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Dubaï : Alstom livre son premier Citadis
Alstom a livré à l’Autorité des routes et transports du gouvernement de Dubaï la première rame Citadis qui circulera sur la première ligne de tramway de la région du Golfe, le long d’Al Sufouh Road. La commande porte sur un total de onze tramways. Le matériel, dont le design rappelle la forme d’un diamant, a été adapté afin de faire face aux conditions climatiques extrêmes de l’émirat.
Le groupe français fournit également le système de signalisation CBTC Urbalis, la pose des voies, les systèmes de communication, le centre de contrôle des opérations, la maintenance du matériel pour une durée de 13 ans, ainsi que la construction des treize stations que compte cette ligne de 10 km. La mise en service est prévue fin 2014.
La ligne verte du métro de Dubaï inaugurée
Dubaï a inauguré le vendredi 9 septembre la ligne verte de son métro. Le cheikh Mohamed Ben Rached Al-Maktoum, vice-président et Premier ministre des Emirats arabes unis, a donné le coup d’envoi de la nouvelle ligne, longue de 23 km 16 des 18 stations sont opérationnelles. L ‘ouverture, prévue en août 2010, a été retardée, en raison des difficultés financières de l’émirat dans la foulée de la crise mondiale de 2008. La première ligne, ou ligne Rouge, longue de 52 km, avait été inaugurée le 9 septembre 2009. « Depuis cette date et jusqu’au mois d’août 2011, le métro a transporté 84,2 millions de personnes », a déclaré selon l’AFP Mattar al-Tayyer, PDG de l’Autorité du transport et des routes (RTA), ajoutant que la nouvelle ligne devrait servir en moyenne quelque 100 000 passagers par jour d’ici la fin de l’année. Le réseau a été construit par un consortium conduit par Mitsubishi Heavy Industries. Le coût initial du métro, dont le chantier a été lancé en 2005, était de 4,4 milliards de dollars, mais il a explosé, passant à 7,6 milliards de dollars.

Le tramway espéré à Dubaï pour 2014
Le projet de tramway de Dubaï est reparti et devrait, selon les espoirs d’Alstom, voir le jour en 2014, avec trois ans de retard. Mis sous le boisseau suite à la crise financière internationale et au retard pris dans l’acquisition des terrains, le chantier de construction de cette ligne de tramway de 10 km (dont 2 km en viaduc) et de 13 stations a été relancé. Associé au géniciviliste Besix, Alstom Transport est le responsable de ce projet de tramway « clés en main » de 550 millions d’euros (soit 55 millions d’euros du kilomètre, contre 15 à 25 millions pour un projet classique). L’originalité de ce tram tient au particularisme climatique (températures extrêmes, vent de sable, sel) autant qu’à la volonté des autorités locales de s’équiper avec ce qui se fait de mieux. A la clé, une grande première : l’alimentation électrique au sol (APS) sur la totalité de la ligne ; la climatisation et l’accès aux onze rames par portes palières dans la station ; des caméras embarquées et de signalisation (système CBTB Urbalis). Tout comme le métro, le tram longera le front de mer, l’axe le plus embouteillé de Dubaï. Il devrait, selon les projections de trafic, transporter 100 000 passagers par jour. La segmentation des voyageurs devrait se faire comme dans le métro, avec une classe « Gold », une classe réservée aux femmes et enfants, et une dernière classe pour les autres voyageurs. Il reste à la RTA (Road and Transport Authorithy) à préciser le contrat de maintenance qui la liera à Alstom, et à attribuer l’exploitation du tramway, pour laquelle la RATP est sur les rangs. Pour Alstom, ce tram à la face avant ciselée comme un diamant pourrait constituer une magnifique vitrine de son savoir-faire, dans un contexte ou plusieurs villes de la zone Mena ont également des projets de tramways.
