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Étiquette : Corée du Sud
Le plus grand aéroport de Corée du sud desservi par le TGV coréen KTX
Dès le 30 juin prochain, l’aéroport d’Incheon, le plus grand de Corée du sud, situé à 52 km à l’ouest de Séoul, sera directement desservi par vingt trains à grande vitesse Korea Train Express (KTX) par jour, grâce à une connexion entre le réseau à grande vitesse et le réseau classique qui dessert la plate forme aéroportuaire.
Ainsi, les voyageurs des grandes villes du pays n’auront plus à passer par les gares de Séoul ou de Yongsan, ni à changer de train.
Cependant, les KTX ne pourront pas rouler à grande vitesse mais adopter celles des trains Airport railroad express (Arex), mettant d’ailleurs le même temps que les Arex soit environ une heure depuis Séoul ou Yongsan pour rejoindre l’aéroport d’Incheon.
Corée du sud : Collision entre deux métros à Séoul
Plus d’une centaine de voyageurs ont été légèrement blessés, le 2 mai, à Séoul dans la collision de deux rames de métro. « Il y a 117 blessés, aucun ne semble l’être grièvement », a déclaré à l’AFP un porte-parole des services d’urgence de la capitale sud-coréenne.
Selon les premiers éléments, il semble qu’une rame était arrêtée en station de Sangwangsimni dans l’est de Séoul, quand l’autre rame arrivant l’a percutée vers 15 h 30 (06 h 30 GMT).
Les deux dernières voitures de la rame immobilisée ont quitté les rails sous l’effet du choc, selon l’agence coréenne Yonhap.
Cet accident survient alors que le pays est encore sous le choc du naufrage le 16 avril d’un ferry transportant 476 personnes, dont 325 lycéens d’un même établissement en voyage scolaire. Quelque 300 passagers, en majorité des jeunes, ont péri ou sont toujours portés disparus dans la catastrophe.
Vietnam : Daelim Industrial construira une ligne de métro aérien dans Hanoï
Le Sud-Coréen Daelim Industrial, spécialisé dans la construction et le génie civil, a annoncé, le 11 avril, avoir obtenu un contrat de 84 millions de dollars pour la construction d’une ligne de train léger au Vietnam. L’accord prévoit la construction d’une voie ferroviaire surélevée longue de 8,5 km située dans le centre de Hanoï. Les travaux commenceront en mai et devraient durer une trentaine de mois.
C’est le premier le contrat de projet ferroviaire que Daelim Industrial obtient dans ce pays. Le Vietnam a actuellement l’intention de construire huit lignes de transport ferroviaire à Hanoï, selon Daelim. «Le projet peut nous offrir de nouvelles opportunités afin de développer ces domaines d’activités », a indiqué l’entreprise.
Corée du Sud : Thales a livré les systèmes ETCS niveau 1 pour deux lignes
Thales a annoncé le 29 mai que sa filiale Thales Autriche avait livré des systèmes ETCS niveau 1 pour deux lignes à grande vitesse en Corée du Sud. Il s’agit de la ligne de Gyeongchun (81 km) et de celle de Jeolla (89 km). Cette dernière desservant Yeozu, ville qui accueille l’Exposition internationale 2012. Selon le groupe français, l’installation de ces systèmes devrait « permettre d’augmenter la vitesse des trains de 80 km/h à 200 km/h et ainsi d’accroître leur fréquence jusqu’à un train toutes les quatre minutes ».
Corée du Sud : le métro transformé en supermarché virtuel
Faire du temps d’attente un temps de shopping. C’était le but de la société britannique Tesco, à travers sa filiale sud-coréenne Home Plus, quand elle a proposé, il y a quelques semaines, aux usagers du métro de faire leurs courses depuis les quais. Le temps d’une campagne de communication, un supermarché virtuel a été rendu accessible à certaines stations. Des photos de produits étaient affichées sur les murs avec un résultat visuel semblable à des rayons de magasins classiques. Pour acheter, il suffisait de scanner les QR Code, ces codes-barres nouvelle génération déjà présents en France, à l’aide d’un smartphone. Le temps de payer en ligne puis de sauter dans sa rame et le client était livré à son arrivée à son domicile. La campagne a obtenu le grand prix Médias la semaine dernière, aux Lions de Cannes, les oscars de la publicité ; la vidéo de présentation a ensuite fait le buzz sur Internet. La firme y explique que ce système lui a permis de devenir numéro un du commerce en ligne. Si cette innovation est possible en Corée du Sud, c’est aussi que le taux d’équipement des habitants en smartphones y est très important. En France, la technologie du paiement sans contact, à l’aide de smartphones bien entendu, n’en est qu’à ses balbutiements. Mais cette campagne préfigurait peut-être les magasins du futur.
http://www.huffingtonpost.com/2011/06/27/south-korea-virtual-supermarket_n_885150.html
Le successeur sud-coréen du TGV a des ennuis
Une rame du train à grande vitesse sud-coréen KTX-II a été rappelée le 11 mai par son constructeur Hyundai Rotem, à la demande de l’exploitant Korail. Deux fissures importantes ont été découvertes dans les structures qui soutiennent les dispositifs – 500 kg situés sous le corps du train – de ralentissement. « Le décrochement de ces dispositifs sur les rails aurait eu pour conséquence le déraillement du train », s’alarme un expert cité par l’agence de presse Yonhap.
