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Étiquette : France
Des rames du tram rallongées pour faire face au trafic à Nice
Avec 97 367 voyageurs le 28 septembre, le tram de Nice a battu un record. Sa fréquentation quotidienne moyenne en semaine étant de 90 000 passagers, la communauté d’agglomération Nice Côte d’Azur a décidé d’accroître sa capacité. Le 18 octobre, une première rame est partie pour La Rochelle où elle sera allongée, passant de 33 à 44 m. Son retour est prévu en mars 2012. « J’ai voulu augmenter la fréquence de passage du tramway en mettant en service, dès 2010, huit rames supplémentaires pour un temps d’attente inférieur à 4 minutes. Afin d’améliorer encore le confort des usagers, j’ai tenu à compléter ce dispositif avec la mise en service de 15 rames rallongées », a expliqué le député-maire de la ville, Christian Estrosi. La capacité des rames passera de 200 à 300 personnes. Après étude du processus industriel, les 14 autres rames devraient être rallongées dans le dépôt niçois de la ST2N.

Besançon dévoile la maquette de son futur tram
Un tram « autrement ». C’est ainsi que Jean-Louis Fousseret, maire (PS) de Besançon, a présenté le 12 octobre, lors des 23e RNTP de Strasbourg, le futur tram de sa ville, en dévoilant sa maquette à l’échelle 1. Parce qu’une agglo de 180 000 habitants, pas aussi riche qu’une métropole, mérite un tram, l’agglo a conçu son projet à l’économie, tout en réfutant le terme de « tram low cost ». Après avoir fait ses comptes, le maire a ainsi interrogé les industriels : « Peut-on construire une ligne à 15 millions d’euros du kilomètre ? Si oui, alors nous le ferons ! » Des cinq réponses à l’appel d’offres (Staedler, Ansaldo Breda, Alstom, Lohr et CAF), c’est l’espagnol qui a relevé le défi avec un tram compact de 23,60 m (132 places) qu’il commencera à livrer dans deux ans. Avec sa livrée bleu-turquoise choisie par les habitants et son design signé Eric Rhinn, il est « beau, fiable et confortable », s’enorgueillit le maire. La ligne est – ouest de 14,5 km et 31 stations coûtera 228 millions d’euros (valeur 2008), soit 237 millions d’euros réactualisés, et donc un peu plus de 16 millions d’euros du kilomètre. On y attend quelque 50 000 voyageurs/jour au démarrage, en 2015.

35 000 visiteurs à pied dans le tunnel du métro lyonnais !
Pendant trois jours, les 7, 8, et 9 octobre, 35 000 Lyonnais amateurs de sensations inédites ou curieux de techniques de creusement souterrain se sont promenés dans le tunnel du futur métro B qui passe sous le Rhône. Un parcours pédestre d’un kilomètre dans un boyau de béton pour une expérience à nulle autre pareille ! La promenade-découverte guidée – sur réservation – avait été organisée par le Sytral, maître d’ouvrage d’un chantier qui devrait voir le bout du tunnel fin 2013, avec la mise en service du métro B entre Lyon-Gerland et Oullins-la-Saulaie. Soit un prolongement de 1,8 km au total, dont 980 m sous le Rhône. Les promeneurs ont d’abord descendu la galerie pour atteindre la partie la plus profonde, à 15 m sous le lit du fleuve. Tout au long du parcours, les visiteurs pouvaient s’informer sur les travaux en cours et les caractéristiques de la future ligne. Prochaine grande étape : la pose des rails, mi-2012.
Claude Ferrero

