Étiquette : bureau d’études

  • Inde : Systra acquiert une société d’ingénierie

    La société d’ingénierie ferroviaire Systra a procédé à sa première grande acquisition hors des frontières françaises en Inde, où elle a repris la société SAI Consulting Engineers Pvt Ltd, a annoncé son président du directoire Pierre Verzat, au quotidien Le Figaro du 11 novembre.
    Installé à Ahmedabad, dans l’Etat du Gujarat (ouest), SAI Consulting Engineers travaille dans de nombreux secteurs du BTP et des grands travaux. L’entreprise emploie 600 personnes et a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 11 millions d’euros, dont près d’un tiers à l’international. 
    Cette acquisition va permettre d’étoffer les équipes de Systra déjà présente dans un pays où les projets d’infrastructures ferroviaires se multiplient, comme « de nouvelles lignes pour les voyageurs mais aussi de corridors dédiés au fret », souligne Pierre Verzat. « Nous devrions doubler notre chiffre d’affaires en Inde dans les cinq ans ».
    Pierre Verzat s’est fixé pour objectif de doubler le chiffre d’affaires de la filiale commune de la RATP et de la SNCF pour le porter à 800 millions d’euros à l’horizon 2018. Cela pourrait passer par de nouvelles acquisitions, notamment au Brésil, en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, a ajouté le dirigeant.  
     
  • Les études de la ligne 3 du métro de Lima confiées à un groupement mené par Ingérop

    L’agence d’investissement privé du Pérou, Proinversión, a confié au groupement international constitué d’Ingérop, mandataire, PricewaterhouseCoopers, Bustren, Alpha Consult et MetropolitanaMilanese, les études de la ligne 3 du métro de Lima, qui traversera la capitale du nord au sud sur 30 kilomètres. Le contrat porte sur 11 millions d’euros.
    « La prestation assurée par le groupement comporte une première phase d’études comparatives de variantes de tracés, complétée par une analyse de rentabilité socio-économique. Elle comprend une modélisation du trafic, un diagnostic de l’existant, ainsi qu’une série d’analyses comparatives sur plusieurs grands sujets techniques (modes d’excavation, systèmes, exploitation)« , explique Ingérop dans un communiqué du 23 septembre. « Dans une deuxième phase, et sur la base d’une large campagne géotechnique, des études de conception seront réalisées pour définir l’ensemble de l’infrastructure de cette ligne de métro automatique de grande capacité« .

    Le groupement sera enfin chargé de rédiger un cahier des charges en vue du lancement d’un appel d’offres international pour la concession de la ligne 3.

  • Rouen confie la maitrise d’œuvre de son BHNS à SCE

    La société nantaise SCE, filiale de Keran – Groupe SCE (groupehuit, Naomis, Créocéan, SCE), vient d’être mandatée par la Métropole Rouen Normandie, pour la réalisation de la maîtrise d’oeuvre complète de la ligne ANS (axe nord-sud) du futur BHNS de l’agglomération rouennaise, en groupement avec Attica (Yves Couloume et son agence locale Atelier Lignes), Sogeti (ingénierie rouennaise) et Arcadis.

    Partant du centre-ville (Bouligrin) pour aller dans le sud de l’agglomération (Zénith de Grand Quevilly) via le pont Guillaume Le Conquérant, la ligne traversera à termes 6 communes sur 8,5 km. Les travaux d’un montant prévisionnel de 45 M€, démarreront à l’automne 2016 pour une finalisation prévue à l’été 2018.  

  • Brésil : Setec remporte un contrat d’ingéniérie pour le métro de São Paulo

    Setec Hidrobrasileira, la filiale brésilienne du groupe d’ingénierie Setec, vient de remporter un contrat d’expertise de 21,5 millions d’euros pour une mission d’ingénieur indépendant de 78 mois, relative au contrat de concession de la future ligne 6 du métro de São Paulo. Setec Hidrobrasileira est associé à l’ingénieriste brésilien Concremat, au sein du consortium « Move São Paulo », composé des entreprises Oderbrecht, Quiroz Galvao, UTC Participações et du Fonds Eco Realty.

