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Étiquette : Belgique
La Stib veut automatiser le métro de Bruxelles
En réponse à la croissance de la fréquentation, la Stib et la région de Bruxelles-Capitale lancent une série de grands projets parmi lesquels l’automatisation progressive du métro à partir de 2015, afin de doubler sa capacité et de répondre à la saturation du réseau. La Stib a le feu vert pour faire avancer le projet, en commençant par les lignes 1 et 5, où des portes palières seront installées, sur lesquelles le métro automatisé et le métro traditionnel coexisteront jusqu’en 2018. Ce changement permettra par ailleurs à la Stib de renouveler ses anciennes rames. Principal avantage attendu : réduire l’intervalle entre deux rames à 2 minutes, pour faire passer 30 métros par heure contre 20 actuellement. Le métro automatique offre en outre plus de régularité et permet, « en augmentant l’encadrement en station, d’accroître le confort et le sentiment de sécurité des voyageurs », souligne la Stib. Le coût du projet est estimé à 629 millions d’euros, matériel roulant compris.
Les études pour prolonger le métro de Bruxelles se précisent
Le conseil d’administration de la Stib, l’exploitant bruxellois, a décidé fin décembre de signer le contrat d’étude de l’extension du réseau de métro bruxellois vers le nord de la ville avec SM BMN (TVH Grontmij – SM Metro TPFE – Bagon – Amberg Engineering – SM Van Campenhout – Arep), consortium qui avait été désigné mi-décembre par le gouvernement fédéral dans le cadre de l’accord de coopération Beliris. Beliris a engagé les 10 premiers millions d’euros pour lancer l’étude qui portera sur un tracé partant de la gare du Nord pour rejoindre les abords de la gare de Bordet. La Stib estime le coût global de cette ligne souterraine d’environ 4 km comprenant 7 nouvelles stations, dont la localisation est à préciser à 643 millions d’euros.
Europcar et Thalys renouvellent leur contrat
Europcar, leader européen de la location de véhicules et Thalys, transporteur ferroviaire européen à grande vitesse, renouvellent leur partenariat pour trois ans et développent conjointement un ensemble d’offres pour une mobilité plus verte. Le partenariat portera, en partie, sur une sélection de voitures écocitoyennes ne dépassant pas les 120 g d’émissions de CO2 par km. Pour chaque location de voiture, 1 euro sera reversé à l’organisation Climate Care. Didier Fenix, directeur général d’Europcar Belgique, explique dans un communiqué : « nous cherchons à offrir aux voyageurs une solution de mobilité complète qui constitue une véritable opportunité pour changer les comportements de voyages les plus défavorables à l’environnement ».
Contrôle daccès : Bruxelles ferme son métro
Un métro ouvert est plus convivial mais, forcément, le taux de fraude a tendance à grimper. La Stib a calculé que 18 % des voyageurs ne payaient pas. Les systèmes de contrôle d’accès qui équipent déjà certaines stations depuis quelques jours seront progressivement déployés. A terme, les 69 stations du réseau souterrain seront dotées de portillons. Les deux types de valideurs (anciens oblitérateurs orange pour les titres papier et nouveaux valideurs rouges pour Mobib) continueront provisoirement à coexister. « C’est la suite logique de la montée à l’avant mise en place dans les bus. On va perdre des voyageurs et gagner des clients », a déclaré le PDG de la Stib, qui estime que cette mesure devrait permettre de passer à un taux plus acceptable de 8 ou 9 % de fraude.
La Commission donne son feu vert au « Nouvel Eurostar »
La Commission européenne a approuvé vendredi 18 juin sous conditions le projet de création de l’entreprise commune « Nouvel Eurostar » par la SNCF et London Continental Railways (LCR). Nouvel Eurostar deviendra une entreprise commune autonome et indépendante, contrôlée par la SNCF et LCR, opérant le service Eurostar en France, au Royaume-Uni et en Belgique, précise l’AFP. Eurostar est pour l’instant une coopération entre la SNCF, EUKL (une filiale de LCR, ndlr) et la SNCB.
SNCF, LCR et SNCB ont proposé une série d’engagements visant à assurer à de nouveaux entrants un accès aux services dans les gares internationales, ainsi que l’accès à des services de maintenance légère dans les dépôts. Les parties se sont par ailleurs engagées à céder un certain nombre de sillons au bénéfice de nouveaux entrants si ces derniers ne peuvent les obtenir dans les conditions normales d’allocation par les autorités gestionnaires d’infrastructures. La Commission a estimé que la nouvelle entité « n’entraverait pas de manière significative une concurrence » en Europe. Concurrence qui devrait rapidement venir de la DB.Reprise des services Eurostar et Thalys en Belgique
Le 1er mars, deux semaines après la catastrophe de Hal (Belgique), les dessertes Eurostar ont repris entre Londres et Bruxelles par train direct. A cette même date, le trafic Thalys est redevenu normal entre Paris et Bruxelles, après une dizaine de jours de détournements et de ralentissements. De plus, les relations entre Paris et Amsterdam ou Cologne ne nécessitent plus de changement à Bruxelles.
De Lijn commande 13 trams Hermelijn de plus à Siemens
Le 19 janvier, Siemens Mobility a annoncé avoir reçu de la société de transports en commun de Flandre De Lijn une levée d’option portant sur 13 tramways à plancher bas du type Hermelijn pour le réseau d’Anvers. Cette option, qui doit être livrée d’octobre 2011 à avril 2012, se chiffre à environ 32 millions d’euros. De 1999 à 2007, 112 autres Hermelijn ont été livrés à De Lijn, qui transfère une partie de ce parc pendant l’été pour renforcer la desserte sur la célèbre ligne de la côte (La Panne – Knokke).
