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Chine : deux chantiers de lignes à grande vitesse arrêtés
Le ministère chinois de l’Environnement a ordonné l’arrêt de la construction de la ligne à grande vitesse de 261 km de long devant relier, à la vitesse de 350 km/h, les villes de Tianjin et Qinhuangdao, dans le Hebei. Cet ordre exceptionnel serait motivé par le fait que le chantier avait subi des modifications importantes sans que le ministère de l’Environnement soit consulté et donne son avis. Ledit ministère avait déjà, fin avril, exigé l’arrêt d’un autre chantier, visant la conversion de la ligne conventionnelle Qingdao – Jinan, dans la province du Shandong, en une ligne à grande vitesse (250 km/h) qui n’avait pas passé les tests d’impact sur l’environnement. On ne sait pas encore exactement si ces ordres sont définitifs ou temporaires. Adressés aux entreprises en charge des chantiers, et non directement au ministère des Chemins de fer (MOR), ils évitent de faire perdre la face à ce dernier, qui n’en est pas moins incontestablement le destinataire final. L’avenir dira si ces injonctions constituent les premiers éléments d’une véritable stratégie pour geler ou freiner le programme à grande vitesse chinois, passablement critiqué dans le pays depuis la mise à pied pour corruption de l’ancien patron du MOR, Liu Zhijun.

Chine : la grande vitesse en question
A partir du mois de juillet, les trains à grande vitesse chinois seront limités à 300 km/h, alors qu’ils atteignent parfois 350 km/h, a déclaré le 14 avril le nouveau ministre des Chemins de fer, Sheng Guangzu, dans une interview au Quotidien du peuple. « Il y aura des trains directs, d’autres marqueront des arrêts dans chaque région, et il y aura le choix entre deux prix pour satisfaire les besoins de tous les usagers », a proclamé le ministre. Les travailleurs migrants ont du mal à s’offrir des TGV de plus en plus chers et sont obligés de se rabattre sur des trains lents de plus en plus rares. Cette mesure doit permettre aussi de renforcer la sécurité des trains. La Chine possède le premier réseau de lignes à grande et très grande vitesse au monde, long de 8 358 km. Le réseau doit être étendu à 13 000 km en 2012 et à 16 000 km en 2020. La ligne Pékin – Shanghaï, 1 300 km, qui doit ouvrir en juin, devait être circulée à 350 km/h, comme sur celle déjà ouverte entre Wuhan et Canton. Au total, la Chine va investir entre 2011 et 2015 quelque 2 800 milliards de yuans (296 milliards d’euros) pour construire environ 30 000 km de lignes de chemin de fer, selon le ministre.
(D’après AFP)

La DB relance sa ligne de fret entre la Chine et l’Allemagne
Transporter des marchandises entre la Chine et l’Allemagne par voie de chemin de fer : la DB est en passe de remettre sur les rails sa prestigieuse liaison Trans Eurasia Express, deux ans après avoir renoncé à cause de la crise. Début avril, un convoi test chargé d’une cinquantaine de conteneurs est arrivé à Duisbourg dans la Ruhr au terme d’un périple de 10300 km qui avait débuté 16 jours plus tôt à Chongquing dans le Sichuan.
Un trajet « deux fois plus rapide que la voie maritime et moins cher que l’avion », avance la Bahn qui vise l’industrie chimique et automobile ou les fabricants de produits électroniques grand public.
« Nous espérons mettre en place un service régulier entre les deux continents avant la fin de l’année », annonce Karl-Friedrich Rausch, le directeur des activités de fret et de logistique. Il y a deux ans, la compagnie espérait un aller-retour par semaine, avant d’être rattrapée par la crise et l’effondrement des commandes. Cette fois-ci et malgré la reprise soutenue des échanges, la DB se montre prudente et n’avance aucun objectif. Le rythme de croisière « dépendra de la demande », souffle-t-elle.
Au total, le convoi doit traverser sept pays dont le Kazakhstan ou la Biélorussie. Mais contrairement aux essais effectués avant la crise, l’itinéraire passe par le sud de la Mongolie et non plus par le nord. Résultat : un trajet plus long de 2 000 km. Un « détour » toutefois compensé par des contrôles douaniers moins nombreux. Ce nouveau parcours a même fait gagner un jour de voyage au convoi.

