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Étiquette : Arabie Saoudite
Arabie Saoudite : Systra réalisera les études du futur métro de Médine
La société d’ingénierie Systra, filiale de la SNCF et de la RATP, a annoncé, le 1er avril, avoir remporté, à travers le groupement Madinah Transit Consultants, un contrat de près de 20 millions d’euros pour réaliser les études préliminaires du futur métro de Médine en Arabie Saoudite.Sytra aura seulement 12 mois pour réaliser les études de faisabilité et les études d’avant-projet du futur réseau de trois lignes, verte, bleue et rouge, et représentant un total de 94 km.Médine compte 3,5 millions d’habitants, mais accueille chaque année 12 millions de pèlerins.Arabie saoudite : trois contrats pour la ligne Nord – Sud
L’Arabie saoudite a conclu trois marchés d’une valeur totale de 2,34 milliards de rials (485 millions d’euros) liés au projet de ligne fret et voyageurs Nord – Sud, qui reliera Riyad à Al Haditha, non loin de la frontière jordanienne, totalisant à terme quelque 2 400 km. Al-Rashid Trading & Contracting a remporté le principal contrat, chiffré à 1,57 milliard de rials (325 millions d’euros), pour la construction des gares voyageurs de Majmaa, Qassim, Hail, Al-Jouf et Qurayyat. Chiffré à 495,7 millions de rials (103 millions d’euros) et attribué à Yabi Markazi, le deuxième contrat comprend la maintenance des locomotives, du matériel remorqué et des voies, ainsi que l’établissement de pompes à carburant. Enfin, Sulaiman Al-Qudaibi & Sons a remporté un marché de 271,58 millions de rials (56,37 millions d’euros) pour la construction de 36 petits ateliers de maintenance.
Bisbilles interespagnoles sur le contrat en Arabie saoudite
Il a fallu l’intervention de José Blanco, ministre du Développement en exercice, pour amener l’opérateur Renfe et Adif à un compromis : aucun des deux groupes publics ne voulait céder et chacun revendiquait le leadership pour mener le projet ferroviaire remporté en Arabie saoudite. La LGV La Mecque – Médine représente un contrat total de 6,7 milliards d’euros, et, pour la construire et la gérer durant douze ans, un consortium, Al Shoula, est en cours de constitution : 88 % du capital est entre des mains ibériques, dont des sociétés privées comme Talgo, Dimetronic, Cobra ou Indra, mais la moitié du capital revient à des entités publiques (27,5 % pour Renfe et 21,3 % pour Adif, l’entreprise d’ingénierie Ineco ayant 1,5 %). Finalement, c’est Manuel Benegas, issu de cette dernière, qui présidera jusqu’en 2012 au moins la partie espagnole. Enfin, Adif et Renfe vont créer une entreprise commune où chacun détiendra 50 % du capital, afin d’avoir sur le terrain une représentation et une direction uniques des opérateurs publics espagnols.
LGV Djedda – La Mecque – Médine : la presse espagnole crie victoire
Selon plusieurs médias espagnols parus le 19 juillet, le consortium espagnol candidat au projet de train à grande vitesse Djedda – La Mecque – Médine aurait remporté l’appel d’offres face au consortium français composé d’Alstom et de la SNCF. Ce « mégacontrat » qui avait une valeur d’abord estimée à dix milliards d’euros et avoisinerait désormais les 7 milliards. Selon le journal El Economista, c’est le ministre des Transports qui a confirmé aux membres du consortium – Renfe, Talgo, Adif, OHL et huit autres entreprises espagnoles – qu’ils avaient remporté ce contrat. Et le quotidien El País assure que le partenaire saoudien du consortium espagnol a aussi reçu cette confirmation. Toutefois, contacté par l’AFP, un porte-parole du ministère des Transports espagnols s’est voulu prudent, précisant : « Le processus est très avancé, la candidature espagnole est en bonne position, mais ce n’est pas encore finalisé. » A la SNCF, on se refusait à tout commentaire tant que la décision officielle n’était pas prise.
P. G.
Grande vitesse Médine – La Mecque : Lellouche défend le dossier à Riyad
Tout dépend du roi. Or le roi Abdallah (87 ans), qui a quitté l’Arabie saoudite le 22 novembre pour les Etats-Unis, où il a été opéré d’une hernie discale, a annoncé le 17 janvier son prochain retour. C’est dans ce contexte, alors que l’on assiste à une lutte de clans pour préparer la succession du roi, que doit être prise la décision concernant la construction et la maintenance de la LGV de 440 km La Mecque – Médine. Si on en croit Le Figaro du 17 janvier, les Espagnols (Renfe, Talgo, Adif) devraient l’emporter. Version démentie par Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, qui devait s’envoler pour Riyad le lundi 24 janvier.
