Votre panier est actuellement vide !
Étiquette : Douce

Du dessin en noir et blanc à la 3D
Dans sa nouvelle bande dessinée, François Schuiten aimerait que le lecteur « sente presque le nombre de rivets ». Il aime ancrer son récit dans le détail : « c’est ce qui fait que j’ai du plaisir en dessinant, que je sente la pelle, le poids, le charbon… Il faudrait presque que j’aie des morceaux de charbon devant moi et je veux sentir le feu, les trépidations, je veux sentir l’odeur, je veux tout sentir… » D’où le choix d’une histoire en noir et blanc : « il faut qu’on sente la graisse, qu’on ait les mains sales en quittant le livre, qu’on ait une odeur de fumée… » Aussi contradictoire que cela puisse paraître, c’est de cette proclamation de foi a priori très low tech qu’est venue l’idée de la réalité augmentée ! « J’ai rencontré Dassault Systèmes pour un autre projet et quand ils m’ont montré tout ce qu’ils savaient faire en 3D, j’étais déjà très loin sur La Douce. J’ai alors dit que j’avais un rêve : que cette locomotive, elle sorte du livre, qu’elle existe tellement qu’elle sorte de la tête des lecteurs ! Et les gens de Dassault Systèmes ont été enthousiastes à l’idée de réaliser ça. Donc, c’est un énorme cadeau, parce que ça sera gratuit ! C’est presque un cadeau poétique : tous les gens qui auront le livre pourront accéder à cette réalité augmentée. En manipulant le livre devant la webcam de son ordinateur, le lecteur fera accélérer la locomotive et la transformera ! De l’image du dépôt sur l’écran sortira la locomotive ; elle s’orientera et commencera à voyager, en trouvant ses couleurs définitives. Vous allez voir, ça sera assez incroyable ! »
Plus de détails sur le site http://www.12-ladouce.com/
« La Douce » de Schuiten
Alors que les eaux montent inexorablement et que les vols de métaux se multiplient, l’Entreprise des Transports Publics a décidé de remplacer le chemin de fer, dont les trains à vapeur sont de plus en plus souvent bloqués, par des téléphériques. Après 30 ans aux commandes de la 12.004, alias « La Douce », le mécanicien Léon Van Bel ne veut pas voir disparaître sa machine et ira jusqu’au bout du monde pour la sauver, aidé par Elya, la belle et mystérieuse voleuse de métaux… Voici le point de départ de la nouvelle bande dessinée La Douce, que les éditions Casterman mettront en vente le 18 avril. Une somptueuse histoire en noir et blanc, dont les thèmes et les décors rappellent immanquablement les autres albums dessinés par François Schuiten. Pourtant, La Douce ne s’inscrit pas dans la série des Cités Obscures. Car ce nouvel album a une histoire particulière, liée à la réalisation du futur Musée national des chemins de fer belges dont Schuiten assurera également la scénographie. Un musée dont la star sera la « type 12 » de la SNCB, une locomotive aérodynamique qui assurait en 1939 la relation la plus rapide du monde avec une moyenne frôlant les 130 km/h entre Bruxelles et Ostende. C’est la 12.004, dernière survivante des « type 12 », qui a servi de modèle à La Douce et que l’on pourra retrouver en 3D sur son propre site Internet. Grâce à la réalité augmentée, le lecteur verra même cette locomotive sortir littéralement de sa rotonde sur l’écran de son ordinateur ! Pour le lancement de cette bande dessinée ferroviaire qui fera date, La Vie du Rail s’est rendue à Schaerbeek, à deux pas du futur site du musée ferroviaire belge, pour un entretien avec François Schuiten.