté 98 milliards de yuans (11 milliards d’euros) Liu Zhijun a précisé que la longueur des LGV chinoises a atteint 8 358 km fin 2010. Cette année, le pays compte investir 700 milliards de yuans (80 milliards d’euros) dans la construction de chemins de fer, a-t-il ajouté. La Chine a pour but de disposer d’un réseau de 13 000 km de LGV d’ici la fin 2012. L’année dernière, les trains chinois ont transporté 1,68 milliard de passagers (+9,9 %) et 3,63 milliards de tonnes de marchandises (+9,3 %).

  • La rentabilité des futures LGV en question

    TDIE, une association de promotion du transport intermodal, a décidé de lancer une étude sur la rentabilité des futures lignes à grande vitesse inscrites dans le cadre du Grenelle de l’environnement. D’ici à 2020, le réseau ferré à grande vitesse devrait en effet gagner 2 000 km grâce à sept nouveaux projets représentent un besoin de financement total de 50 milliards d’euros, hors Lyon – Turin ferroviaire. Dans le cadre de cette étude, TDIE prévoit aussi de s’intéresser à des solutions alternatives à la grande vitesse (à 220-250 km/h), qui pourraient « fonctionner à la fois sur le réseau actuel modernisé et adapté ou sur les infrastructures nouvelles. L’aspect économique coût/km sera bien sûr comparé. » La publication des conclusions définitives est prévue au plus tard fin 2011.

  • Ouverture d’une ligne ferroviaire à grande vitesse dans l’île de Hainan

    Une ligne ferroviaire à grande vitesse est entrée en service, le 30 décembre, dans la province insulaire de Hainan (sud de la Chine). Le chemin de fer Donghuan (Cercle Est), d’une longueur de 308 km, relie les villes de Haikou (capitale de Hainan), de Sanya et nombre de destinations touristiques. A une vitesse de 250 km/h, le trajet en train entre Haikou et Sanya nécessite environ 82 minutes, soit la moitié du temps nécessaire en voiture. Il a fallu plus de trois ans pour construire ce chemin de fer pour un coût de 20,2 milliards de yuans (3 milliards de dollars). Le même jour a marqué le début de la construction de la ligne Cercle Ouest, longue de 345 km. Elle devra également relier Haikou à Sanya, cette fois le long de la côte Ouest, à une vitesse de 250 km/h en pointe.

  • Le métro de Turin s’allonge encore

    Le métro de Turin voit grand ! Alors qu’une nouvelle portion doit être inaugurée en février-mars afin d’étendre l’unique ligne à 13,2 km, Infra.To, la société gestionnaire des infrastructures de transports, vient de publier un marché pour un autre agrandissement. Cette fois, il s’agit de prolonger la ligne d’environ 2 km vers le sud. Le contrat, de 77,2 millions d’euros, prévoit de construire deux nouvelles stations et de creuser un tunnel d’1,7 km de long. Selon les estimations d’Infra.To, ce deuxième projet d’agrandissement coûtera au total 193,6 millions d’euros. Les travaux seront terminés en 2014. Actuellement, le métro turinois s’étend sur près de 10 km et comporte 15 stations.