Étiquette : Algérie

  • Le tramway d’Alger s’étend vers l’est

    Le tramway d’Alger s’étend vers l’est

    Le prolongement qui s’étend sur 4,6 km, dessert 6 nouvelles stations : Mouhous, Ben Mrabet, Ben Mrad, Sidi Driss, Benzerga, carrefour Café-Chergui.
    7 rames Citadis supplémentaires sont mises en circulation sur la ligne et se succèdent toutes les 7 à 8 minutes.
    La troisième extension du tramway d’Alger reliant Bordj El Kiffan à Dergana, sur une distance de 7 km, sera mise en service en juin prochain. Fin 2014, la ligne du tramway d’Alger s’étendra sur 23 km.
     

  • Algérie : le tram de Constantine inauguré

    Officiellement lancé le 4 juillet 2013 par le ministre des Transports algérien, Amar Tou, le tram de Constantine est une nouvelle référence pour RATP Dev qui assurera son exploitation et sa maintenance pendant dix ans, par le biais de la Setram, société commune constituée avec de l’Entreprise du Métro d’Alger et l’Etablissement public de transport urbain et suburbain d’Alger (Etusa). Ce tramway, mis en service commercial le 5 juillet sur 8,1 km et 10 stations devra faciliter les déplacements dans la troisième ville du pays (près de 900 000 habitants). Il circulera de 5h à 23h à une fréquence de 3 min en heure de pointe et 5 min en heure creuse. On y attend environ 70 000 voyageurs par jour. Le Groupe RATP, qui exploite déjà les tramways d’Alger et d’Oran au travers de la Setram, et le métro d’Alger, via RATP El-Djazaïr, exploite désormais plus de 50 km de lignes de transports en commun en Algérie, et y emploie plus de 2 300 personnes.

  • RATP Dev exploitera les tramways algériens

    RATP Dev exploitera les tramways algériens

    Après avoir mis en service le métro d’Alger en novembre 2011, RATP Dev, via sa filiale RATP El Djazaïr, se renforce en Algérie. La filiale assurera l’exploitation et la maintenance des lignes de tramway algérien existantes ou en projet, par le biais d’une société commune détenue à 49 % par RATP El Djazaïr, 30 % par l’EMA (Entreprise du métro d’Alger) et 21 % par l’Etusa (Etablissement public de transport urbain et suburbain d’Alger). La joint-venture assurera l’exploitation de la ligne Est du tram d’Alger, qui compte 14 stations et 7 km, en service depuis mai 2011, et d’un second tronçon, de 16 stations sur 9 km, qui sera mis en service le 15 juin. Un troisième tronçon de 7 km est prévu en 2013. A terme, cette ligne pourra transporter jusqu’à 185 000 passagers par jour.
    Parallèlement, la joint-venture sera également chargée de l’exploitation et de la maintenance des tramways d’Oran et de Constantine. Ils devraient être mis en service en 2013 et compteront, respectivement, près de 19 km pour 32 stations et 8 km pour 10 stations.

     

  • Alger  : un métro pour la ville blanche

    Alger : un métro pour la ville blanche

    Aéroport Boumedienne, 29 octobre, au passage de la douane


    – « Vous êtes journaliste ? Pourquoi venez-vous ici ? Pour quel média ? Il faut le marquer sur la fiche, en toutes lettres. La Vie du Rail ? La Vie du Rail… Pour quoi faire ? »
    – « Regardez, nous sommes un groupe de journalistes. On vient pour la mise en service du métro, avec la RATP. » Instantanément, l’homme se lève dans sa guérite, retrouvant le sourire :
    – « Le métro d’Alger ? Vraiment ? Vous êtes les bienvenus. Cela fait trente ans qu’on vous attend. »


