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Étiquette : Espagne
LAVE dépasse lavion entre Madrid et Barcelone
Au cours du troisième trimestre 2009, l’AVE a transporté pour la première fois plus de voyageurs que l’avion entre Madrid et Barcelone. De juillet à septembre 2009, 651 498 personnes ont choisi le train à grande vitesse espagnol, qui relie les deux villes en 2h40, alors que 643 512 ont pris la voie des airs. Par rapport à la même période en 2008, l’AVE a progressé de 18 % entre Madrid et Barcelone, contre une baisse de 7,5 % sur cette relation pour les compagnies aériennes.
Prêt de 5 milliards deuros de la BEI pour la grande vitesse espagnole
La Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé le 26 octobre qu’elle prévoyait d’apporter un financement de 5 milliards d’euros pour des projets de construction liés au réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol. Les projets d’infrastructures financés par la BEI seront réalisés entre 2010 et 2015. Il s’agit des LGV Madrid – Badajoz (en direction de Lisbonne), Madrid – Alicante – Murcie, Valladolid – Burgos – Vitoria et Valladolid – Galice, mais aussi de l’agrandissement de la gare Madrid-Atocha, la construction d’une connexion souterraine entre les gares madrilènes d’Atocha et Chamartín et la construction des 3e et 4e voies entre Torrejón de Velasco et Madrid. L’accord signé est le troisième de ce type, il fait suite à ceux conclus en 2002 et 2006 avec le ministère espagnol de l’Equipement, d’un montant de 10 milliards d’euros chacun, indique la BEI.
Saint-Sébastien prépare son métro
Dans quelques jours, le gouvernement basque va choisir l’entreprise et la proposition qui, parmi douze autres, permettront de transformer le Topo en métro de Saint-Sébastien, autrement nommé en basque MetroDonosti. S’étendant sur 24 km, cette ligne devrait transporter 24 millions de voyageurs par an en 2017, contre 7 aujourd’hui. Le coût du chantier a été évalué à 700 millions d’euros, que devraient payer à parts égales (comme pour le métro de Bilbao) le gouvernement basque et la diputación (exécutif) de la province de Gipuzkoa dont Saint-Sébastien est le chef-lieu. Capitale administrative, cité balnéaire et ville touristique, Saint-Sébastien compte actuellement quelque 180 000 habitants et son agglomération plus de 350 000. Elle s’étend à travers des villes industrielles comme Hernani, Errenteria ou le port de Pasaia et jusqu’à Irún voire Hendaye côté français. A présent, le transport collectif est assuré par la Compagnie des tramways de Saint-Sébastien (CTSS) avec une vingtaine de lignes intra-muros desservies par une flotte de bus Mercedes dont beaucoup d’unités articulées. A côté de cette régie municipale, les lignes suburbaines (souvent privées) ont été fédérées sous le label « Lurraldebus » (bus local). Regardant avec envie Bilbao, dotée d’un métro en 1995 puis d’un tramway, ou l’autre ville basque Vitoria-Gasteiz également avec un tram, Saint-Sébastien et ses différentes autorités hésitaient entre les deux solutions pour des raisons tant géographique (la ville est très allongée) que financière ou d’efficacité, pour ne rien dire ici des bisbilles politiques. Finalement, tous viennent de se mettre d’accord en s’apercevant qu’en transformant quelque peu l’actuel Topo, l’agglomération aura un outil de transport très efficace. Depuis le 5 décembre 1912, une ligne à voie métrique relie en effet Donostia à Irún. Elle arrive le 13 juillet 1913 dans la cour de la gare de Hendaye après un parcours composé à plus de 20 % de tunnels. D’où le surnom familier de Topo, mais cette taupe rapidement électrifiée n’est pas myope et irrigue plus finement que la ligne Renfe voisine les banlieues est de Saint-Sébastien. Après une période tramway, elle devient une ligne secondaire, un moment au bord de la fermeture, avant de passer dans le giron d’EuskoTren, le réseau basque à voie métrique né en 1982. Et, moyennant un rebroussement en gare de Donostia-Amara, ses trains sont prolongés en octobre 1998 vers l’ouest à Lasarte. MetroDonosti est un projet à trois volets : sera créée une boucle souterraine dans Saint-Sébastien. Longue de 4,35 km, elle desservira l’hypercentre dont la Concha (la baie) avant de retrouver le tracé vers Lasarte. Ce tronçon correspond à un investissement de 200 millions d’euros. Par ailleurs, la plus grande partie du Topo sera mise à double voie afin que la fréquence passe à toutes les sept minutes et demie au lieu du quart d’heure actuel, ce qui implique de gros chantiers notamment souterrains. Enfin l’intermodalité se traduira par une gare commune Renfe, Topo et bus à Riberas Loiola, mais également par un prolongement du Topo vers Fontaribie et son aéroport, tandis qu’une autre branche continuera de toucher Hendaye. Après bouclage et phasage financiers puis adjudication des travaux, les chantiers doivent commencer en 2013 pour une mise en service en 2017.
