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Étiquette : Chine

Les Chinois comptent sur ce train pour battre le record de grande vitesse
On lui trouve l’allure d’un sabre ou d’un avion. Le 23 décembre à Qingdao, le prototype d’un nouveau train à grande vitesse chinois a été dévoilé : le CRH 500, ainsi appelé parce qu’il est censé atteindre les 500 km/h, voire 600 km/h lors d’essais. Au-delà du record français de 574,8 km/h. Le train, de conception et de fabrication purement chinoise, selon les médias officiels, a été réalisé par CSR Sifang. Son développement a été approuvé en janvier 2011 par le ministère des Chemins de fer, et par celui des Sciences et de la Technologie. Depuis cette date, l’accident de Wenzhou a changé la donne. Il n’empêche que les Chinois poursuivent leur programme de grande vitesse. Même s’ils vont moins vite qu’auparavant.
Chine : ouverture de la LGV Shenzhen – Canton
La ligne à grande vitesse de 102 km reliant Shenzhen à Guangzhou (Canton), capitale de la province du Guangdong, est entrée en service le 26 décembre 2011. Celle-ci devrait se prolonger jusqu’à Hongkong d’ici 2015. Selon l’agence Chine nouvelle, la construction de cette ligne – qui constitue un tronçon de la future ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Pékin à Hongkong, actuellement en construction – a coûté 20,4 milliards de yuans (2,5 milliards d’euros). Après la fin des travaux, le trajet entre Pékin et Shenzhen ne prendra plus que 10 heures, contre 23 heures actuellement. Toujours selon Chine nouvelle, 36 paires de navettes roulent chaque jour sur la ligne Guangzhou – Shenzhen. Le trajet prend 35 minutes à une vitesse maximale de 300 km/h.

La Chine, invitée surprise du tram de Tours
Pour ses bordures de lignes en granit et le pavage des stations et de l’esplanade de la gare, le Sitcat (Syndicat des transports de l’agglomération de Tours) a retenu des pierres chinoises. Des appels d’offres de fourniture et de pose ont en effet été remportés, pour un montant de plus de 5,5 millions d’euros, par une société orléanaise qui se fournit en Chine. Un choix qui a entraîné un débat local et une polémique alimentée par certaines entreprises. Le Sitcat a répondu par un communiqué pour rappeler que ces marchés « ont été votés à l’unanimité par l’ensemble des élus du Sitcat, maître d’ouvrage de la ligne du tramway. Les offres retenues sont, comme la loi nous y oblige, celles qui répondent au mieux, d’une part, aux critères énoncés dans le cahier des charges (qualité, capacité à extraire, à façonner et à livrer des quantités importantes, homogènes et dans les délais impartis) et, d’autre part, aux conditions financières les meilleures ». Et d’ajouter que ces matériaux chinois sont utilisés dans tous les grands chantiers urbains français. Le Sitcat précise en outre qu’il « a retenu les matériaux de 3 carrières françaises pour les 40 000 m2 de pierres calcaires qui seront posées dans le centre-ville » et appelle donc à cesser cette « polémique stérile ».

