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Nouveau numéro disponible ! (Mars 2021)
Il est arrivé !Au sommaire de ce numéro :Tempête Bella. Retour sur une semaine dantesque pour les cheminots du Massif central
BB 75000 : la série gagne du terrain
Les dernières BB 17000 se retirent du service
Les Hauts-de-France homogénéisent leur parc
Suisse : fin de service voyageurs pour les 6000 du MOB
Vidéo en ligne : Dans l’attente de « Léman 2030 ». L’intégralité de Lausanne – Genève avec l’oeil du conducteur (1re partie)
etc.

RP281 : Dans l’attente de « Léman 2030 » L’intégralité de Lausanne - Genève avec l’œil du conducteur (1re partie)
Pour relever le challenge que constitue le doublement prévisible du trafic sur Lausanne - Genève entre 2010 et 2030, les CFF (Chemins de fer fédéraux) se sont fixé deux objectifs : multiplier par deux la capacité en places assises et instaurer un cadencement au quart d’heure.Ce projet s’est traduit par le lancement du plus grand chantier ferroviaire de Suisse, baptisé « Léman 2030 ».Là encore, nous vous proposons de découvrir l’intégralité de cette ligne en travaux, de la manière que la perçoit le conducteur, à la faveur d’un inoubliable parcours sur le fameux arc lémanique.Durée : 23 minRéalisation : Nello Giambi et Philippe HérisséMontage et conception : Nello Giambi
Fret SNCF : pandémie, wagon isolé et gestion capacitaire…
La pandémie du Covid-19 n’a pas épargné Fret SNCF qui est cependant parvenu à répondre à l’ensemble des besoins et à couvrir l’essentiel des commandes de ses clients.
Cette remarque vaut particulièrement pour le wagon isolé que Fret SNCF produit, depuis plusieurs années déjà, dans le cadre de l’organisation Multi-lots – Multi- clients (MLMC). C’est un segment pour lequel l’impact de la crise sanitaire a été très important, avec une baisse moyenne de 15 % pour l’ensemble de 2020. Mais ce repli est très variable en fonction de la période de l’année et des secteurs d’activité qui ont été plus ou moins affectés. Ainsi le lotissement a-t-il été fortement touché durant le premier semestre et la première vague pandémique, avec une baisse de plus de 20%. En revanche, le wagon isolé ne devait connaître qu’une baisse d’environ 8 % par rapport à 2019 au second semestre 2020, ce qui atteste d’une activité économique plus soutenue. Des variations sont apparues au niveau des secteurs d’activité. La sidérurgie (fournisseuse de l’industrie automobile et de la construction qui ont toutes deux beaucoup souffert au 1er semestre) a été la plus fortement touchée, tandis que la chimie a bien mieux résisté. C’est notamment lié, en cette période de crise sanitaire, à plusieurs produits essentiels comme : le chlore pour l’assainissement de l’eau potable, des produits d’hygiène et de désinfection, des substances utilisées par l’industrie pharmaceutique pour la composition de médicaments ou encore par l’agroalimentaire.
Fret SNCF constate que le marché, consécutivement à cet environnement, est à la recherche de plus de fréquences et de flexibilité. Cet engouement se traduit par un renforcement des expéditions par lots de tailles inférieures à ce que requièrent les trains massifs (TM), au demeurant toujours assurés par Fret SNCF. De fait, la demande actuelle va dans le sens d’une augmentation des envois tant par wagons isolés qu’en coupons, pour autant que les délais d’acheminement et la fiabilité (afin de garantir la bonne rotation des wagons) soient assurés. La création en 2019 de l’axe Ocra (Ouest Centre Rhône-Alpes) Nantes – Saint- Pierre-des-Corps – Sibelin répond en partie à cette demande, avec des gains de deux à trois jours sur les acheminements et propose ainsi une offre plus performante sur la transversale Ouest – Est. Ocra fait partie des axes capacitaires de Fret permettant de quadriller le territoire national, en relation ou non avec Xrail – le test des interfaces entre les systèmes des différentes EF a débuté, pour une mise en service en 2021 – qui autorise une offre améliorée sur la majeure partie de l’Europe.
À la suite des réflexions du groupement 4F, Fret SNCF met en place une nouvelle approche en vue d’intégrer les sites non embranchés et de proposer le cas échéant des solutions de transbordements, l’idée étant d’aider les industriels et les routiers à « verdir » leurs activités. Enfin, il y a lieu de s’interroger quant à l’impact de Captrain France (en lieu et place de VFLI) sur les activités de Fret SNCF. Au sein de Rail Logistics Europe, Fret SNCF et Captrain France proposent des services différents, reposant sur leur modèle de production et leur couverture géographique respectifs. Cette dichotomie peut finalement satisfaire un panel élargi de clients et venir en écho à ce que d’autres groupes européens pratiquent. Fret SNCF fait remarquer qu’il dispose de l’offre en services la plus large et dit attendre beaucoup de la gestion capacitaire (voir Rail Passion n° 271), en plus du plan de relance du ferroviaire, pour rebondir.
Incident à Paris-Austerlitz : une poutre s’effondre sur les voies
Les circulations ont été interrompues à Paris-Austerlitz au matin du 1er décembre. Une poutre est tombée lors de l’exécution nocturne de travaux de couverture des voies pour une opération immobilière. Retrait de la poutre, remise en état des installations SNCF, vérifications de sécurité… et retour à la normale du trafic deux semaines plus tard.
La mauvaise nouvelle est arrivée au matin du mardi 1er décembre 2020: la gare parisienne d’Austerlitz ne peut plus recevoir ou expédier de trains jusqu’à nouvel ordre. Et cet arrêt concerne aussi le RER C.
Vers 1h30, pendant des travaux liés au chantier urbain de la ZAC Paris-Rive-Gauche, une poutre coffrante tombe sur les voies lors de l’opération de manutention pour la mettre en place. Sa chute entraîne celle des caténaires mais par chance, elle évite de peu un panneau de signalisation. Cette opération programmée se déroule pendant une interruption des circulations. Par contre, dès l’incident, la situation apparaît très délicate car la poutre s’est pratiquement cassée en deux, prenant la forme d’un V très écarté. Cette poutre coffrante n’est pas la poutre définitive mais elle contribue à sa réalisation définitive. Elle est fabriquée sur site en forme de U. Elle est descendue sur ses appuis définitifs. Ensuite, le ferraillage et le bétonnage sont finalisés. Il s’agit de l’enveloppe de la poutre définitive qui est remplie ultérieurement. À l’issue de ces opérations, il n’y a pas de décoffrage. Le handicap majeur se situe dans les dimensions : 370 t, 45 m de long et 3 m de haut. De ce fait, passé le constat, il a fallu deux jours pour définir la méthodologie de retrait de cette poutre.
En attendant, les circulations ferroviaires sont fortement impactées puisque aucun train ne circule entre Paris et Juvisy. Les Intercités et les TER sont détournés sur Bercy, ou limités à Brétigny ou supprimés. Les trains habituels de Bercy sont reportés gare de Lyon. Pour le RER C, si la trémie sens Paris – Province est épargnée, ce n’est pas le cas de celle du sens pair, la poutre étant au-dessus. Les relations Austerlitz – Juvisy et Saint-Quentin – Versailles sont suspendues. Les autres branches fonctionnent à la demi-heure (ou à l’heure sur Massy – Choisy) avec des terminus intermédiaires (Henri- Martin, Invalides).
Pour le retrait de la poutre, les entreprises du groupement de BTP Léon Grosse – Freyssinet décident de la découper sur place au fil diamanté en morceaux d’une dizaine de tonnes avant de les évacuer. Un étaiement de la poutre est réalisé pour la sécuriser ainsi qu’un platelage métallique tout autour de la zone.

