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  • Un tramway au supermarché à Montpellier

    A Montpellier, on peut maintenant faire ses courses en tram. Exactement comme les gares, qui accueillent de plus en plus de magasins, le tramway se doit de desservir les espaces commerciaux. Là, le concept a été poussé à l’extrême, avec le prolongement de 600 m de la ligne 1 qui pénètre carrément à l’intérieur de la galerie commerciale à ciel ouvert Odysseum et ses 50 000 m2 de nouveaux commerces. La particularité de la nouvelle station inaugurée le 21 septembre est « d’avoir été conçue en même temps que le centre commercial », souligne-t-on chez Egis, qui a été chargé de la maîtrise d’œuvre. Avec sa patinoire, ses cinémas, son planétarium, son aquarium, son mur d’escalade, ses restaurants et ses commerces, Odysseum (150 000 m2) draine quelque six millions de visiteurs chaque année. Ils pourront désormais s’y rendre en 15 mn depuis le centre historique, avec une rame toutes les 5 mn en journée, 15 mn en soirée et 10 mn le dimanche. Pour Montpellier Agglomération, l’extension du tramway « traduit la progression naturelle du centre-ville de Montpellier vers le sud-est et répond à la formidable croissance démographique de l’agglomération ». L’ancien terminus est rebaptisé Place-de-France et le nouveau reprend le nom d’Odysseum. Avec cette extension qui a coûté 5,5 millions d’euros, le tramway devrait transporter quelque 2 000 voyageurs de plus chaque jour. Il est déjà plébiscité puisque, avec un démarrage à l’été 2000 avec 75 000 voyageurs par jour, la ligne 1 enregistre aujourd’hui une fréquentation de plus de 130 000 voyageurs par jour, ce qui en fait l’une des plus fréquentées de France. La ligne 2 avoisine pour sa part les 50 000 voyages, et la ligne 3 (22,4 km), en chantier, est attendue pour 2012. L’objectif du PDU après la réalisation des trois lignes est de faire passer la part modale des transports en commun à 24 % des déplacements dans l’agglomération.
     

    Cécile NANGERONI

  • Un consortium sud-coréen construira la ligne 5 du métro de Hanoi

    Un consortium de 7 entreprises coréennes emmené par Samsung et Daewoo vient de signer un MOU (Memorandum of Understanding) avec les Chemins de fer vietnamiens pour la construction, en deux tronçons successifs, de la ligne 5 du métro de Hanoi, reliant le lac de l’Ouest à l’arrondissement de Hoa Lac, dans la banlieue ouest de la capitale vietnamienne. Longue de 33,5 km et forte de 22 stations, le coût global de cette ligne a été chiffré à 1,2 milliard de dollars (816 millions d’euros). Le consortium la construira et l’exploitera sous forme de BOT (Build, Operate and Transfer).

  • Collaboration interrégionale dans les transports

    La Lorraine et la Franche-Comté ont signé le 18 septembre dernier une charte de collaboration dans plusieurs domaines, dont celui des transports, qui a fait l’objet d’engagements communs sur différents points. La Lorraine soutient la réalisation de la branche sud de la LGV Rhin-Rhône (Dijon – Lyon), en appui de la réalisation de la branche est (Dijon – Mulhouse). De son côté, la Franche-Comté s’engage à associer la Lorraine aux prochains comités de pilotage de la LGV Rhin-Rhône. Les deux régions souhaitent par ailleurs associer leurs réflexions sur l’électrification et le temps de parcours sur la ligne Epinal – Belfort. Il est d’ailleurs question que la ligne soit raccordée à la LGV Rhin-Rhône. Enfin, en matière de transports collectifs, les deux régions souhaitent mettre en place des navettes pour réduire les nuisances des véhicules. Cette navette, jusqu’alors expérimentale, a rencontré un grand succès cet été. Il s’agira donc d’étendre son réseau et de pérenniser le système.

