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Étiquette : Ferroviaire

Ile-de-France : Le tramway T8 en service dès la fin de l’année
Le T8 reliera la Porte de Paris située à Saint-Denis, à Épinay-sur-Seine et Villetaneuse : tronc commun sur Saint-Denis et deux branches, l’une desservant Épinay-sur-Seine, l’autre Villetaneuse. D’une longueur de 8,45 km le T8 ou Tram’Y, nom qui se réfère à son tracé, comporte 17 stations.
Le 26 mai, la RATP a inauguré le site de maintenance et de remisage du tramway T8 implanté à Villetaneuse. A terme, 130 personnes travailleront sur le site dont la conception a fait l’objet d’une démarche environnementale : isolation thermique, recyclage des eaux, 144 panneaux photovoltaïques et des toitures végétalisées.
Au total, la RATP mettra en service 20 Citadis sur le tronçon. Les premières rames ont commencé à être livrées au dépôt, le transfert s’effectuera au rythme de 3 par mois.
La Ratp transportera 55 000 voyageurs par jour, soit 16 millions en un an.

Cérévia et Europorte célèbrent leur millième train entre la Bourgogne et la Méditerranée
Un train lancé en 2009 par Cérévia, union de commercialisation céréalière de sept groupes coopératifs en Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes, en partenariat avec Europorte, la filiale de fret ferroviaire du Groupe Eurotunnel. Six jours sur sept, un train de 1 335 tonnes arrive ainsi à Port-Saint-Louis, à l’embouchure du Rhône, permettant d’acheminer annuellement 375 000 tonnes de céréales par le rail. Les nouveaux wagons mis à disposition par Europorte, plus capacitaires et d’une exploitation plus aisée, permettent au rail d’assurer ici 40 % des approvisionnements, l’essentiel du complément étant acheminé par barges fluviales.
Le ruban a été coupé par Robert Bilbot, président de la SEPT (société d’exploitation du Port des Tellines) et directeur de Cérévia, Didier Laurency, président de Cérévia, Pascal Sainson, président d’Europorte et Christine Cabau-Woehrel, présidente du directoire du Grand Port Maritime de Marseille.
Si l’heure était aux réjouissances, Pascal Sainson a saisi l’occasion de cette célébration pour réitérer son « appel au secours » à l’Etat pour la pérennité du réseau ferré capillaire français, sans lequel la desserte des silos serait impossible…
Les deux filiales de l’équipementier ferroviaire AORF en liquidation judiciaire
ABRFI (Ateliers Bretons de réalisation ferroviaire Industries) installé à Châteaubriant (Loire-Atlantique) et SDH Ferroviaire, installé à Saint-Denis de l’Hôtel (Loiret), toutes deux filiales de l’équipementier ferroviaire AORF, ont été placées le 12 mai, en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d’Orléans.
Ces entreprises, spécialisées dans la construction et la maintenance de wagons de fret, emploient environ 150 salariés à elles deux. Les juges ont autorisé la poursuite d’activité d’ABRFI jusqu’au 23 mai, et celle de SDH Ferroviaire jusqu’au 11 juillet.
« J’espère que cette décision va permettre la reprise de ces sociétés par des investisseurs pour préserver les sites et le maximum d’emplois », a déclaré le PDG Eric Vinassac à l’issue de l’audience.
Les deux sociétés avaient déjà été placées en redressement judiciaire il y a un an, avec à la clé un passif de l’ordre de 26 millions d’euros.
Elles en étaient sorties en septembre dans le cadre d’un plan de continuation, une solution qui s’était imposée par défaut, faute d’avoir alors trouvé un repreneur.

Ikea relooke le métro de Tokyo
A l’intérieur, tout a été totalement repensé : banquettes, coussins, lampadaires, stores, rideaux, tables basses. Jusqu’à la rame, qui affichait les couleurs bleu et jaune de la marque.
Ikea réalise de nombreuses opérations semblables un peu partout dans le monde depuis plusieurs années. Ainsi à Paris, en 2010, la firme suédoise avait investi le métro parisien et avait installé des canapés sur les quais des stations Saint-Lazare, Champs Elysées Clémenceau, Concorde et Opéra.
En décembre 2013, dans le hall de la gare de Lyon, Ikea avec la complicité d’Ubi Bene avait aménagé un appartement de 100 m2 au mobilier et accessoires surdimensionnés faisant évoluer les voyageurs à la hauteur d’un enfant de 4 ans.

