Votre panier est actuellement vide !
Blog
Les prévisions de trafic se précisent pour la LGV Poitiers – Limoges
Les premiers résultats des études socio-économiques sur la LGV Poitiers – Limoges montrent une hausse de la fréquentation de l’ordre de 500 000 voyageurs par an, tous trajets confondus, a récemment annoncé RFF. Ces études conduites par un cabinet spécialisé doivent s’achever au plus tard début 2011. Des valeurs à confirmer, et qui sont différentes de celles du débat public de 2006. Raison : le périmètre d’études a été élargi, corrélativement avec l’aire d’influence du projet et les possibilités de rabattement en TER. Ainsi, une ville comme Périgueux, qui bénéficie d’une correspondance potentielle à Limoges, est intégrée. Par ailleurs, RFF souligne que sur un Limoges – Paris, le gain de temps sera d’environ 1 heure 40, permettant de faire un aller-retour en train quasiment dans le même temps qu’un aller en voiture.
Des défibrillateurs dans le métro et le RER
La RATP va installer prochainement des défibrillateurs cardiaques sur ses réseaux de métro et RER. Onze sites ont été retenus, notamment en fonction de leur important flux de voyageurs. Cette mise en place doit avoir lieu au début de l’été 2010. Les gares et stations concernées : Gare-du-Nord, République, Montparnasse-Bienvenüe, Saint-Lazare, Nation, Gare-de-Lyon, Châtelet-les-Halles (RER), Auber, Charles-de-Gaulle-Étoile, La Défense-Grande-Arche et Denfert-Rochereau. Les appareils qui vont être mis en place sont des défibrillateurs entièrement automatiques, choisis en raison de leur facilité d’utilisation. Grâce aux messages sonores et visuels qu’ils diffusent, aucune formation préalable n’est requise pour pouvoir les utiliser. Ils ne seront toutefois pas placés en libre accès mais disponibles uniquement auprès d’un agent, par le biais des interphones d’alarme voyageur.
Une ligne nouvelle relie le Fujian et Shanghai
Une ligne ferroviaire nouvelle reliant Fuzhou et Xiamen, dans la province du Fujian (Est), est entrée en service lundi 26 avril. Elle fait partie du réseau ferroviaire à grande vitesse reliant Shenzhen et Shanghai. Cette ligne, d’une longueur de 275 km, est destinée aux trains de passagers pouvant circuler à une vitesse maximale de 250 km/h. Elle permettra de parcourir le trajet entre Fuzhou et Xiamen en 90 minutes environ. Trois paires (aller et retour) de trains de passagers à grande vitesse seront en service entre Shanghai et Xiamen pendant l’Exposition universelle 2010 de Shanghai, qui commence le 1er mai.
La SNCF renégocie ses commandes de locos
La SNCF a commandé beaucoup trop de locomotives fret. Comme l’a révélé La Lettre A, l’entreprise se trouve aujourd’hui contrainte de négocier avec Bombardier, Alstom et Siemens la diminution, voire l’annulation, de ses commandes de locomotives en cours. La part ferme du contrat d’Alstom et de Siemens, portant sur 400 BB 475 000 (plus 100 options, qui ne seront évidemment pas levées), pourrait être amputée d’une centaine de locomotives, tandis que le contrat de décembre 2008 de Bombardier, portant sur la fourniture de 45 locomotives Traxx, pourrait être tout simplement annulé. La négociation porte actuellement sur les contreparties financières, la SNCF a d’ailleurs provisionné 255 millions d’euros dans ses comptes 2009 au titre des « risques sur commandes fermes de matériel ».