Le tramway dAl Safooh repoussé à 2014
Le tramway d’Al Safooh, dont la construction a été gelée pour cause de crise financière, sera achevé en 2014, au lieu d’avril 2011 selon le calendrier initial. C’est ce qu’un représentant de RTA (Roads & Transport Authority), a annoncé fin septembre. La réalisation de la première phase du tramway a été confiée en avril 2008 au consortium ABS (Alstom, Besix et Serco). Cette phase qui comptait initialement 10 km, 13 stations, 11 rames, a été revue l’an dernier à la baisse, avec 9 stations et 8 rames. L’ensemble du système, phase 2 comprise, reviendra à 1,1 milliard d’euros.
Ouverture de cinq nouvelles stations de métro à Dubaï
Cinq stations de la ligne rouge du métro de Dubaï ont été ouvertes le 15 octobre : Nakheel, Jumeirah Lakes Towers, Sharaf DG, First Gulf Bank, Business Bay. Le métro dispose désormais de 26 stations sur un total de 29. Les trois dernières sont terminées, mais elles sont situées dans la zone sud de Jebel Ali, secteur industriel encore partiellement désertique et qui devait faire l’objet d’un développement important avant la crise. Rappelons que le métro de Dubaï a été inauguré le 9 septembre 2009 avec seulement 10 stations. L’ouverture de la ligne verte est prévue pour en août 2011 (elle était à l’origine programmée en janvier 2010). Ce calendrier révisé est respecté, et les essais des trains et des automatismes sont en cours.
Les travaux du tramway Al Safooh interrompus à Dubaï
Selon le site Meed, l’autorité des transports de Dubaï, RTA, a suspendu les travaux du tramway d’Al Safooh, premier tramway du Golfe. Alstom, mandataire du consortium, confirme l’information et précise avoir proposé avec son partenaire Besix une solution de refinancement pour permettre l’achèvement du tramway, dont la mise en service était prévue en 2011.
Mise en service de la ligne rouge à Dubaï reportée à octobre
Après l’inauguration des premières stations, le 9 septembre 2009, et à la suite d’un premier report, la ligne rouge du métro de Dubaï devait être intégralement mise en service le 30 avril. Sept stations seulement ouvriront à cette date, et les 11 stations restantes ne seront desservies qu’en octobre, a annoncé le mardi 13 avril un responsable de Roads and Transport Authority (RTA), l’autorité organisatrice des transports de Dubaï, cité par Arabian Business. Soit plus d’un an après la date prévue.
Un million de personnes en quinze jours pour le métro de Dubaï
Succès pour le métro automatique, pionnier dans la région du Golfe. Seize jours après sa mise en service partielle, le métro de Dubaï a déjà transporté plus d’un million de voyageurs. Selon RTA, l’autorité des transports et des routes de l’émirat, le décompte est très exactement de 1 018 030 passagers sur les 52 km de la ligne rouge, dont 10 des 29 stations ont été ouvertes le 9 septembre. Le Mall of the Emirates a été la station la plus fréquenté avec 192 585 usagers, la seconde est Rashidiya, à l’autre extrémité de la ligne, qui possède un parking de 3 000 places.