  • Brasília se convertit au tram

    Le Brésil sera le premier pays d’Amérique à voir circuler un train à grande vitesse. C’est au moins probable. Et Brasília sera, à coup sûr, la première ville d’Amérique latine à mettre en service un VLT (Veículo Leve sobre Trilhos), en d’autres termes un tramway. Il n’y a pas si longtemps, on eût parlé de révolution culturelle. Selon les métaphores aujourd’hui de rigueur, on dira qu’en adoptant le tramway Brasília change de logiciel. Ou que le VLT est contraire à son ADN. A cinquante ans, Brasília va muter. Le cinquantenaire de Brasília sera célébré en avril 2010. La ville a été créée pour l’automobile. Dans l’ensemble du pays, le président Juscelino Kubitschek avait parallèlement mis en place une industrie automobile, devenue la cinquième au monde, et supprimé une grande partie des relations ferroviaires. La capitale s’est inspirée de la charte d’Athènes de 1933, qui prévoit la séparation fonctionnelle au sein des villes : ici le travail, là les loisirs, là encore le commerce, les universités ou les hôpitaux. Elle transpose, mais dans le milieu peu dense de la ville américaine (type Los Angeles, pas New York) le plan Voisin programmé pour Paris. Le Corbusier l’avait rêvé, Lucio Costa l’a fait. Par définition, une telle ville crée du transport. Pas de problème, la solution est là : l’automobile, à la portée de tout un chacun. Cinquante ans plus tard, le piéton y est toujours aussi désemparé, et s’avance dans le plan d’un urbaniste qui l’a exclu. Ce n’est qu’à grand-peine qu’on ose traverser les immenses avenues où les feux pour interrompre la circulation sont rares et la plupart du temps destinés aux seules automobiles. Pour aller du ministère de l’Agriculture à celui de l’Education, dans ce qu’on appellerait ailleurs le centre-ville et qui porte le nom de plan pilote, le fonctionnaire non motorisé devrait traverser à pied une avenue à six voies, un terre-plein gazonné d’environ 200 mètres de large, une seconde avenue à six voies. Autant prendre sa voiture. Comme dit un habitant : « Si tu n’as pas de voiture, c’est ton problème et c’est tant pis pour toi. » On ne peut pourtant pas dire que le transport public soit inconnu. Il y a un réseau de métro, en Y, d’une quarantaine de kilomètres qui, partant de l’axe monumental, dessert l’aile sud du plan pilote, et devient assez vite un RER, joignant la ville programmée, prévue pour 500 000 habitants, à certaines de ses satellites, dont Aguas Claras, résidence-dortoir en construction. De plus, de nombreux, de trop nombreux bus, desservent la ville du plan pilote et les alentours. Le tramway prendra place sur une énorme avenue croisant l’axe historique, la W3, où passent aujourd’hui plus de 150 lignes de bus. Ce sont des bus comme ceux de Bogotá avant le Transmilenio, de Santiago avant le Transantiago ou, pour rester au Brésil, d’avant Curitiba : polluants, appartenant à des microsociétés familiales dont les chauffeurs, payés à la recette, desservent les stations populeuses, ignorent les autres, n’ont pas toujours de permis de conduire. C’est en fait un réseau de BRT (Bus Rapid Transit), et pas de VLT, que la ville avait adopté, sous l’impulsion de la Banque interaméricaine de développement, afin de rendre aux habitants, qui connaissent eux aussi la congestion automobile, un service digne de ce nom. Après un savant travail de lobbying français, un tramway, fourni par Alstom, desservira l’une des lignes de ce réseau. La mutation n’affectera pas tout le corps de la ville, loin de là. Mais pour les partisans du tramway, l’essentiel est acquis : la modernité d’il y a cinquante ans avoue ses limites. La capitale de l’utopie automobile sera la vitrine du tramway.
     

    François?DUMONT

  • Saint-Sébastien prépare son métro

    Dans quelques jours, le gouvernement basque va choisir l’entreprise et la proposition qui, parmi douze autres, permettront de transformer le Topo en métro de Saint-Sébastien, autrement nommé en basque MetroDonosti. S’étendant sur 24 km, cette ligne devrait transporter 24 millions de voyageurs par an en 2017, contre 7 aujourd’hui. Le coût du chantier a été évalué à 700 millions d’euros, que devraient payer à parts égales (comme pour le métro de Bilbao) le gouvernement basque et la diputación (exécutif) de la province de Gipuzkoa dont Saint-Sébastien est le chef-lieu. Capitale administrative, cité balnéaire et ville touristique, Saint-Sébastien compte actuellement quelque 180 000 habitants et son agglomération plus de 350 000. Elle s’étend à travers des villes industrielles comme Hernani, Errenteria ou le port de Pasaia et jusqu’à Irún voire Hendaye côté français. A présent, le transport collectif est assuré par la Compagnie des tramways de Saint-Sébastien (CTSS) avec une vingtaine de lignes intra-muros desservies par une flotte de bus Mercedes dont beaucoup d’unités articulées. A côté de cette régie municipale, les lignes suburbaines (souvent privées) ont été fédérées sous le label « Lurraldebus » (bus local). Regardant avec envie Bilbao, dotée d’un métro en 1995 puis d’un tramway, ou l’autre ville basque Vitoria-Gasteiz également avec un tram, Saint-Sébastien et ses différentes autorités hésitaient entre les deux solutions pour des raisons tant géographique (la ville est très allongée) que financière ou d’efficacité, pour ne rien dire ici des bisbilles politiques. Finalement, tous viennent de se mettre d’accord en s’apercevant qu’en transformant quelque peu l’actuel Topo, l’agglomération aura un outil de transport très efficace. Depuis le 5 décembre 1912, une ligne à voie métrique relie en effet Donostia à Irún. Elle arrive le 13 juillet 1913 dans la cour de la gare de Hendaye après un parcours composé à plus de 20 % de tunnels. D’où le surnom familier de Topo, mais cette taupe rapidement électrifiée n’est pas myope et irrigue plus finement que la ligne Renfe voisine les banlieues est de Saint-Sébastien. Après une période tramway, elle devient une ligne secondaire, un moment au bord de la fermeture, avant de passer dans le giron d’EuskoTren, le réseau basque à voie métrique né en 1982. Et, moyennant un rebroussement en gare de Donostia-Amara, ses trains sont prolongés en octobre 1998 vers l’ouest à Lasarte. MetroDonosti est un projet à trois volets : sera créée une boucle souterraine dans Saint-Sébastien. Longue de 4,35 km, elle desservira l’hypercentre dont la Concha (la baie) avant de retrouver le tracé vers Lasarte. Ce tronçon correspond à un investissement de 200 millions d’euros. Par ailleurs, la plus grande partie du Topo sera mise à double voie afin que la fréquence passe à toutes les sept minutes et demie au lieu du quart d’heure actuel, ce qui implique de gros chantiers notamment souterrains. Enfin l’intermodalité se traduira par une gare commune Renfe, Topo et bus à Riberas Loiola, mais également par un prolongement du Topo vers Fontaribie et son aéroport, tandis qu’une autre branche continuera de toucher Hendaye. Après bouclage et phasage financiers puis adjudication des travaux, les chantiers doivent commencer en 2013 pour une mise en service en 2017.
     

