Étiquette : Basse-normandie

  • Les transports de Caen gratuits aussi les 14 et 15 mars à cause de la pollution

    L’Ile-de-France n’est pas la seule région de France à subir le pic de pollution. Aussi, Viacités, le syndicat des transports de l’agglomération caennaise a annoncé la gratuité des bus et des tramways, les 14 et 15 mars, au soir.

    Si les conditions météorologiques n’évoluaient pas, la mesure sera reconduite dimanche. Pour le syndicat des transports, la gratuité représente un manque à gagner de 49 000 euros.

    De son côté, la ville de Caen, « après un échange avec le préfet » a décidé de la gratuité du stationnement pour les résidents jusqu’à la fin de la semaine. Les vélos en libre-service, les V’eol, seront également gratuits. 

  • Groupement de commandes : Caen et Amiens planchent sur un projet commun de tramway.

    Dijon et Brest ont lancé cette idée novatrice il y a quelques années : travailler ensemble pour grouper leurs commandes de matériel roulant et réaliser de ce fait une économie de 20 %. C’est désormais au tour des agglomérations de Caen et d’Amiens de se mettre au travail pour définir ensemble le tramway dont elles ont besoin, sous l’égide de la société d’ingénierie Egis. Le matériel serait le même, les collectivités souhaitant au minimum avoir la main sur le pelliculage, l’aménagement intérieur ou l’habillage des stations. « Nous allons installer une commission d’appel d’offres en commun avec un jury commun », précise Thierry Bonté, vice-président aux Transports d’Amiens Métropole. E il poursuit : « Nous essayons de voir si nous pourrions aller plus loin. Nous avons identifié un certain nombre de postes qui pourraient faire l’objet d’une commande commune tels que les stations de tram, la maintenance, les matériaux »
    L’économie attendue est au moins de 5 %. « Laissons jouer la concurrence ! », estime Eric Vève, président de Viacités. L’appel d’offres devrait être lancé en 2015 pour une cinquantaine de rames.
    Malgré les avantages de la démarche, Alain Masson, premier vice-président de Brest Métropole Océane, se dit « étonné que l’idée n’ait pas été davantage reprise ». Il y a pourtant un autre candidat : l’agglomération Pays de Montbéliard, qui souhaite mettre en place un BHNS, elle lance un appel aux autres collectivités pour mutualiser cette future commande.

