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  • Un métro pour le grand pèlerinage de La Mecque

    Un métro pour le grand pèlerinage de La Mecque

    C’est le dimanche 14 novembre qu’a commencé cette année le Hajj, le pèlerinage annuel de La Mecque, qui dure une semaine. Entre deux et trois millions de pèlerins se rendent à La Mecque chaque année pour accomplir le pèlerinage qu’un musulman doit faire une fois au moins dans sa vie. Chaque année, l’afflux de pèlerins se traduit par d’importants embouteillages de bus, et a récemment provoqué d’énormes bousculades, causant la mort de milliers de personnes…

    Le deuxième métro de la région du Golfe après celui de Dubaï, qui a un peu plus d’un an d’existence, obéit donc à des contraintes singulières : dimensionnement lié à une semaine d’affluence dans l’année, séparation radicale des flux pour des raisons de sécurité. Capables d’accueillir 3 000 passagers toutes les 5 minutes, les stations sont disposées sur des plateformes ouvertes, pour éliminer les risques d’incendie. Elles sont accessibles par des rampes d’accès. Les flux de passagers sont organisés dans une seule direction : une plateforme est réservée à l’accès et l’autre à la descente.

    Pour la première fois cette année, le pèlerinage pourra donc se faire en partie par le métro. Le chantier a été mené en seulement 21 mois. Et, le 2 novembre, une inauguration privée, réservée aux VIP, a permis d’emprunter la ligne Sud. Il s’agit de la première ligne d’un futur réseau, les études lancées par le gouvernement saoudien prévoyant la construction de 5 lignes reliant Arafat à Jamarat, en passant par Muzdalifah et Mina, lieux du pèlerinage situés dans la zone d’Al Mashaaer, bande de 18 km de long sur 3 de large, à l’est de La Mecque.

    Le Momra (Ministry of Municipality and Rural Affairs), maître d’ouvrage, avait confié en 2008 à un groupement composé de Systra, mandataire, Khatib & Alami et Egis Rail la réalisation des études préliminaires et la préparation des documents d’appels d’offres pour la construction de la ligne Sud. La construction a été attribuée en 2009 à China Railway Construction Corp, CRCC, qui a confié à Thales le système de contrôle-commande des trains automatisés pour un montant de 103 millions d’euros.

    5 000 personnes ont été mobilisées sur le chantier. Non sans difficultés : 16 Chinois ont été expulsés par les autorités saoudiennes pour voir fait grève contre leurs conditions de travail et leurs salaires trop bas. Et, pour faire face aux urgences, le consortium a eu notamment recours à la préfabrication, Systra adaptant son concept de viaduc en U, fait de voussoirs préfabriqués, de 25 m de portée. Chaque voussoir comporte une voie, et pèse 160 t.

    L’entreprise CRCC a livré la ligne à l’exploitant, comme prévu, avec 8 trains de 300 mètres sur un total de 20. « Tout s’est passé dans les temps et suivant le planning » se félicite-t-on sur place, chez Systra. Les 35 % de capacité mis en service cette année vont représenter 3 000 bus en moins. Et l’an prochain, la ligne Sud devrait être exploitée à 100 % de ses capacités.

    Si CRCC a bel et bien conduit le chantier en un temps record, le groupe ne devrait pas bien s’en tirer financièrement. La compagnie chinoise évalue ses pertes dans la construction à environ 623 millions de dollars, sur un contrat estimé initialement à 1,8 milliard de dollars, le coût du projet ayant augmenté en cours de route, du fait d’exigences supplémentaires du client, selon CRCC. Une mésaventure qui fait penser à celle du consortium japonais qui a remporté le métro de Dubaï en cassant les prix. Et a eu ensuite à faire à un client dont les exigences ont changé en cours de réalisation.

    Systra pour sa part compte sur la carte de visite de la ligne Sud de La Mecque (faisant suite au métro de Dubaï) pour renforcer son implantation dans la zone. Le groupe d’ingénierie a obtenu depuis, en groupement avec Aecom, la réalisation des études de faisabilité du réseau de transport en commun de La Mecque. Et il a remporté le contrat des études préliminaires pour la connexion de Mashaaer à la gare terminus de HHR (Haramain High speed Railway) à La Mecque. Terminus d’une LGV déjà en travaux et dont on attend dans les prochains jours le nom du vainqueur pour le matériel roulant, le système ferroviaire et l’exploitation.

  • Métro de Chicago, station Apple ?