Al Safooh, lautre première à Dubaï
Premier Etat du Moyen-Orient à se doter d’un métro automatique sans conducteur, Dubaï innovera aussi avec son tramway, qui doit entrer en service en 2011. Le tramway d’Al Safooh, longeant la côte entre Jumairah et l’hôtel 7 étoiles Burj al Arab, sera le premier du Golfe. Le contrat clés en main a été confié par RTA, en juin 2008, à un consortium Alstom-Besix (groupe belge filiale à 50 % de l’égyptien Orascom) dont Alstom est mandataire. Le contrat comporte le génie civil, l’infrastructure et le matériel. La maintenance, faisant l’objet d’un appel d’offres séparé, est en cours d’attribution. Le montant du contrat (phase 1) est de 500 millions d’euros, dont 280 pour Alstom. Cette phase compte 10 km de ligne (7,3 au sol, 2,5 en viaduc et 0,2 sur trois ponts) et 13 stations. Il s’agira de transporter 3 500 personnes par heure et par sens. 11 rames Citadis 402 devront être livrées. Il s’agira ensuite (phase 2) de construire 4 km et 6 stations de plus, et de fournir 14 rames supplémentaires. Si la première phase n’est pas affectée par la crise financière, l’extension prévue est aujourd’hui repoussée. Séduit par Bordeaux, Dubaï a choisi le système d’alimentation par le sol (APS). Mais l’émirat l’appliquera à toute la ligne, ce qui est une première mondiale. En un sens, c’est plus simple, puisque cela évite les ruptures fil de contact/ APS/fil de contact qui ont causé pas mal de soucis à Bordeaux. Pas facile pour autant de mettre en œuvre l’APS dans un environnement agressif : chaleur, humidité, sable et air salin, les quatre éléments s’y mettent pour compliquer la tache des ingénieurs. Des tests climatiques sont en cours de réalisation, et les sous-systèmes sont testés sur place. Autre particularité, autre casse-tête, la climatisation des stations impose au tram une grande précision dans l’arrêt au droit des portes palières. Marc Chatelard (senior vice-président Europe du Sud d’Alstom Transport, ayant aussi la zone Mena sous sa responsabilité) voit dans cette « tropicalisation » de l’APS l’occasion donnée à Alstom de montrer son savoir-faire. Pour autant, l’application de l’APS ne nécessite pas, précise-t-il, de procédures spécifiques, mais une attention particulière, un « cocooning » du tram. De cette combinaison APS + climatisation, Alstom espère bien faire une vitrine mondiale, et voit dans le tramway d’Al Safooh un « contrat-phare ».
François DUMONT
Le métro de Dubaï toujours pionnier
L’ennui d’une date bien choisie, c’est qu’il faut s’y tenir. Les Chinois avaient décidé que les Jeux olympiques de Pékin commenceraient le 08/08/08. Pas moyen d’échapper à une obligation contractée envers le CIO devant la planète entière. Pari tenu. Dubaï n’avait aucune obligation. L’émirat s’est lié les mains tout seul, en affirmant très vite que son métro automatique ouvrirait ses portes le 09/09/09. Nom de code : 999. Nous y voici. Or, entre la décision et la date butoir, l’inattendu s’est produit : l’effondrement de la finance mondiale, mettant Dubaï à genoux. Adieu les tours, adieu les îles ? Peut-être pas, mais l’émirat doit se résoudre à attendre des jours meilleurs. La tour Burj Dubai, la plus haute du monde, sera finie à la fin de l’année. On y verra l’achèvement d’un cycle plus qu’un tremplin pour un nouvel élan.
Et le métro ? Il ne s’en sort pas si mal. Il aura un peu de retard, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec la crise mondiale. Au terme d’un accord intervenu au printemps entre l’autorité de transport de l’émirat (Roads & Transport Authority, RTA) et le constructeur (Dubai Rail Link Consortium, groupement japonais emmené par Mitsubishi Heavy Industries), dix stations seront ouvertes ce 9 septembre, sur un total de 29 que comporte la ligne rouge. Mais les automatismes fonctionnent, et les stations ouvertes desservent quasiment l’ensemble de la ligne, depuis le terminus de Rashidiya, à l’est, pour s’arrêter, à l’ouest, quelques stations avant le terminus de Jebel Ali. Après tout, ce n’est pas le seul projet qui aura connu quelques décalages.
