Étiquette : Brésil

  • Remise des offres pour Rio – São Paulo repoussée à avril 2011

    L’Agence nationale des transports terrestres (Agência Nacional de Transportes Terrestres, ANTT) a annoncé le 26 novembre le report des offres pour la LGV entre Rio de Janeiro, São Paulo et Campinas. La nouvelle date de remise des offres est fixée au 11 avril 2011, le choix du consortium se faisant le 29 avril. La date précédemment fixée pour la remise des offres était le 29 novembre. Selon la Revista Ferroviária, les entreprises françaises, espagnoles, allemandes et chinoises avaient annoncé qu’elles ne participeraient pas à l’appel d’offres. Seuls les Coréens semblaient devoir se lancer. Les Chinois de CRCC, notamment, avaient fait savoir dans une lettre à l’ANTT qu’ils ne pouvaient participer à un investissement de 33,1 milliards de reais (14,8 milliards d’euros) alors que le volume de trafic était incertain.

  • Lancement de l’appel d’offres imminent pour le TGV Rio – Sao Paulo

    Le Tribunal des comptes de l’union (TCU), équivalent de la Cour des comptes française, a donné le 30 juin son feu vert au lancement de l’appel d’offres du TGV Rio de Janeiro – Sao Paulo – Campinas (510 km). Comme l’indiquait la Moci news du 1er juillet, l’investissement initialement à 34,6 milliards de reais (15,6 milliards d’euros), a été légèrement revu à la baisse par le TCU, à 33,1 milliards de reais (14,8 milliards d’euros). L’Agence nationale des transports terrestres (ANTT) va réaliser les modifications demandées par le TCU et procéder au lancement de l’appel d’offres, normalement le 9 juillet. Les entreprises disposeront de 150 jours pour remettre leurs offres. Soit une remise début décembre, après l’élection présidentielle, mais avant l’intronisation du nouveau pouvoir, le 1er janvier 2011. Les Français (Alstom et SNCF) ont décidé de faire équipe avec l’entreprise de BTP brésilienne Andrade Gutierez.

  • Mise en service au Brésil du premier métro sans conducteur d’Amérique latine

    ViaQuatro, l’exploitant de la ligne 4 du métro de São Paulo, a mis en service fin mai la première section de cette ligne automatique. São Paulo devient la première ville latino-américaine équipée d’un métro sans conducteur. Le consortium ViaQuatro (Companhia de Concessões Rodoviárias, Mitsui, Montgomery Participações, Benito Roggio Transporte et RATP Dev) a obtenu de l’Etat de São Paulo, en novembre 2006, un contrat de partenariat public-privé d’une durée de 30 ans. Ce contrat comporte la fourniture du matériel roulant (Hyundai-Rotem) et les systèmes de signalisation et de contrôle (Siemens Transportation Systems). La section mise en service comprend deux stations distantes de 2,5 km et relie la ligne 4 au réseau de métro, via la ligne 2. D’une longueur de 12,8 km, la ligne 4 comptera onze stations. Les quais sont équipés de portes palières. A terme, 900 000 passagers par jour sont attendus sur cette ligne.

  • Un métro pour rejoindre la cité olympique de Rio

    Le début de chantier est imminent : le ministre brésilien des Villes, Márcio Fortes, ayant annoncé il y a un mois que la construction du premier tronçon d’un métro pour relier la zone sud résidentielle de Rio aux installations des JO de 2016 dans la banlieue ouest, commencera en juin. Le tronçon Gávea – Barra da Tijuca, devrait être prêt en 2015 ; celui entre Ipanema et Gávea, zone très urbanisée, fait encore l’objet d’études. La plupart des installations sportives et le village se trouvent dans le quartier de Barra da Tijuca (ouest), à une quarantaine de kilomètres du centre-ville. Cette ligne de métro se transformera en BRT sur les derniers kilomètres. L’Etat brésilien doit investir 2,18 milliards d’euros pour améliorer le système de transport chaotique de cette métropole de 11 millions d’habitants.