    A Chicago, l’autorité des transports (CTA), criblée de dettes, envisagerait d’accepter les propositions d’entreprises souhaitant parrainer des stations de métro, pour un prix de 4 à 5 millions de dollars. Elle n’en est pas complètement à son coup d’essai, puisqu’elle a déjà fait financer les 3,9 millions de dollars de rénovation de la station North/Clybourn par Apple, dont le tout nouvel Apple Store jouxte la bouche de métro. En échange, la firme à la pomme bénéficie de l’usage exclusif des panneaux publicitaires de la station. Elle pourrait cette fois y écrire son nom…

  • Un métro pour le Hajj

    Un métro pour le Hajj

    Le pèlerinage annuel de La Mecque, qui commence le 14 novembre (et non le 14 décembre comme indiqué par erreur dans notre lettre d’informations), pourra se faire cette année en partie grâce au métro. La ligne Sud, de 18 km, construite en 21 mois par un consortium franco-chinois, va fonctionner comme prévu à 35 % de ses capacités cette année, et à 100 % l’an prochain. Le métro de La Mecque, dimensionné pour l’afflux de pèlerins du Hajj, est le deuxième de la région, après celui de Dubaï.

  • Mise en service de la ligne KTX Daegu – Busan en Corée

    Après de nombreux retards, la ligne Daegu – Busan, longue de 128 km, a été mise en service. Section sud-est de la liaison à grande vitesse (KTX) Séoul – Busan, elle permet de relier les 417 km séparant ces deux villes en 2 heures 18, soit un gain de 22 minutes. L’opérateur Korail espère une hausse de la fréquentation de 27 %, de 106 000 à 135 000 voyageurs/jour. Deux autres lignes KTX sont en cours de construction : celle qui desservira Suseo, au sud de Séoul, à Pyeongtaek, dans la province de Gyeonggi, au nord de la capitale, dont l’achèvement est prévu pour 2014, et celle, longue de 264 km, qui courra vers le sud-ouest du pays à travers la province de Jeolla jusqu’à Mokpo, qui devrait être prête en 2017. D’autres lignes à grande vitesse sont à l’étude, dans le cadre d’un plan du gouvernement visant à rendre accessible en moins de 2 heures de trajet 95 % du territoire coréen, à l’horizon 2020.

  • Le tramway de Reims prêt sur toute la ligne

    Les Rémois commencent à découvrir leur tramway. Les premières des 18 rames aux huit couleurs et au nez en forme de flûte de champagne, ont en effet débuté leurs essais et parcouru l’intégralité des 11,2 km de la ligne, dont une partie en centre-ville est alimentée par le sol (système APS), comme à Bordeaux. La formation des conducteurs vient de débuter et les marches à blanc sont prévues en février. Le grand rendez-vous est maintenant fixé au 18 avril 2011 pour la mise en service commercial. D’ici là chaque rame aura déjà roulé plus de 2 500 km…

  • La grande vitesse en projet entre Moscou et Saint-Pétersbourg

    La compagnie des Chemins de fer russes (RZD) devait présenter le 9 novembre un projet de lignes à grande vitesse lors de la conférence High Speed Rail World à Madrid, sur la grande vitesse ferroviaire dans le monde. La construction de lignes à grande vitesse russes en est encore au stade de l’avant-projet. La ligne Moscou – Saint-Pétersbourg devrait être la première et il s’agira d’une voie ferroviaire nouvelle parallèle à celle qui existe, sur laquelle circule depuis le début de l’année le Sapsan à 250 km/h. Le coût du projet est évalué à 1 000 milliards de roubles, soit 23,4 milliards d’euros. Cette fois, les deux villes seront desservies par 42 paires de trains capables d’atteindre une vitesse maximale de 400 km/h. Le volume de trafic envisagé est supérieur à 14 millions de passagers par an. Après cette première ligne, la Russie envisage de se doter d’un réseau de LGV qui relieraient Moscou à Helsinki, à Nijni-Novgorod (Volga), à Ekaterinbourg (Oural) etc.

  • London Underground teste le Wifi

    Le métro londonien a lancé le 1er novembre une expérience de six mois d’accès sans fil à Internet dans l’une des stations les plus fréquentées, Charing Cross, dans le centre de la capitale britannique. Le test est mené en partenariat avec BT Openzone, branche spécialiste du Wifi chez l’opérateur historique, qui fournira un accès gratuit à ses clients équipés d’un smartphone ou d’un ordinateur portable. Les clients des opérateurs mobiles disposant d’un crédit Wifi avec leur abonnement pourront aussi utiliser le service. Ce programme s’inscrit dans le projet Wifi du maire de Londres, Boris Johnson, qui souhaite transformer la ville en hotspot géant d’ici aux JO de 2012. Des bornes seront installées sur les lampadaires et les arrêts de bus notamment.