Le tram, arme de Frêche à Montpellier
Alors que la tension politique est plus vive que jamais à Montpellier entre le président de l’agglomération Georges Frêche (divers gauche, ex-PS), réélu président de la région, et la maire de Montpellier Hélène Mandroux (PS) qui s’est présentée contre lui aux régionales, les projets de tramway constituent un atout maître dans la stratégie urbanistique et politique du vainqueur des élections de mars.Pour sa première conférence de presse au titre de président de l’agglomération consécutive à ces régionales tourmentées, le 12 avril, Georges Frêche a ainsi brandi l’une de ses principales réussites municipales : le réseau de tramway, passé, présent et à venir. « Pour moi, la priorité absolue de l’agglo c’est le tramway », a-t-il dit à plusieurs reprises. A Montpellier, les emplois sont au centre et beaucoup de gens viennent en ville pour travailler. Il faut que les gens s’habituent à utiliser les parkings relais », a-t-il détaillé. Après 54 millions de voyages en 2006 dont 29 pour le tramway, Montpellier affichait 64 millions de voyages, dont 43 pour le tramway en 2008. L’agglomération ambitionne, avec la ligne 3, d’atteindre 82 millions de voyages en 2012, dont 67 pour le tramway. En plein travaux, et alors que les premiers mètres de rails ont été posés à la fin de l’hiver, la ligne 3 « sera mise en service dès mars ou juin 2012 », a annoncé Georges Frêche, et non en septembre comme prévu à l’origine, grâce au lancement anticipé des travaux en mars 2009. Il s’agissait de participer à la relance anticrise, ce qui valut à la ville « la plus grosse subvention de l’Etat pour les villes françaises » en matière de tramway, soit 81 millions d’euros. De plus, l’élu, comblé par le suffrage universel, a procédé à des annonces sur le phasage, désormais ferme, de deux projets ultérieurs. « Dès que la ligne 3 sera achevée, nous attaquerons la ligne 4 Lavérune – Prades-le-Lez, avec lancement du projet en 2013-2014 pour une mise en service en 2016-2017 », a annoncé le président de l’agglomération. Cette ligne de 17,5 km pour 330 millions d’euros comporterait une section commune de quelque 1 500 m avec la L1 et de 400 m avec la L3. L’autre priorité est l’extension de la ligne 2 à l’ouest, de Saint-Jean-de-Védas à Cournonsec, soit 11 km et 70 millions d’euros en voie unique sur l’ex-ligne Montpellier – Paulhan, dont l’agglo rachète en ce moment la plate-forme à RFF. « On ne parle pas d’argent, mais RFF nous demande plus de 20 mois pour les formalités administratives du retranchement au réseau national », détaille Robert Subra, vice-président de l’agglomération chargé des Transports. Bien que ce soit « une priorité n° 1 » – « sous forme d’un tramway accéléré et pas d’un train tram » – impactant toutes les communes de l’Ouest montpelliérain, la décision de lancement des travaux « n’aura pas lieu avant un an », tempère Georges Frêche. L’avenir du réseau est aussi un élément du jeu de Georges Frêche vis-à-vis d’un autre concurrent à gauche, le Vert Jean-Louis Roumégas. L’homme qui dirigeait la liste Europe Ecologie aux régionales n’est pas parvenu à convaincre le PS parisien de faire liste derrière lui contre le dissident Frêche et a raté la qualification au second tour. La question du transport tenant particulièrement à cœur à cet élu municipal montpelliérain, Georges Frêche a choisi de lui tendre publiquement la main, précisément au cours de cette conférence de presse consacrée au transport. Le groupe Les Verts à la mairie de Montpellier s’est distingué en proposant l’an dernier la création d’une ligne de rocade tram utilisant la section centrale de la future ligne 4 (Saint-Denis – Albert 1er) et les boucles de la L2 (Corum – Gare) et de la future L3 (Gare – Moularès), le tout accompagné d’un retracement de ces deux lignes.
Michel Gabriel LEON
Le Mans prépare sa ligne 2
Le Mans Métropole va lancer un appel d’offres pour le choix du « mandataire » qui pilotera les études de faisabilité de la 2e ligne de tram (Espal – Bellevue). D’après Ouest France, si le conseil municipal disait « oui au tram » à la rentrée 2011, les travaux sur les réseaux souterrains (eau, gaz, électricité, etc.) commenceraient dès décembre 2011, et ceux du tramway en lui-même à la mi-2012. Au mieux, la mise en service aurait lieu en 2014.
