Étiquette : Espagne

  • Renfe taille dans son offre grande vitesse pour le Levant

    A l’occasion de son service d’été, la Renfe a décidé de réduire quelques services sur la ligne à grande vitesse Madrid – Valence qui dessert le Levant espagnol. Inaugurée le 18 décembre 2010, cette liaison rencontre le succès sur l’artère principale entre les deux capitales, mais guère pour le « cabotage » entre les autres villes. Ainsi la Renfe vient de supprimer le service direct à grande vitesse (rames 120 fournies par CAF) entre Tolède-Cuenca et Albacete qui irriguait ainsi les principales cités de la communauté autonome de Castilla-La Mancha. Selon la presse madrilène, ce train a accueilli 2 796 passagers en six mois, soit 15 au quotidien. Et la mise en service de la rame coûtait 18 000 euros par jour.    

    M. G.

  • Espagne : Murcie étrenne son réseau de tramway

    Ville du sud-est de l’Espagne et capitale régionale, Murcie vient à son tour de se doter d’un tramway. Pour l’instant, depuis ce mois de juin, une ligne en forme de U sur 17,5 km joint les centres commerciaux au nord de la cité, Plaza Circular et l’université. 28 arrêts sur la ligne principale et sur une antenne sont desservis par des rames Citadis d’Alstom, la voie étant à écartement de 1,435 m. Dans cette partie de la péninsule les préparatifs sont également en cours pour les réseaux de Jaén, Málaga, Grenade et Cadix.

  • Portugal : le nouveau gouvernement gèle le TGV avec l’Espagne

    L’équipe qui vient d’arriver au pouvoir à Lisbonne a rendu public, le 28 juin, le gel de la ligne à grande vitesse entre la capitale portugaise et Madrid. Mettant en avant des considérations financières, le récent vainqueur des élections, Pedro Passos Coelho (Parti social-démocrate, PSD), a présenté devant le Parlement portugais son programme de gouvernement, incluant la suspension du projet de LGV, « le temps de le réévaluer avec des coûts et un calendrier nouveaux ». Côté portugais, la moitié des travaux ont déjà été adjugés, fonds européens à l’appui, tandis qu’en Espagne les chantiers sont déjà très avancés, notamment dans les provinces de Cáceres et Badajoz (Esrémadure).

  • LGV Bordeaux – Espagne : le tracé se précise

    Réuni le 24 juin, le comité de pilotage des grands projets du Sud-Ouest (GPSO) a décidé d’un tracé quasi définitif pour la future LGV entre Bordeaux et l’Espagne et de Bordeaux à Toulouse. L’hypothèse retenue est celle qui avait été proposée par RFF. Depuis septembre dernier, le fuseau de 1 000 m avait été défini, cette fois-ci, il s’agit d’« une hypothèse de tracé sur la quasi-totalité des 410 km du projet, a expliqué le préfet coordonnateur, Patrick Stefanini. Ça n’est pas l’étape finale mais une étape décisive. » Il reste tout de même deux points noirs et quatre hypothèses à creuser dans le Tarn-et-Garonne, le Lot-et-Garonne et au Pays basque. Des études complémentaires d’approfondissement et d’optimisation seront réalisées sur deux sections où il y a des « difficultés géotechniques et environnementales » : à Biriatou et à l’entrée d’Arcangues. L’étape finale est attendue pour la fin de l’année avec le choix du tracé, soumis à l’approbation du Premier ministre, puis l’enquête d’utilité publique à l’automne 2012.
     

  • Le gouvernement Obama fait des appels du pied à l’industrie ferroviaire espagnole

    Venu en Espagne voir sur pièce « le meilleur système de grande vitesse au monde », le secrétaire d’Etat américain aux Transports, Ray LaHood, a encouragé le 17 juin les industriels ibériques (notamment CAF et Talgo) à s’engager dans la construction du réseau de LGV prévu aux Etats-Unis. Déjà, CAF lui a signifié son intention de répondre aux appels d’offres pour le matériel roulant sur Boston – Washington, Detroit – Chicago et Los Angeles – San Francisco. Le Congrès américain a approuvé une enveloppe budgétaire de 5,6 milliards d’euros pour ces premières lignes et, selon Ray LaHood, trente entreprises étrangères ont déjà montré leur intérêt.
     