  • La nouvelle halte ferroviaire de Lentilly attend l’arrivée du tram-train

    La nouvelle halte ferroviaire de Lentilly attend l’arrivée du tram-train

    Ce nouvel aménagement concerne la construction d’un quai central de 130 mètres de long et la mise en place d’un Kit TER avec panneaux d’information dynamique, abris/mobilier d’attente et consignes à vélo individuelles. En outre, le site devient un parc relais de grande capacité paysager avec 230 places de stationnement. Au total, les travaux ont coûté 2,3 millions d’euros, financés en majorité par les collectivités dont la région Rhône-Alpes (37 %), le département du Rhône (34 %) et la Communauté de communes du Pays de l’Arbresle (17,5 %). Le montant est complété par le Syndicat départemental des énergies du Rhône (5,5 %) et l’Etat, la SNCF et RFF (2 % chacun).

    La halte ferroviaire de Lentilly marque une étape importante du projet de développement du projet ferroviaire de l’Ouest lyonnais dans le cadre du Réseau express de l’aire métropolitaine lyonnaise (Real). Ce nouvel équipement, lié à de nouveaux services – dont le cadencement au quart d’heure en heures de pointe -, va aussi contribuer à l’accueil du tram-train qui circulera sur les trois lignes de l’ouest lyonnais. La région a investi 102 millions d’euros en crédit-bail dans l’achat de 24 rames Dualis Alstom qui seront mises en service progressivement sur la branche Lyon (Saint-Paul) – Tassin – Sain Bel en septembre 2011, sur Lyon – Brignais en décembre 2012 et sur Lyon – Lozanne en 2015.

  • Avignon construira deux lignes de tramway

    Avignon construira deux lignes de tramway

    Le projet de réseau avignonnais, de 14 à 15 km, comprend deux lignes : une ligne franchira le Rhône pour relier Le Pontet (au nord-est de l’agglomération) à Villeneuve-lez-Avignon (à l’ouest), via les boulevards sud et les remparts d’Avignon ; une seconde ligne partira du centre-ville d’Avignon vers le sud de l’agglomération.

    Le projet est évalué à 250 millions d’euros, y compris le développement du réseau de bus associé et l’achat de 24 véhicules, des tramways courts de 18 à 24 m transportant de 100 à 150 personnes.
    Pour contribuer à son financement, les conseillers ont aussi décidé de porter le taux du versement transports à 1,8 % au 1er janvier 2011. Il avait déjà été relevé de 1,05 % à 1,3 % en 2010.
    L’agglomération a par ailleurs présenté un dossier de candidature au deuxième appel à projets du Grenelle de l’environnement. Le plan de financement définitif sera arrêté en 2011.

    Les différentes études préopérationnelles et la deuxième phase des concertations vont maintenant être lancées. Les travaux pourraient commencer à la fin de 2013 pour une mise en service fin 2016. Les prévisions de fréquentation sont de 40 000 voyageurs par jour après deux ans de fonctionnement.

  • Naissance de Ferovergne à Clermont-Ferrand

    Naissance de Ferovergne à Clermont-Ferrand

    L’acte de naissance de l’opérateur ferroviaire de proximité « SAS Ferovergne » a été paraphé le 30 septembre à Clermont-Ferrand par Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur, Dominique Bussereau, secrétaire d’État aux Transports, Pierre Blayau, directeur général de SNCF Geodis et la chambre régionale de commerce et d’industrie à l’origine du projet. La société, majoritairement portée par des transporteurs routiers et des logisticiens à hauteur de 64 %, est aussi soutenue par des chargeurs (10 %) et SNCF Geodis (15 %). Elle devrait lancer son premier train en novembre, pour le compte de Granulats Bourgogne Auvergne. « Un trafic qui passait par la route », précise François Spalinger, directeur général de Ferovergne.

    Le plan de transport prévoit l’achat de deux locomotives et la location d’une soixantaine de wagons. « Nos machines seront amenées à rouler 300 km chaque jour, au nord de Clermont-Ferrand », précise-t-il. Les marchandises seront collectées par train dans la mesure du possible, par camion si ça n’est pas possible. « Il y a des portions de lignes suspendues d’exploitation. Nous sommes en négociations avec RFF. Dès que nous aurons fait nos preuves, RFF devrait engager un programme de rénovation », poursuit-il. Les marchandises seront conduites sur des plateformes d’échanges où seront assemblés des trains confiés à des entreprises ferroviaires nationales.

    Ferovergne va démarrer avec du personnel de conduite détaché de la SNCF. Mais la société s’est engagée à obtenir sa licence et son certificat de sécurité (ce devrait être l’an prochain) puis à engager ses propres personnels. Elle table sur un report modal de 330 000 t la première année, soit l’équivalent de 13 200 trajets en camion, puis l’année suivante sur 500 000 t, soit 20 000 trajets de camion.