Étiquette : Espagne

  • Feve a mis au point un tramway à hydrogène

    Dans le cadre de la recherche-développement de nouveaux produits engagée par l’industrie ferroviaire espagnole, le réseau Feve veut mettre en service régulier un véhicule à hydrogène dès 2012 sur ses lignes des Asturies (nord-ouest du pays). Investissant un million d’euros, le réseau de lignes à voie métrique Feve et plusieurs centres de recherche ont transformé un ancien tramway belge un temps en service à Valence. L’énergie lui est fournie par deux piles à hydrogène alimentant quatre moteurs asynchrones qui lui donnent une autonomie de 100 km. D’une capacité de 30 voyageurs, le véhicule est destiné à des trajets périurbains.
     

  • Le « TGV » prototype de CAF entame des essais en ligne

    Baptisé « Oaris », le prototype de train à grande vitesse « 100 % espagnol » a été achevé début 2011 par le constructeur CAF et livré à Renfe. Après des tests statiques, il est depuis le 10 octobre soumis à des épreuves de pleine voie et se trouve provisoirement basé au dépôt Renfe AVE de La Sagra (banlieue sud de Madrid). De là, il circule grandeur nature sur le trajet Madrid – Tolède. Inspiré de la série 121 livrée par CAF à Renfe, Oaris peut atteindre 300 km/h et est multicompatible : polycourant, à écartement variable et adapté aux signalisations existantes.
     

  • Espagne : les actionnaires privés arrivent dans le fret Renfe

    Après l’éclatement de sa branche fret en quatre sociétés privées anonymes (Multi, Irion, Contren et Pecovasa), Renfe négocie avec des groupes privés leur entrée dans le capital de chacune, étant entendu que l’opérateur public conserve au moins 55 % des actions. Les discussions devraient être achevées pour la fin 2011 et Renfe a indiqué sa préférence pour des partenaires industriels, c’est-à-dire des armateurs maritimes, des compagnies de transport routier ou des transitaires, plutôt que des organismes financiers. Ainsi pour Pecovasa (transport d’automobiles et de pièces détachées), Renfe aura ici une participation de 60 %, l’opérateur ATG (15 %), Comsa Rail (issu d’un groupe de BTP) 15 % et Suardiaz (un armateur lié à Gefco-Peugeot) 10 %.

  • Maroc : coopération renforcée entre l’ONCF et l’Adif espagnole

    Réunis le 14 septembre au Centre des technologies ferroviaires de Málaga, les responsables de l’Office national des chemins de fer marocains et ceux de l’Adif (le RFF ibérique) ont donné deux axes à la coopération relancée en juillet dernier à Rabat entre Mohamed Rabie Khlie (ONCF) et Antonio González Marin (Adif). D’abord, l’Adif conseillera le Maroc pour la valorisation des gares (commerces, intermodalité, intégration urbaine). A commencer par celles de Casablanca, Rabat-Agdal, Kenitra, Tanger et Oujda. Ensuite, va s’intensifier l’implantation du système de régulation du trafic Da Vinci, conçu par la société espagnole Indra et l’Adif et utilisé sur les lignes AVE hispaniques. Ce projet d’un montant de 3 millions d’euros concerne le réseau conventionnel ainsi que la section à grande vitesse en chantier entre Kenitra et Tanger.

  • La traversée souterraine à grande vitesse de Barcelone en cours d’aménagement

    Après la jonction des équipes le 26 juillet dernier, le tunnel de 5,8 km permettant à la grande vitesse de passer sous Barcelone va être peu à  peu doté de ballast, rails et caténaires. Reliant La Sagrera au nord-est à la station de Sants, il nécessite un réaménagement des quais est de cette gare centrale. 179 millions d’euros ont été consacrés au forage du tunnel, et Adif (le RFF espagnol) compte toujours clore Barcelone – Figuerès pour fin 2012.