  • Lorry-Rail allonge l’autoroute ferroviaire Perpignan – Bettembourg

    Lorry-Rail a annoncé le 12 mai le lancement d’une nouvelle route entre la frontière espagnole et le sud de la Suède dès aujourd’hui, via Krefeld, puis à partir de cet automne via Hanovre. La société, dont SNCF Geodis détient le contrôle, élargit ainsi son offre d’autoroutes ferroviaires, dans le prolongement de la liaison actuelle entre Perpignan (Le Boulou) et le Luxembourg (Bettembourg). « Cette offre, réalisée avec Green Cargo, premier opérateur ferroviaire suédois, s’adresse aux transporteurs et leur permet dès à présent de faire voyager sur le train des semi-remorques préhensibles, des conteneurs et des caisses mobiles », précise SNCF Geodis dans un communiqué. Dans un premier temps, trois allers-retours par semaine seront proposés. « A l’automne, cette liaison permettra de parcourir en train, en 48 heures, les 2 000 km du trajet, contre trois jours a minima par la route », souligne SNCF Geodis.

  • Espagne : Saragosse renoue avec le tramway

    Le 19 avril a été mise en service la première phase du nouveau tramway de Saragosse. En effet, cette ville d’aujourd’hui 700 000 habitants a été la dernière en Espagne à fermer en 1976 son précédent réseau de tramway. Le métro léger actuel est établi sur une voie de 1 435 mm avec électrification en 750 volts (certains passages dans la vieille ville nécessiteront l’emploi d’accumulateurs). La trame de base est une ligne sud-nord de 12,8 km avec treize arrêts (ultérieurement 25) de Valdespartera à Gran Via. Fin 2011, il est prévu de poursuivre les travaux lancés en 2009, cette fois entre Gran Via et Parque Goya. Le matériel roulant (des Urbos3) est fourni par CAF, entreprise qui a de longue date une chaîne de fabrication de ce type de véhicule précisément à Saragosse.    


    M. G.

  • Abou Dhabi : un consortium espagnol chargé du métro léger

    En partenariat avec les entreprises ibériques d’ingénierie Sener et Typsa, les Chemins de fer de la généralité de Valence (FGV) viennent de remporter l’appel d’offres pour la première étape du tramway d’Abou Dhabi. Les FGV exportent ainsi leur savoir-faire accumulé depuis 1994 dans la gestion du trafic, la maintenance des voies et du matériel roulant. Cette année-là, ils avaient introduit le tramway moderne dans la péninsule ibérique. Le projet émirati initial consiste en une ligne unique du centre vers les zones à urbaniser Al Reem et Saadiyat, soit 30 km, via les quartiers peuplés, le centre financier d’Al Sowwah Island, ainsi que les musées. Le matériel roulant devra faire face à des températures de 45° et aux tempêtes de sable. Le même consortium espagnol est également sur les rangs pour un projet au Qatar.    


    M. G.
     

  • Le train à grande vitesse Valence-Madrid s’arroge 74 % de parts de marché

    Cent jours après sa mise en service (le 19 décembre 2010), la ligne à grande vitesse (AVE) entre Madrid-Atocha et Valence a permis de multiplier par trois le nombre de voyageurs dans les trains entre les deux villes par rapport aux automotrices Alaris. Sur ces cent jours, les rames S 112 (Talgo) ont accueilli 510 000 voyageurs pour atteindre une moyenne de 5 800 passagers par jour en mars 2011. L’occupation moyenne des convois est de 70 %. Face à l’avion et à l’autocar, le fer capte 74 % des trajets effectués en utilisant les transports collectifs. L’AVE a ainsi renversé cette proportion en faveur du rail.

  • La Renfe aimerait un Madrid – Barcelone plus rapide

    L’opérateur Renfe a publiquement demandé en mars au gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire Adif une augmentation des vitesses maximales possibles sur la ligne à grande vitesse Madrid – Barcelone. S’appuyant sur l’implantation en cours de la signalisation ERTMS 2, le président Teófilo Serrano souhaite 10 % de mieux quand la vitesse moyenne actuelle est de 235 km/h pour les trajets directs, et de 192,9 km/h quand il y a des arrêts intermédiaires. A l’appui, le dirigeant de la Renfe cite Madrid – Valence où les trains roulent depuis décembre 2010 à 238,8 km/h de moyenne. Aujourd’hui la distance Madrid – Barcelone est parcourue sans arrêt en 2 h 38 par les rames S 103 de Siemens. A terme, le seuil des 2 heures serait un atout commercial évident face au pont aérien.