Bus contre tram : le chauffeur du bus toulousain responsable
Plusieurs accidents ont eu lieu à Toulouse entre des automobilistes et le tramway mis en service en décembre dernier, notamment à cause du non-respect des feux rouges clignotants impliquant un arrêt absolu. L’accident du 5 août dernier est plus étonnant car c’est un bus de Tisséo qui a percuté un tram au niveau de la station d’Ancely, jusqu’à le faire dérailler. Le chauffeur du bus a affirmé que ses freins avaient lâché. Le wattman a été suspendu pour deux jours pour raisons administratives, puis réintégré. L’enquête de Tisséo rendue publique le 31 août a conclu à la responsabilité du chauffeur de bus, qui a grillé le feu rouge clignotant. Le contrat de cet employé, en CDD depuis quelques mois à Tisséo, n’a pas été renouvelé. Reconnaissant « l’erreur professionnelle », le représentant de SUD Transports Frank Delpérier a réitéré dans La Dépêche du midi la demande de son syndicat de « remplacer les feux rouges clignotants R24, auxquels les gens ne sont pas habitués, par des feux tricolores habituels ». En janvier 2011, un automobiliste avait été blessé près de la station d’Ancely après avoir grillé un de ces mêmes feux.
Catherine Sanson-Stern

Hayange passe au rail de 108 m
Le 29 septembre, Tata Steel a inauguré les installations modernisées de son site de production de rails à Hayange (Moselle). Après un investissement de 35 millions d’euros et 18 mois de travaux, le site lorrain peut désormais produire des rails de 108 m destinés aux lignes à grande vitesse de France et d’autres pays européens. En particulier la future LGV SEA Tours – Bordeaux.
Une nouvelle navette conteneurisée entre Dunkerque et Paris
Rail Link Europe a inauguré le 21 septembre une navette ferroviaire conteneurisée hebdomadaire, d’une capacité de 80 EVP, entre le terminal des Flandres de Dunkerque-Port et le terminal de Bonneuil-sur-Marne dans le sud-est de la région parisienne. L’opérateur souhaite ainsi proposer une offre de transport combiné dédiée aux chargeurs présents dans le sud-est de la région parisienne. « Cette nouvelle liaison, bien cadencée par rapport aux escales de navires-mères touchant Dunkerque et réalisée en “saut-de-nuit” bénéficie d’une procédure douanière super-simplifiée », souligne le port de Dunkerque dans un communiqué. L’objectif est d’élever rapidement la fréquence de cette navette à 2 rotations par semaine. La traction a été confiée à Europorte, filiale du Groupe Eurotunnel.
LGV SEA : Tata Steel fournira les rails
Tata Steel (anciennement Corus) a remporté la commande de fourniture de 84 000 t de rails destinés à la future LGV Sud Europe Atlantique (Tours – Bordeaux, 302 km). L’acier sera produit sur le site de Scunthorpe (Royaume-Uni), avant d’être laminé à l’usine Tata Steel Rail France de Hayange (Lorraine) sous forme de rails de 108 m livrables dès 2014. L’entreprise fournira également les aiguillages et passages à niveau au consortium de construction Cosea, pour un contrat d’un montant d’environ 80 millions d’euros.

Le tram de Saint-Etienne a 130 ans
Le tramway le plus ancien de France, puisqu’il fonctionne sans interruption depuis sa création en 1881, fêtera ses 130 ans le 17 septembre. La ville de Saint-Etienne présente à cette occasion une exposition, Saint-Etienne, berceau du rail, qui revient sur l’histoire des chemins de fer stéphanois. Quant au tram, avec 70 000 voyageurs quotidiens, il assure 49 % des voyages en transports en commun dans l’agglo.