    Station des Fusillés, sur la ligne, à l’est d’Alger, le 31 octobre


    Une nuée de ballons verts, blancs et rouges, des coups de feu tirés par des cavaliers en costume de parade, des tambours et des trompettes, des musiciens de troupes folkloriques, les youyous des femmes, les enfants brandissant des portraits… Le rassemblement se veut d’exception pour accueillir Abdelaziz Bouteflika. Le Président malade, avare en sorties publiques, est venu marquer l’événement, couper le ruban avant de s’engouffrer par l’escalator avec ses ministres du Transport et de l’Intérieur, en compagnie de son jeune frère, dans une bouche de métro devenue, en quelques instants, une ruche sous haute tension. Tout au long du trajet que devait suivre le cortège présidentiel pour parvenir ce jour-là à la station des Fusillés, comme aux alentours de la station Tafourah, devant la Grande Poste, où devait ressortir la « troupe » médiatique à l’autre bout de la ligne qui suit la baie d’Alger, toute la semaine précédente, on s’était affairé et les échafaudages avaient poussé comme des champignons. Avec une mobilisation exceptionnelle d’ouvriers venus passer un coup de blanc sur les façades des bâtiments ou poser des drapeaux gigantesques sur les plus décrépis. Sans parler de la fontaine rutilante qui avait jailli face au siège de RATP El Djazaïr, là où le président devait visiter le PCC de la ligne. Et pourtant ce métro, malgré tous ces signes apparents d’arrivée imminente, peu d’Algérois osaient croire, même la veille, à son inauguration. Un scepticisme compréhensible, car le projet a presque trente ans. Les premières études techniques remontent à 1982. Pendant près de trente années, marquées par la crise économique et la chute du prix du baril, puis la « décennie noire » du terrorisme, les crises politiques, les controverses diverses, ce fut l’attente dans cette ville asphyxiée par des bouchons sans cesse accrus. En une décennie, le nombre d’habitants dans la capitale et sa périphérie a plus que doublé. De quoi globalement atteindre, même s’il est difficile d’avoir un chiffre exact, les cinq millions d’habitants. Parallèlement, avec l’ouverture ces dernières années des crédits à la consommation, on estime que le nombre de voitures a été multiplié par cinq. Une montée en puissance encouragée aussi par le coût relativement faible de l’essence dans ce pays producteur, autour de 20 centimes d’euro le litre. À part les jours fériés, ici, prendre son véhicule, c’est se garantir des heures au ralenti dans tout le centre de la « Ville blanche ». Quant aux bus privés, brinquebalants, souvent à bout de souffle et mal aimés, ils se retrouvent prisonniers de ce trafic. Ce qui n’en fait pas une véritable alternative à l’automobile.
    De quoi expliquer, sans doute, le véritable engouement pour ce métro dont certains Algérois attendent aujourd’hui peut-être trop, tant la solution miracle ne parait pas à l’ordre du jour pour désengorger la ville. Mais ce doit être un début, un premier signe fort après l’arrivée du tramway, dont une première section a été inaugurée en mai dernier. La véritable amorce de ce qui, affirme le ministre des Transports Amar Tou, deviendra en 2020 un réseau rassemblant, connectés, 40 kilomètres de métro et tout autant de tram.
    Les habitants ne demandent qu’à y croire, espérant que la conjoncture économique favorable aux pays producteurs, après avoir « boosté » les ventes d’automobiles, permettra de financer les coûteuses infrastructures de transports en commun oubliées pendant les années de crise économique et les « années noires ».

    Au PCC, 1er novembre au matin


    Pour cette inauguration de la ligne 1, jour férié anniversaire du début de la guerre d’indépendance en 1954, il était bien difficile de faire des prévisions. Alors, tout ce que RATP El Djazaïr compte de personnel opérationnel est sur le pont. À son siège, Pascal Garret, devenu directeur de la filiale locale après avoir été celui de la ligne 11 du métro parisien, tire les premiers enseignements. Plutôt rassurants. « Le premier à avoir pris le train, c’est un gamin de douze ans. C’est un bon signe. Les gens ne rechignent pas à payer. Une bonne surprise. Une mise en service réussie, c’est essentiel pour l’image de la RATP. » Aux portillons, dans les stations, des agents en gilet jaune siglé RATP El Djazaïr guident les tout nouveaux voyageurs aux tripodes, leur expliquent où mettre les tickets. Et les sourires illuminent les visages lorsque le tourniquet leur laisse le passage… Quant aux autres employés, leurs tenues vertes ornées du logo RATP ne dépayseront pas les habitués… du réseau parisien. Sur les quais, beaucoup d’enfants, très jeunes, et beaucoup de personnes âgées. « Vous savez, je suis un ancien du métro de Paris, j’ai travaillé à Montparnasse. Mais ici, c’est tellement incroyable. Regardez cette station, elle ne vous rappelle pas celle du Colonel-Fabien ? » Beaucoup multiplient les allers-retours, enchaînent les visites de stations, déambulant sur le réseau comme dans un parc d’attractions. Certains s’étonnent aussi de ne pas pouvoir en griller une dans ce métro, qui est l’un des rares espaces publics en Algérie où la cigarette est interdite. Pour le faire savoir, des panneaux sont installés un peu partout, dans les stations, dans les rames.