Entretien avec Jérôme Lefebvre, directeur de la ligne B du RER
Ville, Rail & Transports. Le maire du Blanc-Mesnil, Didier Mignot porte plainte solidairement contre la SNCF, la RATP et RFF, pour discrimination territoriale, comment jugez-vous sa démarche ?
Jérôme Lefebvre. J’ai rencontré Monsieur le maire Didier Mignot il y a peu et je comprends sa démarche, il est dans son rôle. En tant que directeur de la ligne, je veux souligner les efforts qui ont été faits avec RER B Nord+, ceux qui sont faits actuellement et ceux qui sont lancés. Au Blanc-Mesnil, depuis septembre dernier, la desserte de la ville, comme celle de Drancy, a été multipliée par cinq. Avec un train toutes les trois minutes en heures de pointe. Quais rehaussés, accessibilité… la gare a été rééquipée. Et les travaux de rénovation du bâtiment voyageurs sont lancés. Ce matin (29 janvier) à l’occasion de chantier, je suis allé à la rencontre des voyageurs pour entendre ce qu’ils ont à dire.VR&T. Manifestement à la suite des derniers incidents, ils ont beaucoup à dire.
J. L. A la suite du problème survenu sur la caténaire à Aulnay le 15 janvier, et après l’enquête interne qui a permis d’en trouver la raison, une vérification caténaire de toute la partie nord de la ligne B a été réalisée. On a trouvé trois zones potentiellement fragiles, et les installations ont été modifiées. Le risque de voir se renouveler ce type de problème est éliminé. C’est un premier temps.VR&T. Que peut-on faire de plus au niveau des infrastructures ?
J. L. RER Nord B+ a consisté essentiellement à moderniser la signalisation pour renforcer la desserte. Mais concernant l’ensemble des infrastructures du nord de la ligne B, Réseau ferré de France a commencé depuis plusieurs années leur remise à niveau et nous allons continuer à le faire. Le « Plan de redressement des infrastructures en Ile-de-France » de RFF qui va démarrer en 2014 va permettre de balayer à nouveau toutes les installations caténaires de la ligne, de remplacer les composants fragiles, des isolateurs, etc. Et de renforcer sa maintenance. Côté voie, en août prochain, des travaux vont permettre un renouvellement d’une des voies en quatre semaines entre La Plaine-Stade-de-France et Aulnay.VR&T. Vous ne prévoyez pas de fermer complètement la ligne pour réaliser l’opération comme vient de le suggérer le président de la région Jean-Paul Huchon, pour des travaux plus rapides de grande ampleur ?
J. L. La programmation des grands chantiers se fait longtemps à l’avance. Le renouvellement dont je parle pour cet été est préparé depuis 2011. De même le schéma directeur du RER B Sud, qui comporte aussi des opérations sur la partie nord, a été voté par le Stif en juillet 2013. Les travaux sont déjà programmés, voire lancés comme le quai supplémentaire de Denfert qui permettra d’acheminer jusqu’à Paris (et d’emprunter les correspondances) les voyageurs en provenance du sud même si la ligne est interrompue dans Paris. On ne va pas arrêter la machine lancée. Certains travaux, comme le renouvellement de cet été peuvent d’ailleurs se faire sans avoir besoin de demander aux voyageurs de prendre des bus de remplacement, la ligne étant à quatre voies, deux restent disponibles pour les circulations quand on fait des travaux sur les deux autres. Evidemment avec des dispositions pour les voyageurs qui seront informés et guidés.VR&T. Les usagers se plaignent aussi beaucoup du matériel.
J. L. De ce côté-là, nous avons aussi deux grands chantiers en cours. D’une part, on a 120 rames MI 79 à rénover d’ici 2015 dont plus de 50 le sont déjà. On remet en service en ce moment une rame rénovée tous les 10 jours. D’autre part, on a des efforts à faire sur la maintenance. En ce moment à Massy, des personnels travaillent de nuit pour fiabiliser les matériels. Et il est planifié qu’à Mitry, un autre centre de maintenance monte en puissance et devienne une véritable annexe de l’atelier de Massy. Dans un premier temps, on va outiller Mitry pour des interventions en toiture sur les rames. Ce sera en 2015-2016. Dans un second temps, à l’horizon 2018-2020, un tour en fosse et des halls de maintenance seront créés.VR&T. Et pour la propreté des trains ?
J. L. Là aussi, on améliorera les choses à mesure de l’arrivée des matériels rénovés. Lorsque les rames sont neuves elles se salissent moins rapidement. C’est une sorte de cercle vertueux. Et pour le nettoyage intérieur, qui est confié à des sous-traitants, on est en train de changer leur cahier des charges et de renforcer le contrôle de la qualité de leurs prestations. On va aussi renforcer l’utilisation des machines à laver à Massy et Mitry-Mory.VR&T. Le percement souvent évoqué d’un second tunnel sous Paris pour supprimer le goulot d’étranglement à deux voies entre Châtelet et Gare-du-Nord épongerait 20 à 30 % de trafic.
J. L. Je n’ai pas d’élément précis mais ce que l’on peut dire, c’est que les travaux pour réaliser ce tunnel, sous Paris intra-muros, seront très longs, très chers et très compliqués. Et le raccordement à l’une des lignes RER à la sortie du tunnel nécessiterait pour le coup l’interruption totale du trafic de plusieurs mois voire d’une année complète ! De toute façon, même si on le décidait aujourd’hui on ne verra pas le bout des travaux avant 2030. Moi, mon objectif c’est d’améliorer les choses maintenant.Propos recueillis par Chantal BLANDIN