Le Vietnam choisit le Shinkansen
Le Vietnam va faire appel à la technologie japonaise pour construire une ligne à grande vitesse de 1 560 km entre Hanoï et Hô Chi Minh-Ville. Les entreprises japonaises vont pouvoir se partager un marché estimé à 56 milliards de dollars.
Françoise Grossetête, ambassadrice de la taxe carbone aux frontières
L’eurodéputée UMP a été chargée par Pierre Lellouche et Xavier Bertrand de promouvoir l’idée d’un mécanisme d’ajustement aux frontières de l’Union pour les marchandises en provenance de pays moins vertueux écologiquement. Objectif pour l’élue de Rhône-Alpes : convaincre les instances européennes et notamment ses collègues du Parlement européen. Françoise Grossetête avait déjà défendu la taxe carbone aux frontières en déposant des amendements dans le cadre des négociations sur le paquet énergie-climat. Sa tâche ne sera pas simple, la Commission européenne et certains Etats membres restant ouvertement sceptiques sur l’opportunité d’une telle taxe.
Le métro joue les prolongations à Marseille
A la Blancarde comme à Louis-Armand, à Saint-Barnabé et à la Fourragère – les quatre nouvelles stations de la ligne 1 du métro marseillais –, les portillons sont prêts à laisser passer les premiers voyageurs. Des portillons antifraude qui vont peu à peu remplacer les traditionnels tripodes et qui seront associés aux bornes de billettique sans contact destinées aux cartes disponibles à partir du 12 avril. Mais ce n’est pas la principale nouveauté qui attend les Marseillais. Le 5 mai, l’inauguration des quatre stations et des 2,5 km supplémentaires de ligne 1 devrait précéder de peu la mise en service, dont la date n’est pas encore arrêtée. Les voyageurs découvriront alors quatre stations lumineuses, aérées, aux murs clairs et surtout aux proportions sans commune mesure avec celles qu’ils connaissent. La conception de chacune d’entre elles a été confiée à quatre architectes marseillais différents. « C’est une nouvelle génération de stations. L’entretien sera un peu plus complexe mais nous sommes passés dans un autre monde », constate Pierre Reboud, directeur de la Régie des transports de Marseille (RTM), l’Epic qui exploite le réseau marseillais. Cinq ans de travaux ont été nécessaires pour réaliser le prolongement de la ligne 1. Cette boucle qui part du quartier de la Rose, au nord-est, a été inaugurée en 1977 par Gaston Deferre et achevée en 1978, puis prolongée en 1992 jusqu’à l’hôpital de la Timone. La ligne 2 a quant à elle été inaugurée en 1984 et prolongée à ses deux extrémités en 1986 et 1987. Un projet d’extension de 800 m avant 2014 vers les quartiers nord est en projet. A partir de la Timone, l’actuel terminus de la ligne 1 à l’est, la nouvelle voie suit un axe ouest-est avec un coude plus accentué vers l’est entre les deuxième et troisième nouvelles stations, Louis-Armand et Saint-Barnabé. Elle suit une pente montante de 2,5 % en moyenne et 4,5 % maximum avec des stations situées entre 17 et 21 m de profondeur. Les travaux de génie civil ont débuté en septembre 2005 et la réception a eu lieu au début de cette année, suivie par la remise à l’exploitant. Les marches à blanc vont pouvoir commencer. La complexité géologique du terrain, avec des zones de remblai à éviter, les risques d’effondrement et les différences de niveaux auront été les principales difficultés du chantier qui a mobilisé quelque 500 ouvriers. « Nous avons connu des tassements importants sous un immeuble et le chantier a dû être arrêté pendant plusieurs semaines, confie Jean-Michel Kuntzer, directeur de la mission métro-tramway de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), l’AOT maître d’ouvrage. Nous avons aussi rencontré des problèmes avec des puits, en particulier avec un qui n’avait pas été identifié. La mousse injectée est ressortie dans une ancienne clinique et il a fallu reboucher ce puits. Mais nous sommes dans les temps. Il