    Vers 10h, à la station Grande-Poste


    C’est l’affluence aux tourniquets, autour des guichets et des vendeurs à la sacoche. Une rame supplémentaire est mise en service pour faire face, en plus des huit prévues. Au fil de la journée, ce sont quatre rames de plus que prévu qu’il faudra injecter. Sans difficulté. Au soir de ce premier jour d’exploitation commerciale, marqué par une vraie ferveur populaire, le métro a déjà trouvé son public puisqu’on a comptabilisé 61 000 voyageurs payants. Mais bien davantage de visiteurs puisque, pour les plus de 60 ans et les moins de 12 ans, venus en nombre, ce jour-là le transport était gratuit. Alors que les estimations de trafic quotidien visent les 60 000 voyageurs en semaine, ces premiers chiffres reflètent l’attrait de la découverte. Et aucun incident n’a terni cette journée de fête nationale, avec son métro nommé désir en vedette incontestable. Un signe de bon augure pour les responsables de la RATP qui l’affirment : il s’agit, avec ce métro, dès la première année, de gagner de l’argent. Le ministre des Transports, Amar Tou, se veut tout aussi confiant : « Les Algérois connaissent bien le métro parisien. Avoir un partenaire connu, c’est important et cela limite les risques. Confier leur nouveau métro à la RATP, cela ne peut que les rassurer. » Avec cette mise en service, Alger est devenue la première ville du Maghreb équipée d’un métro. Et la seconde du continent africain, après Le Caire.


    Pascal GRASSART

     

    RATP Dev a déjà d’autres ambitions en Algérie

    Avec sa ligne 1 du métro parisien automatisée (voir VR&T n° 530), la RATP a sa vitrine sur le marché international des réseaux à moderniser profondément sans y interrompre le trafic. Avec la première ligne du métro d’Alger, elle se place sur le marché des nouveaux « Brics » (Brésil-Russie-Inde-Chine-Afrique du Sud), pays émergents à fort potentiel qui, selon les termes de Pierre Mongin, patron de la RATP, « réalisent qu’ils vont devoir effectuer leur révolution urbaine ». L’Algérie devrait en faire partie, qui enregistre une croissance annuelle proche des 4 % et connaît une urbanisation à grande vitesse. Pour Pierre Mongin, « Alger est très emblématique de notre stratégie. Le métro coche toutes les cases. » C’est en 2007 que RATP Dev est retenue par l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) pour assurer l’exploitation et la maintenance de la première ligne du métro algérois. Montant du contrat, signé par Pierre Mongin en présence des présidents Nicolas Sarkozy et Abdelaziz Bouteflika : 130 millions d’euros. Il faisait suite à l’appel d’offres lancé par l’EMA auprès de cinq groupes de dimension internationale, Keolis, Veolia Transport, Métro de Madrid, Métro de Rome et RATP Dev. Ses principaux atouts : son expérience d’opérateur multimodal et sa capacité à former le personnel exploitant.
    En 2009, une filiale locale est créée, RATP El Djazaïr. Après la phase de préexploitation, elle assure pour huit ans – et un contrat renouvelable de 130 millions d’euros – l’exploitation et la maintenance de la ligne. Elle bénéficie du concours de deux sous-traitants, Siemens France pour le système d’aide à l’exploitation CBTC, et CAF pour l’entretien du matériel roulant. Les perspectives sont attractives : déjà, après les 8,5 premiers kilomètres de ligne, trois extensions sont annoncées, deux à partir de Grande-Poste et une vers l’est, après Haï El Badr. Selon le ministre algérien des Transports, Amar Tou, deux prolongements devraient être mis en service en 2015. Au-delà du métro, RATP Dev espère s’impliquer dans un marché des transports algériens en plein développement, pour « apporter son savoir-faire d’opérateur multimodal ». En ligne de mire, le tram Alstom, mis en service par la Régie des transports d’Alger sur une portion de ligne en mai dernier et qui doit être interconnecté avec le métro au printemps prochain. Après deux appels d’offres infructueux, auxquels avaient répondu Veolia, Keolis et la RATP, le contrat d’exploitation pourrait prochainement être conclu dans le cadre d’un marché de gré à gré. Et la RATP, la seule à avoir répondu, serait bien placée pour l’emporter. De quoi lui permettre de devenir le premier opérateur multimodal à Alger. Enfin, au-delà d’Alger, comme nous l’a confirmé Amar Tou, ce sont plus de 17 projets de tramway et un projet de métro, à Oran, qui sont en cours.     

