Étiquette : Bus

  • Un réseau gratuit et des investissements records pour les transports de Montpellier

    Un réseau gratuit et des investissements records pour les transports de Montpellier

    Depuis le 21 décembre 2023, les 500 000 habitants de la métropole de Montpellier voyagent gratuitement sur les bus et les tramways. Une facilité qui s’accompagne de très lourds investissements pour de nouveaux matériels et de nouvelles lignes.

     

    La mesure faisait partie du programme électoral du maire Michaël Delafosse lors des élections de 2020 : rendre les transports publics totalement gratuits pour tous les habitants de la métropole. À l’échelle de Montpellier, cela représente un bassin de population d’un demi-million d’habitants. Du jamais vu en Europe. Jusqu’à présent, la gratuité s’est appliquée dans des villes moyennes comme Dunkerque ou Châteauroux. Avec Montpellier, c’est un très vaste réseau de transport qui devient accessible avec ses quatre et bientôt cinq lignes de tramway, et plus d’une quarantaine de lignes de bus. En 2025 s’y ajoutera un nouveau réseau de bus à haut niveau de service (BHNS) appelés « trambus » poussant jusqu’aux quatre coins d’une métropole de 31 communes. Dès lors se pose la question de la mise en oeuvre de la gratuité à une telle échelle et de son coût pour la collectivité. Autrement dit, est-ce une bonne ou une mauvaise idée ? À dire vrai, le sujet fait largement débat et la mesure compte quasiment autant de partisans que de détracteurs. Du côté des soutiens, il y a bien sûr les habitants, premiers concernés, pour qui la gratuité offre un intérêt pratique (plus de titre à acheter) et bien sûr financier. Pour l’exploitant, la gratuité permet d’économiser sur l’impression des titres et leur mise en vente.

  • Rome augmente la taxe de séjour pour soutenir ses transports urbains

    Depuis le 1er septembre, la municipalité de Rome a augmenté la taxe de séjour sur les hébergements en campings (2 euros) et dans les hôtels (7 euros par exemple pour les 5 étoiles) dévoile le quotidien Le Figaro du 3 septembre. En France, un projet de loi avait été discuté avant l’été, mais finalement rejeté par le Parlement. Parmi les détracteurs, les organisations professionnelles de l’hôtellerie, mais aussi le secrétariat d’Etat au tourisme et son ministère de tutelle les affaires étrangères, qui craignaient des effets négatifs sur la venue des touristes à Paris et France. 
    L’objectif du projet français était de financer les transports publics. C’est aussi le but à Rome, où la municipalité souhaiterait, explique Le Figaro, renflouer les caisses des transports urbains, largement déficitaires. Sur son site, la Ville explique que cette nouvelle taxe de séjour serait utilisée « en partie pour les dépenses pour le mobilier urbain, le décor et la promotion du tourisme ». 
  • Mobilité : 14 tendances pour 2014

    Mobilité : 14 tendances pour 2014

     

    1. Le passager devient informateur
    A l’image de Tranquilien, l’application pour smartphone qui renseigne le voyageur sur la cohue ou non dans telle ou telle voiture d’un Transilien, c’est désormais le crowdsourcing – littéralement « approvisionnement par la foule » – qui est l’avenir de l’information voyageurs sur mobile. Même s’il y a encore beaucoup à dire sur les applis officielles des réseaux (lire aussi notre dossier « 80 applis pour mieux voyager » VR&T n° 561, mars 2014), place à l’ère du collaboratif !
    Tranquilien, par exemple, combine un modèle prédictif issu des bases de données SNCF et les informations envoyées directement par les usagers, qui sont ensuite vérifiées grâce à la géolocalisation, représentant en quelque sorte la deuxième « arme » des développeurs de l’avenir.
    La géolocalisation – active ou passive –, possible grâce au GPS du smartphone ou au signal GSM, permet d’offrir des services sophistiqués comme Wayz-Up, du covoiturage en entreprise pour les trajets domicile – travail. Un service souple et sans inscription préalable puisque l’appli fait le boulot pour vous : il suffit de garder le smartphone dans la poche, de réaliser son trajet et à l’arrivée Wayz-Up vous liste des covoitureurs qui ont rempli une demande le long du parcours. Magique ! A Stockholm, IBM a aussi expérimenté un système de gestion du trafic qui s’appuie sur les données anonymisées des téléphones cellulaires des automobilistes.
    En matière de transports en commun, le produit emblématique n’est autre que Moovit, une appli communautaire, reposant sur le partage d’informations en direct entre utilisateurs, amalgamées aux données officielles des transporteurs. Inspirée de Waze, l’appli de navigation pour automobilistes, elle fournit un itinéraire de remplacement si nécessaire. Waze qui couvre plus de 100 villes totalise plus de 3,5 millions de requêtes quotidiennes de par le monde. Reste un point crucial : pour une meilleure efficacité du crowdsourcing, il faudra que les réseaux de transports souterrains soient équipés en 3G ou 4G… 
    Cécile NANGERONI
     
