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Étiquette : Allemagne
Thalys vise plus 30 à 40 % de passagers dans les trois ans
A force de la voir décalée chaque année, on avait fini par croire que l’exploitation de Thalys sur les lignes nouvelles vers Amsterdam et Cologne n’arriverait jamais. Cela semble pourtant se profiler pour le nouvel horaire mis en place le 13 décembre 2009. « Nous sommes au rendez-vous », se félicite Olivier Poitrenaud, le directeur général de Thalys International. De fait, Thalys semblait prêt depuis quelque temps déjà, ce sont surtout les caprices de l’ERTMS – qu’il a fallu stabiliser, déboguer, homologuer, tester, intégrer – qui ont reculé le rendez-vous. Mais cette fois, promis, c’est la bonne ! Le système ERTMS aura bien un petit « bruit de fond » pouvant se traduire par une irrégularité de 5 à 10 % pendant les premiers mois, mais l’accent a été mis sur la formation des conducteurs, dont la bonne gestion des petits incidents devrait permettre un impact minime ou nul sur les itinéraires longs. Thalys s’apprête donc à gagner 51 minutes entre Paris et Amsterdam (sept à neuf départs par jour) et 36 minutes vers Cologne (6 départs quotidiens) approximativement. « Notre offre fait un bond en avant. Depuis Paris ou Bruxelles vers Cologne ou Amsterdam, on est proche de la barrière des 3 heures-3 heures 30. Pour notre clientèle affaires, cela change tout. Cela permet d’envisager de faire un aller-retour dans la journée ! L’impact sur nos résultats devrait être important, on vise +30 à +40 % aussi bien en trafic qu’en chiffre d’affaires en trois ans », nous a confié Olivier Poitrenaud. Tenant compte des nouveaux coûts d’exploitation, l’augmentation globale des prix sera comprise entre 10 et 15 % à l’occasion de ce « saut d’offre ».
Guillaume LEBORGNE
Partenariat Bombardier-DLR pour les trains à grande vitesse
Bombardier Transport et le DLR (le centre de recherche aérospatiale allemand) ont conclu un accord de coopération pour la recherche et le développement des trains à grande vitesse de la prochaine génération. Jusqu’au 31 décembre 2014, les deux signataires échangeront les résultats de leurs travaux de R&D. La coopération entre Bombardier et le DLR concernera des domaines tels que l’aérodynamique et l’acoustique du matériel roulant, la stabilité dynamique, les flux d’air et le niveau sonore à l’intérieur, l’allégement des véhicules et les questions d’énergie ou de sécurité. Le DLR mettra à disposition cinq souffleries et, au centre d’essais de Göttingen, les deux nouveaux bancs de tests qui doivent être développés pour la simulation de tunnels et pour les vents traversiers. Avec pour objectif « à moyen terme » de fabriquer des trains « meilleurs pour le climat, plus efficaces, plus légers et plus confortables ».
Feu vert pour la jonction entre les lignes U5 et U55 à Berlin
Vingt ans après la chute du mur, les BVG (transports de Berlin) ont approuvé la jonction entre les lignes de métro U5 et U55, cette dernière étant la courte navette (1,8 km pour 3 stations) ouverte l’été dernier entre la gare centrale, le Reichstag et la porte de Brandebourg. Chiffrée à 433 millions d’euros, la section souterraine de 2,2 km entre la porte de Brandebourg et Alexanderplatz, terminus actuel de la ligne U5, doit compter trois stations le long de l’avenue Unter den Linden. Les travaux préparatoires devraient commencer début 2010, pour une ouverture en 2017.
Siemens automatise « le plus grand triage dEurope »
Siemens Mobility a été choisi par DB Netz AG pour équiper la gare de triage de Maschen, aux portes de Hambourg, d’un nouveau dispositif de commande automatisé, pour 18 millions d’euros. Au total, 88 voies devront être équipées d’ici la mi-2013 dans « le plus grand triage d’Europe », plaque tournante du fret entre les ports de Hambourg ou Bremerhaven et la Scandinavie. Remplaçant l’équipement actuel, des années 70, le système Siemens MSR 32 a pour but « d’augmenter la sécurité et la fiabilité lors de la formation des trains » en automatisant le radioguidage des locomotives et les itinéraires des wagons lors du passage à la butte – la vitesse de ces derniers étant maîtrisée par des ralentisseurs. La modernisation devant se faire progressivement, alors que le triage restera en service, le nouvel équipement devra également gérer les anciennes installations.