Dernière ligne droite pour le T 9
Après le report de la mise en service du T 9 prévue à l’origine en décembre, les derniers travaux sont effectués sur la ligne. Au printemps, le nouveau tramway circulera de Porte-de-Choisy à Orly-Gaston-Viens sur le tracé du bus 183 totalement saturé. En attendant, les rames ont commencé à circuler en décembre depuis le terminus d’Orly jusqu’au niveau du viaduc de l’autoroute A 86 sur la moitié sud de la ligne. Ces phases d’essais permettent de tester le matériel et de commencer la formation des conducteurs. L’ensemble de la voie et de la LAC est à présent posé laissant place aux phases d’exploitation, d’abord à vide. 70 000 à 80 000 voyageurs par jour sont attendus sur le nouveau tramway.

Des Coradia Stream à hydrogène pour Trenord
L’opérateur italien Trenord, détenu à 50 % par Trenitalia et à 50 % par FNM (Ferrovie Nord Milano), a commandé le 26 novembre 2020 au constructeur Alstom six automotrices Coradia Stream à hydrogène. Une option pour la fourniture de huit automotrices supplémentaires est incluse dans le contrat d’un montant global d’environ 160 millions d’euros. Ces Coradia Stream à hydrogène remplaceront à partir de 2023 les autorails Aln 668 Fiat sur la relation Brescia – Edolo (103 km). Ils utiliseront la même technologie que celle utilisée sur les Coradia iLint (voir Rail Passion n° 275 p. 35) et seront construits sur le site Alstom de Savigliano en Italie. FNM va faire construire d’ici à 2023 une unité de production d’hydrogène dans son dépôt d’Iseo, où pourront également être ravitaillés des bus à hydrogène de sa filiale FNMAutoservzi.

Les SJ exploiteront les relations Krösatågen
L’opérateur historique suédois SJ a remporté le 2 décembre 2020 l’appel d’offres lancé par les autorités organisatrices de transport des comtés de Jönköping, Kalmar, Halland, Blekinge, Kronoberg et Skåne pour l’exploitation des relations Krösatågen pour 12 ans à partir du 12 décembre 2021. Ce contrat représente un volume de 75 millions de km-trains. Les SJ assureront la maintenance du matériel utilisé et reprendront les activités des dépôts de Kalmar et Nässjö. À partir du service annuel 2022, les SJ exploiteront, sous la marque Krösatågen, les relations Kustpilen exploitées actuellement par Transdev Sverige: Linköping – Kalmar et Linköping – Västervik, et les relations Krösatågen, que les chemins de fer norvégiens Vy Tåg avaient reprises en décembre 2018 à Transdev, Jönköping – Tranås, Jönköping – Nässjö – Eksjö, Nässjö – Halmstad, Jönköping – Växjö, Nässjö – Vetlanda, Nässjö – Alvesta – Växjö, Växjö – Hässleholm et Kalmar – Emmaboda – Karlskrona.