  • Un métro pour les JO à Rio

    Le ministre brésilien des Villes, Marcio Fortes, a déclaré, le vendredi 30 avril à Rio, que la construction du premier tronçon de métro pour relier la zone sud résidentielle de la ville aux installations des Jeux olympiques de 2016 commencera dans deux mois. « En juin, on commencera à percer le tronçon Gavea – Barra da Tijuca, qui devrait être prêt en 2015 », a-t-il précisé, selon l’AFP. L’autre tronçon, reliant Ipanema à Gavea, fait encore l’objet d’études. Actuellement, le métro va du centre à Ipanema. La Cité olympique se trouve dans le quartier de Barra da Tijuca, dans la banlieue ouest, à une quarantaine de kilomètres du centre-ville. Cette ligne de métro cédera la place sur les derniers kilomètres à un système de bus rapides (Bus Rapid Transit). L’Etat investira dans l’opération 5 milliards de reais, soit 2,18 milliards d’euros.

  • La LGV brésilienne empêtrée dans le calendrier électoral

    Le 2 mars, les Brésiliens devaient publier l’appel d’offres sur la ligne à grande vitesse Rio – São Paulo – Campinas. Mais l’appel d’offres n’est pas sorti et, aujourd’hui encore, on ne dispose que de la minute mise en ligne en décembre dernier. Un document de quelque 250 pages, c’est mince pour se faire une idée de la réalisation d’un projet de LGV.
    Pourquoi ces retards, accompagnés dans un même mouvement de proclamations d’urgence ? La réponse est simple : le calendrier est politique. Le président Luiz Ignacio Lula achève son mandat cette année. La candidate du parti des Travailleurs, investie le 20 février par Lula pour lui succéder, Dilma Roussef, est aujourd’hui chef de la Casa Civil. Numéro 2 du pouvoir fédéral derrière Lula, elle occupe un poste entre secrétaire général de la présidence, Premier ministre et ministre de l’Intérieur. À ce titre, elle est chargée des grands projets. Selon Le Monde du 20 février, Lula la présente comme la « mère du PAC », le programme d’accélération de la croissance.
    C’est dire que Dilma Roussef s’intéresse à la LGV. Les élections doivent avoir lieu en octobre. Et c’est cette échéance qui permet de comprendre l’agenda : appel d’offres le 2 mars, adjudication le 2 mai, signature quasiment dans la foulée, ce qui permet de faire rentrer au moment du scrutin la LGV dans la liste des grands travaux engagés, pour une mise en service cinq ans plus tard. Ce sera trop tard, certes, pour la Coupe du monde de football de 2014, comme on l’annonçait d’abord, mais encore à temps pour les Jeux Olympiques qui se tiendront au Brésil en 2016. Voilà pour le calendrier officiel.
    Mais le 2 mars est passé et l’appel d’offres n’est pas sorti. Le Tribunal des comptes, qui doit l’examiner avant sa publication, a demandé soixante jours à partir du moment où il aura l’intégralité des documents, qu’il n’a toujours pas reçus… De plus, le délai de deux mois donné aux consortiums pour répondre est bien trop serré : Alstom et la SNCF ont dit qu’il leur fallait six mois. 2016 est donc d’ores et déjà jugée irréaliste. Ce qui est gênant car, faute d’un rendez-vous international, que les Chinois avaient respecté pour la LGV Pékin – Tianjin à l’occasion des JO, que les Sud-Africains s’apprêtent à respecter tant bien que mal pour la mise en service du Gautrain lors de la prochaine Coupe du monde de football, le projet pourrait bien dériver pour de bon.
    Alors, beaucoup de bruit pour rien ? Sans doute pas. Selon Jean-François Fritsche, attaché des Transports et infrastructures au service économique régional auprès de l’ambassade de France, « c’est un projet nécessaire au pays, ils ont les moyens financiers de le réaliser, et ils s’en donneront les moyens techniques aussi, grâce au transfert de technologie ». Pourquoi l’appel d’offres est-il si dur à préparer ? « Parce qu’il manque une génération. Les Brésiliens n’ont plus, depuis vingt-cinq ans, l’expérience de la construction de grandes infrastructures linéaires. »
    Les Brésiliens ont, de fait, sous-estimé le travail préparatoire. L’Agence nationale des Transports terrestres (ANTT) ne dispose que d’une vingtaine de personnes pour suivre le projet. Aucun assistant à maître d’ouvrage n’a été désigné pour préparer l’appel d’offres. Et l’étude préalable, réalisée par Halcrow, est jugée faible : il faut dire qu’elle a été réalisée pour moins d’un million d’euros, dix fois moins que le coût d’une étude classique.
    Le gouvernement a tout de même fait des choix importants. L’État fédéral procédera lui-même aux expropriations. Le consortium aura cinq ans, à partir de la mise à disposition de l’ensemble des emprises, pour ouvrir la ligne. Mais la grande option retenue fait frémir les spécialistes historiques de la grande vitesse. Le contrat doit être attribué au moins offrant, à un consortium chargé de l’intégralité du projet. 70 % de la note viendront de la moindre participation demandée à l’État, et 30 % du plus bas coût demandé au voyageur pour un billet de 2e classe. Ensuite seulement, et une fois le choix fait, seront ouvertes deux enveloppes, une sur l’offre technique, une sur les garanties financières. L’appel d’offres va donc être jugé sur deux critères comptables. Ce qui ne peut qu’avantager les Chinois. Soit un scénario proche de celui de l’Arabie saoudite.
     