  • Exit le TVR, Caen passe au tram sur fer pour ses deux lignes

    Exit le TVR, Caen passe au tram sur fer pour ses deux lignes

    Le TVR de Caen prendra sa retraite en 2017, c’est officiel. A la place, un tram classique et deux lignes en tout sont attendues pour 2018. A l’issue d’un travail approfondi, Viacités avait en effet adopté en décembre 2011, un « projet global de mobilité durable pour les vingt à trente prochaines années », construit autour de trois axes : un projet global de TCSP avec réalisation d’une 2e ligne est-ouest et remplacement du TVR par anticipation ; un réseau de bus plus attractif ; le développement des autres formes de mobilité durable. « Cadencement, vitesse commerciale élevée, régularité, fiabilité, amplitude horaire, accessibilité optimale, grande lisibilité en ville et confort pour les usagers : les TCSP constituent l’alternative la plus attractive à l’usage de la voiture », conclut-on à Viacités. Et c’est bien le tram sur fer qui remplit le mieux tous ces critères.
    Les deux lignes emprunteront les axes réunissant les plus fortes densités de population, d’emplois et d’étudiants pour desservir 155 000 habitants et emplois. Fréquentation attendue sur le réseau Twisto : 6,7 millions de voyages par an. Actuellement « le TVR est souvent saturé, phénomène amplifié par les problèmes d’irrégularité et le manque de fiabilité du système. Il connaît en effet de nombreux dysfonctionnements liés à la fois à la fiabilité, à la disponibilité et à la maintenabilité, expose-t-on chez Viacités. Les difficultés rencontrées atteignent un tel niveau que sa pérennité à moyen terme n’est plus assurée ».
    Les rames du tramway de la ligne 1 passeraient de 24 à 32 mètres pour accueillir jusqu’à 210 voyageurs au lieu de 130. Si la ligne 1 conserve ses 34 stations sur 15,7 km, le terminus Campus 2 serait déplacé et celui d’Hérouville-Saint-Clair modifié dans la perspective du prolongement ultérieur de la ligne. La ligne 2 quant à elle, reliera les Rives de l’Orne et le secteur de la gare au quartier du Chemin Vert par la branche C (1,4 km), et au quartier Beaulieu et à Bretteville-sur-Odon par la branche D (2,9 km). Un tronc commun de 3,5 km en centre-ville dessert les équipements majeurs de l’agglomération. En réalisant les deux lignes simultanément, Viacités veut gagner du temps : les travaux ne devraient durer que deux ans et demi au lieu de quatre. De l’argent également – dépôt commun, maîtrise d’œuvre –, 18,5 millions d’euros très précisément selon le chiffrage d’Egis.
    L’exploitation du TVR serait interrompue à la mi-2017, l’inauguration des deux lignes étant prévue pour la fin 2018. L’éventualité d’une ligne 2 en BHNS a également été examinée, pour un coût très faiblement inférieur (40 millions d’euros), en raison notamment des économies d’échelle plus grandes avec deux lignes de tram. Un moindre mal aussi : 40 % de l’investissement initial du TVR est conservé (lignes aériennes de contact, sous-stations, aménagements urbains…), soit environ 111 millions d’euros, note le syndicat mixte. L’option retenue coûtera 299,6 millions d’euros, payée par autofinancement, emprunts, subventions et par la mise en place d’une taxe sur les plus-values immobilières. Viacités compte, de plus, répondre au 3e appel à projets TCSP et mise sur une subvention de l’Etat de 45 millions d’euros. Pour réduire le coût du projet, l’agglomération caennaise envisage, enfin, un groupement de commandes de matériel roulant avec Amiens. L’achat groupé de Citadis à Brest et Dijon fait école…
        

    Cécile NANGERONI
     

  • Tram sur pneus : Caen attaque la société concessionnaire du TVR

    Viacités, le SMTC de l’agglomération caennaise, a saisi le tribunal administratif le 28 mars d’une requête en référé-expertise en vue d’obtenir la désignation d’un expert judiciaire qui recensera les dysfonctionnements du système TVR et fournira les éléments techniques permettant de déterminer les responsabilités de la STVR. La société concessionnaire du tram sur pneus, la STVR, a en effet, selon Viacités, failli à sa mission de conception, réalisation et exploitation technique (maintenance pendant 30 ans) du système. Le constructeur promettait la pérennité et l’évolutivité du réseau, la fiabilité du matériel roulant et un SAV sans failles. « Force est toutefois de constater que très rapidement la réalité s’est révélée bien différente, précise le communiqué de Viacités. Problèmes chroniques de fiabilité, disponibilité insuffisante et en dessous des engagements contractuels, vieillissement accéléré de certaines pièces et des rames, arrêt de la fabrication du TVR dès 2002, fréquentation en baisse due à l’insatisfaction des usagers… » En décembre dernier, l’AO a été contrainte de décider du remplacement anticipé du TVR. Aujourd’hui, elle attaque la STVR.
     

