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Une nouvelle vie pour le dépôt de Mohon
Désaffecté depuis 1995, le site de Mohon a bien failli perdre sa finalité ferroviaire. Aujourd’hui, de nouvelles perspectives devraient permettre d’y maintenir une activité directement liée au rail.
Quand on se rend aujourd’hui sur le site de Mohon, on est d’abord frappé par la quiétude du lieu. Difficile d’imaginer qu’il a été jusque dans les années 80 l’un des établissements SNCF les plus importants du réseau Nord-Est. Situé à quelques encablures de la gare de Charleville-Mézières, l’ancien dépôt des engins de traction est encore utilisé comme station-service des automoteurs qui assurent les liaisons TER autour de l’agglomération des Ardennes. Mais le petit poste affecté à cette tâche n’occupe qu’une faible partie du très vaste complexe ferroviaire de 2,5 ha. Le coeur du site est ailleurs. Le dépôt de Mohon, c’est avant tout deux rotondes côte à côte et un très vaste atelier attenant. À l’arrivée sur les lieux, on découvre d’abord une rotonde, presque totalement détruite par un bombardement ou quelque autre cataclysme naturel. En réalité, cette destruction aux trois quarts a été l’oeuvre d’un engin de démolition qui s’employait à faire table rase. Et c’est bien dommage quand il s’agit de bâtiments datant du début du XXe siècle. Cette destruction partielle aura été un mal pour un bien, puisqu’elle a mis en lumière l’intérêt patrimonial du lieu, permettant un classement au titre des Monuments historiques. Juste à côté de cette rotonde en partie détruite, sa jumelle est parfaitement conservée, et nous donne à voir à quoi pouvait ressembler un établissement SNCF dans les grandes heures de la vapeur.

Le centre de maintenance du futur tram de Besançon inauguré
– même le PCC est installé au dépôt de bus de Planoise –, s’étend sur 47000 m2, dont 6500 m² de bâtiments couverts : l’atelier de maintenance (4 600 m2) avec ses six voies spécifiques, l’atelier d’entretien de la voie (500 m2), la station de lavage des rames, utilisant en partie de l’eau collectée sur les toits (750 m2), les locaux techniques (750 m2 de bureaux, magasin, atelier électrique, vestiaire), et les locaux d’exploitation pour les 50 conducteurs (250 m2).
A l’extérieur, l’aire de remisage peut accueillir 20 rames sur 4 voies, extensible à 6 voies, si nécessaire.
Le montant des travaux s’élève à 12 millions d’euros. « Un coût relativement faible par rapport aux autres centres de maintenance », dit Philippe Héry, chef de projet bâtiments à la mission Tram du Grand Besançon.

Ile-de-France : Le tramway T8 en service dès la fin de l’année
Le T8 reliera la Porte de Paris située à Saint-Denis, à Épinay-sur-Seine et Villetaneuse : tronc commun sur Saint-Denis et deux branches, l’une desservant Épinay-sur-Seine, l’autre Villetaneuse. D’une longueur de 8,45 km le T8 ou Tram’Y, nom qui se réfère à son tracé, comporte 17 stations.
Le 26 mai, la RATP a inauguré le site de maintenance et de remisage du tramway T8 implanté à Villetaneuse. A terme, 130 personnes travailleront sur le site dont la conception a fait l’objet d’une démarche environnementale : isolation thermique, recyclage des eaux, 144 panneaux photovoltaïques et des toitures végétalisées.
Au total, la RATP mettra en service 20 Citadis sur le tronçon. Les premières rames ont commencé à être livrées au dépôt, le transfert s’effectuera au rythme de 3 par mois.
La Ratp transportera 55 000 voyageurs par jour, soit 16 millions en un an.
Déminage terminé, Brest peut construire son dépôt
Les bombes font un peu partie du paysage à Brest. Il est rare qu’une opération d’urbanisme ne tombe pas sur un explosif, dans l’une des villes les plus bombardées par les alliés en 1945. La zone du chantier de l’atelier-dépôt du futur tramway de Brest, a dû être évacuée une dernière fois mi-juin pour le désamorçage d’une bombe américaine de 250 kg. Le déminage de cette zone se sera soldé par 16,5 tonnes d’explosifs retirées. Il aura également fallu détruire 11 blockhaus pour finalement pouvoir procéder fin juin à la pose de la première pierre de ce dépôt et centre de maintenance du futur tramway de l’agglomération brestoise. Ce centre technique, qui assumera dépôt, entretien, vérification et nettoyage des 20 rames de tram, abritera aussi le centre de contrôle. Il sera « le maillon essentiel du nouveau dispositif de transport en commun », a indiqué la métropole dans un communiqué. A terme, une centaine de personnes devraient être rattachées à ce site de 7 000 m² orné de 1 279 m² de panneaux photovoltaïques (soit 960 panneaux).
Ansaldo STS agrandit le dépôt du métro de Gênes
La ville de Gênes a attribué à Ansaldo STS l’agrandissement du dépôt de son métro semi-automatisé, à proximité de la station Dinegro, où se situe également le siège de l’entreprise. Chiffrés à 42,3 millions d’euros, ces travaux ont été rendus nécessaires par l’arrivée des nouvelles rames de métro de 39 m et comprennent également la réalisation, en couverture du dépôt, d’un parking pour 150 autos et 50 motos. Ces travaux doivent être terminés fin mars 2012.
