Étiquette : Espagne

  • Première fourche exploitée en automatique sur le métro de Barcelone

    Inaugurée en décembre 2009 et prolongée une première fois en avril 2010, la ligne 9 du métro de Barcelone a été dotée le 26 juin d’une troisième section de 2 km et 2 stations. Comptant désormais 11 stations réparties sur plus de 10 km et une fourche, cette ligne de métro entièrement automatique devient ainsi la plus longue d’Europe équipée de la technologie CBTC et de la communication radio. Les deux prochains prolongements sont attendus pour 2012 sur cette ligne qui doit atteindre à terme 49 km.

  • Une autoroute ferroviaire entre l’Andalousie et la Catalogne

    Décongestionner les autoroutes en chargeant des semi-remorques sur des wagons depuis l’Andalousie, précisément du port d’Algéciras, pour les mener jusqu’en Catalogne (El Far d’Empordà, près de Figueras), tel est l’objectif de l’accord passé le 26 mai entre Renfe, l’Agence des ports d’Andalousie, le gouvernement de Catalogne et la société Lorry Rail. Cette dernière marque ainsi un point, elle qui exploite l’autoroute ferroviaire entre Perpignan et Bettembourg et qui est candidate pour celle entre Bayonne et Lille, prévue pour 2011. Après la phase d’étude de cette liaison de 1 300 km, les partenaires entendent constituer une société qui prendra le nom de Autopista Ferroviaria Iberica. Les convois pourraient comporter 14 wagons doubles, soit 28 semi-remorques correspondant à 840 tonnes.

  • Géothermie pour le métro de Madrid

    Trois sociétés, Sensus, Termoterra et IFTec Geoenergia, lancent un projet de géothermie dans le métro de Madrid. Par le biais d’un système de pompe géothermique, le but sera de réutiliser l’énergie produite par les rames et ses usagers afin de chauffer et de climatiser les quais, les bureaux et les espaces commerciaux de la station Pacifico. D’autres projets de ce genre existent en Europe dont le plus avancé est celui du métro de Vienne.

  • Le percement du tunnel de Gérone a commencé

    Avec six mois de retard sur le calendrier, les travaux de percement du tunnel du TGV dans sa traversée de la ville de Gérone ont débuté le 21 avril. Le tunnelier « Gerunda », de 125 m de longueur, a été mis en marche en présence du ministre de l’Industrie espagnol, José Blanco. Creusé à 22 m sous la surface du sol, ce tunnel constitue le grand lien manquant de la liaison Perpignan – Barcelone. Le tunnelier devrait avoir creusé 1,6 km dans le courant de l’été. Ce tronçon souterrain de la LGV à Gérone, d’un coût de 279 millions d’euros, devrait être achevé courant en 2012. Il permettra de joindre Barcelone en 25 minutes.

  • Une autoroute de la mer entre la Grande-Bretagne et Espagne, deux fois moins cher que la route

    Le groupe Brittany Ferries met en place une autoroute de la mer entre la Grande-Bretagne et l’Espagne : soit cinq rotations hebdomadaires entre Portsmouth et Santander. Chaque ferry transporte 110 poids lourds. Grâce cette liaison, la compagnie maritime ambitionne de mettre à terme 40 000 camions par an sur ses navires, au lieu de 11 000 en 2009. Ainsi, la tonne-kilomètre (0,9 centimes d’euro par voie maritime) entre Londres et Madrid reviendrait-elle deux fois moins cher que par la route. Selon Christophe Mathieu, directeur de la stratégie du groupe Brittany Ferries, qui s’est exprimé dans un entretien à notre confrère La Tribune, le trafic annuel Madrid – Londres, estimé à 40 000 camions (à 25 tonnes l’unité), coûterait 59,2 millions d’euros, contre seulement 28,9 millions par la mer.

  • Bilbao construit sa troisième ligne de métro

    Le chantier de la troisième ligne du métro de Bilbao a débuté le 10 février. Longue de 5,8 km avec sept stations et d’orientation sud-est/nord, elle reliera sur un ancien tracé d’Euskotren Txurdinaga à Uribarri, avec un passage par Casco Viejo, le centre historique de la ville. A cet endroit, elle croisera les lignes 1 et 2 dans une importante gare de correspondances dessinée par l’architecte Norman Foster. Ce Britannique avait déjà donné la mesure de son talent pour les stations et accès de la ligne 1 (Etxebarri – Plentzia) inaugurée le 11 novembre 1995. L’investissement pour la ligne 3 s’élève à 185 millions d’euros, apportés à parts égales par le gouvernement basque et la province de Biscaye. En 2009, le métro de Bilbao a transporté 87 millions de voyageurs. Il est géré par un consortium qui regroupe collectivités et opérateurs.