Siemens et la Bahn à la conquête de lOuest
Des ICE filant à 320 km/h sous le soleil californien : cette image fait rêver Siemens et la Deutsche Bahn. Les deux groupes allemands lorgnent avec appétit sur les gigantesques projets ferroviaires de l’Etat gouverné par Arnold Schwarzenegger. A terme, plusieurs lignes à grande vitesse relieront les principales villes de l’Ouest américain, de San Diego à Sacramento, en passant par San Francisco et Los Angeles. Au total, un réseau de près de 1 200 km doté d’une enveloppe estimée entre 30 et 60 milliards de dollars. En chœur, le conglomérat et la compagnie jugent « très intéressant » ce nouveau marché et affichent leur volonté de « travailler ensemble » de l’autre côté de l’Atlantique. De fait, ils n’ont pas vraiment le choix : ils sont condamnés à s’associer pour s’approprier une part du gâteau. « L’autorité ferroviaire californienne n’a aucune expérience en matière de grande vitesse, aussi bien d’un point de vue industriel que d’un point de vue opérationnel », détaille Peter Gottal, porte-parole de Siemens Mobility. « Du coup, elle souhaite discuter avec des partenaires capables de formuler une offre consortiale comprenant à la fois un constructeur de trains et un opérateur de réseau. » Si sur le papier, les deux groupes semblent prêts à s’entendre ; dans la pratique, cette collaboration soulève encore quelques interrogations. Car ces dernières années les deux parties se sont surtout distinguées par leurs disputes à répétition. Problèmes de climatisation, toilettes défaillantes : la livraison des premiers ICE 3 avait dès 2005 donné lieu à une série d’échanges aigres-doux. La DB, mécontente, avait même refusé de régler l’intégralité de la facture. Plus récemment, c’est la fragilité des essieux des trains à grande vitesse qui a empoisonné les relations entre la compagnie et l’industriel. L’affaire n’est toujours pas réglée et la DB pourrait réclamer des dommages et intérêts. Les dirigeants des deux bords vont donc devoir déployer d’importants efforts pour enterrer la hache de guerre et panser leurs plaies. L’aventure américaine est à ce prix. « Il y a eu des différends, mais cela n’affectera pas notre future collaboration aux Etats-Unis, assure Peter Gottal. Fondamentalement notre relation avec la DB reste bonne. » Le changement survenu à la tête de la Bahn devrait en tout cas faciliter le rapprochement. Adepte de la méthode douce, Rüdiger Grube, le nouveau patron de la DB, est plus enclin au dialogue que son prédécesseur Hartmut Mehdorn, connu pour ses « coups de gueule ». Premier signe de cette détente : la compagnie vient de créer une nouvelle direction, chargée des relations avec l’industrie ferroviaire. Alors que le ciel se dégage, Siemens espère rééditer le succès de son Velaro, qu’elle a déjà vendu à l’Espagne, à la Russie ou à la Chine. La candidature conjointe des deux groupes bénéficie aussi du soutien actif du ministère allemand des Transports. Fin août, l’Allemagne et l’autorité californienne ont ainsi paraphé une lettre d’intention afin d’établir une coopération stratégique dans le domaine de la grande vitesse. Prochaine étape : la visite outre-Rhin d’une délégation de « haut rang » en provenance de Californie, invitée à découvrir de plus près la technologie allemande.
Antoine HEULARD
Thalys sapprête à accélérer
Le 13 décembre, Amsterdam et Cologne ne seront plus qu’à 3 heures 1/4 de Paris en Thalys, ce qui permettra de gagner 51 mn sur le parcours actuel Paris – Amsterdam et 36 mn entre Paris et Cologne. Et les fréquences seront accrues. Ces gains de temps seront possibles grâce à l’ouverture de nouvelles lignes à grande vitesse entre Anvers (Belgique) et Schiphol, près d’Amsterdam, et entre Liège (Belgique) et la frontière allemande. Pour saluer la mise en vente des premiers billets, Thalys a invité le 15 septembre quatre graffiteurs issus des pays qu’il traverse (Jonone pour la France, Sozyone pour la Belgique, Zedz pour les Pays-Bas et Seak pour l’Allemagne) à réaliser en 3 heures 1/4 une grande fresque sur une des rames. Revers de la médaille, les tarifs devraient être augmentés de 10 à 15 % pour les trajets touchés par des temps de parcours moins longs.
