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Étiquette : Environnement

Le centre de maintenance du futur tram de Besançon inauguré
– même le PCC est installé au dépôt de bus de Planoise –, s’étend sur 47000 m2, dont 6500 m² de bâtiments couverts : l’atelier de maintenance (4 600 m2) avec ses six voies spécifiques, l’atelier d’entretien de la voie (500 m2), la station de lavage des rames, utilisant en partie de l’eau collectée sur les toits (750 m2), les locaux techniques (750 m2 de bureaux, magasin, atelier électrique, vestiaire), et les locaux d’exploitation pour les 50 conducteurs (250 m2).
A l’extérieur, l’aire de remisage peut accueillir 20 rames sur 4 voies, extensible à 6 voies, si nécessaire.
Le montant des travaux s’élève à 12 millions d’euros. « Un coût relativement faible par rapport aux autres centres de maintenance », dit Philippe Héry, chef de projet bâtiments à la mission Tram du Grand Besançon.
Les transports de Caen gratuits aussi les 14 et 15 mars à cause de la pollution
L’Ile-de-France n’est pas la seule région de France à subir le pic de pollution. Aussi, Viacités, le syndicat des transports de l’agglomération caennaise a annoncé la gratuité des bus et des tramways, les 14 et 15 mars, au soir.
Si les conditions météorologiques n’évoluaient pas, la mesure sera reconduite dimanche. Pour le syndicat des transports, la gratuité représente un manque à gagner de 49 000 euros.
De son côté, la ville de Caen, « après un échange avec le préfet » a décidé de la gratuité du stationnement pour les résidents jusqu’à la fin de la semaine. Les vélos en libre-service, les V’eol, seront également gratuits.
L’Oramip observe l’impact du tram sur l’air de Toulouse
L’Observatoire régional de l’air en Midi-Pyrénées (Oramip), qui mesure depuis plusieurs années la qualité de l’air dans le métro toulousain, a lancé plusieurs études concernant le tramway, dans le cadre d’une convention avec Tisséo. Depuis novembre, l’Observatoire mène une étude afin d’estimer l’impact sur la qualité de l’air de la ligne T1, inaugurée en décembre 2010, à proximité de son tracé. L’Oramip travaille également avec Tisséo sur ses deux futurs prolongements, l’un vers la zone aéroportuaire, la ligne Envol, et l’autre vers le centre-ville, appelé ligne Garonne. Il s’agit de faire un état des lieux de la qualité de l’air et de prévoir l’impact de leur mise en service à proximité de leur tracé.
C.âS.-S.

SNCF Geodis réorganise sa logistique parisienne
SNCF Geodis a lancé le 27 juin son nouveau projet Distripolis qui réorganise sa logistique urbaine, celle « du dernier kilomètre ». Ce projet, qui doit permettre de diminuer les émissions de gaz à effet de serre du groupe, va être mis en place d’abord à Paris, entre 2011 et 2015. Il vise à mutualiser les flux des différents réseaux de SNCF Geodis (Calberson, France Express et Ciblex) et à optimiser les parcours en évitant au maximum les transports à vide. Les marchandises, acheminées jusqu’à la plateforme multimodale de Bercy, seront réparties sur huit bases logistiques réparties dans la capitale. A partir de là, les petits colis et palettes seront acheminés vers leurs destinations finales grâce à des triporteurs à assistance électrique ou à des véhicules électrique légers. Les livraisons de plus de 200 kg seront assurées par des camions aux normes Euro 5 et à terme par des camions Euro 6 ou hybrides.

Les stations marseillaises sont-elles polluées ?
Selon les chiffres partiels révélés par le quotidien La Provence, une étude dans le métro de Marseille effectuée par Atmo Paca, organisme de surveillance de la qualité de l’air, a mis en évidence jusqu’à 285 microgrammes par m³ d’air (285 μg/m³) de particules en suspension inférieures à 10 ou 2,5 microns. Selon le décret du ministère de l’Ecologie du 21 octobre 2010, la valeur limite pour ces particules est de 50 μg/m³ « en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de trente-cinq fois par année civile ». Ce qui fait dire à Dominique Robin, directeur d’Atmo Paca, qu’il n’y aurait pas de concentration alarmante de ces particules et qu’elle serait, sur une année civile, inférieure aux normes.
Des études similaires ont été menées dans les métros de Rennes, Lille, Toulouse, Lyon et Paris, où des « pointes » de pollution auraient été relevées. Le moins pollué serait celui de Rennes, Marseille étant deuxième. A Marseille, l’étude, qui sera prochainement publiée, a été réalisée dans les deux stations les plus fréquentées du métro, Castellane (sur les quais des lignes 1 et 2) et Saint-Charles, en deux phases, entre le 18 janvier et le 15 février 2010 et entre le 27 mai et le 7 juillet 2010. Elle a porté sur les particules dans l’air et sur les émissions de gaz.
José SOTO

Fret : le papier recyclé prend le train à Rennes
Depuis mi-avril, un papetier récupère 12 000 tonnes de papiers dans le cadre du tri sélectif à Rennes Métropole, pour les recycler. Implantée dans les Vosges, Norske Skog Golbey, une filiale d’un groupe norvégien, a remporté l’appel d’offres lancé l’an dernier par la communauté d’agglomération en proposant une solution ferroviaire. « L’entreprise a mis au point un caisson innovant de 85 m3 qui permet de charger les papiers en vrac », raconte un porte-parole de Rennes Métropole. Ce qui permet une économie de 25 euros par tonne, comparé à une solution nécessitant un conditionnement en balle. « La solution combiné rail-route proposée est ainsi compétitive par rapport à la route », poursuit-il.
Les papiers sont envoyés sur la plateforme multimodale de l’opérateur Combiwest, où les caissons sont chargés sur le rail. Ils sont acheminés jusqu’à l’usine des Vosges, où ils sont recyclés et transformés en bobines de papier. Les bobines sont rechargées sur les trains (qui ne repartent donc pas à vide) vers le site rennais de production du journal Ouest-France. Norske Skog Golbey espère développer cette solution, baptisée Valorail, avec d’autres collectivités locales. Son objectif est d’acheminer par rail 100 000 tonnes à l’horizon 2013. Soit l’équivalent de 4 000 camions en moins sur les routes.
L’idée de Valorail a inspiré Valorplast, la filière de récupération des bouteilles en plastique de Rennes Métropole, qui a décidé d’acheminer par combiné rail-route 2 600 tonnes de balles de bouteilles et flacons pour les faire recycler dans les usines de ses clients. « Traditionnellement, ce transport se fait par la route », explique une porte-parole de Valorplast. Désormais, les balles sont chargées au centre de tri sur des semi-remorques équipés de caisses mobiles spéciales. Elles sont acheminées jusqu’à la plateforme de Combiwest, qui assure depuis le début de l’année une liaison quotidienne entre Rennes et Lyon. Les caisses sont chargées sur des trains allant jusqu’à la plateforme de Mâcon. « Ce qui va permettre d’éviter la circulation d’environ 170 camions par an », note la Communauté d’agglomération, qui gère les déchets ménagers de 37 communes et 404 000 habitants. Cette initiative-là coûte deux fois plus cher que le transport par route. Mais Valorplast espère qu’avec le temps et peut-être le développement des trafics, les conditions économiques pourront être améliorées.
Marie-Hélène POINGT