Au fait, pourquoi le retard ? Pas facile de le savoir. L’émirat étant très sourcilleux sur sa réputation (et ayant été sérieusement épinglé sur les conditions de travail des ouvriers immigrés qui ont fait le métro), les fournisseurs et prestataires sont priés de ne parler que s’ils en ont reçu la formelle autorisation. Il semble que le programme ait pas mal bougé au cours du temps. Les stations du projet initial ne sont plus toutes au même endroit. De plus, leur concept a changé. Comme on est à Dubaï et que les décisions ont été prises avant la crise, on est allé dans le sens du luxe. Exemple : les 25 stations sur Cheikh Zayed Road sont desservies, comme prévu, par des viaducs enjambant cette immense autoroute urbaine mais, désormais, les passerelles sont équipées de tapis roulants : plus lourdes, plus coûteuses, plus complexes à installer. Le design initial des stations, plutôt sobre, a été revu sur une proposition plus clinquante du constructeur, et les stations du métro sont désormais surmontées de dômes plus dorés que nacrés mais imitant, paraît-il, les perles dont la pêche était, avec la piraterie, l’activité principale des habitants de l’émirat. Autre difficulté, technique celle-ci : la climatisation. Le système définitif n’est pas prêt, et le froid sera fourni par des dispositifs mobiles provisoires.
Mais ce ne sont que les classiques aléas d’un projet. Le chantier s’est plutôt bien déroulé. Pas si simple de le réaliser dans des délais assez contraints. Les Japonais se sont donné les moyens, allant jusqu’à employer 30 000 ouvriers. Quelques entreprises françaises aussi ont participé au chantier. Pas trop. En partie faute de candidats. Car si la bataille pour le métro a été sanglante entre Alstom, Siemens et les japonais qui l’ont contre toute attente emporté, tout le monde ne se précipite pas pour aller à Dubaï. Un français très présent au Qatar nous confie avoir toujours refusé d’aller dans cet émirat à risque. Il se dit d’ailleurs que les génie-civilistes japonais auraient perdu des millions de dollars dans le contrat du métro. Parmi les français, on trouve VSL (groupe Bouygues), entreprise mandataire sur un contrat de 110 millions d’euros, qui a réalisé, en joint-venture avec Freyssinet International (groupe Vinci) et l’italien Rizzani de Eccher, la préfabrication et la pose des 13 000 voussoirs du viaduc en U – grande fierté de Systra. Un observateur le confirme : poser tant de kilomètres de viaduc, et jusqu’à cinq en un seul mois, cela ne se fait pas si facilement. Quant au percement de la partie de la ligne en tunnel, il s’est aussi déroulé sans encombre. Pour le système de transport lui-même, les japonais ont eu recours au savoir-faire européen : Thales, qui a repris le contrat de 250 millions d’euros qu’Alcatel avait décroché, a été chargé des automatismes des lignes rouge et verte, savoir-faire que le consortium japonais n’avait pas en portefeuille.
Au bout du compte, c’est au premier trimestre 2010 que la ligne rouge sera ouverte tout du long. La ligne verte, qui devait l’être aussi à cette date, le sera fin 2010. Dubaï sera donc à même d’honorer un rendez-vous important avec le monde professionnel des transports : le 59e congrès de l’Union internationale des transports publics, qui doit se tenir en 2011 dans l’émirat. Quant aux deux lignes suivantes, la bleue et la pourpre, elles ont été repoussées sine die, à mesure que l’émirat renonçait à ses gigantesques programmes d’urbanisation et que les deux grands aménageurs, Emaar et Nakheel, s’enfonçaient dans le marasme. Car si la crise financière a épargné les « coups partis » – en grande partie grâce à l’aide d’Abou Dhabi –, l’heure, on l’a dit, n’est plus au lancement des grands programmes. Reste que Dubaï table toujours sur une croissance de sa population de 1 à 4 millions d’habitants dans les quinze ans à venir. Que les encombrements, moins présents avec la crise, menaceront de plus belle. Et que l’émirat a ouvert la voie dans la région du Golfe en se convertissant au transport public. C’est toute la portée de l’inauguration du 9 septembre. Fastueuse, pas tout à fait finie, la ligne rouge de Dubaï s’impose comme le premier métro automatique du Moyen-Orient. Et pas le dernier.
François DUMONT