  • Perpignan – Figueras : enfin des trains sous le tunnel !

    Les tout premiers TGV devraient circuler sur la ligne nouvelle Perpignan – Figueras en décembre 2010. Enfin ! Aucun train commercial n’a en effet encore roulé sur ce tronçon international flambant neuf de 44,4 km, « ouvert » officiellement depuis presque un an.
    Respectant à la lettre son contrat, TP Ferro Concesionaria SA, société binationale de droit espagnol, filiale à 50 % des groupes espagnol ACS Dragados et français Eiffage, chargé de concevoir et de construire, puis d’exploiter et de maintenir cette ligne pendant une concession d’une durée de cinquante ans, était prête dès le 17 février 2009. Soit soixante mois, jour pour jour, après la signature par les ministres des Transports des deux pays lui attribuant ce contrat de concession.
    Seulement, si à Perpignan la ligne nouvelle a bien été raccordée aux installations classiques, de l’autre côté des Pyrénées, elle s’arrêtait jusqu’alors en pleine campagne ! Une situation empêchant même de mener à bien l’ensemble du programme d’essais dynamiques d’homologation de l’infrastructure, obligatoire pour son autorisation d’ouverture. La cause ? Un très sérieux retard dans la réalisation de la ligne nouvelle espagnole venant de Barcelone, qui, au mieux, pourrait être mise en service à l’horizon 2013 ou 2014.
    Dans environ une année, donc, les trains venant de France pourront au moins atteindre la gare de Figueras, les voyageurs étant toutefois contraints de changer de quai pour reprendre un train à écartement ibérique. Sous maîtrise d’ouvrage de l’Adif, société publique chargée des infrastructures ferroviaires, les Espagnols construisent en ce moment le chaînon manquant long d’environ 5 km comprenant un tunnel en cours de creusement.
    En attendant mieux, ce tronçon permettra déjà d’améliorer d’une cinquantaine de minutes le temps de trajet entre Perpignan et Figueras. Mais surtout de gagner quelques circulations sur cette ligne vide et actuellement gardiennée pour parer à toutes dégradations ou vols.
    Des circulations synonymes aussi pour le concessionnaire de l’arrivée des premières recettes de trafic. Pour compenser le manque à gagner, le royaume d’Espagne vient d’ailleurs de lui attribuer une première contribution de l’ordre de 20 millions d’euros. Cette somme sera remboursée ultérieurement. Mais pour maintenir l’équilibre, un avenant prolongeant la concession de trois ans vient d’être signé. Elle passe de l’année 2054 à 2057.
     