    Pascal GRASSART

     

    Le métro en quelques chiffres

    Longue de 8,5 km, la ligne dessert dix stations entre la Grande Poste et le quartier Haï El Badr, au sud-est, et six communes. L’équipement de cette ligne souterraine a été confié à un groupement compsé des sociétés Siemens France (leader), Vinci Construction Grands Projets. et CAF. Siemens France a fourni la signalisation, les automatismes d’aide à la conduite, les télécommunications, la voie, l’électrification, la billettique et le PCC. Vinci Constructions a réalisé notamment le génie civil, les aménagements architecturaux des stations, les escalators, la ventilation et le système de désenfumage du tunnel et des stations. Les 14 rames, conçues par le constructeur espagnol CAF, comptent six voitures climatisées. La disposition longitudinale des sièges permet d’optimiser l’espace avec une densité maximale moyenne de six passagers par mètre carré contre quatre à Paris. Chaque rame peut donc transporter 1 300 voyageurs. Selon le contrat, le métro doit pouvoir transporter 250 000 voyageurs par heure en période de pointe. RATP El Djazaïr compte 400 salariés. 86 % du personnel d’exploitation a moins de 35 ans et, à court terme, la quasi-totalité du personnel sera algérien. 400 agents de police doivent assurer la sécurité, dont 8 présents en permanence dans chaque station. Une centaine de salariés de sociétés prestataires assurent le nettoyage des trains et des stations, ainsi que le gardiennage des installations. Le service est assuré de 5h à 23h, avec des intervalles de 3 mn 20 aux heures de pointe et de 5 mn aux heures creuses, sept jours sur sept. La gestion des circulations est assurée grâce au PCC, poste de commande centralisée, qui gère le mouvement des trains, la régulation du trafic, la surveillance des stations et des équipements, le contrôle de l’énergie. Le coût total du projet est estimé 1,2 milliard de dollars, soit près de 900 millions d’euros.

     

    50 dinars, le prix contesté du ticket

    Cher ou pas, le prix du ticket à 50 dinars, soit environ 0,50 euro, alors que le salaire minimum est aux alentours de 150 euros ? Dans la presse algéroise, le sujet a fait polémique à la veille de l’inauguration de la ligne. De quoi inciter le ministre à monter au créneau pour préciser qu’avec l’abonnement mensuel, 18 euros, le prix du trajet représente plutôt 35 dinars. Et de souligner que le prix coûtant du trajet représente 84 dinars. Parallèlement, un titre métro-tram, voire bus, devrait être proposé… prochainement.

  • Le métro démarre à Alger avec la RATP

    Le métro démarre à Alger avec la RATP

    30 ans que les Algérois attendaient cela, dans cette ville où la population explose avec plus de 3 millions d’habitants, asphyxiée par le trafic automobile. Ce 31 octobre, Abdelaziz Bouteflika, président de la République Algérienne, a inauguré la première ligne du métro d’Alger qui devient la première ville du Maghreb à être équipée d’un métro. Les 14 rames de six voitures climatisées seront mises en service le 1er novembre. Avec Le Caire, Alger est la seule ville à avoir un métro lourd de tout le continent africain. Le groupe RATP a été sélectionné en 2007 pour préparer cette mise en service et former le personnel. Par le biais de sa filiale RATP El Djazaïr, avec ses 400 employés, il est chargé pour huit ans de l’exploitation et de la maintenance. Sur une dizaine de kilomètres, cette première ligne part de la Grande Poste au centre-ville, dessert la baie d’Alger, et a son terminus à Hai el Badr. Ce terminus ne devrait être que provisoire, les infrastructures pour un prolongement étant déjà quasiment réalisées.