Au lendemain de ce rappel, Korail a annoncé une réduction du nombre de voitures et de la fréquence des services à grande vitesse, afin de mener des inspections approfondies de l’ensemble de son matériel roulant. 46 rames du KTX-1 (le TGV Réseau vendu par Alstom en 1994) et 19 rames de son successeur construit localement, le KTX-II, sont en circulation. C’est la première fois qu’un KTX-II est rappelé depuis sa mise en service, en mars 2010. L’incident est le dernier d’une série de défaillances techniques rencontrées par le KTX-II. En février, l’un d’entre eux a déraillé dans un tunnel à Séoul. Ces problèmes fragilisent les ambitions exportatrices de Hyundai Rotem, qui convoite d’importants contrats à l’étranger, notamment au Brésil et en Californie.
Les déboires ferroviaires sud-coréens font aussi irruption dans la rubrique des faits divers : le 4 mai, un passager complètement saoul a forcé l’ouverture d’une porte d’un KTX-1 alors que celui-ci roulait à 300 km/h. Pendant 10 minutes, les violents courants d’air ainsi créés ont provoqué la panique à bord. Arrêté par la police, le passager a déclaré : « Je manquais d’air, alors j’ai ouvert la porte. »
Frédéric OJARDIAS
Une erreur humaine cause le déraillement du KTX-II en Corée
Le 11 février dernier, un KTX qui assurait la liaison entre Séoul et Pusan, les deux plus grandes villes de Corée du Sud, a déraillé. C’est le premier accident de ce type depuis la mise en service du train à grande vitesse, en avril 2004. Ce déraillement de six voitures (sur dix) a eu lieu dans un tunnel, à vitesse réduite. Seul un passager a été légèrement blessé. Le trafic est resté interrompu pendant 29 heures.
Le ministère des Transports, en charge de l’enquête, a pointé une cascade de négligences humaines. A l’origine du déraillement, une pièce mal fixée sur un aiguillage par l’équipe de maintenance, qui a ensuite omis de prévenir le centre de contrôle d’une réparation temporaire faite sur l’appareil de voie. « Si les réparateurs et le centre avaient correctement communiqué avant que le train n’entre dans le tunnel, cet accident aurait pu être prévenu », a conclu le ministère.
Selon la Korail, l’exploitant du réseau, les agents mis en cause étaient des intérimaires, embauchés via des entreprises privées. La Korail a de plus en plus recours à ces travailleurs temporaires. Une pratique qui met en danger la sécurité des trains, a dénoncé le syndicat de l’entreprise.
Le modèle qui a déraillé est un KTX-II : construit par le sud-coréen Hyundai Rotem, c’est le successeur du premier KTX, en fait un dérivé du TGV Réseau vendu par Alstom à la Corée du Sud en 1994. Depuis sa mise en service en mars 2010, le KTX-II a connu une douzaine de pannes. Ce nouvel accident pourrait donc nuire aux ambitions sud-coréennes en matière d’exportation de trains à grande vitesse, alors que Hyundai Rotem ambitionne de décrocher d’importants contrats en Californie et au Brésil.
Mise en service de la ligne KTX Daegu – Busan en Corée
Après de nombreux retards, la ligne Daegu – Busan, longue de 128 km, a été mise en service. Section sud-est de la liaison à grande vitesse (KTX) Séoul – Busan, elle permet de relier les 417 km séparant ces deux villes en 2 heures 18, soit un gain de 22 minutes. L’opérateur Korail espère une hausse de la fréquentation de 27 %, de 106 000 à 135 000 voyageurs/jour. Deux autres lignes KTX sont en cours de construction : celle qui desservira Suseo, au sud de Séoul, à Pyeongtaek, dans la province de Gyeonggi, au nord de la capitale, dont l’achèvement est prévu pour 2014, et celle, longue de 264 km, qui courra vers le sud-ouest du pays à travers la province de Jeolla jusqu’à Mokpo, qui devrait être prête en 2017. D’autres lignes à grande vitesse sont à l’étude, dans le cadre d’un plan du gouvernement visant à rendre accessible en moins de 2 heures de trajet 95 % du territoire coréen, à l’horizon 2020.