Plan massif d’investissements en Autriche
Mi-octobre 2020, le Conseil des ministres autrichien a approuvé un plan de 17,5 milliards d’euros pour la modernisation du réseau ferroviaire ainsi que pour la construction de nouvelles lignes. Ce plan couvre la période 2021- 2026, avec entre autres 8 milliards d’euros consacrés à la modernisation du réseau et aux électrifications de lignes, 3 milliards pour la construction des tunnels de base du Brenner, du Koralm et du Semmering, 1,2 milliard pour la modernisation de la S-Bahn (RER) de Vienne, afin entre autres d’allonger les quais de certaines gares de 160 m à 220 m pour autoriser la circulation de trains plus longs et équiper en ETCS des lignes permettant d’abaisser à 2min 30s l’intervalle entre deux circulations. Pour assurer en 2035 la neutralité carbone du transport ferroviaire en Autriche, environ 500 km de lignes seront électrifiés, et des trains à hydrogène ou à batteries utilisés sur les lignes où l’électrification est impossible techniquement ou économiquement.

Troyes. Une étoile ferroviaire s’éteint
La ville de Troyes avec ses 60000 habitants (125000 dans l’agglomération), préfecture du département de l’Aube, est située au sud de l’ancienne région Champagne-Ardenne, intégrée aujourd’hui dans celle désignée Grand Est.
Cité chargée d’histoire et disposant d’un riche patrimoine architectural, au cœur multiséculaire avec ses maisons à pans de bois, sa cathédrale Saint-Pierre, la basilique SaintUrbain, son musée et l’abbaye Saint-Loup, elle s’étire dans la large plaine de la Seine. Longtemps fief de la bonneterie et du textile relayés aujourd’hui par les magasins d’usine, l’industrie s’est, elle, diversifiée avec l’automobile, les pneumatiques, etc.
Sur le plan ferroviaire, son étoile à sept branches dont cinq dépourvues aujourd’hui de trafic voyageurs, se présente au plan national comme un exemple frappant de décrépitude du chemin de fer, comme c’est le cas également pour Sarreguemines. Depuis 1996 elle n’est plus fréquentée en effet que par les trains de la radiale Paris – Mulhouse, sur laquelle se greffent cinq embranchements exploités partiellement pour le fret.
Le nœud ferroviaire troyen qui se développe d’ouest en est sur un ruban de 10 km a connu des époques douloureuses martelées par les guerres avec des trafics militaires considérables. Ses installations répondant à sa situation stratégique devenues surabondantes pour le trafic commercial, ont été resserrées drastiquement dès 1974. Depuis seules les conditions de desserte ont largement évolué à la baisse.
Le grand tournant de 1974
L’importance des simplifications d’installations réalisées à la faveur d’une fusion des postes placent Troyes et de loin en tête sur la SNCF pour les opérations de l’espèce intervenues depuis la dernière guerre.

Appel d’offres franco-allemand pour des relations transfrontalières
La région Grand Est et les autorités organisatrices de transport de Rhénanie-Palatinat nord (ZSPNV-Nord) et sud (ZSPNV-Süd) en collaboration avec celles de Sarre et du Bade-Wurtemberg ont lancé fin novembre 2020 un appel d’offres commun pour l’exploitation, à compter du 8 décembre 2024 pour une durée de 15 ans, des relations transfrontalières: Strasbourg – Haguenau – Wissembourg – Landau – Neustadt (Weinstrasse), Mulhouse – Müllheim, Strasbourg – Offenbourg, Strasbourg – Lauterbourg – Wörth – Karlsruhe Hbf, Metz – Perl – Trèves (Trier), Metz – Forbach – Sarrebruck et Strasbourg – Sarrebruck, ainsi que pour l’exploitation d’une partie des trains sur les relations allemandes : Offenbourg – Fribourg-en-Brisgau – Mülheim et Wörth – Speyer – Mannheim Hbf. Ce contrat couvre 4,3 millions de km-trains en France et 2,1 millions de km-trains en Allemagne, et prévoit le transfert du personnel de la SNCF et de la DB travaillant sur ces relations vers l’opérateur sélectionné. La région Grand Est avait en octobre 2019 commandé 39 Coradia Polyvalent bimodes, dont 30 pouvant fonctionner sous 15 kV 16,7 Hz et 25 kV 50 Hz destinées aux relations transfrontalières franco- allemandes. L’opérateur retenu en assurera la maintenance, ainsi que la vente des billets en Allemagne et l’exploitation des gares en France desservies uniquement par ses trains.