Des « TGV » chinois retirés pour vérification remis en service
La Chine a annoncé le 14 novembre la remise en service de 54 trains à grande vitesse de la ligne Pékin – Shanghaï rappelés après la collision, le 23 juillet, de deux trains à grande vitesse chinois qui avait provoqué la mort de 40 personnes et suscité de graves inquiétudes sur la sécurité du réseau chinois en plein essor. Ces 54 « TGV » chinois vont être remis en service après avoir bénéficié de « modifications », selon l’agence Chine nouvelle. Si tout se déroule bien, tous les trains devraient reprendre du service d’ici au 6 décembre. Début novembre, la presse chinoise a rapporté que le gouvernement prévoyait d’injecter 23 milliards d’euros dans des projets ferroviaires paralysés à la suite de ce grave accident. Le réseau de LGV chinois, inauguré il y a seulement quatre ans, a connu un essor fulgurant pour devenir le plus vaste du monde. Il doit passer de 8 358 km fin 2010 à plus de 13 000 km en 2012 et à 16 000 km en 2020.
Accident dans le métro de Shanghaï
270 blessés, la plupart, légers. Tel est le bilan de la collision entre deux rames de la ligne 10 du métro de Shanghaï, à proximité de la station de Laoximen, le 27 septembre dernier. Les observateurs soulignent les similitudes apparentes entre cet accident et la catastrophe de Wenzhou, en juillet dernier, mettant en cause deux trains à grande vitesse : comme à Wenzhou, l’une des deux rames de métro était immobilisée et la seconde l’a percutée, à cause d’un défaut probable de la signalisation sur laquelle une panne avait été détectée 40 minutes avant le drame, obligeant les conducteurs à passer en mode manuel. Un incident analogue du système de signalisation de la ligne 10 – fourni par Casco Signal, joint-venture entre Alstom et le Chinois CRSC – avait déjà eu lieu le 28 juillet dernier, provoquant un changement de direction erroné d’une rame. D’autres problèmes ont par ailleurs récemment affecté la ligne 10. En août dernier, un court-circuit avait ainsi arrêté une rame et obligé ses passagers à évacuer via la cabine de pilotage. Pour rappel, la ligne 10, inaugurée en avril 2010 – et son extension jusqu’à l’aéroport de Hongqiao en décembre 2010 – relie, sur 29,6 km et 27 stations, la ville nouvelle de Jiangwan au centre de Shanghaï.
François Boucher
JCDecaux gérera la publicité du métro de Chongqing
JCDecaux Advertising, filiale détenue à 100 % par JCDecaux, a annoncé le 20 septembre avoir remporté le contrat exclusif de publicité des lignes 1 et 3 du métro de Chongqing. Ce contrat d’une durée de 15 ans – dont le montant n’est pas précisé – concerne la communication extérieure sur les quais, dans les gares et dans les couloirs de ces deux lignes. Avec cet accord, JCDecaux, « qui exploitait déjà la ligne 2, gérera la publicité de l’ensemble des lignes du métro de Chongqing », indique-t-il. Le premier tronçon de la ligne 1 et les deux premiers tronçons de la ligne 3 sont progressivement mis en service depuis juillet 2011. Une fois terminé, le réseau ferroviaire urbain de cette ville chinoise d’environ 30 millions d’habitants atteindra plus de 75 km.