Le contrat pourrait se monter, selon le quotidien, à 10 milliards d’euros, estimation qu’un proche du dossier ne juge pas « déraisonnable », compte tenu du premier contrat, déjà attribué, concernant le génie civil.
Talgo, Renfe et Adif (le RFF espagnol) auraient consenti un rabais de près de 30 % par rapport à leur offre de départ. Du fait de la crise économique, particulièrement violente dans le pays, et de l’effondrement de leur marché ferroviaire, les Espagnols sont agressifs sur les marchés mondiaux, alors qu’Alstom n’est pas prêt à sacrifier sa marge pour emporter les contrats. Autre désavantage, selon Le Figaro : les rames Duplex n’auraient pas séduit les Saoudiens. L’offre des Espagnols n’était pas non plus parfaite, puisqu’ils ont dû renoncer à une locomotive Talgo, qui n’existe pas encore, pour revenir au modèle éprouvé Talgo-Bombardier qui circule en Espagne.
Manque de chance, la décision doit intervenir au moment où l’Espagne vient de dépasser la France en kilométrage de lignes à grande vitesse… Un symbole qui énerve les Français, qui jugent que l’expérience de la grande vitesse espagnole est loin de valoir la leur, et remarquent que la ligne Barcelone – Figueras n’est toujours pas prête.Arabie Saoudite : Lellouche défend le dossier français à Riyad
Selon Le Figaro du 17 janvier, les Espagnols (Renfe, Talgo, Adif) devraient remporter le contrat de construction et de maintenance de la LGV de 440 km La Mecque – Médine. Version démentie par Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, qui devait s’envoler pour Riyad le lundi 24 janvier et défendre le dossier français. Le contrat pourrait se monter à 10 milliards d’euros, estimation qu’un proche du dossier ne juge pas « déraisonnable », compte tenu du premier contrat, déjà attribué, concernant le génie civil. Talgo, Renfe et Adif (le RFF espagnol) auraient consenti un rabais de près de 30 % par rapport à leur offre de départ. Autre désavantage, selon Le Figaro : les rames Duplex n’auraient pas séduit les Saoudiens. L’offre des Espagnols n’est pas non plus parfaite, puisqu’ils ont dû renoncer à une locomotive Talgo, qui n’existe pas encore, pour revenir au modèle éprouvé Talgo-Bombardier qui circule en Espagne.

Un métro pour le grand pèlerinage de La Mecque
C’est le dimanche 14 novembre qu’a commencé cette année le Hajj, le pèlerinage annuel de La Mecque, qui dure une semaine. Entre deux et trois millions de pèlerins se rendent à La Mecque chaque année pour accomplir le pèlerinage qu’un musulman doit faire une fois au moins dans sa vie. Chaque année, l’afflux de pèlerins se traduit par d’importants embouteillages de bus, et a récemment provoqué d’énormes bousculades, causant la mort de milliers de personnes…
Le deuxième métro de la région du Golfe après celui de Dubaï, qui a un peu plus d’un an d’existence, obéit donc à des contraintes singulières : dimensionnement lié à une semaine d’affluence dans l’année, séparation radicale des flux pour des raisons de sécurité. Capables d’accueillir 3 000 passagers toutes les 5 minutes, les stations sont disposées sur des plateformes ouvertes, pour éliminer les risques d’incendie. Elles sont accessibles par des rampes d’accès. Les flux de passagers sont organisés dans une seule direction : une plateforme est réservée à l’accès et l’autre à la descente.
Pour la première fois cette année, le pèlerinage pourra donc se faire en partie par le métro. Le chantier a été mené en seulement 21 mois. Et, le 2 novembre, une inauguration privée, réservée aux VIP, a permis d’emprunter la ligne Sud. Il s’agit de la première ligne d’un futur réseau, les études lancées par le gouvernement saoudien prévoyant la construction de 5 lignes reliant Arafat à Jamarat, en passant par Muzdalifah et Mina, lieux du pèlerinage situés dans la zone d’Al Mashaaer, bande de 18 km de long sur 3 de large, à l’est de La Mecque.