    2. Le voyage s’affiche en temps réel
    Totalement dépassé l’indicateur horaire ? Désormais, le voyageur veut savoir combien de temps il mettra pour arriver à destination. Pour lui faciliter la vie, place donc à l’information « intelligente » en temps réel. « Prochain bus dans 4 minutes », « Arrivée Place de la République dans 11 minutes », « Il reste 2 vélos en libre service à la station Avenue-du-Général-de-Gaulle »…
    Pour que toutes ces informations s’affichent sur les écrans installés aux arrêts des transports publics ou embarqués à bord des véhicules, bus, trams, métros ou trains, il faut un puissant système d’information du voyageur (SIV) couplé à un système aide à l’exploitation (SAE). Ce sont les SAEIV, parfois appelés transports intelligents. Ces systèmes collectent automatiquement la position de chaque véhicule d’un réseau afin d’aider à la régulation du trafic. Il gère aussi les situations perturbées, recalculant instantanément un itinéraire, annonçant l’information à chaque conducteur sur son pupitre, à chaque arrêt concerné, et jusque sur le smartphone des voyageurs qui en ont fait la demande.
    Les SAEIV peuvent aussi collecter les informations de la billettique embarquée, ou rassembler des données propres à chaque véhicule comme la consommation de carburant, ou l’usure de pièces en vue de la maintenance préventive. Les SAE permettent également de gérer les services, par exemple les heures de prise de conduite, puisque les conducteurs s’identifient lorsqu’ils prennent le volant.
    Tout est théoriquement possible, dès lors que les véhicules sont équipés de capteurs pour enregistrer les informations et les transmettre. Pour aller plus loin, il faudra lever un obstacle : faire dialoguer « les systèmes informatiques des différents réseaux tous modes confondus qui ne parlent pas la même « langue » », explique-t-on chez Ineo Systrans, leader dans les SAEIV des réseaux urbain qui équipe 110 réseaux en France dont celui de Rennes, Dijon, Grenoble, ou dans le monde à Dubaï, Edimbourg ou Québec. A terme, et en rêvant un peu, on peu imaginer une automatisation toujours plus grande, pourquoi pas pilotée par les SAE ?
    Yann GOUBIN
     
    3. Les titres s’affranchissent des bornes
    Les titres de transport en papier cartonné sont en voie de disparition. Les voyageurs occasionnels, derniers utilisateurs de ces modèles, sont de plus en plus poussés vers les modèles sans contact, identiques, dans leur format et leur fonctionnement, aux cartes que les abonnés utilisent depuis de nombreuses années.
    Pourquoi les convertir ? Parce les non-abonnés représentent les deux tiers des usagers d’un réseau, partagés entre environ 40 % de voyageurs empruntant les transports une à deux fois par semaine, et 20 % d’utilisateurs très exceptionnels. Or, ces clients font parfois perdre du temps aux chauffeurs de bus chargés de la vente à bord. C’est justement cet inconvénient qui avait poussé le réseau de Belfort à supprimer ce type de vente, puis à passer au sans contact en 2008.
    De son côté, pour convaincre ses « occasionnels », Nantes associe à sa carte LibertTan, comme beaucoup de réseaux, le post-paiement qui permet à l’usager de ne payer les trajets qu’à la fin du mois suivant en fonction des voyages effectués. Quatre mois après son lancement, cette carte a été délivrée à 13 000 clients, soit, en extrapolant, près de 39 000 sur un an. Bien au-delà des prévisions de la Semitan qui, en octobre 2013, espérait fidéliser 20 % des 100 000 usagers qui utilisent en moyenne l’équivalent de deux carnets de dix tickets par mois. L’étape suivante, c’est de faire de ces cartes… des multicarte. Comme Nantes qui veut y intégrer le paiement des véhicules en libre service ou en autopartage, et même le stationnement payant. La carte multimodale existe déjà à Belfort, où le pass Optymo, permet de payer vélos et voitures en libre service, également en post-paiement.
    Parallèlement au développement des cartes sans contact, le paiement par téléphone peine à se développer, faute d’un parc de téléphones NFC suffisant et du partage du pouvoir entre opérateurs de transports et de téléphonie. Quant à la carte bancaire, permettant de payer le tramway, lancée en 2011, par la BPCE à Reims, elle pourrait être élargie, à la fin de l’année, à l’ensemble des nouvelles cartes bancaires accordées dans l’agglomération rémoise, pour les clients qui en ferait la demande.