Chine : deux trains à grande vitesse entrent en collision
La collision qui a eu lieu le 23 juillet aux environs de la ville de Wenzhou, dans la province du Fujian, entre deux trains à grande vitesse, le D3115 assurant la liaison Hangzhou – Fuzhou, et le D301 roulant entre Pékin et Fuzhou, a fait 35 morts et entre 192 et 210 blessés selon les sources. Le mauvais temps semble être à l’origine de l’accident : le D3115 – de modèle CRH2, basé sur le Shinkansen E2 japonais, capable de rouler à 250 km/h – a été frappé par la foudre qui a causé une panne d’une nature encore à définir, et a dû s’immobiliser sur la voie. Le D301 – également un CRH2 – qui le suivait, l’a percuté peu après. Pourquoi ne s’est-il pas arrêté à son tour ? Là encore, l’orage fournit un élément immédiat d’explication : la foudre aurait, outre le D3115, frappé et endommagé un élément du système de sécurité installé sur la voie, destiné à alerter les rames en circulation des incidents de trafic.
Le D301 n’aurait donc pas été conscient de l’immobilisation du D3115. Pour mémoire, la foudre avait déjà été récemment à l’origine de l’immobilisation d’un train sur la ligne Pékin – Shanghai, dans le cadre d’une série d’incidents ayant sévèrement perturbé le trafic. Aussi bien, si les causes météorologiques avancées sont les bonnes, n’est-il pas légitime de se demander pourquoi le système s’y avère aussi sensible ? S’agit-il d’un défaut de conception, ou d’entretien ? La presse chinoise demande une enquête serrée et un renforcement des conditions de sécurité. Ainsi du China Daily : « La grande vitesse exige des standards d’excellence sur tout : les matériaux employés, la construction des lignes, le matériel roulant. Les voies et systèmes de communication doivent être plus fréquemment inspectés, sans tolérer erreurs ni ménagement des efforts… Le Ministère des chemins de fer doit tirer les leçons de l’accident et en investiguer sérieusement les causes… »Ce dernier a pour l’heure réaffirmé sa confiance dans son réseau à grande vitesse, tout en limogeant trois responsables du Bureau des chemins de fer de Shanghai, dans la circonscription duquel à eu lieu l’accident : Long Jing, He Shengli et Li Jia, respectivement directeur, directeur-adjoint et chef du Parti dudit Bureau.
Autre conséquence du drame : les actions – déjà mises à mal au début de l’année par le scandale de corruption ayant conduit à la mise à pied du ministre des chemins de fer Liu Zhijun – de China South Railway Locomotive and Rolling Stock Corp (CSR) et de China Railway Group, entreprises impliquées, soit directement soit via leurs filiales, dans la fourniture du matériel roulant et équipements et la construction de la ligne théâtre de l’accident, ont très fortement chuté aux bourses de Shanghai et/ou Hongkong où elles sont cotées. La valeur de CNR, le grand rival de CSR, a également chuté : les analystes estiment qu’à terme, l’ensemble des entreprises ferroviaires chinoises pourraient être objet de défiance de la part des investisseurs, dans la perspective d’une possible remise en cause du programme à grande vitesse chinois.
Série noire sur la LGV Pékin Shanghai
Une série d’incidents a récemment occasionné le retard de plusieurs dizaines de rames sur la nouvelle ligne à grande vitesse Pékin – Shanghai : un court-circuit dans le système d’alimentation électrique provoqué par un orage a immobilisé 19 trains, un pantographe défaillant 30 autres, et un faux contact dans le transformateur du système de traction a empêché une rame de dépasser les 160 km/h. Le ministère chinois des Chemins de fer (MOR) s’est excusé auprès des usagers, tout en soulignant que la nouvelle ligne, en phase de rodage, avait vu 85,6 % de ses trains arrivés à l’heure depuis son inauguration le 30 juin 2011, et qu’enfin, les incidents survenus n’avaient en aucun cas affecté la sécurité des passagers. Il n’empêche que des voix s’élèvent pour reprocher au MOR d’avoir précipité la mise en service de la liaison, longue de 1 318 km, pour qu’elle coïncidât avec le 90e anniversaire du Parti communiste, au détriment d’une ultime phase de tests. Les compagnies aériennes semblent tabler sur la poursuite des difficultés : après avoir baissé leurs tarifs Pékin – Shanghai pour rester compétitifs face au train rapide – dont le trafic moyen est de 165 000 passagers/jour – elles les relèvent à nouveau.

Chine : des trains à grande vitesse contrefaçon du Shinkansen ?
Kawasaki Heavy Industries et Japan Rail menacent de surveiller et éventuellement contrer tout dépôt de brevet à l’étranger par la Chine, relativement au train à grande vitesse CRH 380A, pour violation de leurs droits de propriété intellectuelle. Les deux entreprises estiment en effet que les CRH 380A, mis au point par le fabricant chinois de matériel roulant CSR Sifang et roulant sur la toute nouvelle ligne à grande vitesse Pékin – Shanghaï, ont pour base les CRH2 développés par elles en partenariat avec ledit CSR Sifang en s’inspirant du Shinkansen série E2. Faux, réplique le ministère chinois des Chemins de fer, qui met en avant les nombreuses innovations propres aux CRH 380A et des caractéristiques techniques différentes, à commencer par la vitesse maximale : 380 km/h pour le CRH 380A contre 250 km/h aux CRH2 et Shinkansen E2. Plus globalement, le ministère avance le fait que la Chine a déjà déposé chez elle 1 900 brevets relatifs aux technologies de la grande vitesse et s’apprête à en déposer 481 autres pour illustrer l’originalité de la R&D chinoise en la matière.
Knorr Bremse fournira le freinage de 512 voitures du métro de Pékin
Knorr Bremse a annoncé avoir remporté « sa plus grosse commande pour un métro en Asie » : 64 rames de 8 voitures construites par son partenaire CNR Changchun Railway Vehicles (CRC) pour la ligne 6 du métro de Pékin. Chiffrée à 25 millions d’euros, cette commande qui sera produite en Chine dans l’usine du freiniste allemand à Suzhou comprend la commande (EP2000), les compresseurs (VV120) et la timonerie de frein pour les 512 voitures en question. La ligne 6 de Pékin, qui comptera à terme 27 stations sur un tracé de près de 43 km, doit ouvrir en deux étapes entre 2012 et 2015. Au total, Knorr Bremse a remporté quatre contrats pour le freinage des rames de sept lignes du métro de Pékin.