Plan de développement de la grande vitesse coréenne
Les autorités coréennes viennent de publier un plan de développement de leur réseau à grande vitesse à l’horizon 2020-2025, dont l’objectif majeur est de réduire à une durée maximale de deux heures 95 % des trajets effectués sur le réseau ferré national et de permettre de doubler son trafic à 770 000 voyageurs par jour à ‘horizon 2025. Deux axes sont privilégiés pour atteindre ce but : d’une part, étendre le réseau KTX, avec l’achèvement et/ou la mise en chantier de nouveaux axes, tels Busan – Daegu (302 km, mise en service d’ici novembre 2010), Daegu – Daejon (164 km, 2014) et Osong – Kwangyu (330 km, 2014.) D’autre part, moderniser le réseau traditionnel pour permettre des dessertes passagers à 230 km/h. Les moyens techniques pour y Arriver ne sont pas détaillés, mais il pourrait s’agir de réajuster les courbes des parcours et/ou d’utiliser des trains pendulaires, indique un expert. Last but not least, un autre projet est évoqué par le plan coréen : celui d’une troisième génération de KTX capable de rouler à 430 km/h…
Lancement des KTX II en Corée du Sud sur deux lignes à grande vitesse
La Corée du Sud rejoint la France, l’Allemagne, le Japon et la Chine dans le club très fermé des pays constructeurs de trains à grande vitesse. Quinze ans après l’achat à Alstom de 46 rames du TGV Réseau (rebaptisé pour l’occasion KTX, ou Korea Train eXpress), son successeur, le KTX II, débute sa mise en service le 2 mars. Il a reçu le nom coréen de KTX-Samcheon, qui signifie « torrent ». Quatre rames par jour sont prévues au début sur chacune des deux lignes à grande vitesse – comprenant encore des tronçons conventionnels – qui traversent le pays : Séoul – Pusan, et l’axe Séoul – Gwangju – Mokpo. Le constructeur est Hyundai Rotem. Six rames ont déjà été achetées par l’exploitant Korail, qui a annoncé l’acquisition de 19 autres en 2010, et de 5 supplémentaires en 2011, pour un coût de 20 millions d’euros pièce. Le développement du KTX II a été initié dès 1996, et a coûté environ 140 millions d’euros. Hyundai Rotem a notamment bénéficié de l’expérience et du savoir-faire acquis lors de la fabrication en Corée de 34 rames du premier KTX : le contrat signé en 1994 avec Alstom prévoyait en effet d’importants transferts de technologies de fabrication. Aujourd’hui, « 87 % du train – en termes de coûts – est constitué de technologies coréennes », explique Choi Sung-hoon, du Korea Railroad Research Institute. Sa version prototype, le HSR 350x, a atteint la vitesse maximale de 352,4 km/h. Ce KTX II est plus court que son prédécesseur : une rame du premier KTX est constituée de 2 motrices, de 2 remorques d’extrémité motorisées, et de 16 remorques classiques. Elle mesure 388 m et peut transporter 935 voyageurs. De son côté, une rame de KTX II ne compte que 2 motrices encadrant 8 remorques, mesure 201 m, et peut emmener 363 voyageurs. Deux rames de KTX II peuvent être couplées en unité multiple. Avec un nombre réduit de voyageurs par voiture, les rames sont plus spacieuses. L’espace entre les sièges a été augmenté de 5 cm, et des classes spéciales « business » et « VIP » ont été ajoutées. Tous les sièges sont pivotants, les Coréens préférant voyager dans le sens de la marche. Corée oblige, le Wifi est prévu dans toutes les voitures. Autres améliorations : la structure des rames est construite dans un alliage d’aluminium au lieu d’acier, les moteurs synchrones du KTX ont été remplacés par des moteurs asynchrones, le système de freinage a été modifié et est désormais contrôlé électriquement, le profil aérodynamique a été revu et enfin l’acoustique dans les tunnels a été améliorée. Ce dernier point est important au pays du Matin-Calme où 46 % du tracé Séoul – Pusan est composé de tunnels. Le lancement en 2004 du premier KTX a été un succès : avec 105 000 passagers par jour et un taux de ponctualité de 97 %, il s’est imposé comme le premier mode de transport sur la ligne Séoul – Pusan, et a pris des parts de marché substantielles au bus et à l’avion. La mise en service du KTX II, elle, « ne devrait pas s’accompagner d’une hausse de la fréquentation », selon M. Jeong Gak-jeol, porte-parole de Korail. La Corée du Sud entend bien à présent exporter sa technologie de trains à grande vitesse. Alors que d’importants appels d’offres internationaux se profilent, notamment au Brésil et en Californie, ce premier lancement commercial fera donc figure de test pour les ambitions coréennes.
Frédéric OJARDIAS