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Étiquette : Espagne
Vinci et Iridium toujours en lice pour le TGV Lisbonne – Madrid
Annoncé le 15 janvier, le choix de l’agence publique du réseau ferroviaire de grande vitesse portugais (Rave) pour la construction du premier tronçon du TGV Lisbonne – Madrid s’est porté sur les projets des groupes portugais Mota-Engil, auquel participe le français Vinci, et Brisa, qui intègre l’espagnol Iridium. Les consortiums retenus pour la phase de négociation de l’appel d’offres évaluent à 1,32 et 1,33 milliard d’euros les investissements nécessaires à la construction de 167 km de LGV de Poceirao, à la sortie de Lisbonne, à Caia, à la frontière espagnole. Le vainqueur de la concession pour 40 ans devrait être connu en septembre 2009. Objectif affiché par l’agence publique : 2e semestre 2013 pour des trains effectuant Lisbonne – Madrid en moins de 3 heures.
Français et Espagnols en lice pour la LGV Madrid Lisbonne
Des géants du BTP français et espagnols de quatre consortiums ont répondu à l’appel d’offres de l’agence publique du Réseau ferroviaire à grande vitesse (Rave) pour la construction du premier tronçon de la LGV Madrid – Lisbonne, attendue pour 2013. Ont répondu : Vinci en association avec le portugais Mota-Engil (leader du consortium) et la Somague, filiale de l’espagnol Sacyr ; Eiffage allié à l’espagnol FCC ; Ferrovial à la tête d’un consortium de quatre entreprises portugaises ; enfin, Iridium, filiale de ACS, qui a intégré l’offre des portugais Brisa et Soares Costa. Les quatre offres évaluent les investissements nécessaires entre 1,32 et 1,75 milliard d’euros. Ce tronçon de 167 km traversera le Portugal d’ouest en est jusqu’à Caia, à la frontière espagnole. Le vainqueur de l’offre devrait être connu en septembre 2009 et se verra alors attribuer la concession du projet pour quarante ans.
Barcelone choisit la ligne droite pour unir ses trams
T1, T2 et T3 d’un côté, T4, T5 et T6 de l’autre. Et, au milieu, rien, ou presque… Les nouveaux tramways de Barcelone sont depuis leur ouverture en 2004 répartis en deux réseaux distincts. Au sud-ouest, le Trambaix (nommé d’après le district qu’il dessert, le Baix Llobregat), long de 15,8 km, dessert des banlieues fort peuplées que le métro a ignorées. Au nord-est, le Trambesòs (nommé d’après le fleuve Besòs), long de 14,1 km, est considéré comme l’élément de requalifcation majeur de quartiers autrefois délaissés. Entre les deux, dans le centre de Barcelone, il reste un peu plus de 4 km de ligne droite de Francesc Marcià (terminus du Tambaix) à Glòriès (sur le Trambesòs). Et cette ligne droite est l’Avinguda Diagonal, la principale avenue de la métropole catalane. Vue sur le plan, la jonction des deux réseaux semble aller de soi. Mais depuis une vingtaine d’années, Barcelone hésite à sauter le pas, et à déranger les voitures sur cet axe majeur. C’est pourtant sur cette section centrale qu’avaient porté les premières études sur le retour du tramway à Barcelone, à la fin des années 1980. Avant que l’on décide de commencer d’un côté, puis de l’autre. La municipalité de Barcelone évoquait encore assez récemment le « chaos » qu’amènerait l’achèvement du tram dans le plan de circulation de cette ville largement ouverte aux voitures. Du coup, même si la jonction en surface figurait toujours en pointillés sur le schéma directeur compilé par l’Autoritat del Transport Metropolità (ATM), l’autorité organisatrice régionale, on a étudié des alternatives : passages en souterrain, détours, voire projets concurrents de prolongements du métro. Et puis le maire (socialiste) de Barcelone, Jordi Hereu, a surpris son monde en annonçant début septembre que l’on relierait les deux réseaux du tramway en ligne droite par l’Avinguda Diagonal, et en surface. Si ses principaux partenaires dans cette affaire – l’ATM et l’exploitant TRAM (de la galaxie Veolia) – ont appris la nouvelle dans les journaux, ils s’en réjouissent évidemment, puisqu’ils faisaient ouvertement campagne pour cette solution. Le vent semblait tourner ces derniers mois : une partie de la majorité municipale militait aussi pour le passage du tram sur la Diagonal, et un réaménagement de l’avenue semblait de toute façon nécessaire. C’est d’ailleurs l’objectif d’aménagement urbain qu’a mis en avant le maire : il veut faire de l’Avinguda Diagonal un « passeig », c’est-à-dire une promenade. Les huit voies de circulation devraient être réduites à quatre, pour faire de la place au tram et élargir les trottoirs. Quant aux couloirs de bus – un dans chaque sens –, ils seraient maintenus, avec l’espoir que le tram réduise la pression sur cet axe où les bus circulent à 8 km/h de moyenne. Il reste toutefois un certain nombre de questions à régler. Fera-t-on circuler le tramway sur un terre-plein au centre de l’avenue, ou sur les bas-côtés ? Construira-t-on quand même une trémie au sud du tronçon, pour franchir la place Francesc Marcià ? Et puis il y a cette option, évoquée dans la presse locale (mais pas confirmée officiellement) : l’adoption de l’alimentation par le sol (APS) sur tout ou partie de ce futur tronçon central. Le contexte est a priori favorable puisque Barcelone est déjà équipée de 37 trams Citadis fournis par Alstom, qui commercialise aussi l’APS. Reste que lesdits trams, encore neufs, n’ont pas été prévus pour. Faudrait-il les modifier à grands frais, les remplacer, ou acheter toute une flotte complémentaire susceptible de pénétrer dans le centre-ville ? « Absurde ! », crie déjà un responsable local. Car cette solution ne ferait pas que compliquer l’exploitation, elle alourdirait aussi considérablement une facture estimée pour l’instant entre 90 et 100 millions d’euros.
François ENVER
Le tram passera sur Diagonal à Barcelone
Revirement spectaculaire de la mairie de Barcelone : elle a finalement décidé de relier ses deux réseaux de tramway, actuellement séparés par un « trou » de 4 km dans le centre, en passant au plus court, et en surface. La municipalité s’était jusqu’à présent toujours opposée au passage du tram à l’air libre dans la partie centrale de Diagonal, la grande avenue de la ville.
Barcelone – Madrid à 350 km/h cet automne ?
L’opérateur espagnol Renfe est quasi prêt pour lancer le service AVE entre Madrid et Barcelone à 350 km/h. Deux dates sont évoquées : le 14 septembre ou le 13 décembre prochains, correspondant aux changements habituels de services, mais l’enjeu mérite peut-être une exception. Inaugurée le 20 février dernier, la liaison directe entre les deux villes (621 km) est réalisée en 2 heures 43 par les rames Siemens S 103 Velaro. Mais ces dernières sont en capacité de parcourir la même distance en 2 heures 30, un avantage de taille dans la bataille lancée contre l’avion entre les deux villes. Depuis le printemps 2008, l’opérateur mène des essais entre Saragosse et Barcelone pour vérifier la fiabilité de la signalisation ERTMS 2 (installée par Thales) et se faire homologuer par le ministère espagnol des Transports. Des tests sont également en cours sur la ligne AVE entre Madrid et Valladolid.