  • Caen passe au tramway fer en 2018

    Caen passe au tramway fer en 2018

    C’est décidé. Fin 2018, Caen devrait avoir un tramway classique, fermement appuyé sur deux rails. Les élus caennais ne veulent plus entendre parler du TVR, ce tram sur pneus trop petit dont les pannes à répétition font fuir les passagers. Le syndicat mixte Viacités, autorité organisatrice de l’agglomération, a largement voté, le 14 décembre, le principe de son remplacement par « un système plus fiable, plus performant et de capacité supérieure ». Autrement dit par un tramway classique, « sur fer ». Qui, contrairement à ce qu’on a pu dire autrefois, sait monter les quelques côtes du parcours. La transformation, qui exigerait dix-huit mois de travaux, ne semble plus insurmontable : elle est désormais estimée à 170 millions d’euros, un tiers de moins que ce qu’avait calculé Viacités l’an dernier. Il faudra reprendre la plateforme, allonger les stations, revoir la ligne aérienne de contact et construire un nouveau dépôt. « Et ce alors que le TVR a déjà coûté 215 millions », soupire le président du syndicat mixte, le socialiste Eric Vève (une somme en euros de 2002, à laquelle il faudrait rajouter des investissements annexes, le coût des services de substitution lors des nombreuses défaillances de l’engin ou le bitumage régulier des ornières).
    Autrefois présenté comme éminemment innovant, le TVR n’a jamais fait ses preuves. Ce véhicule hybride était a priori une bonne idée : il ressemble à un tramway sur les 15,7 km de son parcours commercial, mais peut se transformer en bus diesel, s’affranchissant de son rail de guidage et de ses caténaires pour franchir un obstacle ou rentrer au dépôt. Mais, tout juste neuf ans après sa mise en service, il souffre encore de trois « pannes rouges » (qui se traduisent par une interruption du trafic de plus de trois minutes ou exigent un retour au dépôt) par jour, 32 fois plus que l’objectif contractuel. Et il exige une maintenance très importante, contrairement aux promesses du constructeur. Son faible taux de disponibilité et le fait qu’il ne peut être allongé au-delà de ses 24,50 m de long actuels, car il est considéré comme un véhicule routier, font qu’il est complètement débordé. Or Bombardier n’en fabrique plus, et la facture présentée pour une relance des chaînes est dissuasive… de même qu’il serait très coûteux de faire construire par quelqu’un d’autre quelques véhicules compatibles, quand bien même Viacités voudrait agrandir la flotte.
    « Le TVR tire le réseau de transports en commun caennais vers le bas au lieu d’être un élément porteur. Fait unique en France, on compte à Caen plus d’usagers satisfaits par les bus que par le tram », se désole Eric Vève. Sa fréquentation a même baissé de 10 % ces deux dernières années (plafonnant à 40 000 passagers par jour), alors que la restructuration des bus a permis de faire progresser la fréquentation de l’ensemble du réseau. Pour répondre à la demande sur l’axe nord – sud desservi par le tram dont le potentiel est estimé à 60 000 voyageurs quotidiens à la fin de la décennie, Viacités a dû rajouter des bus. Car s’il estime que le choix du TVR a été une erreur, l’élu note que le tracé de sa ligne « a indéniablement été bien pensé ». Reste que pour troquer son TVR contre des tramways classiques longs de 32 m, le syndicat mixte devra résilier le contrat de trente ans qui le lie à la société concessionnaire STVR, qui associe Bombardier et Spie. « Le chantier juridique s’annonce pittoresque », a joliment noté Ouest-France. Viacités n’a pas l’intention de verser d’indemnités pour sortir de ce partenariat public-privé, jugeant que le produit fourni ne correspond pas aux attentes : « Nous allons saisir le tribunal administratif de Caen d’une demande d’expertise judiciaire pour déterminer les dysfonctionnements du système et établir le niveau de responsabilité de la STVR », indique M. Vève, qui, ça tombe bien, est avocat. Il faudra aussi résilier le contrat de concession passé avec Keolis Caen. Viacités décidera donc à la mi-2012 s’il convient de créer une régie pour exploiter le réseau ou s’il faut lancer un appel d’offres pour une nouvelle délégation de service public.
        