    Michel GARICOIX

  • Période d’essais pour la ligne 4 du métro de Beijing

    La ligne 4 du métro de Beijing (Pékin) a été mise en service le 28 septembre pour une période d’essais. Cette ligne relie le nord et le sud de Beijing sur un trajet de 28,2 km, du pont Gongyixi, sur la section méridionale du 4e périphérique, au palais d’Eté et à l’ancien palais d’Eté. Le projet a nécessité un investissement total de 15,38 milliards de yuans (2,25 milliards de dollars), dont 70 % ont été financés par le gouvernement de Beijing, et 30 % par la société MTR Corporation de Hong Kong. C’est la première fois que des capitaux privés sont investis dans la construction d’une ligne de métro dans la partie continentale de la Chine. La nouvelle ligne devrait accueillir 400 000 passagers par jour.

  • Le projet de TGV Montréal – New York de nouveau d’actualité

    Le Premier ministre du Québec Jean Charest aurait l’intention de relancer le projet d’un train à grande vitesse entre Montréal et New York. Il s’est montré optimiste après une rencontre avec le gouverneur David Patterson, de l’Etat de New York, lors d’une conférence sur le changement climatique, début octobre. Il s’agit d’un ancien et coûteux projet – son développement coûterait près de 4 milliards de dollars, soit 2,7 milliards d’euros. Selon le Québec, le plan de relance économique du président Barack Obama est favorable pour entreprendre ce genre de projet : le gouvernement américain souhaite mettre près de 800 milliards de dollars (547 milliards d’euros) d’investissements anticipés dans les infrastructures. Un service de train rapide à 240 km/h entre les deux villes ferait passer la durée du trajet de 10 heures 15 à 4 heures 5. Selon les estimations, ce type de service pourrait capter de 500 000 à 700 000 nouveaux voyageurs sur le marché New York – Montréal.

  • Les passagers du TERGV vers Boulogne pourront voyager assis

    Mis en place 2000, les TERGV (trajets de TER effectués avec des TGV) de la région Nord-Pas-de-Calais sont victimes de leur succès. Dans certains TERGV, la moitié des passagers voyagent debout tant l’affluence est importante. C’est notamment le cas du train au départ de Lille à 17h21 vers Calais et Boulogne. Il transporte en moyenne 403 personnes du lundi au jeudi et plus de 600 le vendredi (pour 345 places assises). Depuis début septembre, le vendredi dans un premier temps, une rame supplémentaire augmente la capacité à 690 places assises. Le renforcement du TERGV du vendredi coûtera 99 000 euros de plus au conseil régional d’ici à la fin de l’année.

  • Un million de personnes en quinze jours pour le métro de Dubaï

    Succès pour le métro automatique, pionnier dans la région du Golfe. Seize jours après sa mise en service partielle, le métro de Dubaï a déjà transporté plus d’un million de voyageurs. Selon RTA, l’autorité des transports et des routes de l’émirat, le décompte est très exactement de 1 018 030 passagers sur les 52 km de la ligne rouge, dont 10 des 29 stations ont été ouvertes le 9 septembre. Le Mall of the Emirates a été la station la plus fréquenté avec 192 585 usagers, la seconde est Rashidiya, à l’autre extrémité de la ligne, qui possède un parking de 3 000 places.

  • La France propose de rénover le métro de Caracas

    Le gouvernement français a présenté à l’exécutif vénézuélien une proposition de rénovation du métro de Caracas qui intéresserait le groupe industriel Alstom et aurait un coût initial de 500 millions d’euros. De sources diplomatiques, ce projet a été présenté le 30 septembre à la demande des autorités vénézuéliennes. La France propose une modernisation complète de la voie ferrée de la ligne 1 du métro ainsi que l’ajout de 10 trains de nouvelle génération qui permettrait une augmentation du service de 30 %. L’offre inclut aussi un plan de financement, des améliorations du service et des transferts de technologie (en ouvrant un Institut ferroviaire d’Amérique latine pour former localement des techniciens et des ingénieurs). La rénovation de la ligne 1 a suscité l’intérêt de plusieurs entreprises, dont Alstom qui a déjà participé à sa construction. Le métro de Caracas est utilisé chaque jour par 1,5 million de personnes.