  • Le métro d’Alger devra transporter 25 000 personnes par heure

    Le métro d’Alger assurera, une fois mis en service en novembre prochain, le transport de quelque 25 000 personnes par heure et par sens sur son unique ligne, a affirmé le 10 octobre le directeur général de l’entreprise du métro d’Alger (EMA), Hadebi Aomar. Il assure que les conditions nécessaires à l’exploitation du métro, à partir du 1er novembre, sont toutes réunies. Le métro d’Alger circulera de 5h à 23h, tous les jours, au rythme d’une rame toutes les 3 minutes à la pointe, et toutes les 5 minutes en heures creuses. Entamés dans les années 1980, les travaux du métro d’Alger avaient été suspendus pendant plusieurs années, avant d’être peu à peu relancés dans les années 2000 à la faveur de plans nationaux d’investissements publics. La mise en service, initialement prévue en 2009, intervient avec deux ans de retard.

     

  • Algérie : bientôt des études pour le métro d’Oran

    Suite à l’appel d’offres lancé en septembre dernier, l’Entreprise du métro d’Alger (Ema) a annoncé le 23 mai avoir attribué les études de conception de la première ligne du métro d’Oran à l’espagnol Sener Ingeniería y Sistemas SA pour près de 13 millions d’euros. Ce bureau d’études aura 30 mois pour rendre sa copie, à compter de la signature du contrat qui interviendra après l’accord de la Commission nationale des marchés publics (CNMP). Le projet de première ligne compte 22 kilomètres. L’Ema compte ensuite lancer l’appel d’offres pour la réalisation du projet clés en main et le groupe public Cosider, qui a réalisé plusieurs tronçons du métro d’Alger, serait intéressé selon le site Tout sur l’Algérie. La deuxième ville du pays a également une ligne de tramway qui est en cours de réalisation par la filiale espagnole d’Alstom.
     

  • Le métro d’Alger ouvrira en janvier au plus tard

    Comme Jean-Pierre Raffarin l’avait annoncé en avril au Figaro, le métro d’Alger, en construction depuis trente ans, devrait être mis en service « en décembre ou en janvier au plus tard », a déclaré Pierre Mongin le 10 mai sur France 24. La RATP a remporté en 2007 le contrat pour l’exploitation pendant 8 ans de cette ligne de 9,5 km et 10 stations. Deux jours auparavant, en inaugurant le premier tronçon du tramway d’Alger, le ministre des Transports algérien, Amar Tou, avait précisé que le métro serait « réceptionné le 31 octobre, selon le planning remis au ministère par les sociétés chargées de la réalisation de ce projet ». Ce métro joue les arlésiennes suite aux mauvaises surprises du chantier et au conflit financier qui en a découlé entre le maître d’ouvrage et les entreprises Vinci, Siemens et CAF. « Il y a eu un certain nombre d’événements politiques tragiques […] qui ont retardé profondément et durablement ce projet. Aujourd’hui les choses sont en très bonne voie », a aussi expliqué PDG de la RATP.

  • Le tram d’Alger est en service

    Le tram d’Alger est en service

    Initialement prévue en 2009, l’inauguration du tramway d’Alger a finalement eu lieu le 8 mai 2011. Le premier tronçon de 7,2 km relie le quartier de Bab Ezzouar, proche de l’aéroport, et Bordj el Kiffan, un ancien quartier touristique. Composé pour le moment de 13 stations, ce tronçon va recevoir 12 rames, exploitées par l’Etablissement de transport urbain et suburbain d’Alger (Etusa), qui vont transporter entre 10 000 et 15 000 personnes quotidiennement. de son côté, Alstom, chef de file du groupement Mediterrail (composé également de Todini et de ETRHB Haddad) a fourni une partie du génie civil, la totalité de l’infrastructure, l’atelier-dépôt, le PCC ainsi que les 41 rames Citadis, déjà toutes livrées. Il assurera également la maintenance des équipements du système de tramway et des rames pour une durée de 10 ans. A terme, le premier tramway du pays, d’un coût de 35 milliards de dinars (350 millions d’euros), desservira 38 stations sur une ligne de 23 km.
     

  • Un TGV Est-Ouest bientôt à l’étude en Algérie

    Jusqu’à présent, quand l’Algérie parlait de grande vitesse, il s’agissait de nouvelles lignes électrifiées pour une vitesse d’exploitation à 220 km/h, la vitesse retenue pour l’ensemble du réseau ferroviaire existant et futur. Cette fois, il est question de 350 km/h pour une ligne Est-Ouest, qui serait construite parallèlement à l’autoroute actuellement en chantier. En effet, l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif) a lancé le 25 août les démarches de recrutement de sociétés spécialisées pour l’étude d’un TGV entre la frontière algéro-tunisienne et la frontière algéro-marocaine, sur 1 200 km. Les offres sont attendues avant le 25 octobre.