    Le contrat de concession attribué à Move São Paulo concerne le financement, les études, la réalisation, l’entretien et l’exploitation de la nouvelle ligne, longue de 15,9 kilomètres, intégrant 15 stations. Outre la construction de cette ligne, le contrat inclut l’achat et l’entretien du matériel roulant. La mise en service est prévue en 2020.

    Au coeur du consortium, le groupement « Concremat – setec » a pour mission de garantir que l’exécution des prestations est conforme aux dispositions contractuelles, notamment en termes de planning, de programme fonctionnel et technique pendant les phases d’études, de construction et de démarrage de l’exploitation. 

  • Vietnam : Daelim Industrial construira une ligne de métro aérien dans Hanoï

    Le Sud-Coréen Daelim Industrial, spécialisé dans la construction et le génie civil, a annoncé, le 11 avril, avoir obtenu un contrat de 84 millions de dollars pour la construction d’une ligne de train léger au Vietnam. L’accord prévoit la construction d’une voie ferroviaire surélevée longue de 8,5 km située dans le centre de Hanoï. Les travaux commenceront en mai et devraient durer une trentaine de mois.

    C’est le premier le contrat de projet ferroviaire que Daelim Industrial obtient dans ce pays. Le Vietnam a actuellement l’intention de construire huit lignes de transport ferroviaire à Hanoï, selon Daelim. «Le projet peut nous offrir de nouvelles opportunités afin de développer ces domaines d’activités », a indiqué l’entreprise. 

  • Pérou : les espagnols ACS et FCC construiront la ligne 2 et une partie de la 4 du métro de Lima

    Un consortium mené par les groupes espagnols ACS et FCC a remporté un contrat de 3,9 milliards d’euros pour la construction de la ligne 2 du métro de Lima ainsi qu’une partie de la ligne 4, ont annoncé le 28 mars, les deux groupes.

    Le consortium, nommé Nuevo metro de Lima est mené par Dragados et Iridium, filiales d’ACS, le numéro un espagnol du BTP, et par FCC à travers sa filiale Vialia. Il associe également deux groupes italiens, Impregilo et Ansaldo, ainsi que l’entreprise péruvienne Cosapi.

    Le projet doit durer cinq ans pour la phase de construction – générant plus de 3 000 emplois –, suivis de 30 ans d’exploitation.

    La ligne 2, d’une longueur de 27 kilomètres, traversera Lima sur un axe est-ouest depuis le district de Ate jusqu’à Callao, le port de Lima où FCC effectue déjà des travaux. Une fois en service, elle devrait être empruntée par 600 000 personnes chaque jour qui devraient gagner jusqu’à une heure et demie par rapport à leur trajet actuel, en voiture, qui prend 2 heures 20.

    La ligne 4 reliera, elle, la capitale à l’aéroport sur huit kilomètres.

    ACS et FCC totalisent « de nombreuses références en matière de construction et d’exploitation de lignes de métro » à travers le monde, notamment à New York, Toronto, Panama, Londres, Copenhague ou Rome.

  • Kazakhstan : Systra chargée des études en vue du TGV Almaty – Astana

    Le président du Kazakhstan voit les choses en grand. En vue de l’exposition universelle de 2017, il espère avoir inauguré une ligne à grande vitesse de 1 000 km entre l’ancienne et la nouvelle capitale, son pays Astana et Almaty. Systra a remporté un contrat pour la supervision des études et de la construction auprès des chemins de fer Kazakhes (KTZ). « Cette liaison à grande vitesse d’une longueur totale de 1 000 km effectuée à 250 km/h traversera une zone de steppe désertique de plus de 500 km soumise à des conditions climatiques extrêmes pouvant enregistrer des variations de température de 75° entre l’été et l’hiver. Le tracé comporte le franchissement du lac Balkhash via un ouvrage d’art d’une longueur de 10 km », indique Systra dans son communiqué. L’autre challenge réside dans les délais très courts (4 ans) pour mener à bien un tel projet. De tels délais pour la construction d’une LGV n’ont à ce jour pas été observés ailleurs qu’en Chine. De mauvais augure pour les industriels européens ?