    Michel BARBERON

  • Des TGV dès cette année sur Paris – Figueras

    Figueras et son fameux musée Salvador-Dali seront directement reliés à Paris en TGV dès la fin de l’année. Annonce faite par Guillaume Pepy , le jeudi 21 janvier devant les milieux consulaires et économiques franco-catalans, lors d’une visite à Barcelone. Les deux TGV quotidiens reliant Paris à Perpignan seront prolongés jusqu’à Figueras en Espagne. Soit 45 km de TGV supplémentaires vers le sud. Mais en attendant l’achèvement du tronçon de LGV entre Figueras et Barcelone, prévu pour 2012 ou 2013, c’est un galop d’essai. Franchir les Pyrénées implique d’homologuer les matériels français en Espagne sur l’infrastructure de TPFerro, de trouver un accord avec les conducteurs, de les former à la sécurité dans le tunnel et de modifier les systèmes de distribution des billets. La Renfe s’est, de son côté, engagée à assurer une correspondance afin de rallier Barcelone dans les meilleures conditions sur la voie classique.
    C’est à la future gare nouvelle, appelée Alt Empordà, que se fera le trafic voyageurs. Située sur la commune de Vilafant, elle est en cours de construction depuis octobre 2009. Ce Paris – Barcelone en 7 heures 15 dans un sens et 7 heures 30 dans l’autre, contre 8 heures 40 aujourd’hui, constitue une solution transitoire à « assez grande vitesse ». En attendant la future desserte directe (en 5 heures 35) qui sera exploitée à partir de 2012-2013 par la filiale commune de la SNCF et de la Renfe, ce futur « Eurostar espagnol ».
    « Ici, les gens ont tellement attendu cette liaison ferroviaire avec la France qu’ils ont fini par ne plus y croire et céder à un certain fatalisme. Ce sentiment est largement relayé par la presse espagnole, où l’on compare le non-achèvement du tronçon Montpellier – Perpignan [NDLR : annoncé pour 2014] à la situation côté espagnol, où il y a une coupure physique due à la différence d’écartement de la voie », explique Pascal Brice, consul de France à Barcelone. La question de la différence d’écartement étant en passe d’être réglée par l’achèvement d’ici à 2012 du tronçon Barcelone – Figueras, il reste à se mettre d’accord sur la philosophie du mariage entre l’AVE et le TGV. Ce qui n’est pas si simple qu’il y paraît.
    Les deux pays partagent certes l’habitude de la réservation à la place, mais l’AVE est un produit plus « élitiste » (30 % plus cher) que son cousin français qui table sur une politique de volume avec lefameux « yield management ». Faut-il deux classes et la plupart des services en option comme en France, ou trois classes et un « check in » comme en Espagne ? Quelle importance respective voudra-t-on réserver au parcours domestique et à la part internationale de ce même parcours ? La négociation sur la répartition des recettes et des pouvoirs des deux opérateurs historiques dans leur future filiale commune bat son plein. Bien plus qu’avec l’Allemagne ou l’Italie, où les relations ont toujours été à double fond, il semble exister une sincère volonté de coopérer entre Français et Espagnols. Mais ceux-ci, dont c’est la première véritable expérience de partenariat international, ont peur d’aller trop loin dans le partage, peur de se faire marginaliser par un géant français dix fois plus gros qu’eux.
    Le prochain round de négociation sur le sujet est prévu le 23 février 2010, lors d’une visite à Paris du président de la Renfe, Teófilo Serrano. Et les statuts de la société commune devraient être déposés d’ici à la fin de l’année. Les perspectives de la ligne qui reliera deux des villes les plus attractives d’Europe sont prometteuses. Quatre millions de Français se rendent à Barcelone chaque année, et pas seulement depuis Paris. Des relations comme Perpignan – Barcelone (45 minutes), Barcelone – Lyon (2 heures 30) ou les liaisons entre l’Espagne et Marseille, Avignon, Valence ou Genève ont des atouts pour convaincre les voyageurs de prendre le train plutôt que leur voiture ou l’avion, dont les résultats devraient être impactés. « Je suis surpris de la richesse de l’Espagne, quand on voit le nombre de lignes TGV qu’elle construit ! », a noté non sans une certaine amertume Josep Piqué, le président de l’opérateur aérien low cost Vueling.
     

    Guillaume LEBORGNE

  • Le port de Barcelone rêve de trains de fret sur la voie classique

    Avec tout juste 4 % de trafic ferroviaire évacué en fret, le port de Barcelone est le champion du post-acheminement en camions. Pour marquer des points dans la concurrence que Barcelone livre aux ports de Rotterdam et Anvers en vue accueillir les porte-conteneurs venus de Chine, une bonne desserte ferroviaire serait un atout sérieux. L’utilisation de l’infrastructure ferroviaire Perpignan – Figueras va-t-elle enfin permettre aux convois de fret de franchir rapidement la barrière des Pyrénées ?
    Bien que la ligne ait été conçue pour des trafics mixtes, la réponse semble négative. Car, pour circuler sur la LGV, les trains de fret devront être équipés de la signalisation espagnole ASFA, de la signalisation française KVB, et de l’ERTMS dans le tunnel.
    En outre, pour parcourir les 30 km du tunnel, un opérateur fret devra changer de loco, et s’équiper de deux locomotives capables de gravir les pentes de 18 ‰, puis rechanger de loco sitôt arrivé de l’autre côté du tunnel. Si l’on ajoute à ces manœuvres les 550 euros de péage prélevés par TP Ferro pour chaque train, en pratique, il est plus que probable que les trains de fret n’utilisent pas le tunnel. Le port de Barcelone et de nombreux acteurs de la filière fret militent donc aujourd’hui pour l’installation d’un troisième rail sur la voie classique entre Barcelone et la frontière française afin que les trains à écartement continental puissent transiter sans rupture de charge.
     

    Guillaume LEBORGNE

  • La Renfe va acheter 10 rames de TGV pour les liaisons avec la France

    La Renfe a lancé le 21 janvier un appel d’offres pour une commande de 10 rames de train à grande vitesse en vue de la future liaison à grande vitesse franco-espagnole. La nécessité de livrer ces trains pour 2012 et le fait que plus de 500 places par rames soient requises placent le TGV Duplex « 2N2 » d’Alstom en très bonne position dans cette compétition. C’est d’ailleurs ce même matériel qui a été choisi par la SNCF pour cette liaison.