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  • Trois candidats à l’autoroute ferroviaire Atlantique

    Le ministère de l’Ecologie a annoncé le 5 octobre que trois candidats avaient été retenus dans le cadre de la mise en concession de l’autoroute ferroviaire Atlantique. Il s’agit du fonds d’investissement OptiCapital, du groupement entre la société Combi Ouest et la société Euro Cargo Rail (groupe Deutsche Bahn), et de Lorry Rail, qui réunit notamment Vinci, la Caisse des dépôts et consignations, le constructeur de wagons Modalohr et la SNCF qui devrait prochainement en prendre le contrôle. Rappelons que Lorry Rail exploite déjà l’autoroute ferroviaire Perpignan – Luxembourg. L’autoroute Atlantique, qui reliera le sud de l’Aquitaine, le sud de l’Ile-de-France et le Nord-Pas-de-Calais, vise à mettre des camions sur les trains conformément aux engagements du Grenelle de l’Environnement. Le service devrait fonctionner « à compter de 2011, dès l’achèvement des travaux sur les voies », précise le ministère.

  • le Topo va devenir le métro de Saint-Sébastien

    En 2013, devraient s’engager les travaux de transformation de la ligne métrique dite Topo, en un axe de métro de l’agglomération de Saint-Sébastien. L’ingénierie et le projet définitif seront connus dans quelques jours. Il s’agit de construire une boucle souterraine de 4,35 km pour desservir l’hypercentre, de mettre à double voie le plus possible de ce qui fut une ligne secondaire, de stimuler l’intermodalité par une gare d’échanges avec la Renfe à Riberas Loiola et par une desserte de l’aéroport de Fontarabie. Ainsi, à l’horizon 2017, le Topo devenu « MetroDonosti » transportera 24 millions de voyageurs, contre 7 aujourd’hui et s’étendra sur 24 km. Coût des travaux : 700 millions d’euros, dont 200 pour la partie centrale, à financer par le gouvernement basque et l’exécutif de la province de Saint-Sébastien.

  • Alstom électrifie le réseau de Grenade

    Alstom Transport et son partenaire espagnol Inabensa ont signé un contrat de 16,4 millions d’euros avec le gouvernement de la communauté autonome d’Andalousie pour l’électrification du réseau de tramway de Grenade (15,9 km de lignes pour 26 stations). D’ici juillet 2011, Alstom installera 35 km de caténaires ainsi que 7 sous-stations de traction, pour 9,8 millions d’euros. Ces travaux qui, pour Alstom, font suite en Espagne à ceux du tramway de Barcelone, de Parla et de Murcie (à titre expérimental) seront menés par le centre d’innovation et de technologie de Linares. Spécialisé dans les domaines des infrastructures et de la signalisation pour les transports urbains ou suburbains et les lignes à grandes vitesses, ce centre Alstom sera également chargé des autres projets ferroviaires prévus par le plan d’infrastructures pour l’Andalousie pour la période 2007-2013.

  • Le nouveau statut d’Eurostar fait grogner le personnel français

    Les syndicats de cheminots ont fait état, mi-septembre, du mécontentement du personnel français d’Eurostar, à l’annonce de son changement de statut au 1er janvier prochain. Coentreprise gérée par la SNCF, EUKL (filiale de London & Continental Railway) et les chemins de fers belges, Eurostar va devenir une « entreprise ferroviaire de plein exercice ». La SNCF, actionnaire majoritaire, en prendra le contrôle effectif.
    Selon la CFDT-Fgaac, la SNCF en appelle au volontariat des agents pour être détachés auprès d’Eurostar, mais « le service est mal défini et les rémunérations seraient en baisse. Des personnels vont également être écartés de l’Eurostar, puisqu’ils travaillent pour Eurostar et Thalys par exemple. Demain, Eurostar pourra aussi employer du personnel non-SNCF ».

  • Vienne commande 20 rames de métro vertes

    Les Wiener Linien (transports en commun de Vienne) ont commandé 20 rames de métro pour 191 millions d’euros à un consortium Siemens-Bombardier mené par le premier. Solde d’un accord-cadre portant sur 60 rames signé en 1998, le contrat se répartit ainsi : 153 millions d’euros pour Siemens et 38 millions pour Bombardier. La livraison est prévue entre 2012 et 2017 et sera « verte » : le freinage à récupération permettra d’économiser 30 % d’énergie et les voitures seront recyclables à 90 %. Dans ses ateliers viennois, Siemens réalisera les caisses, l’aménagement intérieur et l’installation électrique, alors que Bombardier se chargera entre autres de la climatisation. Sur les 40 autres rames déjà commandées, 27 sont actuellement en service.

  • Siemens remporte un contrat juteux à Helsinki

    HKL, l’exploitant du métro d’Helsinki, a choisi Siemens pour équiper le prolongement de sa ligne 1. Le contrat, d’une valeur de 56 millions d’euros, porte sur l’équipement de 13,9 km supplémentaires de voies, 7 stations et 24 trains. Pour l’exploitation en mode automatique du prolongement (tout comme le reste de la ligne, qui a déjà fait l’objet d’un contrat en décembre 2008), Siemens Transportation Systems fournira les automatismes Trainguard MT CBTC, la signalisation, les communications embarquées ainsi que les portes palières et le système dynamique d’information voyageurs. Lorsque le prolongement sera ouvert, en 2014, les voyageurs pourront se rendre de la capitale finlandaise à Espoo sur une ligne entièrement automatisée de 35,4 km pour 24 stations.