Grande vitesse : la Chine ralentit
A partir du mois de juillet, les trains à grande vitesse chinois seront limités à 300 km/h, alors qu’ils atteignent parfois 350 km/h, a déclaré le 14 avril le nouveau ministre des Chemins de fer, Sheng Guangzu, dans une interview au Quotidien du peuple. « Il y aura des trains directs, d’autres marqueront des arrêts dans chaque région, et il y aura le choix entre deux prix pour satisfaire les besoins de tous les usagers », a proclamé le ministre. Les travailleurs migrants ont du mal à s’offrir des TGV de plus en plus chers et sont obligés de se rabattre sur des trains lents de plus en plus rares. Cette mesure doit permettre aussi de renforcer la sécurité des trains. La Chine possède le premier réseau de lignes à grande et très grande vitesse au monde, long de 8 358 km. Le réseau doit être étendu à 13 000 km en 2012 et à 16 000 km en 2020. La ligne Pékin – Shanghaï, 1 300 km, qui doit ouvrir en juin, devait être circulée à 350 km/h, comme sur celle déjà ouverte entre Wuhan et Canton. Au total, la Chine va investir entre 2011 et 2015 quelque 2 800 milliards de yuans (296 milliards d’euros) pour construire environ 30 000 km de lignes de chemin de fer, selon le ministre.

Un scandale en Chine annonciateur de réformes ?
Après le ministre, son subordonné : Liu Zhijun, ex-ministre chinois des chemins de fer (MOR), à peine mis à pied, une autre tête est tombée, celle de Zhang Shuguang, vice-ingénieur en chef du MOR, en charge notamment de toute la R&D du programme grande vitesse, lui aussi écarté pour violation de la discipline. Le terme cacherait, comme pour son patron, la perception de commissions indues et autres détournements.
Au-delà des faits reprochés aux intéressés, le scandale a mis en avant plusieurs problèmes, d’ordres organisationnel, stratégique et financier que plusieurs voix dénoncent désormais ouvertement. Ainsi le magazine chinois Caixin évoque « un MOR au processus décisionnel dictatorial et complexe… aux budgets opérationnels trop peu contrôlés, et aux règles floues dès qu’il s’agit de déterminer les responsabilités lorsque les investissements s’avèrent risqués ».
La grande vitesse rentrerait dans cette dernière catégorie, avec des lignes qui auraient toutes explosé leurs budgets initiaux : +24,7 % pour Canton – Wuhan, +24,3 % pour Zhengzhou – Xian et +67,5 % pour Pékin – Tianjin, d’après le quotidien hongkongais South China Morning Post. Ces lignes connaissant par ailleurs un déficit de fréquentation, d’aucuns doutent qu’elles puissent un jour être rentables.
Le nouveau ministre s’est empressé de rassurer sur ce terrain, en annonçant que la dette du MOR n’était que de 1 800 milliards de yuans (200 milliards d’euros environ), soit 56 % de son capital. Raisonnable, à condition d’en rester là. Mais les 3 500 milliards de yuans de dépenses supplémentaires prévus par le 12e plan quinquennal (2011–2015) pour la grande vitesse risquent de faire s’envoler ce ratio. Andrew Ness, directeur général de CB Richard Ellis, cité par le South China Morning Post, estime qu’il pourrait passer à 76 % dès 2012 et à 100 % en 2020. Soit une situation qui serait beaucoup plus problématique sur le plan financier.
C’est que le MOR est une machine difficile à arrêter. Car si le nouveau ministre parle désormais « d’une politique d’investissement prudente, scientifique, raisonnée et strictement contrôlée », son administration ne s’en vante pas moins d’être encore capable d’accélérer le rythme de construction des lignes à grande vitesse, faisant éventuellement fi des impératifs de sécurité : on en sera à 13 000 km en service fin 2011, objectif initialement prévu pour fin 2012.
Bref, réformer le MOR semble nécessaire pour le remettre sur de bons rails. Reste à savoir quand, et comment : certains parlent d’une opération sur cinq ans avec, comme mesure principale, la séparation de la gestion du réseau et de son exploitation, que Caixin souhaite même voir « s’ouvrir à la concurrence, pour briser les goulets d’étranglement récurrents du système ». A suivre.
L’ancien ministre des Chemins de fer chinois aurait détourné 88 millions d’euros
Liu Zhijun, 58 ans, le ministre des Chemins de fer chinois, révoqué dernièrement aurait détourné plus de 800 millions de yuans (88 millions d’euros), selon la presse officielle. Liu Zhijun, qui supervisait l’énorme programme de développement du réseau, aurait détourné 4 % du montant des contrats qu’il a signés, a indiqué le journal Global Times. Le quotidien ajoute que Liu Zhijun avait au moins dix maîtresses. Selon l’AFP, Liu Zhijun est le plus haut responsable du régime visé par une enquête depuis le limogeage en 2006 du chef du parti communiste de Shanghai, Chen Liangyu, condamné par la suite pour corruption. Le site Radio 86 rapporte que Liu Zhijun avait été « blâmé » par le Conseil d’Etat en 1988 après un accident ferroviaire qui avait fait 72 morts, tandis que son frère Liu Zhixiang, fonctionnaire dans les transports, avait été condamné à mort avec sursis en 2006 pour avoir commandité un assassinat. Selon ce site, la mise à l’écart de Liu Zhijun pourrait résulter des luttes de pouvoir internes.