  • Algérie : bientôt des études pour le métro d’Oran

    Suite à l’appel d’offres lancé en septembre dernier, l’Entreprise du métro d’Alger (Ema) a annoncé le 23 mai avoir attribué les études de conception de la première ligne du métro d’Oran à l’espagnol Sener Ingeniería y Sistemas SA pour près de 13 millions d’euros. Ce bureau d’études aura 30 mois pour rendre sa copie, à compter de la signature du contrat qui interviendra après l’accord de la Commission nationale des marchés publics (CNMP). Le projet de première ligne compte 22 kilomètres. L’Ema compte ensuite lancer l’appel d’offres pour la réalisation du projet clés en main et le groupe public Cosider, qui a réalisé plusieurs tronçons du métro d’Alger, serait intéressé selon le site Tout sur l’Algérie. La deuxième ville du pays a également une ligne de tramway qui est en cours de réalisation par la filiale espagnole d’Alstom.
     

  • Irak : Systra chargé des études du métro souterrain de Bagdad

    Une délégation de la mairie de Bagdad vient de signer avec Systra, au siège du groupe à Paris, le contrat pour les études d’avant-projet sommaire du métro souterrain de Bagdad et la préparation des documents d’appels d’offres, en vue de sélectionner l’entreprise qui sera chargée de la conception et de la construction. Selon le communiqué publié le 18 mai par Systra, le réseau de métro souterrain de Bagdad comportera deux lignes, l’une d’environ 22 km, l’autre de 18 km, avec un intervalle entre stations d’un kilomètre environ. Ce projet de métro souterrain constituera l’ossature des futurs projets de transport de la capitale irakienne. Une vingtaine de personnes seront mobilisées sur ce projet et travailleront depuis Paris. Les prestations doivent commencer incessamment et dureront 18 mois. Rappelons que lors de la présentation des vœux pour l’année 2011, Pierre Mongin, président de Systra, avait annoncé la prochaine finalisation de ce contrat.
     

  • Le métro de Chennai en chantier

    Le métro de Chennai en chantier

    Chennai, avec environ 8 millions d’habitants, est la quatrième ville d’Inde. C’est en 2015 que l’ancienne Madras, capitale du Tamil Nadu, aura ses deux nouvelles lignes de métro. Le métro, réalisé sous maîtrise d’ouvrage public, a fait tout d’abord l’objet d’une étude de faisabilité réalisée par DMRL (Delhi Metro Rail Limited), société publique qui donne le ton en Inde pour les métros. C’est d’ailleurs à son image qu’a été créée, par l’état du Tamil Nadu et l’Etat fédéral, la CMRL (Chennai Metro Rail Limited), chargée de la maîtrise d’ouvrage. Après les études préliminaires, et à la suite d’un appel d’offres, le consortium Embye a été désigné general consultant, en d’autres termes chargé de la maîtrise d’œuvre générale du projet. Ce consortium regroupe les sociétés Egis, Aecom, l’indien Barsyl, l’agence japonaise d’architectes YEC, sous la direction d’Egis Rail.

    L’ensemble des missions, confié au consortium pour un montant de 75 millions d’euros, va des études d’avant-projet (preliminary design) à la rédaction des dossiers d’appel d’offres, à la supervision des travaux, au testing & commissioning, jusqu’à la mise en exploitation. Type de rôle qu’Egis Rail connaît bien avec les tramways français. C’est un enjeu majeur pour le groupe en Inde, qui tient à rappeler que le savoir-faire français dans le transport public et ferroviaire n’est pas uniquement celui de Systra. Un concurrent lui-même actif en Inde, par exemple avec le métro de Bombay, réalisé, lui, en PPP.

    Le contrat de Chennai a été attribué au deuxième trimestre 2009, et les travaux sont aujourd’hui en cours, pour une ouverture qui aura lieu en deux phases. Une première en 2013, une deuxième en mars 2015. « Le calendrier est tenu, on est très, très bien », assure Philippe Amat, directeur des projets rail et transports urbains chez Egis.