Le Momra (Ministry of Municipality and Rural Affairs), maître d’ouvrage, avait confié en 2008 à un groupement composé de Systra, mandataire, Khatib & Alami et Egis Rail la réalisation des études préliminaires et la préparation des documents d’appels d’offres pour la construction de la ligne Sud. La construction a été attribuée en 2009 à China Railway Construction Corp, CRCC, qui a confié à Thales le système de contrôle-commande des trains automatisés pour un montant de 103 millions d’euros.
5 000 personnes ont été mobilisées sur le chantier. Non sans difficultés : 16 Chinois ont été expulsés par les autorités saoudiennes pour voir fait grève contre leurs conditions de travail et leurs salaires trop bas.âEt, pour faire face aux urgences, le consortium a eu notamment recours à la préfabrication, Systra adaptant son concept de viaduc en U, fait de voussoirs préfabriqués, de 25 m de portée. Chaque voussoir comporte une voie, et pèse 160 t.
L’entreprise CRCC a livré la ligne à l’exploitant, comme prévu, avec 8 trains de 300 mètres sur un total de 20. « Tout s’est passé dans les temps et suivant le planning » se félicite-t-on sur place, chez Systra. Les 35 % de capacité mis en service cette année vont représenter 3 000 bus en moins. Et l’an prochain, la ligne Sud devrait être exploitée à 100 % de ses capacités.
Si CRCC a bel et bien conduit le chantier en un temps record, le groupe ne devrait pas bien s’en tirer financièrement. La compagnie chinoise évalue ses pertes dans la construction à environ 623 millions de dollars, sur un contrat estimé initialement à 1,8 milliard de dollars, le coût du projet ayant augmenté en cours de route, du fait d’exigences supplémentaires du client, selon CRCC. Une mésaventure qui fait penser à celle du consortium japonais qui a remporté le métro de Dubaï en cassant les prix. Et a eu ensuite à faire à un client dont les exigences ont changé en cours de réalisation.
Systra pour sa part compte sur la carte de visite de la ligne Sud de La Mecque (faisant suite au métro de Dubaï) pour renforcer son implantation dans la zone. Le groupe d’ingénierie a obtenu depuis, en groupement avec Aecom, la réalisation des études de faisabilité du réseau de transport en commun de La Mecque. Et il a remporté le contrat des études préliminaires pour la connexion de Mashaaer à la gare terminus de HHR (Haramain High speed Railway) à La Mecque. Terminus d’une LGV déjà en travaux et dont on attend dans les prochains jours le nom du vainqueur pour le matériel roulant, le système ferroviaire et l’exploitation.

Un métro pour le Hajj
Le pèlerinage annuel de La Mecque, qui commence le 14 novembre (et non le 14 décembre comme indiqué par erreur dans notre lettre d’informations), pourra se faire cette année en partie grâce au métro. La ligne Sud, de 18 km, construite en 21 mois par un consortium franco-chinois, va fonctionner comme prévu à 35 % de ses capacités cette année, et à 100 % l’an prochain. Le métro de La Mecque, dimensionné pour l’afflux de pèlerins du Hajj, est le deuxième de la région, après celui de Dubaï.
Remise des offres en Arabie Saoudite le 18 octobre
Les dernières offres des consortiums pour le projet HHR (Haramein Highspeed Railway), la ligne à grande vitesse Médine – La Mecque, doivent être remises le 18 octobre. Le SRO (Saudi Railways Organization), qui avait demandé des dernières modifications aux deux groupements retenus, le consortium saoudien-espagnol Al-Shoula et le consortium saoudien-français Al Rajhi, avec Alstom, la SNCF, Arrab Contracting Company, attendait les réponses le 18 septembre mais a repoussé la date limite d’un mois.
Ultimes modifications pour la LGV Médine – La Mecque
Selon nos informations, le Saudi Railways Organization a demandé des dernières modifications aux deux consortiums retenus pour le projet HHR (Haramain Highspeed Rail), la ligne à grande vitesse Médine – La Mecque. Le consortium saoudien-espagnol Al Shoula, avec Talgo, la Renfe et Adif, devra renoncer à la locomotive Talgo proposée pour son train à grande vitesse, qui n’existe que sur le papier, pour en revenir à la motrice de Bombardier. De son côté, le consortium saoudien-français Al Rajhi, avec Alstom, la SNCF et Arab Contracting Company, devra recourir sur certaines sections de la ligne à une voie sur dalle en béton et non à une voie ballastée. Les consortiums ont jusqu’au 18 septembre pour corriger leur offre. Les Saoudiens pourraient se décider en novembre pour une signature avant la fin de l’année.