Votre panier est actuellement vide !
Blog

CREIL : puissant bastion ferroviaire du Sud Picardie
Régi à l’origine par la Compagnie du Nord, Creil devient au fil des ans un noeud ferroviaire majeur qui voit passer les grands express à destination du Nord, de la Belgique et de Marseille.
Aujourd’hui modernisée, la gare de Creil affiche un trafic voyageurs important dont plus de la moitié en direction de la capitale. Il est assuré par de nombreuses dessertes Transilien (RER D) et TER. La future connexion Roissy-Picardie devrait, à compter de 2027, renforcer l’activité de la section Survilliers – Creil.
Troisième ville du département de l’Oise (derrière Beauvais et Compiègne), avec 36 000 habitants, cette localité picarde entourée des communes de Nogent-sur-Oise et Montataire est arrosée par l’Oise où conflue le Thérain, avec son île Saint-Maurice. Au XIXe siècle elle est déjà le siège d’industries diversifiées, telles des faïenceries, des fours à chaux, à plâtre, de tanneries, des forges de Montataire, puis de tréfileries et clouteries, d’une fonderie de zinc de la Vieille- Montagne et d’une usine chimique à Villers-Saint-Paul.
En septembre 1870 le pont biais en pierre sur l’Oise dit de Laversine de 133 m de longueur à la sortie de la tranchée de Saint-Maximin est détruit par les troupes françaises. Il sera reconstruit en 1871 avec des tabliers en fer. En 1914 le génie français le détruit à nouveau mais une déviation provisoire côté aval sera créée pour le trafic avec Paris jusqu’à sa reconstruction en 1915 avec trois arches en anse de panier de 28,65 m d’ouverture.
Les établissements de métallurgie Daydé et Pillet s’installent à Montataire et construisent une ribambelle de ponts et viaducs ferroviaires remarquables en France et à l’étranger. En 1905 ils sortent du matériel d’artillerie lourde pour l’armée. En 1920 l’entreprise nantaise Brissonneau et Lotz s’installe à Creil et produit des autorails pour voies métriques et des tramways pour plusieurs grandes villes.
L’industrie lourde se développe sur le site de Montataire autour des forges. Des décennies durant, Creil verra défiler des rapides aux noms célèbres comme la Flèche-d’Or, le Calais-Méditerranée- Express, le Nord-Express, l’Oiseau-Bleu, l’Étoile-du- Nord, le Parsifal, le Paris-Scandinavie-Express, pour ne citer qu’eux.

La ligne de la région Occitanie Montréjeau – Luchon fait des émules
Trois mois après sa réouverture, plus de 30 000 voyageurs ont emprunté la ligne de la région Occitanie Montréjeau – Luchon inaugurée le 22 juin dernier. Les six AR quotidiens affichent une occupation moyenne de 30 voyageurs par train.

États-Unis : 20 tramways Citylink supplémentaires pour Salt Lake City
Utah Transit Authority (UTA), l’opérateur de transports publics de Salt Lake City, a commandé le 28 octobre 2025 vingt tramways Citylink supplémentaires au constructeur suisse Stadler Rail.
Cette commande fait suite au contrat signé à l’automne 2024, comprenant une première tranche ferme de 20 rames pour un montant d’environ 111 millions d’euros, ainsi qu’une option portant sur 60 véhicules supplémentaires.Les Citylink, conçus sur mesure pour le réseau de métro léger TRAX, s’inscrivent dans le projet « TRAX Forward » d’UTA. Cet investissement vise à remplacer les tramways mis en service en 1996, qui représentent encore 30 % du parc actuel, et à accompagner l’extension du réseau dans Salt Lake City et sa périphérie.
Les nouvelles rames seront assemblées aux États-Unis, dans l’usine Stadler implantée à Salt Lake City.
Le réseau TRAX en chiffres
-
Mise en service : 4 décembre 1999
-
Longueur : 72,1 km
-
Écartement : 1 435 mm
-
Alimentation : 750 V cc par caténaire
-
Nombre de lignes/stations : 3 lignes | 52 stations
-
Parc roulant actuel : 117 rames
-
23 Siemens SD100
-
17 Siemens SD-160
-
77 Siemens S70 US
-
-
Fréquentation 2024 : près de 14 millions de voyageurs
-