Michel GARICOIX
le Topo va devenir le métro de Saint-Sébastien
En 2013, devraient s’engager les travaux de transformation de la ligne métrique dite Topo, en un axe de métro de l’agglomération de Saint-Sébastien. L’ingénierie et le projet définitif seront connus dans quelques jours. Il s’agit de construire une boucle souterraine de 4,35 km pour desservir l’hypercentre, de mettre à double voie le plus possible de ce qui fut une ligne secondaire, de stimuler l’intermodalité par une gare d’échanges avec la Renfe à Riberas Loiola et par une desserte de l’aéroport de Fontarabie. Ainsi, à l’horizon 2017, le Topo devenu « MetroDonosti » transportera 24 millions de voyageurs, contre 7 aujourd’hui et s’étendra sur 24 km. Coût des travaux : 700 millions d’euros, dont 200 pour la partie centrale, à financer par le gouvernement basque et l’exécutif de la province de Saint-Sébastien.
Alstom électrifie le réseau de Grenade
Alstom Transport et son partenaire espagnol Inabensa ont signé un contrat de 16,4 millions d’euros avec le gouvernement de la communauté autonome d’Andalousie pour l’électrification du réseau de tramway de Grenade (15,9 km de lignes pour 26 stations). D’ici juillet 2011, Alstom installera 35 km de caténaires ainsi que 7 sous-stations de traction, pour 9,8 millions d’euros. Ces travaux qui, pour Alstom, font suite en Espagne à ceux du tramway de Barcelone, de Parla et de Murcie (à titre expérimental) seront menés par le centre d’innovation et de technologie de Linares. Spécialisé dans les domaines des infrastructures et de la signalisation pour les transports urbains ou suburbains et les lignes à grandes vitesses, ce centre Alstom sera également chargé des autres projets ferroviaires prévus par le plan d’infrastructures pour l’Andalousie pour la période 2007-2013.
Palma (Baléares) va retrouver le tramway
Gouvernement central et exécutif des îles Baléares se sont mis d’accord : à la faveur des mesures de relance économiques prises à Madrid, un premier tronçon de tramway va être construit entre Palma de Majorque et son aéroport. L’investissement à engager en 2010 est de 20 millions d’euros, qui inclut les premiers véhicules et la voie sur 10,8 km. Ce mode de transport a disparu de la ville en 1959. A moyen terme, d’autres lignes seront tracées sur 39 km le long de la baie et jusqu’à Calviá, soit une enveloppe globale de 280 millions d’euros. Cet effort était devenu indispensable dans une île touristique, souvent saturée de voitures. D’ailleurs, depuis quelques années le gouvernement des Baléares a également entrepris, outre le métro de Palma déjà en service, la reconstruction du réseau ferré métrique tombé dans l’abandon. Il transporte à nouveau des voyageurs et son électrification est à l’ordre du jour, par exemple entre Palma et Inca.