     

    4. Les Led éclairent « à la carte »
    Dans une gare, une station de métro, un arrêt de bus, comme à l’intérieur des véhicules, la lumière ne s’éteint jamais. Et cela finit par coûter cher. A la RATP, par exemple, l’éclairage représente 12 % de la consommation électrique totale de l’entreprise. Comment faire baisser la facture ? En choisissant la technologie Led qui permet de moins consommer d’électricité tout en conservant une puissance lumineuse égale. Pour un watt consommé, le Led produit 110 lumens, l’unité internationale de puissance lumineuse. En comparaison, une ampoule à filament produit seulement 12 lumens par watt consommé. Le tube fluorescent faisait un peu mieux, avec 150 lm/W, mais avec l’inconvénient de diffuser à 360° donc de perdre une partie de cette puissance puisqu’elle est réfléchie par un support. Ainsi, à la RATP, « on a estimé à 64 % l’économie d’énergie avec un niveau d’éclairement identique », dit Gilles Riemenschneider, chef de projet Relamping éclairage Led du réseau RER et Métro à la RATP.
    Non seulement la technologie Led est moins gourmande, mais elle est plus « durable ». « Avec la technologie Led, on passera à un échange de toutes nos sources lumineuses tous les cinq ans contre un renouvellement tous les deux ans », poursuit Gilles Riemenschneider. Par ailleurs, sa petite taille – plus ou moins celle de la pointe rouge d’une allumette – la rend plus modulable. Fonctionnant par multiple pour atteindre la puissance souhaitée, il suffit de les assembler selon ses besoins : en ligne, en carré, en disque. Elle ne nécessite pas de tensions élevées. Il faut même réduire les classiques tensions 220 V ou 380 V, pour qu’elle fonctionne. En se contentant de 48 V, 12 V ou même 9 V, des tensions plus facilement fournies dans le matériel roulant et les véhicules de transports publics, la Led y trouve là toute sa pertinence. Elle permet de surcroît une lumière dynamique, qui peut changer selon l’heure ou l’usage. Alstom travaillerait par exemple à des plafonds de voitures qui pourraient changer de couleur à l’approche d’une gare pour annoncer le prochain arrêt. Et dans les couloirs du métro, on pourrait imaginer des Led, dont l’intensité lumineuse, serait renforcée au passage des voyageurs. Les Led permettent aussi de changer la couleur émise, pour mettre en scène le bâtiment, comme à Bruxelles, où l’entrée de la gare centrale sur la Grand-Place a été dotée d’un éclairage de couleur en décembre 2013. Et elles éclairent aussi la gare de Turin-Porta-Susa, depuis sa construction en 2008.
    Y. G.
     
    Ces articles constituent le début du dossier dont vous avez lu 20 %. Pour accéder aux 80 % restant, cliquez sur les articles ci-dessous.
     

    lire aussi notre dossier « 80 applis pour mieux voyager » 
  • Transports gratuits aussi à Bordeaux, au Mans, à Grenoble, à Reims et à Rouen

    Après Paris et Caen, d’autres villes de France adoptent la même règle de gratuité des transports en commun, le 14 mars, alors que plus de trente départements ont été touchés, la veille, par des alertes maximales à la pollution aux particules.
    Parmi elle, Grenoble, où la gratuité sera testé le 14 mars et reconduite les jours suivants en fonction des conditions météorologiques. La décision sera prise dans l’après-midi du 14 mars.
    Au Mans, c’est une première, Jean-Claude Boulard, le président de l’agglomération Le Mans Métropole a accepté la proposition de Jean-François Soulard, président de la Setram, de rendre les transports et les parkings relais, gratuits les 14 et 15 mars, jusqu’à la fin du service (1 heure du matin).
    Même mesure à Reims. L’ensemble des bus et trams de l’agglomération rémoise seront gratuits de l’ouverture du réseau, le 14 mars à 5 heures, jusqu’à la fermeture du réseau le soir même. Et là encore, cette gratuité pourrait être reconduite en fonction de la météo.
    A Bordeaux, bus, tramways, les navettes fluviales BatCub, les parcs-relais et les vélos en libre-service, Vcub sont gratuits jusqu’au dimanche 16 inclus.  
     