  • Premier tronçon à grande vitesse en Galice

    Le 10 décembre prochain, sera mise en service la section à grande vitesse entre Ourense-Santiago et Coruña (La Corogne), avec une année d’avance et après un investissement de 3,3 milliards d’euros. Situé à l’extrême nord-ouest de la péninsule, ce sera le premier tronçon de la grande vitesse entre Madrid et la Galice, prévue pour 2015. Longue de 150 km avec 59 % de son parcours en tunnel ou en viaduc, cette section emprunte une partie de « l’axe atlantique » en (re)construction de La Corogne à la frontière portugaise. Pour cette raison, la partie inaugurée en décembre prochain sera à écartement large, mais électrifiée en courant alternatif. Depuis août, des essais sont en cours entre Ourense et Santiago avec des rames S120 (à écartement variable et bicourant).
     

  • La liaison vers l’aéroport de Madrid-Barajas inclura la voie UIC

    Afin de permettre l’arrivée des trains à grande vitesse directement sous le terminal 4 de l’aéroport de Madrid-Barajas, la ligne quasi achevée depuis la gare de Chamartin sera dotée d’une voie UIC puis, dans l’enceinte de l’aéroport, d’un troisième rail. Une rallonge de 26 millions d’euros pour une facture totale de 216 millions d’euros.

     

  • La LGV Bayonne – frontière renvoyée aux calendes basques

    «La construction de la ligne nouvelle sera subordonnée au constat que la ligne actuelle est proche de la saturation. » Cette déclaration, le 2 septembre, du préfet de la région Aquitaine décale d’au moins quinze ans la réalisation d’une LGV qui, depuis Bayonne, ferait la jonction avec l’Espagne. La saturation était évoquée pour 2020, elle l’est aujourd’hui pour 2035, selon le volume de fret échangé avec l’Espagne. Un « observatoire du trafic » (élus, Etat, RFF) est mis en place, et les sondages amorcés sont différés. Pour autant, le tracé va se préciser sur les 35,6 km prévus dont 8,3 en viaducs et 13,5 en souterrain. Chaque kilomètre en Pays basque revient à 55 millions d’euros, contre 12 dans les plates Landes. La ligne serait mixte (fret/voyageurs), parcourable à 220 km/h avec une seule gare à Bayonne, moyennant deux raccordements.
     

  • ESPAGNE : la grande vitesse va se libéraliser

    Le ministère du Développement à Madrid avance 2013-2014 pour l’entrée d’opérateurs privés sur les lignes à grand vitesse ibériques. Parmi les candidats (ou au moins ceux qui veulent se placer): Alsa (une grande compagnie d’autocars interurbains), le groupe Virgin, mais également la firme de grande distribution Corte Inglès. Une perspective ambivalente pour la Renfe car, si elle aura des concurrents, elle poura également leur louer des rames AVE (elle estime en avoir entre 20 et 25 ponctuellement en excédent vu les retards dans l’achèvement des lignes).
     

  • LGV Djedda – La Mecque – Médine : la presse espagnole crie victoire

    Selon plusieurs médias espagnols parus le 19 juillet, le consortium espagnol candidat au projet de train à grande vitesse Djedda – La Mecque – Médine aurait remporté l’appel d’offres face au consortium français composé d’Alstom et de la SNCF. Ce « mégacontrat » qui avait une valeur d’abord estimée à dix milliards d’euros et avoisinerait désormais les 7 milliards. Selon le journal El Economista, c’est le ministre des Transports qui a confirmé aux membres du consortium – Renfe, Talgo, Adif, OHL et huit autres entreprises espagnoles – qu’ils avaient remporté ce contrat. Et le quotidien El País assure que le partenaire saoudien du consortium espagnol a aussi reçu cette confirmation. Toutefois, contacté par l’AFP, un porte-parole du ministère des Transports espagnols s’est voulu prudent, précisant : « Le processus est très avancé, la candidature espagnole est en bonne position, mais ce n’est pas encore finalisé. » A la SNCF, on se refusait à tout commentaire tant que la décision officielle n’était pas prise.

    P. G.