Le roi de Suède essaie la grande vitesse entre Barcelone et Saragosse
Le 22 septembre, une délégation d’ingénieurs suédois accompagnée par le roi Charles XVI Gustave a relié Barcelone à Saragosse en train à grande vitesse en compagnie du ministre espagnol de l’Equipement, José Blanco. Effectué en 90 mn, ce voyage de 314 km vient à la suite de la visite en mai dernier du secrétaire américain aux Transports, Ray LaHood, et devrait être suivie par le passage de délégations d’Egypte, de Chine et d’Afrique du Sud. Pays de pointe en matière d’équipements liés à la grande vitesse ferroviaire, l’Espagne intéresse la Suède, laquelle vient de prendre connaissance d’une étude concernant une relation à 320 km/h entre Stockholm, Göteborg et Malmö pour un coût d’environ 12,5 milliards d’euros. En cas de feu vert du gouvernement suédois, des lignes à grande vitesse pourraient être mises en chantier en 2015 pour une ouverture vers 2023-2025 au plus tôt.
La LGV Barcelone Figueras relancée
La semaine dernière, le Conseil des ministres espagnol a autorisé le ministère de l’Industrie à mettre en œuvre l’installation de 52 km de voies entre Barcelone et Figueras. Selon La Clau, magazine en ligne d’actualité en Catalogne, l’Adif (l’équivalent espagnol de RFF) a déjà posé 26 km de voies et procède aux travaux d’électrification et de sécurité. Il s’agit de construire plusieurs tronçons : entre Figueras et Gérone, Gérone et Riudellots de la Selva, ainsi que de La Roca del Vallès à Mollet del Vallès, à l’approche de Barcelone. Le coût du chantier est évalué à 82 millions d’euros. Selon les prévisions, la LGV devrait être opérationnelle en 2014, soit cinq ans après l’achèvement du tronçon allant de Perpignan à Figueras.
LGV Lisbonne Madrid : 3 consortiums en lice pour le 2e tronçon au Portugal
Trois consortiums ont présenté des offres pour la construction d’un tronçon de 34 km de la LGV Lisbonne – Madrid, comprenant le pont sur le Tage à Lisbonne, a annoncé le 1er septembre l’agence publique du réseau ferroviaire de grande vitesse (Rave). Le consortium Tave Tejo emmené par le constructeur espagnol Fomento Construcciones y Contratas (FCC) a présenté la moins chère, à 1,87 milliard d’euros. Les deux autres consortiums, Altavia et Elos, conduits par les portugais Brisa et Mota-Engil, atteignent respectivement 2,198 et 2,310 milliards d’euros. Le secrétaire d’Etat aux Transports, Ana Paula Vitorino, a déclaré que les entreprises seront choisies par le prochain gouvernement à l’issue des élections législatives du 27 septembre. La LGV Lisbonne – Madrid (8,9 milliards d’euros) reliera les deux capitales en moins de trois heures. Les travaux doivent débuter fin 2010 en vue d’une ouverture en 2013.
Le métro de Bilbao dépasse les 40 km
Avec 1 699 m de plus inaugurés le 4 juillet dernier, le réseau métropolitain de Bilbao est aujourd’hui constitué de 40 km répartis en deux lignes et de 38 stations. Le nouveau tronçon mis en service est un prolongement de la ligne 2 de Portugalete à Santurtzi, sur la rive gauche du fleuve Nervion, quasiment à son estuaire. Amorcé en novembre 2005, le chantier a nécessité 88 millions d’euros, financés à parts égales par le gouvernement basque et l’exécutif de la province de Biscaye. Cette section ira jusqu’à Kabiez en 2012, date à laquelle, au sud-est, la ligne atteindra Basauri. A cet horizon, le métro de la capitale basque comprendra 44,5 km de lignes, 42 stations et un trafic estimé à 100 millions de voyageurs par an. Une ligne 3 est dans les cartons, reliant la banlieue sud au centre-ville par la rive droite.