  • Les transports de Caen gratuits aussi les 14 et 15 mars à cause de la pollution

    L’Ile-de-France n’est pas la seule région de France à subir le pic de pollution. Aussi, Viacités, le syndicat des transports de l’agglomération caennaise a annoncé la gratuité des bus et des tramways, les 14 et 15 mars, au soir.

    Si les conditions météorologiques n’évoluaient pas, la mesure sera reconduite dimanche. Pour le syndicat des transports, la gratuité représente un manque à gagner de 49 000 euros.

    De son côté, la ville de Caen, « après un échange avec le préfet » a décidé de la gratuité du stationnement pour les résidents jusqu’à la fin de la semaine. Les vélos en libre-service, les V’eol, seront également gratuits. 

  • Pic de pollution : les transports gratuits en Ile-de-France

    Après les services Autolib, et Vélib, ce sont les transports en commun en Ile-de-France (métros, tramways, RER, trains et bus) qui seront gratuits du 14 mars, à 5h 30, à dimanche soir, vers 1 h 30 du matin.

    Cette mesure doit inciter les automobilistes à délaisser leur voiture durant le pic de pollution, a précisé Jean-Paul Huchon président du Stif, le 13 mars, au troisième jour de seuil d’alerte maximum.

    « Considérant les risques importants pour la santé des Franciliens, j’ai décidé, en lien avec le gouvernement, d’assurer la gratuité des transports publics dans toute la région pendant toute la durée du pic de pollution », a dit Jean-Paul Huchon, président de la Région Ile-de-France et à ce titre à la tête de l’autorité organisatrice des transports.

    De son côté, Pierre Serne, vice-président EELV du Stif, rappelle que « si le pic de pollution devait perdurer, le préfet devra au plus tôt mettre en place la circulation alternée en Ile-de-France comme prévue par les textes ».

  • La Fnaut présente son programme idéal pour les municipales

    amoindrir le rôle de la voiture en ville, explique la FNAUT qui a présenté début mars ce qu’elle voudrait voir dans les programmes des candidats aux élections municipales. La Fédération nationale des associations d’usagers des transports souhaite que la circulation soit rédhibitoire pour les automobilistes. Le manque de places de parking n’est pas un problème selon elle car cela permettrait le report sur d’autres modes de transport.

    L’élargissement des couloirs de bus et l’aménagement de pistes cyclables est également une des solutions prônées par l’association, qui souhaite plus de cyclistes en France, avec pour modèle les Pays-Bas. La réduction de la vitesse en ville à 30 km/h fait aussi partie des mesures fortes aux yeux de l’association, une mesure qui devrait assurer plus de sécurité et de confort aux piétons et aux cyclistes.

    La Fnaut prône aussi le développement de l’autopartage, permettant de mutualiser l’utilisation d’un véhicule et de ne payer que le temps d’utilisation. Mais elle déplore le manque de médiatisation de ce service, qui serait plus avantageux que les systèmes de type Autolib’. Selon la fédération, le système parisien de location en libre service de véhicule électrique est une « fausse bonne idée » : il pousserait les utilisateurs à utiliser une voiture quand ils pourraient s’en passer.

    L’association demande enfin aux candidats aux municipales d’avoir une vision globale, par exemple en concevant les nouveaux logements et commerces autour des axes « lourds » de transport collectif, notamment le tramway, jugé comme idéal pour la ville.

    Pour financer les transports publics, la Fnaut soutient l’idée du péage urbain. Une participation de tous les automobilistes au financement des transports en commun pourrait également se faire via une légère augmentation des taxes sur le carburant.

    Quant à la gratuité des transports publics, la FNAUT est clairement contre. Elle se positionne pour une « tarification solidaire », qui serait légèrement plus chère pour l’ensemble des voyageurs, avec des réductions pour les plus faibles revenus.