Nicolas Sarkozy : « Le TGV, c’est la France »
« Le TGV, c’est la France », a lancé le président de la République en inaugurant la première phase de la LGV Rhin-Rhône, dans la gare nouvelle de Belfort-Montbéliard, le 8 septembre. Et comme cette inauguration a eu lieu, à quelques jours près, trente ans après celle du premier TGV, Nicolas Sarkozy a rappelé l’importance historique du programme TGV, et confirmé la deuxième phase de la branche Est tout juste achevée. Rappelant qu’en 2009 il avait demandé que près de 70 millions soient débloqués pour achever les études et engager les acquisitions foncières inhérentes à la construction de cette 2e phase, il a annoncé, comme le souhaitaient les élus régionaux, « le commencement des travaux au plus tard en 2014 ». Par ailleurs, nouvelle qui intéresse particulièrement la Suisse, la réouverture de la ligne Belfort – Delle est promise à l’horizon de 2015. Au-delà de la LGV Rhin-Rhône, ce sont quatre lignes, a rappelé le chef de l’Etat, qui sont dès aujourd’hui lancées, dont trois sont en travaux (SEA, BPL et 2e phase du TGV Est), tandis que le chantier du contournement de Nîmes et Montpellier devra commencer début 2012.
Le président de la République a aussi rappelé l’effort de renouvellement de voies en cours, qui se traduit par un doublement, avec 1 000 km par an, au lieu des 500 km qui ont été la règle entre 1994 et 2005. Effort indispensable, faute de quoi, si l’on en était resté au rythme précédent, « les experts prédisaient qu’il faudrait fermer à la circulation les deux tiers du réseau français d’ici à 2025 », a-t-il affirmé.
Concernant l’industrie ferroviaire, Nicolas Sarkozy veut aider à l’indispensable restructuration de la filière, afin qu’elle puisse conquérir des parts de marché. 150 millions seront apportés à l’Ademe, dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt sur le train à grande vitesse du futur. Si le mécanisme précis de cet apport n’est pas connu, on ne cache pas, chez Alstom, qu’il s’agit d’une excellente nouvelle. Récusant toute tentation protectionniste, Nicolas Sarkozy a insisté sur la nécessité d’une concurrence loyale, et déclaré : « J’entends demeurer extrêmement vigilant pour que l’ouverture de notre marché national s’accompagne aussi d’une ouverture réciproque sur les marchés intérieurs de nos principaux concurrents. » De plus, rappelant que le TGV français avait transporté 2 milliards de voyageurs en trente ans sans aucun accident sérieux, il a souligné, pensant évidemment à la Chine, que certains de nos amis n’ont pas eu cette chance, et martelé : « La sécurité fait partie de la loyauté de la concurrence. » Mais une large partie du discours s’adressait directement aux cheminots. Le président de la République a rappelé qu’à ses yeux la réforme de leur régime de retraite s’imposait, ainsi que la mise en œuvre d’un service minimum en cas de grève. Tout à fait conscient que ce discours ne plairait pas à ceux à qui il l’adressait, il a enfoncé le clou, en se plaçant dans la même logique que celle de la réforme générale des retraites ou que le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Autant de dispositions selon lui nécessaires pour limiter les dépenses passives, afin de se consacrer à l’investissement. Nicolas Sarkozy a de fait lancé les assises du ferroviaire, dont la séance plénière d’ouverture va se tenir le 15 septembre. Dans ce cadre, il lui paraît « fondamental que l’Etat puisse indiquer aussi bien à la SNCF qu’à RFF ce que sera la trajectoire de leurs coûts et de leurs recettes au-delà de 2013 et de manière pluriannuelle ». Dans un avenir plus immédiat, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué de souligner que la période actuelle de développement et de renouvellement du réseau allait se traduire par une gêne auprès des usagers. Discours que tiennent déjà le gouvernement, la SNCF, RFF, et qui a été répercuté au plus haut niveau de l’Etat.F. D.

Brest accueille la première rame de son tramway
Le convoi exceptionnel qui transportait la rame du tramway est arrivé le 7 septembre sur le territoire de Brest Métropole océane par le pont de l’Iroise. La première des 20 rames commandées à Alstom a ensuite rejoint son centre d’exploitation et de maintenance. Les premiers tests techniques vont pouvoir bientôt commencer, avec une mise en service commerciale prévue le 23 juin 2012.