Le ministre chinois des Chemins de fer accusé de corruption
Liu Zhijun, 58 ans, le ministre chinois des Chemins de fer, fait l’objet d’une enquête pour « violation disciplinaire », selon une dépêche du 12 février de l’agence officielle chinoise XinHua. L’agence cite une déclaration de la Commission centrale de contrôle de la discipline (CCCD) du Parti communiste chinois. Liu Zhijun, 58 ans, a été démis de ses fonctions de chef du parti du ministère. Il serait remplacé à ce poste par Sheng Guangzu, 62 ans, chef de l’administration générale des Douanes. Xinhua précise que Liu Zhijun est le dernier haut officiel à être le sujet d’une enquête dans la campagne de lutte contre la corruption en Chine. C’est sous la gouverne de cet ingénieur, en poste depuis 2003, que la Chine s’est ouverte aux technologies étrangères pour développer son réseau à grande vitesse. Ce réseau se monte, selon un bilan présenté en décembre 2010 par Liu Zhijun, à 7 531 kilomètres (lignes à très grande vitesse et lignes réservées aux voyageurs) et devrait quasiment doubler d’ici la fin 2012 , grâce à 120 milliards d’investissements.
Ouverture de la LGV Beijing – Shanghai en juin
La LGV Beijing – Shanghai sera ouverte à la mi-juin, a annoncé le ministre des Chemins de fer, Liu Zhijun, mardi 4 janvier. La construction de la ligne de 1 318 km avait démarré en avril 2008, pour un coût de 220 milliards de yuans (25 milliards d’euros). Le trajet entre les deux métropoles prendra moins de cinq heures, contre dix aujourd’hui. Dans le nord est, fin 2011, sera ouverte la LGV de 904 km reliant Harbin, la capitale du Heilongjiang, et Dalian, port du Liaoning. Cette ligne, autorisée à 350 km/h, a coûté 98 milliards de yuans (11 milliards d’euros) Liu Zhijun a précisé que la longueur des LGV chinoises a atteint 8 358 km fin 2010. Cette année, le pays compte investir 700 milliards de yuans (80 milliards d’euros) dans la construction de chemins de fer, a-t-il ajouté. La Chine a pour but de disposer d’un réseau de 13 000 km de LGV d’ici la fin 2012. L’année dernière, les trains chinois ont transporté 1,68 milliard de passagers (+9,9 %) et 3,63 milliards de tonnes de marchandises (+9,3 %).
Ouverture d’une ligne ferroviaire à grande vitesse dans l’île de Hainan
Une ligne ferroviaire à grande vitesse est entrée en service, le 30 décembre, dans la province insulaire de Hainan (sud de la Chine). Le chemin de fer Donghuan (Cercle Est), d’une longueur de 308 km, relie les villes de Haikou (capitale de Hainan), de Sanya et nombre de destinations touristiques. A une vitesse de 250 km/h, le trajet en train entre Haikou et Sanya nécessite environ 82 minutes, soit la moitié du temps nécessaire en voiture. Il a fallu plus de trois ans pour construire ce chemin de fer pour un coût de 20,2 milliards de yuans (3 milliards de dollars). Le même jour a marqué le début de la construction de la ligne Cercle Ouest, longue de 345 km. Elle devra également relier Haikou à Sanya, cette fois le long de la côte Ouest, à une vitesse de 250 km/h en pointe.