    A. N. 

  • Le réseau de bus-tram de Reims en Technicolor pour les fêtes de fin d’année

    Le réseau de bus-tram de Reims en Technicolor pour les fêtes de fin d’année

    En l’espace d’une nuit, le réseau Bus-­Tram de l’agglomération de Reims a mis « ses habits de lumière » pour les fêtes de
    fin d’année. Les 2 000 néons blancs à l’intérieur des 144 bus et des 18 trams ont été remplacés par des néons de couleurs bleu, vert ,jaune et rose, créant ainsi au petit matin un effet de surprise pour les voyageurs. Dans la lignée du concept couleur initié pour le tramway de Reims en 2011 par les designers Ruedi Baur pour la livrée des rames et Sovann Kim pour les stations, les bus et les trams sont passés à la couleur de l’intérieur, offrant aux passagers la possibilité de voyager en technicolor. Les couleurs se reflètent et se fondent différemment à l’intérieur des habitacles créant des ambiances contrastées et futuristes

  • Journée du transport public 2013 : zoom sur les trajets domicile – travail

    Alors que 73 % des actifs se rendent au travail en voiture selon l’Insee, la Journée du transport public du 18 septembre se donne pour mission de « convaincre des millions de salariés de passer aux transports collectifs », assure Jean-Pierre Farandou, président du GIE organisateur. En dehors de la lutte contre la congestion et la pollution, des enjeux moins connus : « de sécurité routière car 16 % des accidents mortels ont lieu en se rendant au travail ou lors de trajets professionnels, et de conditions de travail puisque c’est aussi deux accidents du travail sur trois ». Il y a enfin un discours économique à mettre en avant en temps de crise : « pour un trajet moyen de 11 km, il en coûte moins de un euro en TC et 3 euros en voiture », poursuit-il. Un déplacement sur quatre est un trajet domicile – travail, et d’après une étude du commissariat général au développement durable, six millions d’actifs pourraient facilement changer leurs habitudes. Plus de 200 collectivités participeront à cette 7e JTP (promos, jeux, rencontres…).
    Les nouvelles solutions de mobilité en entreprise, c’est par ailleurs le thème de travail du tout nouveau Club de la mobilité durable fondé par Athlon Car Lease, Accenture, Carbox/Mobivia et Regus, qui vient de réaliser un baromètre selon lequel 53 % des dirigeants souhaitent favoriser les alternatives au tout-voiture.

  • A Lille, carte unique et post-paiement en juin

    A Lille, carte unique et post-paiement en juin

    «Il s’agit d’une révolution, le système est unique en France, 30 ans après le VAL, nous pouvons nous réjouir d’être encore à la pointe en matière de service aux usagers. » Martine Aubry n’a pas boudé son plaisir en annonçant le lancement tant attendu de la billettique sans contact pour les transports en commun lillois. A partir du 25 juin, l’ensemble des voyageurs, qu’ils soient abonnés, usagers occasionnels ou touristes de passage, pourront voyager avec une seule carte. Pass Pass sera valable pour l’ensemble des modes de transports : le métro, le bus, le tramway, le TER, les cars Arc en Ciel, les V’Lille et les réseaux d’autopartage. A la différence du pass Navigo parisien, pas aussi multimodal. La bascule est par ailleurs totale, les tickets de métro disparaîtront dès la fin juin. Le service offre une certaine souplesse. Les usagers réguliers et les abonnés disposeront de leur carte personnelle. Une carte non personnalisée a aussi été imaginée, notamment pour les familles ou des gens accueillant des non lillois en déplacement. Pour plus de facilité, les abonnements pourront désormais être glissants, et démarrer n’importe quel jour du mois. La formule « Liberté » permettra à des utilisateurs occasionnels de payer leurs déplacements le mois suivant, le système appliquant la tarification la moins chère. Exemple : au bout de 10 trajets uniques, le tarif du carnet sera appliqué. La carte sera disponible et rechargeable dans le métro, les bus et sur Internet. « Ce sera très simple pour l’utilisateur, mais la complexité technologique est inouïe », a ajouté Eric Quiquet, vice-président aux transports de Lille Métropole. 120 000 personnes se seraient déjà inscrites pour obtenir leur carte. Et pour cause, le service était initialement prévu pour septembre 2012. Un retard expliqué par la difficulté d’intégrer l’ensemble des systèmes informatiques concernés, qui coûtera à Parkeon, le prestataire, 320 000 euros de pénalités. Porté en intégralité par Lille Métropole Communauté urbaine, l’investissement, à l’origine estimé à 27 millions d’euros, a été ramené à 21 millions d’euros.    

    M. R.