  • LGV Rhin Rhône : empreinte carbone nulle dans 12 ans

    RFF, la SNCF et l’Ademe ont présenté le 25 septembre le « bilan carbone » de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône qui doit relier Dijon à Mulhouse à partir de 2011. Leurs études prennent en compte les émissions de CO2 à toutes les étapes, de la conception, la réalisation, à l’exploitation de la liaison. Résultat, l’empreinte carbone de cette ligne deviendra nulle à partir de douze ans d’exploitation et rentable au-delà. La partie amont (conception et construction) représente, sur 30 ans, 43 % des émissions totales, contre 57 % pour l’exploitation et la maintenance. A l’avenir, le passage au crible du bilan carbone deviendra un critère pour choisir les techniques et matériaux de construction utilisés sur un chantier, explique RFF. Pour France Nature Environnement (FNE), qui rassemble 3 000 associations, la réalisation d’un bilan carbone complet des LGV est une réelle « avancée », mais elle ne doit pas faire oublier d’autres enjeux environnementaux. « Quand une ligne à grande vitesse coupe une vallée en deux, il est très difficile d’évaluer ou de quantifier les atteintes à l’habitat d’une espèce végétale ou animale », rappelle Michel Dubromel, responsable transport au sein de FNE.

  • Un pass métro+hôtel à Bangkok

    Les clients du Chaophya Park Hotel à Bangkok vont pouvoir utiliser leur clé de chambre pour prendre le métro MRT. L’opérateur BMCL (Bangkok Metro Public Company Limited), a en effet signé son premier partenariat dans le cadre de sa campagne « all-in-One Pass and Room Key Card ». La carte magnétique servant de clé de chambre va pouvoir ainsi être rechargée pour être utilisée comme pass d’une journée dans le métro.

  • Siemens et la Bahn à la conquête de l’Ouest

    Des ICE filant à 320 km/h sous le soleil californien : cette image fait rêver Siemens et la Deutsche Bahn. Les deux groupes allemands lorgnent avec appétit sur les gigantesques projets ferroviaires de l’Etat gouverné par Arnold Schwarzenegger. A terme, plusieurs lignes à grande vitesse relieront les principales villes de l’Ouest américain, de San Diego à Sacramento, en passant par San Francisco et Los Angeles. Au total, un réseau de près de 1 200 km doté d’une enveloppe estimée entre 30 et 60 milliards de dollars. En chœur, le conglomérat et la compagnie jugent « très intéressant » ce nouveau marché et affichent leur volonté de « travailler ensemble » de l’autre côté de l’Atlantique. De fait, ils n’ont pas vraiment le choix : ils sont condamnés à s’associer pour s’approprier une part du gâteau. « L’autorité ferroviaire californienne n’a aucune expérience en matière de grande vitesse, aussi bien d’un point de vue industriel que d’un point  de vue opérationnel », détaille Peter Gottal, porte-parole de Siemens Mobility. « Du coup, elle souhaite discuter avec des partenaires capables de formuler une offre consortiale comprenant à la fois un constructeur de trains et un opérateur de réseau. » Si sur le papier, les deux groupes semblent prêts à s’entendre ; dans la pratique, cette collaboration soulève encore quelques interrogations. Car ces dernières années les deux parties se sont surtout distinguées par leurs disputes à répétition. Problèmes de climatisation, toilettes défaillantes : la livraison des premiers ICE 3 avait dès 2005 donné lieu à une série d’échanges aigres-doux. La DB, mécontente, avait même refusé de régler l’intégralité de la facture. Plus récemment, c’est la fragilité des essieux des trains à grande vitesse qui a empoisonné les relations entre la compagnie et l’industriel. L’affaire n’est toujours pas réglée et la DB pourrait réclamer des dommages et intérêts. Les dirigeants des deux bords vont donc devoir déployer d’importants efforts pour enterrer la hache de guerre et panser leurs plaies. L’aventure américaine est à ce prix. « Il y a eu des différends, mais cela n’affectera pas notre future collaboration aux Etats-Unis, assure Peter Gottal. Fondamentalement notre relation avec la DB reste bonne. » Le changement survenu à la tête de la Bahn devrait en tout cas faciliter le rapprochement. Adepte de la méthode douce, Rüdiger Grube, le nouveau patron de la DB, est plus enclin au dialogue que son prédécesseur Hartmut Mehdorn, connu pour ses « coups de gueule ». Premier signe de cette détente : la compagnie vient de créer une nouvelle direction, chargée des relations avec l’industrie ferroviaire. Alors que le ciel se dégage, Siemens espère rééditer le succès de son Velaro, qu’elle a déjà vendu à l’Espagne, à la Russie ou à la Chine. La candidature conjointe des deux groupes bénéficie aussi du soutien actif du ministère allemand des Transports. Fin août, l’Allemagne et l’autorité californienne ont ainsi paraphé une lettre d’intention afin d’établir une coopération stratégique dans le domaine de la grande vitesse. Prochaine étape : la visite outre-Rhin d’une délégation de « haut rang » en provenance de Californie, invitée à découvrir de plus près la technologie allemande.
     

    Antoine HEULARD

  • Contrat de 334 millions d’euros pour FCC à Singapour

    Le 23 septembre, le groupe de BTP et de services espagnol FCC a annoncé avoir remporté un contrat pour la construction de deux nouveaux tronçons du métro de Singapour pour un montant de 334 millions d’euros. FCC, à travers sa filiale autrichienne Alpine, avait déjà remporté en mai la construction d’un tronçon de ce métro pour un montant de 73,4 millions d’euros. Il en construit actuellement un autre pour 190,67 millions d’euros, portant sur 8,3 km et 4 stations. Ce nouveau contrat prévoit la construction de deux autres tronçons de la ligne 2 du métro, longs de 1,8 km et 2,2 km, à livrer d’ici 46 mois, a indiqué le groupe dans un communiqué.