    Les viaducs ont été contractualisés et sont en cours d’édification, la partie souterraine est en examen, le matériel roulant sera fourni par Alstom, et les appels d’offres système et énergie sont en cours de jugement. En mars 2011, tous les marchés seront attribués.

    L’investissement est évalué à environ 3,3 milliards de dollars US. Le projet est financé à hauteur de 60 % par un prêt de la Japan International Cooperation Agency (prêt non lié, comme en témoigne notamment la commande de matériel passée à Alstom). Le reste de l’investissement est assuré à parts égales par le Tamil Nadu et par l’Etat fédéral.

    Le métro de Chennai est aux standards indiens, qui le font plus ressembler à un RER qu’à un métro français. Les voitures sont à grand gabarit, environ 22 m de long pour 3 m de large. Les trains circuleront sous caténaire électrifiée en 25 kV, le roulement sera de type fer-fer. Type de métro qu’on retrouve à Bombay, à Calcutta ou à Hyderabad. Pas question pour l’instant de systèmes de contrôle commande type CBTC, on en reste à l’ATP. La première mise en service (2013) se fera avec des intervalles de 6 minutes. Avec la deuxième (mars 2015), on passera à des intervalles de 4 minutes et demie, puis, à mesure de l’augmentation des besoins en capacité, à 3 minutes et demie. De plus, les rames, au départ composées de 4 voitures, le seront ensuite de 6. On envisage un trafic pour l’ensemble du système de l’ordre de 500 000 personnes, les deux sens confondus, pour atteindre rapidement 1 million de personnes. Soit une part significative des déplacements aujourd’hui évalués à 11 millions par jour et qui, d’ici 2015, n’auront fait que croître.
     

     

    EGIS EN TERRE INDIENNE

    Avec 45 villes millionnaires en habitants, l’Inde se lance dans un vaste programme de transports publics. Le ministre fédéral du Développement urbain l’a dit à des membres de la délégation française qui accompagnaient en Inde, début décembre, Nicolas Sarkozy : le programme de développement urbain (transports, aménagement) se montait jusqu’à présent à 22 milliards par an. Le plan actuel arrive à son terme et doit être triplé lors du prochain programme quinquennal, qui commence en avril. A plus long terme, l’objectif serait d’investir 60 milliards par an pendant vingt ans. Parmi ces programmes, le développement des métros.

    De quoi intéresser Egis, qui réalise déjà un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros en Inde, et dont le directeur général, Nicolas Jachiet, était du voyage présidentiel. Le groupe dispose en Inde, avec Egis India, fort de 850 collaborateurs, de sa principale implantation internationale. Le groupe est aujourd’hui présent en maîtrise d’œuvre dans les métros de Chennai (anciennement Madras), Kolkata (Calcutta), ainsi que, pour des missions plus spécifiques, dans ceux de Delhi et de Mumbai (Bombay). Dans le ferroviaire lourd, il est aussi présent, avec Arep, dans la rénovation de l’ancienne Victoria Station de Mumbai.

    Le métier initial d’Egis reste cependant son premier métier en Inde, où l’ingénierie de la route représente 60 % du CA. Mais un autre métier classique du groupe est appelé à se développer : l’exploitation d’infrastructures, routières ou aéroportuaires. Egis Road Operation a créé avec un partenaire indien, DSC Ltd, Egis Infra Management India. Cette société vient de se voir confier pour cinq ans l’exploitation de Delhi – Gurgaon, autoroute de 28 km, ouverte en janvier 2008, reliant la capitale à une ville satellite. Le groupe gère de ce fait l’un des plus importants péages autoroutiers au monde, avec 200 000 véhicules/jour. Et le contrat se traduit par le transfert de 1 100 agents au sein du groupe Egis.

    Autre axe de développement pour Egis, lié à la reprise récente de Iosis : le génie civil nucléaire, du fait des contrats signés le 10 décembre avec l’Inde concernant deux EPR. L’ensemble du groupe, selon Nicolas Jachiet, DG d’Egis, est aujourd’hui sur une croissance de 50 % en Inde.