    François DUMONT

  • Alstom poursuivi pour surfacturation à São Paulo

    Le 8 janvier, selon le numéro de Challenges daté du 14 janvier, le ministère public brésilien aurait saisi la première chambre d’instruction des finances publiques de l’Etat de São Paulo du dossier des surfacturations du métro de la ville, dans lequel est impliqué Alstom. L’hebdomadaire précise que le 2 décembre, le tribunal des comptes de l’Etat de São Paulo a considéré qu’un contrat de 110 millions de dollars (76 millions d’euros) datant de 2005 était entaché d’irrégularités.

  • Nouveau calendrier pour Campinas – São Paulo – Rio

    Selon un calendrier qu’on savait très optimiste, l’appel d’offres pour la LGV Rio – São Paulo – Campinas devait sortir en octobre 2009. Le 18 décembre, un schéma de principe a été mis en ligne et transmis pour avis au Tribunal de Contas da Union (l’équivalent de notre Conseil constitutionnel). Selon le nouveau calendrier présenté par Paulo Sergio dos Passos, secrétaire exécutif du ministère des Transports, l’avis d’appel public à concurrence sera publié le 3 février prochain, avec un délai de réponse de 90 jours. Le choix du consortium sera fait en juin, avec comme principal critère la plus faible demande de financement de la part de l’Etat, qui doit apporter 60 % de la facture. Les Brésiliens veulent signer avant l’élection présidentielle, qui aura lieu en octobre 2010. Les travaux devraient s’achever en 2015, pour une mise en service mi-2016, et non en 2014 comme initialement prévu. Les Français (Alstom et SNCF) n’ont pas encore pris la décision formelle de se présenter. Les Coréens et les Japonais sont très actifs sur ce dossier.