Allemagne : La Rosco Railpool élargit sa gamme
Le 21 octobre 2025 marque une nouvelle étape dans l’évolution du transport ferroviaire européen. La société de location de matériel ferroviaire Railpool a annoncé qu’elle allait élargir son offre afin de soutenir plus activement les liaisons voyageurs transfrontalières.
Railpool va proposer à la location des Vectrain du constructeur Siemens Mobility, composés d’une locomotive électrique Vectron et de voitures Vectouro. Déjà homologuées en Allemagne, Autriche, Danemark, Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie, ces rames peuvent circuler sans lourdes démarches techniques ni délais administratifs.
Avec des solutions de location sur mesure, aptes à 230 km/h et dotées de l’ETCS, Railpool entend répondre à la demande croissante de matériel flexible et interopérable. Même si les Vectron 230 ne figurent pas encore dans son parc, leur acquisition à la demande des clients reste possible.

Régénération de la ligne fret Lannemezan – Labarthe-Avezac
Du 6 au 31 octobre dernier, la ligne fret Lannemezan – Labarthe-Avezac a été fermée pour remise en état. Ce bout de ligne de 4,3 km de l’ancienne ligne Lannemezan – Arreau électrifiée en courant continu 1,5 kV est conservée pour desservir l’ITE Arkema (Km 124,603).
La voie en très mauvais état était équipée de rails Midi DC de 44 kg/m sur des traverses béton Orion, encore présents entre les Km 121,471 et 124,800, imposait une vitesse limitée à 20 km/h. Des rails de réemploi sur de nouvelles traverses reposant sur un ballast refait ont été employés. Le heurtoir a été déplacé de 400 m au Km 124,800, supprimant le PN 2 et les deux voies de l’ancienne gare de Labarthe-Avezac.
Les tabliers métalliques de deux ponts-rails ont été régénérés conjointement avec un aqueduc maçonné. L’aiguille de l’ITE a été changée. Le platelage du PN 1 bis (privé) a été renouvelé. Les fossés ont été curés. La caténaire et ses supports n’ont pas été traités. Le coût des travaux de sept millions d’euros a été cofinancé par l’État (59 %), la région Occitanie (15 %), Arkema (24 %) et la communauté de communes de Lannemezan (2 %).
La desserte est de deux à trois circulations par semaine. Il s’agit de transport de matières dangereuses exclusivement reçues par voie ferroviaire.
Portugal : Les CP commandent finalement 117 rames automotrices électriques à Alstom
Fin novembre 2023, l’opérateur ferroviaire historique Comboios de Portugal (CP) avait sélectionné Alstom à l’issue d’un appel d’offres pour la fourniture de 117 rames automotrices électriques. Les constructeurs CAF et Stadler Rail, également candidats, avaient alors contesté cette décision en justice. Ces recours ont finalement été rejetés, respectivement en juillet et septembre 2025, ouvrant la voie à la signature définitive du contrat.
Le 15 octobre 2025, les CP ont pu officialiser la commande auprès d’un consortium formé par Alstom et son partenaire industriel portugais Domingos da Silva Teixeira (DST). Le marché, d’un montant total de 746 millions d’euros, est financé en partie par l’Union européenne et le Fonds pour l’environnement portugais.
Sur les 117 rames,
-
55 remplaceront les automotrices de la série 2240, actuellement engagées sur des relations régionales et Intercidades (IC) ;
-
50 seront destinées aux services de banlieue de Lisbonne : 34 pour la ligne de Cascais et 16 pour les lignes Azumbera, Sado et Sintra ;
-
12 circuleront sur la banlieue de Porto.
Le contrat comprend également la construction d’un nouvel atelier de maintenance à Guifões, au nord de Porto, ainsi que la fourniture de pièces détachées pour la flotte.
-