    François Enver

  • Le projet d’une deuxième ligne de tram à Caen est repoussé

    Mercredi 30 juin, les élus de Viacités, syndicat des transports en commun de l’agglomération caennaise, ont décidé de ne pas présenter de dossier au second appel à projets du Grenelle de l’environnement pour la construction d’une seconde ligne de tramway. Cité par Ouest France, Eric Vève, président de Viacité et élu de Caen, déclare : « Répondre à cet appel à projets est irréaliste pour des raisons financières, techniques et politiques. » Eric Vève et plusieurs élus ont rencontré, mardi 29 juin, le secrétaire d’État aux transports, Dominique Bussereau. Selon ce dernier, « il doit y avoir un troisième appel à projets, fin 2011-début 2012, pour des prestations à réaliser en 2014-2015. Là, nous pourrions y répondre »,  poursuit Eric Vève qui envisage à partir de septembre une concertation publique sur la mise en place d’une deuxième ligne de tramway.

  • Une ligne spéciale pour le Mont-Saint-Michel

    Les régions Basse-Normandie et Bretagne mettent en service la « ligne Baie », du 4 juillet au 29 août. Deux allers et retours quotidiens en TER sont prévus entre Saint-Malo et Granville, avec une escale à Pontorson. Pour rejoindre le Mont-Saint-Michel, les voyageurs ont le choix entre la desserte en car ou la location de vélo (9 km de véloroute au départ de Pontorson). Cette offre de transport public alternative a été testée avec succès l’année dernière, avec une fréquentation moyenne de 200 voyageurs par jour. Des animations à bord des TER sont assurées à certaines dates. De plus, le « pass ligne Baie » donne accès à tous les modes de transports partenaires (Illenoo, Manéo, Keolis Saint-Malo agglomération, etc.) à une tarification attractive.

  • Naissance d’un lobby pro-TGV Paris – Normandie

    L’Association pour la promotion du TGV Paris – Normandie a été créée le jeudi 8 avril 2010 à Rouen et a tenu son assemblée générale constitutive à Paris le 3 mai. Sa présidence est assurée par Gérard Lissot, président du Conseil économique et social régional de Haute-Normandie. Ses membres fondateurs sont les Conseils économiques et sociaux et des organismes consulaires des régions Ile-de-France, Haute et Basse-Normandie. Selon le premier communiqué de l’association, « la réalisation d’un TGV Paris – Normandie revêt une importance capitale pour les deux Normandie et l’Ouest parisien, notamment La Défense, premier quartier d’affaires européen, en termes de notoriété, d’attractivité et donc de potentialités de développement des entreprises et d’emploi ».

  • Réunion du comité de pilotage de la LGV Paris-Normandie

    Le comité de pilotage de la ligne nouvelle Paris – Normandie s’est réuni le 18 mai autour de son président Jean-Pierre Duport et des représentants des collectivités concernées (les trois régions traversées, Haute-Normandie, Basse-Normandie, Ile-de-France, mais aussi les conseils généraux et RFF). Le comité de pilotage a demandé aux collectivités locales de remettre leurs propositions d’ici au 15 juin au sujet des fonctionnalités du projet. Une synthèse sera réalisée en juillet, qui permettra d’élaborer plusieurs scénarios pour la ligne nouvelle. Un comité fret doit aussi se réunir pour faire le point début juillet, en présence des opérateurs intéressés, les ports et Voies navigables de France. Le prochain comité de pilotage est programmé le 26 octobre.

  • A Caen, le TVR freine sans prévenir

    D’après le quotidien Ouest France, le freinage brutal du tramway de Caen, qui a blessé lundi dernier trois passagers, proviendrait d’un problème technique. L’analyse de la boîte noire du tramway a livré ses premiers enseignements. Selon Eric Steil, directeur de Keolis Caen, cité dans le journal régional, « le graphique montre quelque chose de bizarre au niveau du freinage ». Ce qui écarterait la thèse d’une erreur de conduite. Le véhicule suspect a été envoyé chez Bombardier, à Hérouville, pour des analyses supplémentaires.