  • Comment la French Touch l’a emporté à Brasília

    Le 28 septembre, la TaM (Transports de l’agglomération de Montpellier) a été choisie par l’Agence française de développement (AFD) pour conseiller la capitale brésilienne dans la réalisation de sa future ligne de tramway. Une délégation brésilienne s’était rendue dans plusieurs villes françaises en 2008. Les techniciens de Brasília viendront se former à Montpellier, tandis que ceux du Languedoc-Roussillon iront passer une centaine de jours sur place. Ils assisteront les Brésiliens dans des domaines comme les parkings de rabattement, le plan de circulation avec priorité au feu, l’intégration urbaine. « Nous les assisterons également dans l’accompagnement des travaux afin de minimiser au maximum la gêne dans la vie urbaine, ajoute dans un communiqué Marc Le Tourneur, directeur de TaM. Ou encore pour des points clés comme le fonctionnement du poste central de commande, la définition des règles d’exploitation ou la formation du personnel. » C’est une nouvelle étape dans une relation déjà bien nouée. Les liens entre Montpellier et Brasília vont d’ailleurs donner lieu à deux accords. A côté de l’assistance technique désormais conclue, va s’ajouter un second volet, concernant la requalification urbaine. A l’origine de l’intervention de Montpellier, l’Agence française de développement (AFD). Comme le souligne Xavier Hoang, responsable de projet énergie, transport, environnement de l’AFD, « on s’était dit que l’échéance de la Coupe du monde allait intéresser un certain nombre d’hommes politiques. A Brasília, Gaspar de Souza, le directeur général de Metrô-DF, l’exploitant du métro, connaissait bien cette technologie. On a examiné les possibilités de financement d’un VLT. Mais on a senti qu’il fallait faire la preuve que c’était le bon système. C’est le premier projet de ce genre au Brésil, qui avait eu des vieux tramways, type cable-car. Ce sera en fait un mode de transport innovant, autant que le BRT à Curitiba ». C’est pourquoi l’AFD a financé l’expertise de Montpellier, et une première mission confiée à Marc Le Tourneur. Le plan directeur initial, financé par la Banque interaméricaine de développement, prévoyait un BRT. Le VLT représentera en fait la première ligne de ce réseau, dont l’essentiel reste promis au BRT. D’abord opposée au tramway, puis réticente, la Banque interaméricaine était ensuite prête à le cofinancer, ce qui finalement ne s’est pas fait. L’AFD est restée seule en piste, à côté du district fédéral. Or même si le financement de l’AFD est « délié », ne contraignant pas le pays qui en bénéficie à faire appel à des entreprises françaises, c’est bien Alstom qui l’a emporté, contre Siemens. Plus précisément, Metrô-DF, l’exploitant, a lancé un appel d’offres pour un marché unique, comprenant l’étude détaillée, la construction et allant jusqu’à la mise en service. L’appel d’offres a porté sur l’ensemble de la ligne (22 km) alors que la première partie représente 8,7 km. Metrô-DF a reçu de plus, de la part du district fédéral, délégation de construire les lignes de BRT mais ne les exploitera pas. La construction de ces lignes a aujourd’hui commencé. Comme nous le disait de son côté Marc Le Tourneur à Brasília, début septembre : « Ce qu’on fait à Montpellier a de la cohérence, a séduit Brasília et l’AFD : politique très forte d’équipement, politique globale de déplacements. Nous avons un péage urbain qui fonctionne à partir du stationnement : aucune place de stationnement n’est gratuite dans la “ville de 1900” et dans Antigone. Nous pouvons amener des recommandations sur l’intégration des modes ». Plus encore, ce qui séduit les Brésiliens, selon Marc Le Tourneur, « c’est la French Touch. Qu’il n’y ait pas de dominante technicienne. S’il y avait eu une telle dominante, il n’y aurait pas de gazon pour les voies du tram, ni d’arbres le long. C’est tout cela qui fait la French Touch ». « Pour les Brésiliens, assure Marc Le Tourneur, le tram est l’occasion de redonner de la place au vélo et au piéton sur la W3. » De redonner du lustre à cette très large artère, traversant les ailes sud et nord, conçue comme une grande avenue commerciale mais qui a périclité du fait des désagréments d’une gigantesque circulation. L’idée est bel et bien de renouveler la W3 grâce au tram.
     