La paralysie guette les chemins de fer allemands
Le réseau ferré allemand est-il au bord de la paralysie ? La question se pose alors que l’autorité ferroviaire fédérale (EBA) veut retirer temporairement de la circulation 100 000 wagons de fret, soit la quasi-totalité du parc circulant outre-Rhin, pour procéder à des contrôles de sécurité. Une opération sans précédent, motivée par plusieurs accidents survenus ces derniers mois suite à des ruptures d’essieux, comme par exemple à Viareggio, en Italie. Une catastrophe qui interpelle en Allemagne : le train qui a déraillé avant de s’embraser était pour partie composé de wagons appartenant à la Deutsche Bahn. Or, selon l’EBA, ce genre de drame pourrait se reproduire : certains modèles d’essieux présentent des signes d’usure prématurée et il convient de les examiner de toute urgence. Autre impératif : raccourcir la fréquence des contrôles, qui n’ont lieu actuellement que tous les six ou huit ans. Mais cette recommandation, aussi inédite que radicale, passe mal auprès des compagnies, déjà fragilisées par la crise. La fédération des opérateurs privés Netzwerk Bahnen parle ainsi d’une « mesure exagérée » qui menace la pérennité de certaines entreprises. Une crainte relayée par le ministre allemand des transports, sous la tutelle duquel se trouve l’EBA. Wolfgang Tiefensee invite ainsi l’administration à trouver une solution « qui ne paralyserait pas le trafic ». Reste à savoir s’il sera entendu. Car, depuis un an, l’autorité ferroviaire allemande se montre inflexible sur l’épineuse question de la sécurité des essieux, devenue récurrente et responsable de perturbations en série sur le réseau ferré du pays. Dernier exemple en date, à Berlin : les deux tiers des S-Bahn sont à l’arrêt pendant au moins un mois sur ordre de l’EBA. Des doutes planent sur la fiabilité des matériels après le déraillement d’une rame début mai. Conséquence : la DB, qui exploite la franchise, a dû se résoudre à fermer plusieurs lignes du centre-ville. Quais bondés, trafic aléatoire : le retour à la normale n’est pas attendu avant décembre… L’automne dernier, la Bahn avait déjà dû jongler avec un parc d’ICE réduit : de nombreux trains avaient été retirés du trafic après la découverte d’une fissure sur un essieu. Au total, ces déboires ont coûté 300 millions d’euros à l’opérateur.
Antoine HEULARD
L’ICE plus rapide depuis juin
Le train à grande vitesse allemand ICE est le premier à emprunter, en service commercial, la ligne nouvelle LGV 3 reliant Chênée (faubourg est de Liège) à la frontière allemande. Depuis le 14 juin, les trois allers-retours Bruxelles – Francfort (avec arrêts à Liège, Aix-la-Chapelle, Cologne et à l’aéroport international de Francfort) gagnent 19 minutes grâce à la nouvelle infrastructure de 56 km qui autorise une vitesse maximale de 260 km/h. A ce jour, trois rames ICE 3 sont équipées de l’ETCS niveau 2. Une quatrième le sera courant juillet et une cinquième en septembre. Thalys continuera de circuler via la ligne classique jusqu’en décembre prochain. Les rames seront alors munies de l’ETCS niveau 2 et homologuées dans les pays concernés. Depuis janvier 2009, un train sort rénové et équipé du nouveau système de sécurité et de signalisation européen toutes les dix semaines. Fin 2009, Thalys reliera Paris à Cologne en 3h14, contre 3h50 aujourd’hui, et Bruxelles à Cologne en 1h47 au lieu de 2h16.
Le « métro du Chancelier » arrive enfin à Berlin
La plus courte ligne de métro d’Europe doit ouvrir le 8 août à Berlin. La ligne U55, exploitée par une unique rame sur une voie unique entre la nouvelle gare centrale et la porte de Brandebourg, fera 1,5 km de long, avec une station intermédiaire devant le Bundestag. Plusieurs fois annoncée, la mise en service du « métro du Chancelier » (ainsi nommé car il dessert le quartier gouvernemental) a déjà été plusieurs fois repoussée. Pour des raisons techniques, notamment en raison d’infiltrations d’eau. Mais aussi sans doute pour des raisons économiques, les autorités locales ne tablant que sur 6 400 voyageurs par jour ! Pourtant, Berlin ne pouvait plus attendre. Lancé au début des années 1990 dans l’euphorie de la réunification, le chantier avait été abandonné pour cause de crise financière. Mais la capitale allemande aurait dû rembourser des dizaines de millions d’aides fédérales… Du coup, il a repris son cours. Il a jusqu’à présent coûté près de 300 millions d’euros. Il faudra encore plus de 400 millions pour prolonger cette petite ligne sur 2,2 km supplémentaires sous la célèbre avenue Unter den Linden jusqu’à Alexanderplatz, dans le centre de Berlin-Est. C’est alors – en 2017, si tout va bien – que la nouvelle liaison trouvera tout son intérêt : elle sera raccordée à la ligne U5, qui irrigue les quartiers est. La fréquentation sera enfin plus qu’appréciable : la BVG, la société des transports publics berlinoise, attend 155 000 voyageurs par jour sous Unter den Linden, et 60 000 passagers jusqu’à la gare.
François ENVER
Un métro suspendu dans la Ruhr ?
Le maire de Duisbourg, dans la Ruhr, propose un métro suspendu reliant l’université, le centre-ville et le port du Rhin. Il n’y voit que des avantages, notamment financiers. Et il veut en faire une attraction touristique. « C’est contre-productif de traverser les plus belles parties de la ville sous terre », a-t-il notamment déclaré à la presse locale. L’autorité organisatrice de la région Rhin-Ruhr a annoncé le lancement d’une étude, quand bien même des voix critiques font remarquer qu’une ligne de tramway assez efficace assure déjà ce parcours. Elle passe en souterrain dans le centre depuis 1992.