L’ITE Vicat de Chambéry va renaître
La voie ferrée inutilisée depuis environ 30 ans desservant le site Vicat La Reveriaz situé à Chambéry va reprendre du service. Une plateforme de négoce multimodale doit voir le jour à l’emplacement de l’ancienne cimenterie Chiron, qui sera alimentée par la carrière de La Montagnole proche.
L’installation terminale embranchée de 900 m, raccordé au RFN au Km 101,800 de la ligne Chambéry – Saint-André-le-Gaz, et dont la première partie avait été renouvelée par SNCF Réseau en 2018, doit renaître. Les infrastructures parcourables à 6 km/h seront intégralement renouvelées, avec les deux passages à niveau équipés en SAL 2 à franchissement conditionnel. L’installation comportera trois voies en impasse, dont une réservée pour différer les wagons avariés.
Deux voies en amont permettront les manœuvres, échanges de rames vides et chargées, ainsi que les remises en tête de locomotives. Un locotracteur électrique sera utilisé. Un train par jour de granulats est prévu hors week-end, et des trains de ciment pourront également circuler à plus long terme. L’industriel qui tenait une réunion de présentation aux riverains en juin 2025 n’a en revanche pas précisé le calendrier ni le montant de l’opération, mais a cité Hexafret dans les entreprises ferroviaires susceptibles d’assurer ce trafic.

Schweizer Electronic : de solides références dans l’infrastructure
Dans le secteur de l’infrastructure ferroviaire, un nouvel acteur vient de s’implanter en France : Schweizer Electronic. Partons à la découverte de cette entreprise helvétique.
Alors que les besoins pour l’infrastructure sont amenés à croître, une nouvelle entreprise vient d’ouvrir une succursale en France : Schweizer Electronic. Créée en 1964 par monsieur et madame Schweizer, parents du PDG actuel Peter Schweizer à Reiden (Suisse), l’entreprise éponyme vend son premier passage à niveau (PN) à relais en 1985. En 2025, l’entreprise compte 230 collaborateurs, et a créé des filiales dans six pays : Allemagne, Autriche, Espagne, Italie et Royaume-Uni. La dernière créée en avril 2024 est la filiale française, Schweizer Electronic France SAS, implantée à Clermont-Ferrand.
Quatre unités d’affaires
L’entreprise dispose de quatre unités d’affaires. Les deux plus petites sont dédiées à l’innovation (Recherche et Développement), et à la radiocommande des locomotives, notamment lors des phases de manoeuvre. Les deux autres unités constituent le coeur d’activité de l’industriel. La première unité d’affaires majeure est spécialisée dans les dispositifs d’annonce des circulations et de protection des ouvriers assurant les chantiers.
Le produit Minimel Lynx
Le produit phare de cette division est la gamme Minimel Lynx, de niveau SIL 4 (1). Deux versions sont disponibles, le DAPR (dispositif d’annonce portatif radio), utilisé en France, et le DAAC (dispositif d’annonce automatique des circulations par détecteurs). Minimel Lynx est massivement utilisé en Suisse et dans plusieurs pays germanophones pour des travaux de voies avec exploitation maintenue sur voie contiguë, présente Richard Garceau, directeur général de Schweizer Electronic France. Concrètement, des avertisseurs sonores et lumineux (ASL) sont disposés tout le long de la zone de

Slovaquie : les ZSSK vont moderniser leurs trains de nuit
L’opérateur historique slovaque ZSSK va renouveler une partie de son matériel de nuit et augmenter son offre de trains de nuit. Actuellement, les ZSSK exploitent des trains de nuit sur les relations Humenné – Bratislava, qui doit être prolongée prochainement vers Vienne, et Humenné – Prague, en collaboration avec les chemins de fer tchèques ČD. Les ZSSK disposent actuellement de 30 voitures-lits, dont 20 non climatisées construites dans les années 80. Les ZSSK avaient donc lancé deux appels d’offres.
Le premier, lancé en janvier 2025, concernait la transformation en voitures-couchettes de 10 voitures de jour, et 10 supplémentaires en option, de type Bmee et Amee, construites en 1986-1987 par le constructeur est-allemand VEB Waggonbau Bautzen. Il a été remporté mi-octobre 2025 par le constructeur slovaque ŽOS Trnava.
Le second concernait la fourniture de 10 voitures-lits à deux étages, et 14 autres en option, que devrait remporter le constructeur ŽOS Vrútky.
Les premières voitures-couchettes devraient être mises en service dès 2026.