Axiom Rail entretient le parc ECR
Le 18 septembre, l’atelier Axiom Rail d’Alizay (sud-est de Rouen) a reçu deux premières locomotives électriques Bombardier Traxx MS, initialement propriété de son unique client Euro Cargo Rail (ECR). Ouvert le 6 juin 2008, le dépôt a accueilli ses premiers engins dans la foulée. Dédié à l’entretien du parc ECR (105 locomotives d’ici fin 2009), le site a été choisi en fonction des flux de trafic de l’opérateur. Les unités opérationnelles (UO) de Rouen et de Calais, deux des plus importantes base d’ECR, sont à proximité. Aujourd’hui, 7 techniciens britanniques et 14 français travaillent dans cet atelier situé au croisement de la ligne Paris – Rouen et de la voie unique qui desservait Gisors. Quatre voies, dont deux équipées de fosses de visite et une d’un système de levage, traversent le bâtiment. Une zone de stockage complète les installations mais ne comporte que quelques pièces usuelles. D’autres sous-ensembles sont remisés en Grande-Bretagne et expédiés sur demande, en 24 heures, par camion. En ce qui concerne les G 1000, G 1206 et G 2000, le constructeur Vossloh assure la livraison de pièces détachées depuis son propre réseau. Alizay est ainsi équipé pour réaliser la maintenance curative ainsi que les cinq types d’examens préventifs. A court terme, divers travaux sont prévus, comme la réfection des voies ou l’adjonction d’un système de levage complémentaire. Le « maintenance control » d’ECR assure la coordination entre l’entretien et la production. L’objectif est que cette dernière soit la moins impactée possible. Une conférence quotidienne entre les deux parties fait le point sur l’état d’avancement des travaux, les délais de remise des engins à l’exploitation, les opérations à prévoir, la charge de l’atelier, etc. « Il s’agit de vérifier qu’Axiom Rail peut absorber la charge définie et qu’ECR est capable de compter tel nombre de locomotives en maintenance », résume Frédérique Bergeot, responsable du site. Par exemple, aujourd’hui, un examen F de 13 jours est à prévoir pour les Class 66. Un plan de maintenance anticipe ces opérations. En termes de moyens humains, Alizay attend de nouveaux collaborateurs. « Nous avons la capacité, tant humaine que matérielle, d’assurer les opérations de maintenance mais pas encore toute la souplesse. Lorsque nous aurons davantage de personnel, nous pourrons accueillir et traiter plus de locomotives en même temps », précise Frédérique Bergeot.
Laurent CHARLIER
Le dépôt du tram d’Angers sera alimenté par des éoliennes
Dans la famille écolo, Angers Loire Métropole veut se placer tout en haut. Pour alimenter les besoins en électricité du centre de maintenance commun aux bus et aux deux futures lignes de tramway (inauguration de la ligne 1 prévue en 2011), la communauté d’agglomération prévoit un large recours aux énergies renouvelables. Pour ce centre de 7 ha situé sur l’ancien site d’un aérodrome au nord-est d’Angers, dans une zone très peu urbanisée, seront plantées deux éoliennes de 4 kW. L’hiver, le centre de maintenance sera chauffé grâce à une chaudière au bois, et le PCC par une pompe à chaleur de 200 kW. Ce bâtiment sera isolé par 300 m2 de toiture végétalisée. 500 m2 de panneaux photovoltaïques (350 sur le PCC et au niveau de la sous-station électrique) viendront compléter le dispositif. Par ailleurs, la couverture du parking des bus par 6 000 m2 de panneaux photovoltaïques est à l’étude. Cette opération serait déléguée à un partenaire qui apporterait les fonds et prendrait ensuite en charge l’exploitation.
La rénovation du dépôt des trams bruxellois touche à sa fin
La rénovation du dépôt des tramways de la STIB (Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles) à Woluwé-Saint-Pierre, prise en charge par CFE Brabant, va s’achever en ce début d’année. Ce site historique classé héberge également le Musée du transport urbain bruxellois. Cette rénovation a concerné le remplacement de la couverture de toiture, la réparation et le renforcement des charpentes d’origine en bois, la restauration des façades, la remise en état du bâtiment d’exploitation et du musée avec l’annexe « 1941 » en préservant leur caractère historique. CFE, qui modernise aussi le dépôt toujours en activité pendant les travaux, vient de choisir un pont roulant Europont équipé d’un palan Verlinde Eurobloc VT (constructeur et exportateur français d’équipements de levage et de manutention) pour la réhabilitation du musée et du dépôt. Commandé par radio et d’une capacité de 1,6 t, il sera utilisé pour la manutention des éléments en toiture des tramways (convertisseurs auxiliaires, caténaire…) dans le cadre des programmes d’entretien et de maintenance des rames. Tous les déplacements, levage, descente, longitudinal, ou transversal sont à variation continue de vitesse. « Le matériel Verlinde proposé par Europa-Levage, distributeur et intégrateur pour la Belgique, proposait une très bonne fiabilité, ainsi que le meilleur rapport qualité/prix du marché », justifie un ingénieur Techniques Spéciales chez CFE. Ce groupe de BTP, dont Vinci détient 47 % du capital, est organisé autour de cinq pôles d’activités. En particulier, la construction et la rénovation d’infrastructures de génie civil et de bâtiments : tunnels, ponts, routes, murs de quais… Et des prestations de travaux multi-techniques comme l’électrification d’infrastructures ou la mise en œuvre de signalisation ferroviaire.
Michel BARBERON