n’y a qu’un décalage de quelques mois sur le poste de commandement central dont il reste à valider le fonctionnement des systèmes. » La mise en service avait été initialement annoncée pour la fin de l’année 2009. Mais c’est désormais la validation de ce nouveau PCC situé à la Rose qui conditionne la mise en exploitation commerciale de l’extension de la ligne. L’aspect le plus spectaculaire du chantier mené par GTM a été le percement de 2,2 km de tunnel, entre 2006 et 2008, avec un tunnelier à pression de terre (Earth Pressure Balance). Cette véritable usine souterraine de 74 m de long dotée d’une roue de coupe frontale de 9,75 m de diamètre a pu creuser à une moyenne de 10 m par jour. Tunnel, voies, stations, aménagements de surface et équipements ont coûté 417,5 millions d’euros, dont 377,5 à la charge de MPM. Destinée à désenclaver des quartiers comme Saint-Barnabé, à l’est de la cité phocéenne, cette extension tourne pourtant le dos aux quartiers nord, les plus peuplés. S’il a souvent critiqué les choix faits par ses prédécesseurs en matière de tracés, notamment du tramway, Eugène Caselli, arrivé à la tête de MPM en 2008, se dit néanmoins « satisfait » de cette extension destinée à limiter le flot automobile entant dans Marseille et à desservir un bassin de vie important. Mais le président de la communauté urbaine se montre plus réservé quant à la rentabilité de cette extension : « Il faudra des années pour qu’elle soit rentable car la population l’empruntant est moindre que sur d’autres lignes, mais c’est un service public que nous assumons. » En 2006, les prévisions de fréquentation n’étaient que de 15 000 voyageurs par jour sur le prolongement, sur les 265 000 en moyenne chaque jour de la semaine dans le métro marseillais. Face à ces prévisions, les 417,5 millions investis pèsent donc très lourd et donnent parfois le sentiment que le choix de cette extension n’est ni technique ni commercial, mais « électoral ». Enfin, si l’effectif a été porté de 102 à 115 conducteurs, le service supplémentaire sera effectué à matériel constant. « Le matériel actuel est suffisant, mais il ne faut pas qu’il y ait de pépins », reconnaît Pierre Reboud. La rénovation des 144 voitures s’est terminée en janvier dernier et a coûté 32 millions d’euros. De quoi prolonger leur durée de vie de 10 à 15 ans. Mais la prochaine étape dans le programme d’extension du métro nécessitera de lourds investissements en rames.
José SOTO
Le tram prend son Envol à Toulouse
Après des années de tergiversations, Tisséo-SMTC a voté à l’unanimité, le 29 mars, la réalisation d’un tramway reliant l’aéroport au centre-ville de Toulouse. Le projet, baptisé ligne Envol, se présente sous la forme d’une antenne de la ligne E du tram (qui entrera en service à la fin de l’année), exploitée en fourche. Le corridor sud, privilégié par l’autorité organisatrice à la suite des études de faisabilité, mettra l’aéroport, ses 6,6 millions de passagers et 3 800 salariés, ainsi que la zone aéroportuaire, ses grosses entreprises (Airbus, EADS, Rockwell Collins, ATR, France Telecom) et ses 11 000 salariés, à 18 minutes de la station Arènes, connectée à la ligne A du métro et à la ligne C du TER. La gare Matabiau sera à moins d’une demi-heure de l’aéroport avec une connexion tram-métro.
Les tracés sud de 2 à 2,6 km qui doivent être précisés permettraient de desservir 13 000 emplois avec un trafic attendu de 9 500 passagers par jour à l’horizon 2014. La ligne pourra être en monovoie ou en double voie, mais devra permettre d’accueillir à terme du matériel de type tram-train. Le coût prévisionnel du projet est de 48 millions d’euros, avec une mise en service annoncée pour fin 2013. Pour Pierre Cohen, le président du Grand Toulouse et de Tisséo-SMTC, l’adoption de ce projet répond à « l’incompréhension justifiée de la population vis-à-vis de la non-desserte de l’aéroport par la ligne E ».
Catherine STERN