Le premier réseau à grande vitesse complet dEurope est en service
Le matin du 8 décembre, à quelques centaines de mètres de la frontière néerlandaise, un Thalys spécial parti de Bruxelles s’est immobilisé, laissant descendre Olivier Poitrenaud, CEO de Thalys International, Luc Lallemand, administrateur délégué d’Infrabel, Inge Vervotte, nouvelle ministre belge des Entreprises publiques, Marc Descheemaecker, administrateur délégué de la SNCB, et Jannie Haek, administrateur délégué de la SNCB-Holding. En même temps que sa LGV 4, Anvers – frontière néerlandaise, la Belgique célébrait la réalisation du « premier réseau à grande vitesse complet d’Europe ». Qu’on se le dise : avec les relations en Thalys, Eurostar, TGV, ICE et bientôt Fyra, Bruxelles est désormais au cœur du réseau européen à grande vitesse, à 1 heure 22 de Paris, 1 heure 51 de Londres ou d’Amsterdam et 1h 57 de Cologne. Cette LGV 4, désormais connectée aux Pays-Bas, qui ont eux-mêmes terminé leurs LGV jusqu’à Amsterdam, achève le réseau à grande vitesse belge, de frontière à frontière, avec une ligne 1 vers la France, une ligne 2, première étape de la liaison vers l’Allemagne, prolongée au-delà de Liège en juin dernier par la ligne 3. Autorisée aux seuls ICE dans un premier temps, cette dernière est ouverte aux Thalys depuis le 13 décembre. Les décideurs se sont félicités de l’achèvement du « plus grand chantier belge depuis l’Expo 58 » : 16 ans de travaux, chiffrés à environ 5,2 milliards d’euros, pour réaliser quatre LGV totalisant 206 km, mais aussi 108 km de lignes aménagées. Un réseau qui se distingue de son voisin français par le choix de garder les gares TGV au cœur des villes, quitte à engager les gigantesques chantiers d’Anvers-Central et Liège-Guillemins, en plus de la refonte de Bruxelles-Midi. Autre trait caractéristique, « les LGV profitent au trafic intérieur », la nouvelle gare de Noorderkempen ayant été construite à cet effet entre Anvers et la frontière néerlandaise. Enfin, dans un pays à forte densité de population, les questions d’environnement et les préoccupations des riverains ont largement été prises en compte. Et, de fait, les LGV ont été en grande partie construites le long d’autoroutes et de voies ferrées déjà en place, mais aussi en tunnel. Des tunnels, il en sera question dans la prochaine étape du développement du réseau ferré belge : un raccordement dit Diabolo, qui doit mettre l’aéroport de Bruxelles à portée de train de tout le pays en 2012.
Patrick LAVAL
SNC Lavalin avec Richez Associés sur le tramway de Bruxelles
SNC-Lavalin (mandataire) avec Richez Associés, R2D2 Architecture et Aries Consultant, ont signé un contrat de maîtrise d’œuvre avec la Stib, pour une ligne de tramway de 900 mètres desservant la Gare Centrale depuis la place Royale, à Bruxelles. Richez Associés a communiqué sur ce contrat le 1er décembre, mais les études ont commencé en juillet 2009. La fin de la phase d’avant-projet est prévue pour la mi-janvier 2010 et la fin des travaux courant 2012.
Thalys vise plus 30 à 40 % de passagers dans les trois ans
A force de la voir décalée chaque année, on avait fini par croire que l’exploitation de Thalys sur les lignes nouvelles vers Amsterdam et Cologne n’arriverait jamais. Cela semble pourtant se profiler pour le nouvel horaire mis en place le 13 décembre 2009. « Nous sommes au rendez-vous », se félicite Olivier Poitrenaud, le directeur général de Thalys International. De fait, Thalys semblait prêt depuis quelque temps déjà, ce sont surtout les caprices de l’ERTMS – qu’il a fallu stabiliser, déboguer, homologuer, tester, intégrer – qui ont reculé le rendez-vous. Mais cette fois, promis, c’est la bonne ! Le système ERTMS aura bien un petit « bruit de fond » pouvant se traduire par une irrégularité de 5 à 10 % pendant les premiers mois, mais l’accent a été mis sur la formation des conducteurs, dont la bonne gestion des petits incidents devrait permettre un impact minime ou nul sur les itinéraires longs. Thalys s’apprête donc à gagner 51 minutes entre Paris et Amsterdam (sept à neuf départs par jour) et 36 minutes vers Cologne (6 départs quotidiens) approximativement. « Notre offre fait un bond en avant. Depuis Paris ou Bruxelles vers Cologne ou Amsterdam, on est proche de la barrière des 3 heures-3 heures 30. Pour notre clientèle affaires, cela change tout. Cela permet d’envisager de faire un aller-retour dans la journée ! L’impact sur nos résultats devrait être important, on vise +30 à +40 % aussi bien en trafic qu’en chiffre d’affaires en trois ans », nous a confié Olivier Poitrenaud. Tenant compte des nouveaux coûts d’exploitation, l’augmentation globale des prix sera comprise entre 10 et 15 % à l’occasion de ce « saut d’offre ».
Guillaume LEBORGNE