    François DUMONT

  • Brasília se convertit au tram

    Le Brésil sera le premier pays d’Amérique à voir circuler un train à grande vitesse. C’est au moins probable. Et Brasília sera, à coup sûr, la première ville d’Amérique latine à mettre en service un VLT (Veículo Leve sobre Trilhos), en d’autres termes un tramway. Il n’y a pas si longtemps, on eût parlé de révolution culturelle. Selon les métaphores aujourd’hui de rigueur, on dira qu’en adoptant le tramway Brasília change de logiciel. Ou que le VLT est contraire à son ADN. A cinquante ans, Brasília va muter. Le cinquantenaire de Brasília sera célébré en avril 2010. La ville a été créée pour l’automobile. Dans l’ensemble du pays, le président Juscelino Kubitschek avait parallèlement mis en place une industrie automobile, devenue la cinquième au monde, et supprimé une grande partie des relations ferroviaires. La capitale s’est inspirée de la charte d’Athènes de 1933, qui prévoit la séparation fonctionnelle au sein des villes : ici le travail, là les loisirs, là encore le commerce, les universités ou les hôpitaux. Elle transpose, mais dans le milieu peu dense de la ville américaine (type Los Angeles, pas New York) le plan Voisin programmé pour Paris. Le Corbusier l’avait rêvé, Lucio Costa l’a fait. Par définition, une telle ville crée du transport. Pas de problème, la solution est là : l’automobile, à la portée de tout un chacun. Cinquante ans plus tard, le piéton y est toujours aussi désemparé, et s’avance dans le plan d’un urbaniste qui l’a exclu. Ce n’est qu’à grand-peine qu’on ose traverser les immenses avenues où les feux pour interrompre la circulation sont rares et la plupart du temps destinés aux seules automobiles. Pour aller du ministère de l’Agriculture à celui de l’Education, dans ce qu’on appellerait ailleurs le centre-ville et qui porte le nom de plan pilote, le fonctionnaire non motorisé devrait traverser à pied une avenue à six voies, un terre-plein gazonné d’environ 200 mètres de large, une seconde avenue à six voies. Autant prendre sa voiture. Comme dit un habitant : « Si tu n’as pas de voiture, c’est ton problème et c’est tant pis pour toi. » On ne peut pourtant pas dire que le transport public soit inconnu. Il y a un réseau de métro, en Y, d’une quarantaine de kilomètres qui, partant de l’axe monumental, dessert l’aile sud du plan pilote, et devient assez vite un RER, joignant la ville programmée, prévue pour 500 000 habitants, à certaines de ses satellites, dont Aguas Claras, résidence-dortoir en construction. De plus, de nombreux, de trop nombreux bus, desservent la ville du plan pilote et les alentours. Le tramway prendra place sur une énorme avenue croisant l’axe historique, la W3, où passent aujourd’hui plus de 150 lignes de bus. Ce sont des bus comme ceux de Bogotá avant le Transmilenio, de Santiago avant le Transantiago ou, pour rester au Brésil, d’avant Curitiba : polluants, appartenant à des microsociétés familiales dont les chauffeurs, payés à la recette, desservent les stations populeuses, ignorent les autres, n’ont pas toujours de permis de conduire. C’est en fait un réseau de BRT (Bus Rapid Transit), et pas de VLT, que la ville avait adopté, sous l’impulsion de la Banque interaméricaine de développement, afin de rendre aux habitants, qui connaissent eux aussi la congestion automobile, un service digne de ce nom. Après un savant travail de lobbying français, un tramway, fourni par Alstom, desservira l’une des lignes de ce réseau. La mutation n’affectera pas tout le corps de la ville, loin de là. Mais pour les partisans du tramway, l’essentiel est acquis : la modernité d’il y a cinquante ans avoue ses limites. La capitale de l’utopie automobile sera la vitrine du tramway.
     

    François?DUMONT