Vossloh Cogifer inaugure son centre technologique à Reichshoffen
Reichshoffen, l’ancien fief De Dietrich, reste un centre majeur de l’industrie ferroviaire française. C’est par exemple dans cette petite ville du nord de l’Alsace que les nouveaux TER Régiolis sont assemblés sur la partie du site reprise par Alstom. Mais ce n’était pas pour rendre visite au constructeur de matériel roulant qu’élus et représentants du secteur ferroviaire ont été invités sur ce site industriel. Ce dernier est également occupé par Vossloh Cogifer, filiale du groupe allemand Vossloh AG depuis 2002, qui y inaugurait son nouveau centre technologique, déjà surnommé « le technocentre » après un chantier mené en un an.
Spécialisé dans les appareils de voie pour chemins de fer et tramways, la signalisation et les équipements associés, Vossloh Cogifer emploie environ 2 300 personnes sur 36 sites industriels implantés dans 21 pays, réalisant en 2012 un chiffre d’affaires de 451,3 millions d’euros. De quoi se permettre un investissement de 1,9 million d’euros dans un nouveau bâtiment qui accueillera entre 25 et 30 ingénieurs et techniciens. Un effectif renforcé pour l’occasion par l’embauche de huit ingénieurs. En outre, un million d’euros ont été investis pour de nouveaux bancs d’essai et moyens de test.
Dans son centre technologique, Vossloh Cogifer a regroupé l’ensemble des ressources de R&D de ses deux ateliers de Reichshoffen, l’un dédié aux appareils de voie et l’autre aux équipements de signalisation associés. Le nouveau bâtiment de 1 500 m2 abrite également le service clients et un centre de formation. Au rez-de-chaussée de l’entrée, qui forme un véritable show-room de la production de Vossloh pour les installations fixes, le visiteur peut aussi bien se familiariser avec les appareils de voie produits ici, manipuler les tirefonds et crapauds élastiques des attaches de rail ou se familiariser avec des innovations comme la traverse d’appareil de voie intégrée (un succès en Suède et en Russie) ou un dispositif de détection des coupures de câbles. A l’étage, un centre de documentation jouxte les bureaux, alors que dans les autres espaces en rez-de-chaussée, de nouveaux équipements sont mis à disposition des ingénieurs. Un atelier permet la réalisation des prototypes, alors que dans un laboratoire de métallurgie sont sélectionnées les nuances d’acier les plus résistantes selon les conditions d’exploitation des appareils. Dans une autre salle, deux nouveaux bancs de test en fatigue et endurance mécanique vont doubler les capacités d’essai de la société. Ils sont destinés aux tests de sous-systèmes des appareils : traverses, composants de cœur, éléments mécano-soudés, pièce de fonderie etc. Enfin une nouvelle cellule de calcul dynamique et modélisation de composants est ajoutée aux moyens déjà existants.
Le centre permettra aussi aux équipes de Vossloh Cogifer Services, chargées de la mise en service des équipements et de l’expertise en voie, de disposer de moyens d’intervention renforcés au service des clients. Et question formation, le personnel s’entraîne à des interventions très rapides sur des appareils de voie… et pas seulement sur les aiguillages à grande vitesse !P. L.